samedi 16 novembre 2013

Pourquoi Israël a assassiné Arafat ?..... Seul Israël avait les moyens d’accéder à du polonium, dans son réacteur nucléaire à Dimona, et il a d’amples états de services dans le domaine des assassinats politiques.

Il semble qu’il y a toujours pas mal de monde qui préférerait que la mort d’Arafat continue d’être traitée comme un mystère plutôt que comme un assassinat.
Il est temps d’affirmer l’évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons portent directement sur Israël.

Pourtant on peut difficilement éviter de tirer la conclusion de la découverte révélée la semaine passée par des scientifiques suisses, à savoir que le corps du leader palestinien contenait des taux élevés d’un isotope radioactif, le polonium-210. Une recherche non concluante et beaucoup plus restreinte réalisée par une équipe russe et publiée juste après l’annonce helvétique, suggère également qu’Arafat est mort des suite d’un empoisonnement.

Il est temps d’affirmer l’évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons portent directement sur Israël.

Seul Israël avait les moyens, les antécédents, l’intention et les motifs déclarés. En l’absence d’empreintes digitales israéliennes sur l’arme du crime, il n’y a pas suffisamment de preuves pour convaincre un tribunal, mais il y a assez d’indices pour qu’Israël soit reconnu coupable devant le tribunal de l’opinion publique mondiale.
  
Seul Israël avait les moyens d’accéder à du polonium, dans son réacteur nucléaire à Dimona, et il a d’amples états de services dans le domaine des assassinats politiques, certains ostentatoires, d’autres secrets, avec utilisation fréquente d’agents chimiques difficiles à détecter.

Il est publiquement avéré qu’Israël a tenté de tuer en douce un autre dirigeant palestinien, Khaled Meshaal du Hamas, en Jordanie en 1997, lui injectant un poison dans l’oreille. Meshaal fut sauvé uniquement parce que les assassins ont été pris et qu’Israël fut forcé de fournir un antidote.

Les dirigeants israéliens se sont succédé pour nier toute intention maligne à l’encontre d’Arafat. Silvan Shalom, le Ministre de l’Energie, affirmait la semaine dernière : « Nous n’avons jamais pris la décision de lui nuire physiquement ». Shalom doit souffrir d’un trou de mémoire …

Une foule d’indices attestent qu’Israël voulait qu’Arafat – selon l’euphémisme de l’époque – soit « écarté ». En janvier 2002 Shaul Mofaz, chef d’état-major des forces israéliennes, fut surpris par un micro alors qu’il chuchotait au Premier ministre israélien Ariel Sharon, à propos d’Arafat : « Il faut qu’on se débarrasse de lui ».

Avec le dirigeant palestinien retranché pendant plus de deux années dans son quartier général délabré à Ramallah, encerclé par des tanks israéliens, la question au sein du gouvernement israélien était de savoir s’il fallait l’exiler ou le tuer.

En septembre 2003, Shalom étant ministre des Affaires étrangères, le cabinet publia même un avertissement comme quoi Israël devait « ôter cet obstacle d’une manière et à un moment de son choix ». Le vice-premier ministre de l’époque, Ehud Olmert, précisa que tuer Arafat était « l’une des options ».

Ce qui arrêta la main d’Israël – et nourrit son ton équivoque - ce fut l’opposition catégorique de Washington. Dans le sillage de ces menaces, Colin Powell, le Secrétaire d’Etat étatsunien, mit en garde contre le fait qu’un geste à l’encontre d’Arafat déclencherait « la fureur dans tout le monde arabe, dans le monde musulman et dans bien d’autres parties du monde ».

Mais en avril 2004, Sharon déclara que dorénavant il n’était plus tenu par son engagement antérieur envers le Président George Bush de ne pas « nuire physiquement à Arafat ». "Je suis libéré de cette promesse ", observa-t-il. La Maison Blanche elle aussi faisait montre d’un affaiblissement de sa posture : un porte-parole anonyme répondit sans grande conviction que les Etats-Unis « s’opposaient à toute action de ce genre ».

On ignore si Israël a pu exécuter l’assassinat seul, ou s’il a dû recruter un ou plusieurs membres du cercle des proches d’Arafat, présents avec lui dans la Moukata à Ramallah, comme complices pour dispenser le poison radioactif.

Qu’en est-il du motif ? Qu’est-ce qu’Israël a gagné à « écarter » Arafat ? Pour comprendre la pensée d’Israël, il faut revenir à un autre débat qui faisait rage à cette époque parmi les Palestiniens.

La direction palestinienne était divisée en deux camps, centrés sur Arafat et sur Mahmoud Abbas, qui semblait être l’héritier d’Arafat. Tous deux avaient des stratégies fortement divergentes à propos des rapports avec Israël.

Selon Arafat, Israël avait manqué à ses engagements pris dans les accords d’Oslo. Dès lors il était hostile à investir exclusivement dans le processus de paix. Il voulait une double stratégie, garder des canaux ouverts aux pourparlers tout en maintenant l’option de la résistance armée pour faire pression sur Israël. Pour cette raison il gardait une emprise personnelle ferme sur les forces de sécurité palestiniennes.

Quant à Abbas, il croyait que la résistance armée est un cadeau à Israël et délégitimise le combat palestinien. Il voulait focaliser exclusivement sur les négociations et la construction de l’Etat, espérant exercer une pression indirecte sur Israël en prouvant à la communauté internationale que les Palestiniens pourraient se montrer dignes de confiance avec un Etat. Sa priorité était de coopérer étroitement avec les Etats-Unis et Israël sur les questions de sécurité.

Israël et les Etats-Unis préféraient l’approche d’Abbas, allant même jusqu’à contraindre Arafat à réduire son influence pendant un temps, en nommant Abbas au poste nouvellement créé de Premier ministre.

La principale préoccupation d’Israël concernant Arafat était que – tout prisonnier qu’il fût – il resterait une figure unificatrice pour les Palestiniens. En refusant de renoncer à la lutte armée, Arafat réussissait à contenir – même de justesse – les tensions croissantes entre son propre mouvement du Fatah et son principal rival, le Hamas.

Une fois Arafat disparu, et le conciliant Abbas installé à sa place, ces tensions ont violemment fait éruption à l’air libre – comme Israël l’attendait certainement. Elles culminèrent en une rupture qui déchira le mouvement national palestinien et entraîna un schisme territorial entre la Cisjordanie contrôlée par le Fatah et Gaza dirigé par le Hamas.

Selon la terminologie habituelle d’Israël, Arafat était le chef de "l’infrastructure de terreur". Mais la préférence israélienne pour Abbas ne découlait pas d’un sentiment de respect envers lui ni de la conviction qu’il réussirait à persuader les Palestiniens d’accepter un accord de paix. Il est de notoriété publique que Sharon a affirmé qu’Abbas n’était guère plus impressionnant « qu’un poulet déplumé ».

L’intérêt d’Israël à tuer Arafat saute aux yeux si on considère ce qui s’est passé après sa mort. Non seulement le mouvement palestinien s’est effondré, mais la direction palestinienne a été replongée dans une série de vains pourparlers de paix, laissant toute latitude à Israël pour se concentrer sur les vols de terres et la construction de colonies.

A propos de la question de savoir si Israël a profité de la perte d’Arafat, l’analyste palestinien Mouin Rabbani faisait observer : « Est-ce que l’engagement exemplaire d’Abou Mazen [Abbas] envers Oslo pendant toutes ces années, et sa coopération avec Israël pour gérer la sécurité envers et contre tout - est-ce que cela n’a pas déjà réglé cette question ? ».

Aujourd’hui la stratégie d’Abbas affronte peut-être son test ultime, alors que l’équipe de négociation palestinienne va une fois de plus tenter d’arracher à Israël les plus élémentaires concessions sur un Etat palestinien, au risque d’être blâmée pour l’inéluctable échec des pourparlers. Déjà ses efforts semblent s’être largement fourvoyés.

Alors que les négociations n’ont rapporté aux Palestiniens qu’une poignée de prisonniers politiques âgés, Israël a déjà annoncé en retour l’extension massive des colonies et a menacé d’éviction quelque 15.000 Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem-Est.
Il va sans dire que c’est un compromis qu’Arafat aurait maudit.
Source : Info-Palestne

vendredi 15 novembre 2013

La Révolution russe a triomphé voilà 96 ans (Atilioboron.com)… Rendons hommage à cette entreprise héroïque, à la figure de Lénine, dirigeant génial, aux bolcheviques qui eurent l’audace de l’accompagner, aux anciens mencheviques comme Trotsky

En 1871, la classe ouvrière et le peuple de Paris « à l’assaut du ciel ", donnant naissance à la commune, essai précoce de la construction d’ une société nouvelle et un nouvel état. En punition de leur audace, les communards furent réprimés avec une cruauté sans limites par les représentants des « démocraties » et de « la civilisation chrétienne occidentale ». Mais les graines de la commune, arrosée par le sang de milliers de victimes , germerait à l’autre bout de l’Europe à l’occasion d’un autre conflit. En 1917, un jour comme ce jeudi, les ouvriers, soldats et paysans russes ont repris le flambeau, et pas dans une seule ville mais dans le plus grand pays de la planète : en Russie.

Ayant assimilé les leçons de la Commune ceux-là ne se limitèrent pas à partir à l’assaut du ciel, ils prirent le Palais d’hiver des tsars et en une journée extraordinaire mirent fin à des siècles de cruelle monarchie absolue, au despotisme aristocratique d’un empire d’ignorance et de superstition.

Avec la révolution russe s’ouvrirent les portes d’une nouvelle étape dans l’histoire de l’humanité qui verrait bientôt les révolutions chinoise puis vietnamienne et cubaine changer radicalement l’équilibre mondial des forces, permettant un espace sans lequel ni les mouvements de libération nationale du tiers-Monde, ni les processus de décolonisation en Afrique et en Asie, ni les révolutions citées n’eurent été possibles. Sans le soutien soviétique, la révolution chinoise n’aurait guère survécu aux ruses et aux attaques de l’impérialisme dans ses premières années, sans l’appui soviétique, l’héroïque peuple vietnamien aurait plus difficilement vaincu et humilié les États-Unis dans la guerre du Vietnam, Cuba aurait-elle résisté à l’agression yankee sans la collaboration que fournira la Révolution russe ?

Le bilan historique sur ce que la révolution russe a signifié reste à faire. Pour les théoriciens et les publicistes de droite, et certaines gauches aveuglées par leur dogmatisme, l’histoire de cette grande révolution est réduite aux horreurs du stalinisme. Ils se complaisent à négliger certaines autres choses qui se sont produites également et n’étaient pas du tout des détails : la contribution de l’ Union soviétique à la défaite du nazisme a été décisive et irremplaçable, en payant de près de vingt millions de morts le prix de la victoire, on ne doit pas réécrire l’histoire et sous-estimer ces faits historiques.

Le monde ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui si les forces hitlériennes avaient triomphé dans la Seconde Guerre mondiale.

C’est la révolution russe qui a transformé la société la plus arriérée d’Europe en une puissance industrielle et militaire militaire, capable en quarante années – très court terme, historiquement parlant- d’être en tête dans la conquête de l’espace en lançant le premier satellite artificiel et le premier homme, Youri Gagarine. La Révolution russe a éradiqué l’analphabétisme, a jeté les bases d’une société égalitaire comme jamais il n’en a existé auparavant sur la planète, elle a intégré les femmes dans la vie sociale, lui octroyant des droits qui ne seraient conquis en partie dans les pays capitalistes avancés qu’un demi-siècle plus tard.
Malheureusement, cette expérience s’est très mal terminée : elle a implosé et s’est effondrée sans que personne ne descende dans les rues pour défendre les acquis historiques de la Révolution russe. On peut l’expliquer par de multiples raisons internes comme l’affaiblissement des liens démocratiques entre les masses, le parti et l’État, comme sa bureaucratie étouffante, la rigidité, la mauvaise gestion de l’économie, l’incapacité à répondre aux défis de la troisième révolution industrielle, entre autres.

Les raisons d’ordre extérieur ne manquent pas parmi lesquelles il faut souligner l’hostilité permanente des puissances impérialistes depuis l’aube de la république soviétique, la guerre froide et dans les années quatre-vingt, les dépenses militaires exorbitantes que les guerres de Ronald Reagan ont contraint l’Union soviétique à engager (ce genre de dépenses qui a également semé les graines de la crise financière actuelle dans l’État américain). Rendons hommage à cette entreprise héroïque, à la figure de Lénine, dirigeant génial, aux bolcheviques qui eurent l’audace de l’accompagner, aux anciens mencheviques comme Trotsky, qui en Août 1917 ont rejoint le parti de Lénine pour entreprendre la plus grande révolution sociale de toute l’histoire humaine.
 Atilio Boron

jeudi 14 novembre 2013

France : L’injure faite à Christiane Taubira,….. Le racisme n’est pas une opinion, mais un délit. Il est légitime qu’il soit sanctionné


…..Que le glaive de la Justice s’abatte donc sur Anne-Sophie Leclère, candidate FN dans les Ardennes qui a comparé dans un photo-montage Christiane Taubira à un singe, qu’elle n’épargne pas les parents (légalement responsables) de la petite idiote qui brandissait une banane « pour la guenon » devant des CRS impassibles, qu’elle punisse Minute, mais qu’elle ne permette pas au FN, à ses candidats, à ses satellites de crier à la persécution sélective. Sauf à démontrer que « guenon » est une injure et « gorille » un compliment. Dans ce cas les ligues féministes de défense des animaux devront monter au créneau.

lundi 11 novembre 2013

L'Iran récolte les fruits de sa résistance….34 ans de blocus et de guerre se sont terminés par un échec cuisant pour l'Occident.

Quels que soient les résultats des négociations autour du dossier nucléaire iranien, la réalité qui se dégage de l'image des ministre des Affaires étrangères des grandes puissances, qui ont accouru à Genève après les informations sur un accord de principe -qui pourrait être suivi par d'autres rounds de pourparlers- est que 34 ans de blocus et de guerre se sont terminés par un échec cuisant pour l'Occident. La résistance du leadership et du peuple iranien et leur détermination à aller de l'avant ont eu raison de tous les complots.
Le timing de la décision américaine de reconnaitre la force et la puissance de l'Iran a coïncidé avec l'abandon par les Etats-Unis de leur projet d'agression contre la Syrie, face à la détermination et à la solidité de l'axe de la résistance et de ses alliés, opposés à l'unilatéralisme américain. La Syrie, l'Iran et le Hezbollah ont fermement exprimé leur volonté à faire face à toute attaque, car ils sont conscients que toute agression contre l'un des membres de cette alliance vise en fait à démanteler l'axe en entier.
Grâce à l'attachement du peuple iranien à son indépendance et à sa liberté, à la détermination et la compétence de son leadership, l'Iran a réussi à surmonter le blocus impérialiste qui lui est imposé depuis plus de trois décennies. Et ce n'est pas tout. Il a réussi à acquérir et accumuler d'énormes capacités économiques, techniques, scientifiques et militaires, lui permettant de faire son entrée dans le club des grandes puissances. La reconnaissance américaine de cette force couronne toutes ces réalisations face aux complots impérialistes et sionistes, financés par l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe. Ces progrès ont pu avoir lieu en raison du choix de la résistance, consacré par l'alliance entre la Syrie arabe et l'Iran islamique, dont les fondements ont été jetés lors de la rencontre historique entre les deux grands figures aujourd'hui disparues, le président Hafez al-Assad et l'ayatollah Khomeiny. Il serait opportun de comparer la reconnaissance américaine de la force iranienne à la reconnaissance par Washington de la Chine populaire, à la fin des années 70. Et comme le fait de reconnaitre le rôle et la puissance de la Chine a ouvert la voie à des changements en Asie de l'est, la reconnaissance de l'Iran ouvrira la voie à des changements importants dans le Mashreq arabe et dans le Golfe.
Ceux qui sont lésés et inquiets de la soumission des Etats-Unis aux nouvelles réalités montrent leurs vrais visages à Riyad et à Tel-Aviv. Pendant des décennies, ceux-là ont bâti leurs intérêts aux actions offensives et agressives des Etats-Unis contre l'Iran. Des actions pour lesquelles d'énormes capacités financières, militaires et dans le domaine du renseignement ont été déployées, dans le but de contrer la stratégie de Téhéran qui, par principe, a fait de la cause palestinienne et du soutien à la résistance au Liban et à la Syrie, la pierre angulaire de sa politique régionale. Ces mêmes principes iraniens sont appliqués dans l'approche de la situation en Irak et des crises au Yémen et à Bahreïn.
La relation à venir entre l'Iran et les Etats-Unis devra être analysée à travers le prisme d'une guerre froide régionale et mondiale. Il serait illusoire de croire que les négociations aboutiront à des compromis globaux et immédiats sur tous les dossiers litigieux. Il est clair qu'il existe des divergences au niveau des priorités. Washington souhaite des arrangements qui précèderaient le retrait de ses troupes d'Afghanistan, alors que la Palestine reste au cœur des préoccupations de l'Iran. Toutes les étapes passées de la confrontation ont montré la solidité de la position iranienne de principe dans son soutien à la Syrie et son refus de passer des marchandages au détriment de ses constantes. C'est d'ailleurs cette solidité qui a contraint les Etats-Unis et leurs alliés à reconnaitre tacitement leur échec. Les indices marquant le recul de l'Occident commenceront à apparaitre prochainement, d'autant que des pays européens alliés des Américains dépêchent des émissaires à Damas.
La forme de la confrontation a changé mais le fondement de la contradiction entre un Iran libre et indépendant et ses alliés d'une part, l'alliance impérialiste, sioniste et des Etats collaborateurs de l'autre, demeure inchangé. Cette confrontation est désormais sous-tendue par de nouveaux rapports de force, qui sont dans l'intérêt de l'Iran et de ses partenaires.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT


vendredi 8 novembre 2013

Déclaration de la journaliste de Wikileaks Sarah Harrison au sujet d’Edward Snowden…..Lorsque les lanceurs d’alerte décident de s’exposer, nous devons nous battre pour eux, afin d’en encourager d’autres. Lorsqu’ils sont baillonnés nous devons être leur voix. Lorsqu’ils sont pourchassés, nous devons être leur bouclier. Lorsqu’ils sont emprisonnés, nous devons les libérer.

J’ai passé les quatre derniers mois, en tant que journaliste, avec Edward Snowden, le lanceur d’alerte de la NSA, et suis arrivée en Allemagne en fin de semaine. J’ai travaillé à Hong Kong dans l’équipe de Wikileaks qui tentât de négocier plusieurs demandes d’asile politique pour Snowden et ai négocié sa sortie de Hong Kong afin de mettre en œuvre son droit à un asile politique.
Je voyageais avec lui en chemin pour l’Amérique Latine lorsque les États-Unis ont révoqué son passeport, le contraignant à rester en Russie. Durant les 39 jours suivants je suis restée avec lui dans une zone de transit de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, où je l’ai aidé à formuler des demandes d’asile politique dans 21 pays y compris l’Allemagne, garantissant son asile politique en Russie malgré une pression considérable de la part des États-Unis.
Je suis alors restée avec lui jusqu’à ce que notre équipe soit confiante qu’il soit bien installé et qu’il soit libre de toute forme d’ingérance de la part de gouvernements. Maintenant qu’Edward Snowden est en sécurité et protégé jusqu’au renouvellement de son visa dans neuf mois, il y a encore beaucoup de travail à accomplir. La bataille dans laquelle Snowden s’est engagé contre la surveillance gouvernementale et pour la transparence des gouvernements est une bataille que Wikileaks et de nombreux autres ont mené et continueront à mener.
Les batailles menées par Wikileaks sont nombreuses : nous nous battons contre le pouvoir qui ne rend pas de comptes et contre les secrets gouvernementaux, nous publions des analyses et des documents pour tous ceux concernés, pour fournir au public de façon permanente l’histoire qui est la leur. Pour cela, nous nous impliquons dans des dossiers juridiques dans de nombreuses juridictions et faisons face à une enquête sans précédent d’un "Grand Jury" aux États-Unis. Wikileaks continue de se battre pour la protection des sources. Nous avons gagné la bataille du futur immédiat de Snowden, mais la guerre -bien plus vaste- continue.
Depuis quelques jours que je suis en Allemagne, il est réconfortant de voir les gens unir leurs efforts pour appeler leur gouvernement à faire ce qui doit être fait : enquêter sur les révélations d’espionnage par la NSA et offrir l’asile politique à Snowden. Les États-Unis devraient être empêchés de continuer à espionner tous les individus sur la planète, ou de persécuter ceux qui révèlent la vérité. Snowden est actuellement en sécurité en Russie, mais ça n’est pas le cas de nombreux lanceurs d’alerte ou de sources.
Chelsea Manning a subi des traitements abusifs de la part du gouvernement des États-Unis et est actuellement en train de purger une peine de prison de 35 ans pour avoir exposé la vraie nature de la guerre. Jeremy Hammond risque 10 ans dans une prison de New York pour avoir supposément fourni à des journalistes des documents qui révélaient la surveillance d’entreprises. J’espère avoir démontré un contre-exemple : correctement assistés, les lanceurs d’alerte peuvent exposer la vérité tout en restant en liberté.
Des tactiques agressives sont utilisées contre les journalistes, les éditeurs et les experts qui travaillent courageusement pour faire émerger la vérité. Glenn Greenwald, Laura Poitras et Jacob Appelbaum sont tous, en pratique, en exil. Barret Brown est inculpé pour avoir dénoncé des pratiques de surveillance immorales. Mon rédacteur-en-chef, Julian Assange a reçu l’asile politique, menacé par les US, mais le Royaume-Uni refuse de l’autoriser à faire valoir ce droit, en violation de la loi. Le gouvernement anglais a également détenu David Miranda en invoquant la loi anti-terroriste pour sa collaboration avec Laura Poitras et Glenn Greenwald.
La loi anti-terroriste UK définit le terrorisme comme une action ou menace d’action "créée pour influencer" tout gouvernement "dans le but de faire avancer une cause politique ou idéologique". Elle concerne les actions qui interfèreraient avec le fonctionnement de "systèmes électroniques" (par exmple, les programmes d’espionnage de masse de la NSA) ou que le gouvernement considère comme créant un "risque" pour une partie du public. Il serait fantaisiste de suggérer que le journalisme enquêtant sur la sécurité nationale, dans le but de rétablir l’honêteté des gouvernements ou de défendre le droit fondamental à la protection de la vie privée, doit être appelé "terrorisme", mais c’est bien ainsi que le Royaume-Uni décide d’interprêter cette loi.
Quasiment toutes les histoires publiées sur l’espionnage de masse de GCHQ et de la NSA tombent sous le coup de cette interprètation par le gouvernement du Royaume-Uni du mot "terrorisme". En réponse, nos avocats m’ont suggéré qu’il n’était pas prudent de rentrer chez moi. Le rôle de la presse est d’exprimer la vérité face aux puissants. Et pourtant, nous sommes persécutés parce que nous faisons notre métier. J’affirme que ces tactiques agressives et illégales pour nous faire taire, en inventant des interprètations juridiques arbitraires, des accusations excessives et des peines disproportionnées ne doivent pas être tolérées.
Je suis solidaire de tous ceux qui sont intimidés ou persécutés pour tenter d’exposer la vérité au grand jour. En ces temps de secrets et d’abus de pouvoir, il n’y a qu’une solution : la transparence. Si nos gouvernements sont à ce point compromis qu’ils nous cachent la vérité, alors nous avons le devoir de nous en emparer. Avec les preuves sans équivoque de documents provenant directement de leur source, le peuple peut répliquer. Si nos gouvernements ne nous donnent pas cette information, alors nous devons la prendre par nous-mêmes.
Lorsque les lanceurs d’alerte décident de s’exposer, nous devons nous battre pour eux, afin d’en encourager d’autres. Lorsqu’ils sont baillonnés nous devons être leur voix. Lorsqu’ils sont pourchassés, nous devons être leur bouclier. Lorsqu’ils sont emprisonnés, nous devons les libérer. Nous faire don de la vérité n’est pas un crime. Il s’agit de nos données, de notre information, de notre histoire. Nous devons nous battre pour la posséder. Le courage est contagieux.
Sarah Harrison, Mercredi 6 November 2013, Berlin

Le Cabinet israélien a ordonné l’assassinat de Yasser Arafat: « Nous choisirons la bonne façon et le bon moment pour tuer Arafat. »…. L’assassinat était prévu depuis 1996 avec l’opération connue sous le nom de code « Champs d’épines ».

L’assassinat d’Arafat faisait partie du Plan Dagan de 2001. Selon toute probabilité, il a été mené par les services secrets israéliens. Il visait à détruire l’Autorité palestinienne, à fomenter des divisions au sein du Fatah ainsi qu’entre le Fatah et le Hamas.
…….Qui a assassiné Yasser Arafat? Le gouvernement israélien a fourni la réponse à cette question en 2003, un an avant sa mort.
« Nous choisirons la bonne façon et le bon moment pour tuer Arafat. »
En septembre 2003, le gouvernement israélien a voté une loi pour se débarrasser d’Arafat. Le cabinet israélien pour les affaires de politique sécuritaire a déclaré qu’il s’agissait d’une « décision d’éliminer Arafat en tant qu’obstacle à la paix ».
L’assassinat d’Arafat en 2004 faisait partie d’un programme militaire et de renseignement plus vaste, visant à détruire l’Autorité palestinienne.
Les récents reportages ne mentionnent pas que le Cabinet israélien a ordonné l’assassinat extrajudiciaire en 2003. Cet ordre a été approuvé ensuite par les États-Unis, lesquels ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant la décision de 2003 du cabinet israélien de « se débarrasser d’Arafat ».
L’assassinat était prévu depuis 1996 avec l’opération connue sous le nom de code « Champs d’épines ». Un document datant d’octobre 2000 « élaboré par les services de sécurité à la demande d’Ehoud Barak, alors premier ministre, affirmait que «la personne d’Arafat constitue une grave menace pour la sécurité de l’État (d’Israël) et le préjudice que causera sa disparition est moindre que celui causé par son existence ». (Tanya Reinhart, Evil Unleashed, Israel’s move to destroy the Palestinian Authority is a calculated plan, long in the making, Global Research, décembre 2001. Des extraits de ce document ont été publiés par le quotidien Ma’ariv en date du  6 juillet 2001).
En août 2003, Shaul Mofaz, le ministre israélien de la Défense a déclaré « la guerre totale » aux militants jurant qu’ils étaient « condamnés à mort ».
« À la mi-septembre, le gouvernement israélien a voté une loi pour se débarrasser d’Arafat. Le Cabinet israélien pour les affaires de politique sécuritaire a déclaré qu’il s’agissait d’une « décision d’éliminer Arafat en tant qu’obstacle à la paix. » Mofaz a fait cette menace : « Nous choisirons la meilleure façon et le meilleur moment pour tuer Arafat. » Le ministre palestinien, Saeb Erekat a déclaré sur CNN qu’il pensait qu’Arafat était la prochaine cible. CNN a demandé au porte-parole de Sharon, Ra’anan Gissan, si le vote signifiait l’expulsion d’Arafat. Gissan a précisé : « Le vote ne signifie pas cela ». Le Cabinet a décidé aujourd’hui de supprimer cet obstacle. Le moment, la méthode, la manière de le faire seront décidés séparément et les services de sécurité surveilleront la situation et feront leurs recommandations pour agir de façon appropriée. » (Voir l’article de Trish Shuh, Road Map for a Decease Plan, Mehrnews.com du 9 novembre 2005.)
L’assassinat d’Arafat faisait partie du Plan Dagan de 2001. Selon toute probabilité, il a été mené par les services secrets israéliens. Il visait à détruire l’Autorité palestinienne, à fomenter des divisions au sein du Fatah ainsi qu’entre le Fatah et le Hamas. Mahmoud Abbas est un collaborateur palestinien. Il a été installé à la tête du Fatah, avec l’approbation d’Israël et des États-Unis, qui financent les forces paramilitaires et de sécurité de l’Autorité palestinienne.
Le texte ci-dessus a été écrit en janvier 2009
Traduction : Mondialisation.ca



mercredi 6 novembre 2013

Palestine : Yasser Arafat est mort empoisonné au polonium en 2004, "Il s'agit d'un vrai crime, d'un assassinat politique", a déclaré mercredi sa veuve Souha

Yasser Arafat est mort empoisonné au polonium en 2004, a déclaré mercredi sa veuve Souha à l'agence Reuters après avoir reçu un rapport de l'Institut de radiophysique (IRA) de Lausanne concernant les analyses effectuées sur la dépouille de l'ancien leader palestinien.
"Il s'agit d'un vrai crime, d'un assassinat politique", a dit Souha Arafat, qui réside à Paris.
La dépouille du fondateur et premier chef de l'Autorité palestinienne a été examinée pendant un an par l'IRA. Les résultats de l'expertise effectuée par l'Agence fédérale russe des analyses médico-biologiques ont été remis aux Palestiniens samedi dernier.
L'enquête officielle sur les causes de sa mort a commencé à l'été 2012 quand la chaîne qatarie Al Jazeera a annoncé la découverte, dans les effets personnels d'Arafat et dans son organisme, de polonium-210 radioactif. Les journalistes ont alors demandé aux chercheurs de l'Institut de radiophysique auprès du Centre hospitalier universitaire vaudois (Lausanne) d'effectuer des analyses. 
Les Palestiniens ont évoqué à de nombreuses reprises l'implication d'Israël dans la mort de Yasser Arafat.
Source:RIA Novosti