samedi 20 septembre 2014

Opération EIIL, objectif Chine… ce sont les Etats-Unis qui ont favorisé la naissance de l’Isis, sur un terrain social rendu « fertile » par leurs guerres, pour lancer la stratégie dont le premier objectif est la démolition complète de la Syrie, Le pacte de non-agression en Syrie entre EIIL et « rebelles modérés » sert cette stratégie.



Tandis que l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant ) diffuse à travers les complaisants réseaux médiatiques mondiaux les images de la troisième décapitation d’un citoyen occidental, sonne une autre sirène d’alarme : après s’être diffusé en Syrie et en Irak, l’EIIL est en train de pénétrer dans le Sud-Est asiatique.
C’est ce que communique la société Muir Analytics, qui fournit aux multinationales de « l’intelligence contre terrorisme, violence politique et insurrection », faisant partie des « auxiliaires » » de la Cia en Virginie, souvent utilisée par la maison mère pour répandre des « informations » utiles à ses opérations.
Un domaine dans lequel la Cia a une solide expérience. Pendant les administrations Carter et Reagan elle finança et entraîna, à travers les services secrets pakistanais, environ 100 000 moudjahiddines pour combattre les forces soviétiques en Afghanistan. Opération à laquelle participa un riche saoudien, Oussama Ben Laden, arrivé en Afghanistan en 1980 avec des milliers de combattants recrutés dans son pays et de gros financements. La guerre de 1989 finie, avec le retrait des troupes soviétiques et l’occupation de Kaboul en 1992 par les moudjahiddines, dont les factions étaient déjà en lutte entre elles, naquit en 1994 l’organisation des talibans endoctrinés, entraînés et armés au Pakistan pour conquérir le pouvoir en Afghanistan, par une opération tacitement approuvée par Washington. En 1998, dans une interview au Nouvel Observateur, Brzezinski, ancien conseiller pour la sécurité nationale étasunienne, expliqua que le président Carter avait signé la directive pour la formation des moudjahidines non pas après mais avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan pour « attirer les Russes dans le piège afghan ». Quand dans l’interview on lui demanda s’il n’avait pas regretté cela, il répondit : « Qu’est-ce qui était le plus important pour l’histoire du monde ? Les talibans ou l’effondrement de l’empire soviétique ? »
Il n’y aurait donc pas à s’étonner qu’à l’avenir quelque ex conseiller d’Obama admette, les choses faites, ce dont on a dès aujourd’hui les preuves : à savoir que ce sont les Etats-Unis qui ont favorisé la naissance de l’Isis, sur un terrain social rendu « fertile » par leurs guerres, pour lancer la stratégie dont le premier objectif est la démolition complète de la Syrie, jusqu’à présent empêchée par la médiation russe en échange du désarmement chimique de Damas, et la réoccupation de l’Irak qui était en train de se détacher de Washington en se rapprochant de Pékin et Moscou. Le pacte de non-agression en Syrie entre EIIL et « rebelles modérés » sert cette stratégie (voir dans l’article de il manifesto du 10 septembre la photo de la rencontre, en mai 2013, du sénateur étasunien McCain avec le chef de l’Isis faisant partie de l’ « Armée Syrienne Libre » [1]).
Dans ce contexte, l’alarme sur la pénétration de l’EIIL aux Philippines, en Indonésie, Malaisie et quelques autres pays aux abords de la Chine – lancée par la Cia par l’intermédiaire d’une société de complaisance- sert à justifier la stratégie déjà en acte, qui voit les EU et leurs principaux alliés concentrer des forces militaires dans la région Asie/Pacifique. Là où, prévenait le Pentagone en 2001, « existe la possibilité qu’émerge un rival militaire avec une formidable base de ressources, avec des capacités suffisant à menacer la stabilité d’une région cruciale pour les intérêts étasuniens ».
La « prophétie » s’est avérée, mais avec une variante. La Chine est aujourd’hui redoutée à Washington non pas tellement comme puissance militaire (même si elle n’est pas négligeable), mais surtout comme puissance économique (au renforcement de laquelle contribuent y compris les multinationales étasuniennes en fabriquant beaucoup de leurs produits en Chine). La Chine devient plus redoutable encore pour les EU à la suite d’une série d’accords économiques avec la Russie, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre Moscou, et avec l’Iran (toujours dans le viseur de Washington), important fournisseur pétrolifère de la Chine. Il existe en outre des signaux indiquant que la Chine et l’Iran soient disponibles au projet russe de dé-dollarisation des échanges commerciaux, qui infligerait un coup mortel à la suprématie étasunienne.
D’où la stratégie annoncée par le président Obama, fondée sur le principe (expliqué par le New York Times) qu’en Asie, « la puissance américaine doit poursuivre ses intérêts économiques ». Les intérêts étasuniens que suivra l’Italie en participant à la coalition internationale sous conduite EU « contre l’EIIL ».
Edition de mardi 16 septembre 2014 de il manifesto
http://ilmanifesto.info/operazione-isis-lobiettivo-e-la-cina/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Note du GS. Pour ne plus dire "Etat islamique, les politiques ont inventé : EIIL qui donnne ISIL / ISIS en anglais ou Da’ech / Daesh en arabe. Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa-š-Šhām (الدولة الاسلامية في العراق والشام) » :
د = Dawlat (Nation), ا = (al-) Islāmiyya, ع= (fī’l-) Irāq, ش = (wa’š-) Šhām (le Levant)

Le nouveau plan de « Regime Change » : attaquer Damas par le sud, Les forces anti-gouvernementales qui coopèrent à cette opération sont le Front Révolutionnaire Syrien (FRS) soutenu par les Etats-Unis, assisté du Front Islamique soutenu par l’Arabie Saoudite, et Jabhat al-Nusrah d’al-Qaeda.

Le gouvernorat de Quneitra est une bande de terre qui longe le plateau du Golan occupé par Israël et qui a une frontière au nord-ouest avec le Liban et une au sud avec la Jordanie.
Les forces anti-gouvernementales qui coopèrent à cette opération sont le Front Révolutionnaire Syrien (FRS) soutenu par les Etats-Unis, assisté du Front Islamique soutenu par l’Arabie Saoudite, et Jabhat al-Nusrah d’al-Qaeda qui vient de recevoir 20 millions de dollars du Qatar. 
Ces forces se sont infiltrées en passant par Daara en Jordanie puis en remontant vers le nord-ouest le long de la frontière avec Israël.
Ce mouvement, au cours duquel ces forces ont kidnappé des observateurs de l’ONU, a été soutenu par des frappes de l’artillerie israélienne contre les unités syriennes qui tentaient de l’empêcher. Le seul poste frontière entre Israël et la Syrie est désormais entre les mains des forces anti-gouvernementales.
L’armée israélienne fournit aussi un soutien médical à ces forces anti-gouvernementales. L’ONU a déplacé tous les soldats de la paix qui se trouvaient du côté syrien de la frontière avec le plateau du Golan.
Les forces anti-gouvernementales contrôlent maintenant une bande de 70 kms de long sur 5 kms de large, le long de la frontière du Golan entre la Jordanie et le Liban. Cette bande permet de s’infiltrer éventuellement dans le territoire du Hizbullah au sud du Liban mais son principal objet est d’attaquer Damas par le sud. L’armée syrienne aurait beaucoup de mal à déloger de cette bande les forces anti-gouvernementales couvertes par le feu de l’artillerie de l’armée israélienne et ses frappes anti-aériennes.
Selon la rumeur, Jabhat al-Nusra est en train de quitter ses positions dans le gouvernorat de Hama au nord de la Syrie. Ses troupes repassent en Turquie d’où elles seront transférées en Jordanie pour être envoyées en renforcement à Quneitra.
Il n’y a pas grand intérêt à conquérir le territoire plutôt désert de Quneitra si ce n’est pour lancer une attaque sur Damas par le sud. Il se situe à seulement 60 kms de la capitale. Un attaque aérienne coordonnée contre les deux divisions syriennes stationnées entre le gouvernorat de Quneitra et Damas leur ouvrirait le chemin de la capitale. C’est probablement ce plan d’attaque qui sous-tend les accords de trêve récemment conclus entre les États-Unis et le Front Révolutionnaire Syrien et l’ISIS au sud de Damas.
L’armée étasunienne qui orchestre les opérations américano-arabes du soulèvement syrien depuis Amman en Jordanie pourrait bien projeter d’utiliser la nouvelle guerre douteuse contre ISIS comme prétexte à des attaques contre les divisions de l’armée syrienne qui protègent Damas au sud. Une attaque au sol de Jabhat al-Nusra coordonnée avec des attaques aériennes depuis Quneitra causerait beaucoup de dommages à l’armée syrienne et permettrait un assaut destructeur sur Damas.
(Mise à jour) Obama déjà annoncé une escalades des attaques aériennes :
Il a souligné la complexité de la situation, toutefois, en évoquant la possibilité que M. Assad ordonne à son armée de tirer sur les avions étasuniens qui entreraient dans l’espacé aérien syrien. Si Assad osait le faire, M. Obama a dit qu’il ordonnerait aux forces étasuniennes de détruire le système de défense aérienne de la Syrie, ce qui d’après lui serait plus facile que de frapper l’ISIS parce que sa location est mieux connue. Il a ajouté qu’une telle action de la part d’Assad, entraînerait son renversement, selon une source.
La frénétique décision d’attaquer l’ISIS pourrait n’être qu’une simple maskirovka * destinée à cacher le projet agressif de changement de régime en Syrie sous le masque d’une opération « anti-terroriste ». Un projet rendu possible par la collaboration et le soutien actif de Jabhat al-Nusra affilié à Al-Qaeda en Syrie, et par les accords de trêve avec l’ISIS.
Notes :
* La Maskirovka (en russe : Маскировка, littéralement : camouflage) est l’art russe de la désinformation militaire
Source : Info-Palestine

jeudi 18 septembre 2014

Selon le New York Times, la France serait le premier bailleur de fonds d’Al-Qaïda ! «Les Français payent des rançons aux terroristes», assure Barack Obama.



Pour le quotidien américain, la France aurait versé depuis 2008 plus de 58,1 millions de dollars à Al-QaÏda pour libérer ses ressortissants pris en otages, ce qui a provoqué la colère de Barack Hussein Obama dans une récente interview au New York Times. Et si nos confrères américains se trompaient ? Et si la France se faisait payer ces rançons par le Qatar, dont la générosité n’a d’égale que sa proximité avec les groupes islamo-terroristes, y compris celui d’Al-Qaïda ? Et si les rapports entre Al-Qaïda et Al-Qatar étaient plus structurelles que ce qu'on croyait ?
Après l'assassinat de trois otages anglo-saxons par l'État islamique en moins d'un mois, l'accusation portée contre la France revient de plus belle. «Les Français payent des rançons aux terroristes», assure Barack Obama. Cette saillie du président américain contre Paris était glissée dans un long entretien accordé au New York Times, où il s'explique sur sa stratégie pour combattre l'État islamique. L'interview a été publiée le 13 septembre, avant que la vidéo de l'assassinat de David Haines n'ait été mise en ligne.
Le quotidien américain décrit l'irritation de Barack Obama quand il aborde le sujet épineux des rançons. «Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paye pas de rançons aux terroristes, alors qu'en réalité, il le fait.» À l'opposé, les États-Unis ne «payent pas» de rançon, assure-t-il, ce qui fait que les ressortissants américains sont moins fréquemment pris en otages.
Les États-Unis n'ont jamais caché leur intransigeance sur le non-paiement des rançons. La famille de James Foley, le premier otage exécuté par les islamistes de l'EI, a récemment accusé l'Administration américaine de les avoir dissuadés de payer une rançon. Un militaire du Conseil de sécurité nationale les aurait avertis à plusieurs reprises qu'ils risquaient des poursuites au pénal en cas de paiement d'une rançon pour la libération de leur fils. La famille aurait également été informée qu'aucun échange de prisonnier ou aucune opération militaire ne serait lancée pour tenter de le récupérer. Pourtant, le Pentagone a révélé peut de temps après son exécution qu'une opération avait été menée pour libérer des Américains, dont James Foley, retenus en Syrie par l'État islamique. Mais elle s'était soldée par un échec, car les otages n'étaient pas présents dans le lieu où les services de renseignement américains les pensaient cachés.
A contrario, la France a récemment été pointée du doigt par le New York Times comme la «championne» du paiement des rançons à Al-Qaïda. Bien qu'elle se défende de payer quoi que ce soit, le quotidien américain estimait cet été que la France avait versé 58,1 millions de dollars depuis 2008 pour libérer ses ressortissants retenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ce qui en fait le principal bailleur de fonds de ce groupe terroriste, dont les enlèvements d'otages leur auraient rapporté au moins 125 millions de dollars sur la même période. Mais la part payée par la France pourrait être encore plus élevée, dans la mesure où le quotidien américain mentionne également une rançon de 9,5 millions de dollars pour libérer trois ressortissants français, sans avoir établi qui l'avait payée.
Le Figaro du 14 septembre 2014, titre originel, « Otages : Barack Obama reproche à la France de payer les rançons ».

jeudi 11 septembre 2014

Le plan d’Obama pour attaquer la Syrie, sous couvert de la lutte contre l’EIIL (« ISIS »), le Frankenstein né des efforts états-uniens pour favoriser un changement de régime en Syrie, s’est retourné contre ses maîtres.



Après le discours de B.Obama sur ce qu’il compte faire pour lutter contre l’E.I. Le rédacteur Glen Ford y voit une manœuvre pour attaquer la Syrie, sous couvert de lutte anti-terroriste, il semblerait que comme pour le Dr Frankenstein, le monstre ait échappé à son maitre..Merci à Djerad Amar.
« Personne, plus que la Syrie et ses soldats, veut la destruction de l’EIIL.«  Le président Obama se prépare à faire quelque chose de terriblement dangereux en Syrie et en Irak. La montée de l’EIIL (Etat Islamique en Irak, en Syrie et au Levant « ISIS ») a entravé la vieille stratégie de l’Empire consistant à déployer des combattants islamistes pour faire son sale boulot dans le monde arabe et musulman. L’EIIL (« ISIS »), le Frankenstein né des efforts états-uniens pour favoriser un changement de régime en Syrie, s’est retourné contre ses maîtres, des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie pour établir son propre califat, dans lequel des milliers d’autres combattants islamistes se précipitent. Même les médias états-uniens reconnaissent maintenant que les soi-disant rebelles syriens « modérés » pour lequel Obama veut collecter 500 millions de dollars, sont pratiquement inexistants. Ils ont toujours été un mirage, créatures de la propagande occidentale. Les islamistes étaient la seule force qui pouvait remettre en cause l’armée syrienne sur le champ de bataille, et maintenant qu’ils se rallient à l’EIIIL (« ISIS »), ou qu’ils s’enfuient, Obama ne sait pas vers qui se tourner.
Certes, les États-Unis peuvent bombarder des positions de l’EIIL (ISIS) en Syrie, et se préparent déjà pour le faire, mais ce n’est pas la guerre qu’Obama voulait faire. Il y a trois ans, quand Obama a lancé sa sale guerre contre la Syrie, le plan était que les djihadistes musulmans versent leur sang pour renverser le président Assad. Une fois que l’acte sale et criminel a était réalisé, les djihadistes étaient censés permettre à l’OTAN et aux rois corrompus de la péninsule arabique de choisir les prochains dirigeants de la Syrie. La CIA rejouait Lawrence d’Arabie, en utilisant les djihadistes comme chair à canon, pour les mettre de côté quand le temps de partager le butin serait venu.
Tel était aussi le plan en Libye, où l’OTAN et le même gang de voleurs financés et armés par les monarchies arabes ont entraîné le renversement de Mouammar Kadhafi. Mais les djihadistes libyens n’ont pas réussi à coopérer avec le régime de l’empire.
Le réseau jihadiste mondial que les Etats-Uniens et les Saoudiens ont créé dans les années 1980 a déclaré son indépendance, et Washington n’a personne pour les remplacer. Des troupes états-uniennes sur le terrain sont inacceptables tant pour les gens de la région que pour le public états-unien. Obama et ses sbires disent les États-Unis et ses alliés écraseront l’EIIL (ISIS) – mais ce sera comme étouffer son propre enfant dans son berceau, et supprimerait tout espoir des Etats-Unis d’atteindre son objectif stratégique de changement de régime en Syrie.
Surveillez le grand changement (« Big Switch »)
Si Obama était sérieux dans sa volonté d’écraser l’EIIL (ISIS), le meilleur et le plus logique allié serait le président syrien Assad, dont l’armée a jusqu’ici prévalu contre toutes les sortes de djihadiste que les États-Unis ont été en mesure de jeter contre lui, y compris l’EIIL (ISIS) sous ses incarnations précédentes. Personne, plus que la Syrie et ses soldats, veut que l’EIIL (ISIS) soit battu, plusieurs soldats syriens sont morts dans cette guerre diligentée par les États-Unis dans des proportions plus importantes que tout autre groupe, civils ou rebelles. Si l’objectif d’Obama était de mettre la région à l’abri de l’EIIL (ISIS), Obama devrait coordonner ses mouvements avec l’armée syrienne.
Mais il ment – tout comme l’administration Bush a menti pour faire en sorte que le peuple états-unien croit que Saddam Hussein était responsable du 11/9. L’objectif des États-Unis n’était pas de se venger du 11/9, mais d’envahir l’Irak. De la même façon, Obama est obligé de pallier à la défection de l’EIIL (ISIS) du contrôle occidental, mais son objectif reste de renverser le président Assad. Et, il dira n’importe quel mensonge, ou des combinaisons de mensonges, pour envoyer des bombes US sur le gouvernement syrien, sous le couvert de la lutte contre l’EIIL (ISIS). Vous pouvez parier que la CIA brûle d’impatience et cherche un prétexte pour faire de cette défaite stratégique des États-Unis une excuse pour attaquer directement la Syrie. Et c’est ce qui rend cette période si  dangereuse.
Auteur Glen Ford
Source : Bellacio

mercredi 10 septembre 2014

L’EIIL : l’EIIL est une création des services secrets occidentaux, principalement la CIA, le Mossad et le MI6.



Dans un rapport récent, Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) a confirmé ce qui était une évidence : l’EIIL est une création des services secrets occidentaux, principalement la CIA, le Mossad et le MI6. Ce groupe djihadiste a proclamé l’existence d’un État islamique dans la zone occupée depuis la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, jusqu’aux villes de Fallouja, Mossoul et Tal-Afar, en Irak, annonçant la restauration d’un califat et appelant « les musulmans du monde entier à prêter allégeance à leur chef ».
L’ex-agent de la NSA Edward Snowden confirme les informations établissant que le groupe djihadiste EIIL est une création des services secrets occidentaux, principalement la CIA, le Mossad et le MI6.
Les services secrets de la triple alliance sioniste auraient créé un service de recrutement de mercenaires dans le cadre d’une stratégie globale ancienne baptisée « nid de frelons », visant à regrouper tous les extrémistes au sein d’une seule entité, selon Snowden.
Dans le sillage des « créations » précédentes ayant pour objet d’augmenter la suspicion de l’opinion publique à l’égard des authentiques mouvements de résistance opérant dans tout le Proche Orient contre l’invasion anglo-américano-israélienne, l’EIIL agit comme une organisation extrémiste d’Al- Qaïda, ceci dans le but d’effacer la trace des véritables créateurs du terrorisme, résolus à redessiner la carte du Proche Orient pour s’emparer des richesses énergétiques et minières de la région, encercler la Russie et isoler la Chine. À cet égard, aussi bien le « nettoyage ethnique » contre les Palestiniens, que l’appropriation de ce qui reste de leur territoire (la bande de Gaza et la Cisjordanie), la sale guerre des forces mercenaires contre les États indépendants dans l’est de l’Ukraine s’inscrivent dans ce même schéma.

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

La stratégie visant à créer des organisations et favoriser l’émergence de leaders susceptibles de servir les intérêts sionistes n’a pas changé. Une fois qu’ils ont été utilisés, les groupes et leurs dirigeants sont remplacés. On met à prix les têtes des dirigeants, avant de procéder à la « reconstruction » de l’organisation.
Les révolutions colorées, le Printemps arabe, le mouvement étudiant des Mains blanches sont des exemples assez édifiants de la manière dont on crée des « organisations » et des « leaders ».
C’était aussi le cas du chef d’Al-Qaïda en Irak Abou Moussab al-Zarkaoui, connu sous son pseudonyme Abou Moussab al-Zarkaoui, et qui n’était autre qu’Ahmed Fadh al Nazzar Khalaylah. Il aurait été recruté pour se charger des actions terroristes en Irak avant, pendant et après l’invasion des États-Unis en 2003 et de l’assassinat de Saddam Hussein. Lieutenant d’Oussama ben Laden (que la triple alliance a utilisé en Afghanistan et au Kosovo avant d’ordonner sa capture et sa « mise à mort »), al-Zarkaoui fut impliqué dans le massacre de Tal Afar, identifié comme le bastion d’Al Qaïda et l’endroit depuis lequel cette organisation aurait étendu son action vers la Syrie.
D’origine jordanienne, al-Zarkaoui fut le mercenaire type. Impliqué dans des attentats commis non seulement au proche Orient mais aussi à Londres et aux États-Unis mêmes, y compris celui du 11 septembre 2001, il fut finalement tué le 12 juin 2006 dans un raid de l’aviation nord-américaine non loin de Baqouba, à une cinquantaine de kilomètres de Bagdad. Il devenait « dangereux », si bien que Bush fils ordonna de lancer une chasse à l’homme. À cette fin, les États-Unis montèrent la farce de la récompense : une offre de 25 millions de dollars US pour sa capture, la même somme que pour Oussama ben Laden.
Une fois al-Zarqaui mort, le gouvernement des USA procéda à l’installation d’Al-Qaïda en Irak, constituée de mercenaires aux ordres d’Abou Ayyoub al-Masri ou Abou Hamza al-Mouhajer, qui fut également éliminé en avril 2010 lors d’une opération conjointe de l’armée américaine et des autorités irakiennes, après avoir promis une récompense de cinq millions de dollars pour sa capture.
À l’heure actuelle, concernant l’EIIL, que la presse servile identifie comme une branche extrémiste d’Al-Qaïda, le gouvernement des États-Unis offre une prime de 10 millions de dollars pour la captur de son leader Abou Bakr al-Baghdadi. La triple alliance sioniste l’a utilisé pour détruire l’Irak et assurer la mainmise des grands groupes pétroliers sur les richesses énergétiques et minières de ce pays et faire passer le mouvement irakien de résistance contre l’occupation pour des terroristes. Aujourd’hui, il ne leur sert plus à rien.
Ceci dit, il serait bon de souligner qu’en Irak Al-Qaïda a toujours été un mouvement de mercenaires organisé par les services secrets occidentaux pour dépecer les États du Proche- Orient, affaiblir l’union musulmane, attiser les conflits confessionnels entre les populations sunnite, chiite et kurde, comme on le constate à l’heure actuelle, discréditer les authentiques mouvements de résistance contre l’invasion US et leurs alliés sionistes, constituer des gouvernements narco-terroristes comme ceux des Balkans qui permettent aux élites oligarchiques des États-Unis et de l’Occident en général d’exercer leur contrôle sur les richesses naturelles et d’assurer le flux de drogue en direction de ce pays et de l’Union européenne.
(Fragments tirés de Rebelion)