dimanche 24 mai 2015

Drames des Migrants : Migrant vers la mort, Pas d’effets sans causes. Non, ceux qui meurent par milliers en Méditerranée ne sont pas des « migrants qui cherchent une vie meilleure » mais des gens en danger de mort dans des pays livrés à des bandes armées ou des pays mouroirs…



Il ne s’agit pas d’individus épris d’aventure, qui ne prennent généralement que des risques calculés, mais de familles entières, y compris les nourrissons et les femmes enceintes, réduites au désespoir, fuyant l’horreur au risque de se précipiter dans une autre horreur.
Pourtant ils représentent pour l’Europe non des êtres humains en danger à sauver à tout prix mais une menace à combattre quel qu’en soit le prix. C’est ce qui ressort de la réunion extraordinaire des dirigeants européens qui s’est tenue le 23 avril, et a conclu à la nécessité d’empêcher les bateaux de quitter les côtes libyennes, au besoin en les bombardant – c’est ce qu’ils savent faire le mieux. Il est hors de question de permettre aux réfugiés de franchir la Méditerranée en sécurité. Il s’agit de les contraindre à mourir sans bruit, en des pays où personne ne s’est jamais intéressé à leur sort, et à nous épargner le spectacle de leurs naufrages.
L’affirmation que l’Europe n’est pour rien dans les raisons qui poussent ces réfugiés à fuir leurs pays et n’aurait donc aucune obligation à leur égard, est trop insistante pour ne pas paraître suspecte. En 2011, l’OTAN lance plus de 200 missiles et effectue 7000 frappes aériennes sur la Libye. Le pays est plongé dans le chaos et le nombre des réfugiés qui transitent par la Libye est passé de quelques centaines à des dizaines de milliers. L’Europe n’y est pour rien ? Depuis des décennies nombre de pays africains sont sous la coupe de régimes dictatoriaux armés, soutenus, cautionnés par les pays occidentaux. Ils livrent leurs pays au pillage des multinationales, appliquent les oukases de la banque mondiale, maintenant l’immense majorité de leur population au-dessous du seuil de pauvreté. L’Europe n’y est pour rien ?
Les accords de partenariat économique (APE), imposés par l’Europe aux pays du Sud, ruinent les producteurs locaux. Le cours du coton, du cacao, de l’arachide est soumis aux spéculations boursières de Londres, Paris ou Francfort. Les trusts occidentaux s’approprient des centaines de milliers d’hectares, réduisant les paysans à l’état de quasi servage. L’Europe n’y est pour rien ?
Le franc CFA, monnaie de quinze pays de l’Afrique subsaharienne, dont la plupart stagnent dans la pauvreté, est lié à l’euro et ces pays doivent déposer leurs réserves financières dans les coffres de la Banque Centrale Européenne via le Trésor français. L’Europe n’y est pour rien ?
L’Europe intervient militairement, politiquement, économiquement, monétairement, dans le gouvernement des pays africains, parce que sa propre prospérité en dépend, et toutes les conséquences désastreuses pour les Africains seraient à imputer à la fatalité ? Les seuls coupables seraient ceux qui leur vendent la promesse de sortir de l’enfer ? C’est avec cette imposture qu’on berce l’opinion publique et qu’on cache le crime contre l’humanité perpétré par une ingérence coloniale féroce, affublée qui plus est d’oripeaux humanitaires.
Dans le cas de la France, autant son ingérence en Afrique francophone est envahissante, multiforme et délétère, autant elle est en pointe dans la guerre aux « immigrants illégaux ». C’est ce qu’on appelle vouloir le beurre et l’argent du beurre.
Source : www.survie.org   billets-d-afrique

samedi 23 mai 2015

L’Unité arabe à l’ère saoudienne : Une nouvelle offensive contre les causes arabes.



A un moment où le monde arabe titube sous le poids de l'occupation, du terrorisme, de la pauvreté, de la corruption et de la rupture des liens panarabes, le Royaume saoudite brandit l'étendard d'une unité arabe visant à rassembler les auteurs responsables du chaos arabe et à les mettre au service des plans criminels israélo-américains.  

Ce qui est comique et dramatique en même temps dans ce formidable réveil arabe sous la direction du Royaume saoudite est qu'il ne sert que les intérêts des Etats-Unis, de l'entité sioniste et cette poignée d'Arabes qui se laissent vendre en échange de pétrodollars. Quant aux véritables et honnêtes Arabes, ils n'ont de ce réveil que ses retombées catastrophiques.

Un coup d'œil rapide sur les propositions de ceux qui, responsables politiques ou journalistes, tirent leurs idées des odeurs du pétrole du Golfe, permet de rassembler suffisamment d'éléments qui s'intègrent dans un récit particulièrement remarquable: L'Unité arabe à l'ère saoudienne : Une nouvelle offensive contre les causes arabes.  Le monde arabe connaitrait de nos jours un passage «béni» vers une ère qui, de par son progrès et son poids géopolitique, pourrait dépasser tous les âges d'or dans l'histoire de la nation arabe.

Ce récit qui cumule une infinité de mensonges et de prétentions vides rejette l'idée pour laquelle la Turquie, l'Iran et l'entité sioniste seraient les puissances qui ont le plus d'influence sur le cours des événements au Moyen-Orient, et que les Arabes ne tarderont pas de devancer ces puissances et de rejoindre les grandes puissances à l'échelle mondiale… Le tout en se dressant contre l'Iran rien que parce qu'il soutient les véritables causes arabes.

Le Royaume saoudite et ses services rendus à la civilisation

Le récit en question souligne que cette victorieuse marche arabe n'est pas un produit du seul moment actuel, puisque ses débuts sont liés au rôle distingué qu'ont joué au service de la civilisation mondiale le Royaume saoudite et les autres monarchies du Golfe. Non seulement parce qu'elles assurent au monde la plus grande partie de ses besoins en hydrocarbures, mais surtout parce qu'elles le font à des prix que la fameuse générosité arabe rendent imbattables et insensibles à toute concurrence.

Cette idée rejoint une autre qui souligne le rôle joué par les rentes pétrolières du Golfe qui s'entassent en trillions de dollars dans les banques occidentales et empêchent ainsi l'effondrement de l'économie mondiale et la totalité de l'édifice civilisationnel dans le monde. Elle rejoint également les promesses de prospérité inouïe qui couvrirait le Moyen-Orient grâce aux politiques de modération et de sagesse qui donneront naissance à ce mariage devenu à portée de main entre l'argent, la main d'œuvre, les matières premières et le marché arabe, d'une part, et du progrès scientifique et technique israélien, d'autre part.

Pour étayer l'idée de cette prospérité, le récit en question présente les tours qui «grattent les étoiles» à Dubaï, à Riad, à Manama et ailleurs, ainsi que les grands magasins et autres formes d'opulence devenues un sujet de plaisanterie partout dans le monde, les présente comme une copie conforme de ce que sera le Moyen-Orient promis…

Le plus important est que, pour ce récit, les Arabes auraient commencé à créer les conditions politiques nécessaires pour atteindre cet objectif. La preuve est que le consensus arabe n'aurait jamais été aussi solide: La Ligue arabe jouirait maintenant d'une grande capacité de rassembler la plupart des pays arabes, ce qui constituerait un pas particulièrement important sur la voie de l'unité arabe de l'Océan jusqu'au Golfe.

Il va de soi que la puissance politique arabe ne peut que s'appuyer sur une puissance militaire. Non seulement par l'achat des armes les plus sophistiquées et en grandes quantités, mais également par leur usage non seulement dans des manœuvres militaires mais également dans des véritables guerres.

Une «Tempête de la fermeté» pour affirmer l'existence arabe

La «Tempête de la fermeté», cette guerre que lance le Royaume saoudite contre le Yémen n'est qu'une expression évidente du niveau de puissance atteint par les Arabes sous la direction de Ryad en matière de l'affirmation de leur existence en tant que puissance comparable aux puissances en présence sur les deux scènes régionale et internationale. Les centaines de raids aériens lancés quotidiennement par le Royaume.
saoudite contre le Yémen ne ressemblent-ils pas à ceux qu'ont l'habitude de lancer les Américains contre l'Irak et les Israéliens contre le Liban et Gaza? Cela ne signifie-t-il pas que le Royaume saoudite et, derrière lui, les Arabes, ont atteint dans ce domaine le même niveau que les grandes puissances régionales et internationales?

Ceux qui font promouvoir ce récit se sentent sans doute frustrés de ne pas pouvoir signaler que de loin le rôle important que joue le Royaume saoudite dans le dopage du terrorisme takfiri en lui fournissant ses assises idéologiques et ses ressources financières, aussi bien que dans le financement des plans et complots américains même en dehors des frontières des deux mondes arabe et musulman.
Ce qui est comique et dramatique en même temps dans ce formidable réveil arabe sous la direction du Royaume saoudite est qu'il ne sert que les intérêts des Etats-Unis, de l'entité sioniste et cette poignée d'Arabes qui se laissent vendre en échange de pétrodollars. Quant aux véritables et honnêtes Arabes, ils n'ont de ce réveil que ses retombées catastrophiques. 

La véritable unité arabe

Si l'on est obligé de reconnaître l'unité des intérêts de ces arabes qui profitant de la générosité du Royaume saoudite et des autres monarchies du Golfe, il reste que la majorité écrasante des Arabes croulent sous le joug de la misère, de la maladie, de l'analphabétisme et que des millions d'entre eux squattent les tombeaux dans les cimetières, se jettent dans les mers pour rejoindre à la nage les côtes européennes où cherchent leur nourriture dans les poubelles. En outre, leur vie devient de plus en plus impossible suite à l'occupation israélienne, la corruption des régimes en place, le bombardement saoudien et les activités terroristes financées par les Saoudiens.
Tout cela n'a qu'à se ficher de cette fausse unité arabe proclamée par le Royaume saoudite, leur véritable unité arabe est celle qui trouve ses racines dans le réveil de valeurs arabes telle que la magnanimité, la noblesse de cœur, le travail producteur et la fidélité à la dignité et aux grandes causes arabes et celle de la Palestine en premier lieu… Tout cela exige une ferme riposte à l'offensive israélo-américaine et ses prolongement arabes et ses armes allant du sauvage bombardement aérien et des agissements terroristes jusqu'aux tentatives de démantèlement confessionnelles et ethniques.
Par Akil Cheikh Hussein
Source: french.alahednews

L’Arabie saoudite : Le duo «Argent et sabre» dans les politiques d’agression saoudiennes.


Le Royaume saoudite et autres régimes du Golfe dilapident les richesses des arabes et des Musulmans et s'engagent directement dans des actions d'agression au service des projets israélo-américains visant à détruire la région. Pourtant, cela n'empêchera pas Washington de les abandonner et de les laisser tomber comme des produits jetables.

Le roi saoudien Salman Ibn Abdelaziz a ordonné au mois de janvier dernier de verser un salaire .Le duo «Argent et sabre» dans les politiques d'agression saoudiennes de deux mois à tous les fonctionnaires, civils et militaires, dans le secteur public saoudien. Un «geste de générosité» parmi d'autres gestes semblables que les gouverneurs du Royaume sont habitués d'y combler les Saoudiens et les non-Saoudiens.
Beaucoup d'institutions privées du Royaume ont décidé de suivre l'exemple du roi en versant, de leur côté, un salaire de deux mois à tous les fonctionnaires du secteur privé.
Ce genre de mesures qu'on présente en tant qu'expression de la générosité dans laquelle les Arabes sont réputés n'a rien à voir avec la générosité qui est supposée faire du bien aux pauvres plutôt qu'aux riches et aux faibles plutôt qu'aux puissants. Mais ce n'est pas le cas du geste royal saoudien car il ne touche que des catégories sociales favorisées puisqu'il exclut 25 % des habitants du Royaume qui vivent sous le seuil de la pauvreté dans un pays dont le produit intérieur brut atteint mille milliards de dollars par an. 

Générosité ou subornation ?
En d'autres termes, cette générosité qui touche des catégories sociales pesantes -du point de vue du rôle qu'elles jouent dans le soutien à l'ordre social et politique peu respectueux des concepts de justice et d'équité- devient une sorte de subornation destinée à rallier des partisans et à renforcer leur engagement au service du régime inéquitable : C'est dans le même esprit que le roi Salman a ordonné de verser le salaire d'un mois à tous les éléments des forces armées et des appareils sécuritaires saoudiens. Cet ordre a été donné le 27 avril dernier, c'est-à-dire trois jours après le début de l'agression saoudienne contre le Yémen, et au moment où les forces de sécurité saoudiennes exerçaient leur barbarie en réprimant les manifestations qui étaient sorties dans la région orientale pour condamner cette agression. Le plus important est que cette donation est intervenue au milieu d'informations affirmant qu'ayant peur d'éventuelles confrontations avec les forces qui défendent la liberté, l'indépendance et l'unité du Yémen, plus de dix-mille soldats saoudiens ont déserté leurs postes sur les frontières avec ce pays.
Au delà des dépenses monstrueuses et honteuses sur toutes les sortes des plaisirs personnels, l'argent saoudien et d'autres pays du Golfe est employé dans l'achat des partisans y compris les forces de l'ordre dont la tâche est de réprimer les revendications populaires justes à l'intérieur de ces pays. Il est également dépensé pour dresser les terroristes ayant pour mission la déstabilisation des pays visés par le projet israélo-américain dans la région. Mais aussi pour encadrer les forces noires qui servent les intérêts de l'empire partout dans le monde, pour assurer la couverture financière des guerres d'agression américaines et de celles menées directement par le Royaume saoudite comme à Bahreïn et au Yémen.

Ignorance absolue

C'est le duo «argent et sabre» qui a le plus souvent déterminé le sort des peuples et qui a dépassé, à l'ère saoudienne, les limites du raisonnable du fait de sa fonction destructrice et de ses dimensions immorales et inhumaines. Surtout qu'il représente un modèle sans pareil d'ignorance absolue :
Les pharaons et les despotes du passé, y compris ceux qui ont contrôlé le monde arabe et islamique sous les noms des califes et des sultans, utilisaient l'argent et la violence pour servir leurs propres intérêts et pour consolider leur pouvoir et leur indépendance vis-à-vis des puissances étrangères. Quant aux Saoudiens et autres monarques du Golfe, ils dilapident les richesses des Arabes et des Musulmans et écrasent les opposants et tous ceux qui défendent une cause juste rien que pour servir les intérêts des forces impérialistes étrangères qui ne leur vouent aucun respect et n'hésitent point de les abandonner et de les laisser tomber comme des produits jetables.
De ce fait, leur statut n'est en rien différent de celui des «walis» et des hommes de main désignés avec des conditions comme celles qui ont été imposées aux pays du Golfe du temps où ils constituaient officiellement des «protectorats» britanniques. Ou comme celles acceptées par le fondateur du Royaume saoudite, Abdelaziz, lorsqu'il a promis en 1915, au représentant de la «Grande Bretagne», Percy Cooks, «d'accorder la Palestine aux pauvres Juifs...». Ou comme celles qu'il a acceptées en 1945 lorsqu'il a conclu avec le président des États-Unis, Franklin Roosevelt, le Pacte du Quincy, une alliance stratégique qui en échange du pétrole saoudien, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud, Pacte qui est toujours en vigueur étant donné l'application copieuse par les saoudiens de tous les dictats américains.
Accorder la Palestine aux Juifs, et utiliser le pétrole comme arme au service des intérêts israélo-américains impliquant la destruction du monde arabe et islamique à laquelle on assiste de nos jours, font également partie des gestes de générosité qui ne protègeront pas le régime saoudien lorsque l'opportunisme des Etats-Unis et de l'entité sioniste exiger d'ajouter ce régime à la liste des innombrables régimes abandonnés par Washington en dépit de tous les services rendus.

Par Akil Cheikh Hussein
Source : Al-Ahednews

vendredi 22 mai 2015

L’Arabie saoudite convoite la présidence du Conseil des droits de l’Homme.


Vendredi 22 mai 2015

Sans avoir froid aux yeux, l’Arabie saoudite, royaume moyenâgeux, où les droits de l’Homme sont systématiquement bafoués, brigue la présidence du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, qui sera vacant en décembre. C’est pire qu’une mauvaise blague, c’est de l’humour noir.

En décembre prochain, l'Allemand Joachim Ruecker, qui préside le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, doit passer la main. Ce poste est renouvelé chaque année depuis la création de cet organe intergouvernemental, en 2006 et selon la règle de rotation, c'est un pays asiatique qui doit l’occuper. Et sans la moindre gêne, l'Arabie saoudite convoite ce poste. Fayçal ben Hassan Trad, le représentant du royaume à l'Onu, a déjà commencé son lobbying auprès des 12 autres pays du groupe Asie-Pacifique pour les convaincre de voter en faveur de son pays.
Même si l’Arabie saoudite -l'un des huit pays à ne pas avoir ratifié la Déclaration universelle des droits de l'Homme, de 1948- ne parvient pas à occuper ce poste, le seul fait de l’avoir envisagé est une insulte pour le bon sens. 
Déjà, dans les couloirs du Palais de Verre à New York, ont parle de «catastrophe» potentielle, qui ferait tomber la commission «dans le discrédit», comme l’affirme un diplomate ayant requis l’anonymat.
La porte-parole d'Amnesty International à Genève, Nadia Boehlem, qualifie d’«impensable» une éventuelle élection de l’Arabie saoudite. «Il est totalement ironique de voir un pays qui bafoue aussi allègrement les droits de l'Homme convoiter la direction du Conseil», juge-t-elle.
Ce n’est pas seulement «impensable», mais carrément scandaleux. En effet, au royaume des Saoud, la notion des droits de l’Homme n’existe tout simplement pas.

La population est privée des droits politiques les plus élémentaires dans ce pays, qui ne possède pas de Constitution et où aucune élection n’a jamais été organisée. Les sujets du monarque sont uniquement sommés de «prêter allégeance» au nouveau roi, au prince héritier et au vice-héritier, qu’ils n’ont pas choisi mais qui leur ont été imposés par la famille. Des portraits à l’effigie des trois plus hauts personnages du royaume sont installés dans les bâtiments publics, et les sujets défilent, comme des automates, pour saluer une main en bois.

Le royaume des discriminations

L’Arabie saoudite est le royaume de la discrimination dans toutes ses dimensions. Discrimination religieuse d’abord, puisqu’aucun culte, à part celui de l’islam, n’est autorisé, et aucune église n’existe dans le royaume. Voilà une différence fondamentale avec la République islamique d’Iran, où les chrétiens et les juifs disposent de leurs lieux de culte et peuvent pratiquer leurs croyances en toute liberté –ils ont même des députés au Parlement-, au même titre que les chiites, les sunnites et les membres des autres communautés.
L’Arabie saoudite est le royaume des persécutions religieuses contre les minorités musulmanes. Ainsi, le cheikh Nemr Nemr, l’un des plus hauts dignitaires religieux chiite du pays, a vu sa peine de mort confirmée par le tribunal pénal. Il est accusé d’«agitations et d’incitation aux troubles», pour la simple raison qu’il a réclamé la libération des détenus politiques. 


Au royaume des Saoud, de soi-disant ulémas peuvent prononcer de lourdes peines pour des motifs qui ne sont pas vérifiés. C’est le cas de Raïf Badawi, ce blogueur condamné en novembre 2014 à 10 ans de prison, 1000 coups de fouet et 266000 dollars d'amende pour «insulte à l’islam». «C'est la forme de punition la plus terrible et médiévale, a commenté Salil Shetty, responsable d’Amnesty International. L'Arabie saoudite a aussi effectué des décapitations publiques. Nous critiquons (le groupe terroriste, ndlr) «Etat islamique» mais là, c'est un gouvernement qui a effectué plus de 60 décapitations en public au cours des derniers mois», a-t-il ajouté. Et M. Shetty de poursuivre: «On dirait que le régime saoudien est insensible aux droits de l'Homme et à la dignité humaine, et malheureusement ils sont aussi protégés par de nombreux pays occidentaux, parce qu'ils ont du pétrole et parce qu'ils sont vus comme des alliés dans la lutte contre le terrorisme. En fait, quand on viole les droits de l'Homme comme le fait l'Arabie saoudite, on nourrit le terrorisme, on ne le combat pas».

Les femmes ne conduisent pas

L’Arabie saoudite est le royaume de la discrimination des sexes. C’est le seul pays au monde où les femmes ne sont pas autorisées à conduire, sous de grossiers prétextes religieux qui n’ont aucun fondement.
L’Arabie saoudite est le pays du wahhabisme, une doctrine extrémiste qui a donné naissance à des mouvements terroristes violents comme «Al-Qaïda» ou «Daech». C’est le pays où les prisonniers sont libérés, à condition qu’ils aillent se battre en Irak et en Syrie dans les rangs des organisations terroristes contre les fils des autres communautés, comme l’a révélé une enquête du USA Today, en septembre 2013.
L’Arabie saoudite est le pays qui agresse ses voisins, sans raison légitime sauf celle de les empêcher de réaliser leurs aspirations à plus de liberté et d’indépendance. C’est ce qui s’est passé à Bahreïn, où l’armée saoudienne a été envoyée pour écraser la révolution pacifique du peuple bahreïni, et au Yémen, où l’aviation des Saoud a déjà tué, depuis le 26 mars, 1800 civils, dont de nombreux femmes et enfants, selon l’Onu. Le pauvre Yémen, soumis à un blocus médical et alimentaire inhumain par un pays qui ose convoiter la tête du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.
Comme «Israël», l’Arabie saoudite se croit au dessus des lois. C’est un pays protégé par les Etats-Unis et qui éprouve un tel mépris pour les lois internationales qu’il n’hésite pas à convoiter la présidence du Conseil des droits de l’homme et, dans le même temps, à recruter publiquement 8 bourreaux pour exécuter, par décapitation, les condamnés à la peine capitale.


Source: french.alahednews