samedi 27 avril 2013

Palestine - La lettre de victoire de Samer Issawy...Jérusalem, ou le martyr, il n'y a pas de troisième choix


Dieu est grand, Dieu soit loué
Dieu est grand, Dieu soit loué
Dieu est grand, Dieu soit loué
Je remercie Dieu avant tout pour cette victoire, et pour sa générosité pour me l'avoir accordée.
Pour commencer cette lettre, je tiens à présenter mes excuses à tous ceux qui m'ont soutenu dans cette bataille, une bataille de la dignité et de la loyauté envers les martyrs de Gaza, les blessés et ceux qui sont en détresse à cause de l'agressivité à laquelle ils ont été exposés quand les sionistes ont tenté, en vain, de libérer le soldat israélien "de la boîte", comme ils disaient. Ils ont cependant trouvé un espace grand ouvert, malgré leur technologie avancée, et malgré le soutien dont ils jouissent dans le monde entier, et bien qu'ils aient les services de renseignement de tous les pays du monde à leur disposition, ils ont été incapables de le libérer.
J'espérais que ma libération soit immédiate, et c'était ma position, mais après que plusieurs prisonniers politiques aient commencé une grève de la faim illimitée en solidarité avec moi, inquiet pour leur bien-être, dans le souci du mouvement des prisonniers et ne voulant pas qu'ils endurent pour moi ce que j'ai enduré pendant ma grève de la faim, j'ai été obligé d'accepter la proposition finale qui m'a été offerte, à savoir une peine de prison effective de 8 mois, à partir du jour de la signature de l'accord, et le retour à ma Jérusalem bien-aimée.
Grâce à Dieu, les exigences pour lesquelles j'ai mené ma grève de la faim illimitée, par fidélité aux martyrs, ont été satisfaites, et dès le début, elles ont été : défendre la dignité de notre nation, dénoncer les violations par l'occupation des clauses de l'accord "Loyauté des libres", interdire de ré-arrêter les prisonniers politiques libérés dans le cadre de cet accord, refuser le rétablissement des peines antérieures, appeler à l'arrêt de la politique d'extradition et au droit au retour dans notre pays.
Les négociations qui ont été conduites avec moi, en envoyant une équipe de négociateurs supervisée par des spécialistes en négociation et des agents du Shabak, ont été très pénibles, elles ont duré plusieurs heures par jour, mais je n'ai pas bougé. La première offre qu'ils m'ont faite prévoyait que je sois banni à Gaza pendant 10 ans, mais je l'ai totalement refusée. Puis ils ont proposé de m'extrader dans un pays de mon choix, alors je leur ai dit que je n'accepterai pas l'idée d'extradition, et que, en possession de toutes mes capacités mentales, exempt de toute faiblesse de la volonté, je refusais toute idée d'extradition, même s'ils m'extradaient vers l'honorable Gaza. Même si elle fait partie de ma patrie, j'ai maintenu que je souhaitais revenir sur les terres saintes, chez moi, dans les bras de mes parents et de ma famille, et dans mon village. J'ai dit et répété : Jérusalem, ou le martyr, il n'y a pas de troisième choix. J'ai refusé de me courber devant l'occupation et ses humiliations, et j'ai refusé d'être un pont qu'on traverse, j'ai refusé d'abandonner le sang des martyrs et les soupirs des blessés qui sont tombés pour la libération des prisonniers politiques.
Le simple refus d'accepter l'extradition fut ma première victoire sur l'occupation, y compris le refus d'être extradé à Gaza, parce que cela rappelait les opérations d'expulsion forcée qui ont frappé les Palestiniens en 1948 et en 1967. Nous livrons actuellement une lutte pour la libération de la terre et le retour des refugiés, et non pas pour augmenter le nombre des déplacés. Les méthodes systématiques qu'"Israël" applique pour expulser les Palestiniens de leur terre et pour remplacer les propriétaires initiaux de la terre par des mercenaires, sont l'essence du crime et je refuse donc l'extradition vers un autre lieu. Je leur ai dit :
"Je préfère la mort sur mon lit d'hôpital à mon expulsion loin de Jérusalem. Jérusalem est mon âme et ma vie, et si on m'arrachait de Jérusalem, c'est comme si on m'arrachait l'âme du corps. Il n'y a pas de vie sans Jérusalem et sans Al-Aqsa, toute terre sera pour moi incomplète après Jérusalem, mon retour sera donc à Jérusalem, et nulle part ailleurs."
Je n'ai pas considéré que c'était une question personnelle qui ne concernait que Samer Issawi mais une question nationale, avec la conviction et les principes que chaque Palestinien qui aime sa terre y adhère. L'équipe de négociation a alors compris que l'extradition ne pouvait pas faire partie des possibilités, et qu'il fallait l'exclure des négociations.
J'ai également informé la cour militaire que je boycotterais les audiences, et que j'estimais qu'elle est illégale, et illégale sa présence sur les terres palestiniennes. Comment puis-je être jugé dans un tribunal qui est illégal, et où des magistrats me jugent pour être entré dans des territoires palestiniens, alors que leur palais de justice est situé, illégalement, sur la terre palestinienne ? Je leur ai dit si je me présentais devant cette cour, ce serait une reconnaissance de sa légitimité et de l'illégalité de la présence de l'occupation sur la terre palestinienne, et qu'il n'en était pas question. Le tribunal militaire a donc été obligé d'envoyer ses magistrats à l'hôpital pour apprendre les raisons de mon refus de me présenter devant la cour. Je leur ai transmis ma réponse, qui a provoqué irritation et colère, ce que je considère comme ma deuxième victoire sur l'occupation.
Après qu'ils aient écarté l'idée d'extradition, ils se sont mis à parler d'années d'emprisonnement effectif, et leur première suggestion a été 10 ans ; alors j'ai commencé à négocier à la baisse et les réduire après avoir affirmé ma détermination à être libéré, et j'ai réussi à réduire à 8 mois, ce que je considère comme ma troisième victoire. La volonté de l'ennemi se brise face à la volonté du peuple palestinien, qui refuse de plier.
Après que j'acceptais leur offre d'être emprisonné pendant 8 mois, j'ai demandé la présence de l'équipe de la défense, dans le but de compléter son statut et de le signer, et d'établir les procédures judiciaires pour que l'accord voit le jour, pour sceller la victoire que j'attendais depuis mon emprisonnement, à savoir être libéré et rentrer à Jérusalem.
Depuis, je suis sur ce lit de la victoire, transmettant mes salutations à tous ceux qui se sont tenus à mes côtés, sans exception, et je ne préciserai pas plus par crainte de plaintes. J'estime et j'apprécie tous ceux qui m'ont soutenu dans la réalisation de cette victoire, que ce soit par des actes, des actions, des paroles ou des prières, et puisse Dieu les bénir en mon nom et au nom du peuple palestinien. J'adresse aussi mes salutations à tous les soldats qui ont participé à cette bataille, malgré sa longueur. Ils ont tenu pendant cette longue période en face de l'agresseur, et ils ont supporté toute la souffrance et la douleur provoquées par l'oppression de l'occupation. Pourtant, ils ont tenu à poursuivre cette bataille jusqu'à la victoire, malgré les tourments et les malheurs qui les ont assaillis, avec les arrestations et les blessures dans leurs rangs, les blessures par balles, et malgré les larmes provoquées par les grenades lacrymogènes.
Après toute cette souffrance, nous voici aujourd'hui en train de célébrer la victoire qui a été remportée grâce à votre persévérance dans cette bataille héroïque, vous et tous les gens libres du monde qui ont partagé cette bataille avec nous, et cette victoire prouve à l'occupation que la justice l'emporte chaque fois, et que l'injustice et ce qui en sont responsables perdent toujours.
J'envoie mes bénédictions aux mères des martyrs et je salue les familles des blessés qui ont sacrifié leurs âmes et leurs corps pour que réussisse l'opération "Loyauté des libres" et au nom des un million et demi de Palestiniens de Gaza, qui ont payé un lourd tribut, sous la forme du blocus et de la famine pour tenter de les forcer à libérer le soldat. Malgré cela, notre peuple à Gaza a maintenu ce soldat sous bonne garde, dans le but de réaliser l'accord d'échange de prisonniers le plus important dans l'histoire du peuple palestinien. Nous en sommes là aujourd'hui, accrochés à tous ces sacrifices et ces réalisations, avec notre victoire dans cette bataille que nous dédions à Gaza. J'ai tenu la promesse que j'ai faite, que ce serait soit le martyr soit la libération et le retour à Jérusalem, et c'est fait. La liberté est maintenant en chemin, si Dieu le veut.
Il est vrai que lorsque je pensais aux martyrs, aux blessés, aux personnes en détresse à Gaza, qui s'étaient sacrifiés pour notre libération, je me sentais renforcé et déterminé, et je considérais que reculer et abandonner la victoire serait comme une trahison envers ceux qui se sont sacrifiés pour garantir notre liberté dans l'accord "Loyauté des libres". Ma victoire est leur victoire, et leur souffrance est ma souffrance.
Et je n'oublierai pas de saluer les soldats inconnus de cette bataille, dans les médias écrits et audiovisuels, qui ont joué un rôle essentiel dans cette grande victoire que nous avons remportée. Je salue aussi tous ceux qui se sont efforcés de me soutenir parmi les poètes, les compositeurs et les chanteurs, ils ont aidé à faire connaître cette lutte aux quatre coins du monde, et ils ont joué un rôle qui n'est pas moins important que les autres.
Maintenant, je plaide pour une poursuite du mouvement populaire et son accentuation sur tous les fronts, afin de lutter pour nos prisonniers politiques.
J'appelle aussi à la poursuite de la mobilisation politique et diplomatique pour internationaliser la question des prisonniers politiques, et pour aller devant la Cour pénale internationale afin d'inculper les juges de l'occupation en vertu du droit internatonal, pour les crimes qu'ils perpètrent contre le peuple palestinien.
Je vous salue, je salue votre ténacité, et j'espère vous rencontrer bientôt, et que nous fêterons la vraie victoire, celle de la libération de la Palestine, avec Jérusalem bénie comme capitale. Nous nous rencontrerons bientôt dans la Ville sainte, si Dieu le veut.
Votre fils et votre frère
Samer Issawi
Centre médical Kaplan

SYRIE - Accusations chimiques contre Damas : l'exemple de l'Irak ressuscité ?

Depuis que les Américains ont exploité l’affaire des ADM en Irak, en allusion aux armes de destruction massive, pour harceler ce pays, lui imposer des sanctions pour finalement l’envahir, de nombreux analystes sont totalement persuadés que la question des armements chimiques (AC) en Syrie sert les mêmes objectifs, mais avec Damas.
 

Au début de la crise syrienne, les Occidentaux se sont vite mis à la tache de mettre en garde contre le recours des forces gouvernementales à cet armement, menaçant d’intervenir militairement. Si ce n’étaient les avertissements sérieux de la Russie, puis le double véto sino-russe, l’Otan serait depuis longtemps dans la capitale syrienne.
Dernièrement, cette affaire est martelée de nouveau. Depuis l’attaque chimique perpétrée à Khan al-Assal à Alep, au lendemain de sa reconquête par les forces gouvernementales.
Pourtant, la logique des évènements et des réalités sur le terrain, (15 militaires y ont été tués) sans oublier les menaces proférés en vidéo au préalable, permettent de pencher beaucoup plus vers l’accusation des rebelles, et de soupçonner de surcroît des parties occidentales et turques par derrière de les y a avoir assistés. D’autant plus que dans l’enceinte onusienne, Français et Britanniques se sont mis de concert pour les couvrir, entravant l’envoi d’une commission d’enquête onusienne, et s’attelant à accuser le gouvernement syrien de l’avoir entravé.

En même temps, et pour la première fois depuis l’éclatement du conflit syrien, les Britanniques, suivis par les Français, se sont mis à marteler qu’ils détiennent des preuves sur un recours limité des forces gouvernementales à l’arme chimique, spécifiant le gaz de sarin.
Raison en est-il que leurs assertions ont été inscrites dans le cadre de la campagne de couverture du bombardement chimique de Khan al-Assal.

Curieusement, cette campagne de matraquage s’est poursuivie, escortant les avancées importantes de l’armée syrienne régulière à Homs et Damas. Récemment, les Israéliens ont suivi le pas. Durant la visite à Jérusalem occupée du secrétaire d’Etat américain à la guerre Chuck Hagel, et par la voix du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Or, devant ce dernier, Hagel a fait la sourde oreille. Jeudi, il a quelque peu fléchi. "La communauté américaine du renseignement conclut, avec différents degrés de certitude, que le régime syrien a utilisé des armes chimiques à petite échelle en Syrie, en particulier du sarin", a affirmé Hagel face aux journalistes à Abou Dhabi.

Mais sans changer de position: ses propos ont hâtivement été suivis par les explications d’un haut responsable du Pentagone: « différents degrés de certitude signifie dans le jargon du renseignement américain que ses agences ne sont pas toutes du même avis ». Et par une annonce de la Maison Blanche, selon laquelle « les indices ne constituaient pas encore une preuve formelle à ses yeux».

Selon le quotidien libanais AsSafir, quoique la position américaine est « confuse, elle n’en constitue pas moins une tentative occidentale de cristalliser une accusation chimique contre Damas ». Alors que le quotidien alAkhbar estime qu’elle constitue « une soumission américaine à la vision israélienne ».

Inversement, le rédacteur en chef du quotidien arabophone londonien Al-Quds Al-Arabi, Abdel Bari Atouane va plus loin, estimant que ces accusations sont les prémisses d’une guerre qui se prépare.

Dans l’introduction de son édition d’infos du jeudi 19h30, la chaine de télévision al-Manar a expliqué les déclarations de Netanyahou comme étant le reflet d’une volonté d’impliquer militairement les Américains en Syrie.
Au minimum, il serait question pour les Israéliens de la création d’une zone sécuritaire au sud de la Syrie, aux confins avec la Jordanie et la Palestine occupée. Ce qui permettrait de calmer les esprits de certains des experts israéliens lesquels craignent que le chaos en Syrie ne permettent la prolifération de groupes anti israéliens.

Ce vendredi, les ténors de l’insurrection syrienne, désespéréss par leurs pertes, ont repris à leur compte ces revendications, espérant agiter ce qu’ils considèrent être « la paralysie du Conseil de sécurité ».
Prenant pour prétexte les soupçons de Washington, un membre de la Coalition des forces de l’opposition et de la révolution en Syrie a réclamé via l’AFP une intervention des Nations Unies, ou au moins de l’Otan. Le but minimum étant d’imposer "une zone d’exclusion aérienne", pour l’aviation syrienne.
Comme si la campagne britannique leur a donné de nouveau espoir.

Alors que les autorités syriennes ne sont pas du tout dupes et gardent à l’esprit l’exemple irakien: « ceux qui ont utilisé des armes chimiques à Khan al-Assal sont bel et bien les terroristes. La Syrie a collaboré avec les Nations Unies pour l’envoi d’experts pour savoir qui et comment ces armes ont été utilisées et quelles sont leurs séquelles. Mais les Nations Unies et leur secrétaire général ont commencé à parler de la nécessité d’une enquête dans plus d’une région syrienne sous prétexte que les forces syriennes avaient auparavant utilisé des armements chimiques. Sachant que personne ne s’était plaint auparavant. Sauf lorsque la Syrie a exigé une enquête qu’ils ont commencé à demander une enquête un peu partout. Pour deux raisons : la première est qu’ils voudraient que cette délégation se transforme en une commission d’inspection, similaire à celle de l’Irak, et qui a fini par le détruire. Et deuxièmement, parce qu’ils veulent que les groupuscules terroristes échappent à leur crime en dilapidant cette affaire », a déclaré le ministre syrien de l’information Omrane al-Zoebi, dans une conférence de presse ce vendredi, rapporte par Sana.

L'exemple de l'Irak semble tout aussi vivant chez l'administration américaine . Non point parce qu’il lui a coûté cher en soldats, comme ce fut le cas au Vietnam, mais parce qu’il ne lui a pas fourni les résultats escomptés. Sans oublier le trou économique dans lequel elle s’est engouffrée de par son cout astronomique. Et le constat désolant qu'elle s'est obligée de faire: celui que l'Iran, son ennemi juré en est sorti renforcé.

Au vu des déclarations officielles sur le cas syrien, les réserves de Washington ont le dessus, et sont l’expression d’une fin de non-recevoir à toute velléité de guerre directe. Au rythme des contrats d'armes conclus avec ses alliés, aussi bien arabes qu'israélien, il est clair qu'elle privilégie toujours les guerres par procuration.

Israël en est le premier lésé: depuis 2006, il a bâti sa stratégie de guerre sur un va-t-en guerre américain à ses souhaits. Ce qui ne semble plus être le cas.

Source : Al-Manarhttp://www.almanar.com.lb/...

vendredi 26 avril 2013

Syrie : L’arnaque au grand jour ...l’on s’aperçoit, une fois encore, que l’opinion a été manipulée..

Chaque jour qui passe nous apporte son lot de vérités. Le cas irakien n’a pas servi d’exemple en matière de mensonges pour terrasser un pays et assassiner plus d’un million de civils. Les armes de destruction massive avaient servi comme prétexte, et puis, une fois le crime commis et le pays dévasté, on n’en parle plus.
 

Les auteurs du crime qui devraient être jugés se la coulent douce avec la complicité de la CPI qui ne jette son dévolu que sur les pauvres Africains récalcitrants au nouveau désordre mondial.
Cela dit, après l’assassinat de Saddam Hussein, Kadhafi était également sur la liste du plan B des chacals de la CIA. Cette fois-ci, c’était au tueur à gages Sarkozy d’accomplir la sale besogne. A l’époque on avait anesthésié les foules à coup de propagande en prétextant que Kadhafi bombardait son peuple. Malheureusement, et malgré les appels répétés des altermondialistes, considérés comme des complotistes, l’on s’aperçoit, une fois encore, que l’opinion a été manipulée et que la situation est irréversible.
Dans un récent article, le journaliste italien Tony Cartalucci revient sur la supercherie de l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH) qui est devenu une référence pour la « prestituée » occidentale afin de détruire la Syrie. « La seule source d’information pour le torrent sans fin de propagande émanant des médias occidentaux. Peut-être le pire de tout est que l’ONU utilise cette source biaisée et compromise de propagande comme base de ses multiples rapports. Du moins c’est ce que le New York Times affirme dans son article récent : « A Very Busy Man Behind the Syrian Civil War’s Casualty Count », fait remarquer Cartalucci.
Dans cet article, le New York Times révèle également que Rami Abdul Rahman, 42 ans, qui a fui la Syrie il y a 13 ans, gère l’observatoire depuis une petite maison de briques juymelée d’une rue ordinaire de la ville industrielle de Coventry en Angleterre, et que l’opération de propagande de ce dernier est financée par l’Union européenne et « un pays européen », qu’il refuse d’identifier. Dans cette mêlée propagandiste, faut-il également citer les deux notoires traîtres irakien et libyen qui ont alimenté les campagnes irakienne et libyenne. Le premier, Rafid al-Janabi, nom de code « Curveball », qui se targue d’avoir inventé les accusations sur les armes de destruction massive irakiennes, et le second, le Dr Sliman Bouchuiguir, de Libye, qui a formé la fondation, le racket des droits de l’homme pro-occidental à Benghazi et qui clame maintenant haut et fort que les histoires de Kadhafi massacrant son peuple étaient tout aussi inventées afin de donner à l’OTAN son prétexte d’intervention militaire.
Cela dit, ce ne sont pas ces révélations qui vont discréditer les vrais criminels qui ont massacré des milliers d’innocents en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Quant aux traîtres arabes, ils ne sont que des marionnettes manipulées. C’est toute la différence.
Chérif Abdedaïm
http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=23914
URL de cet article 20261

Armes chimiques en Syrie ?...un prétexte pour une intervention militaire occidentale dans le conflit syrien."plus le mensonge est gros, mieux il passe auprès de la population"

L'artillerie médiatique est à nouveau à l'œuvre pour conquérir les esprits et préparer l’opinion à la guerre. La peur des armes chimiques, la compassion devant les massacres imputés à l’armée de Bachar El Assad (cela n’est jamais vérifié !), visent à nous faire accepter l’inacceptable.

Aurions-nous déjà oublié la prestation pathétique de Colin Powell à l'assemblée générale de l'ONU ? Tout cela pour justifier l'invasion de l'Irak afin de piller ses ressources (se reporter au livre de Naomi Klein: "La stratégie du choc"). Ce représentant respectable des va-t-en guerre étatsuniens brandissait une fiole sensée contenir de l'anthrax, capable de répandre une épidémie mortelle en Amérique du nord qui décimerait la population. Cette mascarade avait fait suite à la tentative avortée d’accuser Saddam Hussein de posséder des armes nucléaires.
Aujourd’hui, les salves médiatiques honteuses, les bombardements d’images sans analyses sérieuses, ont pour objectif de rallier l’opinion à une intervention militaire.
Comment peut-on croire un instant que le président syrien utiliserait des armes chimiques contre son peuple ? Les victimes ne seraient pas seulement les terroristes à la solde de la fameuse communauté internationale qui a la caractéristique de se confondre avec les pays soumis à l’influence américaine.
Si on voulait bien regarder une carte de la région et dire la richesse en gaz du sous-sol syrien on comprendrait mieux l’acharnement honteux pour nous servir la solution impérialiste de la conquête coloniale au profit de quelques multinationales dont la française TOTAL.
Si d’aventure on poussait l’investigation à regarder les richesses du Golan en eau et en autres minerais nous aurions peut-être quelques réserves à l’aventure guerrière en préparation.
Cette dernière serait en tous points semblable à celle que Bernard-Henri Lévy a déjà réalisé en Libye en utilisant le concept orwellien de bombardements pour la protéger la paix.
Ces trois arguments, gaz-eau-BHL, sont suffisants pour réactiver notre esprit critique. En creusant un peu plus, on peut trouver facilement d’autres motifs d’intervention de l’OTAN dans cette partie du monde. Bien sur tout prétexte humanitaire pour justifier une intervention armée serait alors très vite discrédité, espérons-le.

lundi 22 avril 2013

La Corée du Nord dans l’oeil de l’Aigle Américain....La véritable question est de savoir si un petit pays a le droit de se protéger et de s’armer, jusqu’à et y compris d’armes de dissuasion nucléaire, s’il est pointé du doigt par une grande puissance nucléaire surarmée

Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique.
Première victime de l’« Axe du bien »
Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique. La Chine est déjà la première puissance économique mondiale, les États-Unis sont déjà le canard boiteux de l’Occident, l’homme malade de l’Alliance Atlantique.
Le 7 octobre 2001, les Vandales américains, dirigés par L’État-major de l’OTAN, entrent en Afghanistan petit pays féodal parmi les plus pauvres de la planète (45 ans d’espérance de vie – 585 $ de revenu annuel moyen), n’ayant jamais attaqué ni occupé aucun pays voisin surtout pas les États-Unis d’Amérique hors de portée de leurs kalachnikovs et de leurs caravanes de chameliers.
Le malheur pour ce pays du Moyen-âge, c’est d’avoir été le théâtre d’une guerre néocoloniale mettant aux prises le social-impérialisme soviétique sur sa fin et l’impérialisme américain – et son allié Al-Qaïda – à l’amorce de leurs déclins.
Cette campagne militaire cruelle a permis d’imposer le gouvernement fantoche d’Hamid Karzai par la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) sous commandement de l’OTAN. Le parlement de Karzai n’a que peu de légitimité et ne contrôle que le secteur de Kaboul. En 2013, ce sont environ 130 000 soldats étrangers dont 90 000 américains qui occupent ce pays strangulé et saccagé. Ces chiffres n’incluent pas les nombreux mercenaires des sociétés privées (2 000 hommes de la firme britannique Saladin, ceux de Blackwater - Académi). En janvier 2009, le think-tank International Council on Security and Development a estimé dans un rapport que la résistance était active et en contrôle d’environ 72 % du territoire afghan. Le site National priorities estime à plus de 600 milliards de dollars le coût de cette occupation par l’armée américaine.
Deuxième victime de l’« Axe du bien »
En janvier 2003, le récidiviste petit homme pose fièrement devant le porte avion de la US Navy dans son « Full Metal Jacket » galonné trop grand pour lui. De la hauteur qui était la sienne et à 15 000 Km du front irakien où les femmes, les enfants et les vieillards mouraient par milliers, la première armée du monde moderne venait de remporter son deuxième coup fourré ; le deuxième pays de l’« Axe du mal » et ses puits de pétrole avaient été mis à sa merci. Dix ans plus tard le successeur de W. Bush – deuxième de dynastie – devrait déchanter et avouer que ni l’un ni l’autre de ces pays n’étaient soumis, mais qu’à cela ne tienne l’héroïne et le pétrole circulaient à plein via le Golfe Persique.
Le petit d’homme s’enflamma et, après avoir sacrifié des milliers de femmes – dont les Femen ne parlent pas cela n’étant pas dans leur mandat – il proclama que sa soif de vengeance n’était pas étanchée et que « l’Axe du mal devait continuer d’expier afin de l’apaiser. L’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, la Corée du Nord et l’Iran, chacun leur tour, devrait être détruit pour que lui et ses amis puissent se réjouir ». Deux démons, amis du dragon chinois, venaient d’être sacrifiés et le prochain scellerait bientôt sa destinée.
Troisième victime de l’« Axe du bien »
Le prétexte pour agresser la petite Libye (6,6 millions d’habitants, 12 000$ par habitant, 86% urbain, 70 ans d’espérance de vie) fut imaginé au moment où le printemps arabe faisait rage. En février 2011, une bande de royalistes déchus, actifs à Benghazi sous les auspices des services secrets américains, britanniques et français se soulevèrent contre le Guide de la Jamahiriya – le colonel Kadhafi. S’ensuivit un bombardement en règle de l’OTAN avec l’aval du Conseil de sécurité et le silence du reste de l’humanité.
Après des mois d’agression armée illégale contre un pays souverain, le peuple libyen, exsangue, se résigna devant les mercenaires recrutés en Afrique du Nord, chez les berbères et dans les pays arabes où les jeunes désœuvrés sont pressés de s’enrôler pour n’importe quelle équipée afin de gagner de quoi manger.
Le troisième pigeon de « l’Axe du bien » venait de tomber dans l’escarcelle occidentale peu de temps après que le colonel ait été reçu à l’Élysée dans un ultime effort pour l’arracher à son nouvel allié, qui, inconscient du danger, laissait ses affidés se faire avaler sans broncher.
« Le mois dernier (mars 2013), une explosion a détruit dans la banlieue de Tripoli, un édifice et mausolée religieux Soufi du 15e siècle... Le second anniversaire de l’intervention de l’OTAN aux côtés des rebelles libyens contre Mouammar Kadhafi n’a quasiment pas été mentionné par les gouvernements et les médias étrangers qui s’inquiétaient tant pour la sécurité et les droits humains du peuple libyen en 2011. Cela ne devrait pas nous surprendre parce que la Libye actuelle est de toute évidence en train de se désagréger et que les Libyens sont devenus les proies des miliciens qui affirmaient autrefois vouloir les protéger » .
Quatrième victime de l’« Axe du bien »
La proie suivante de l’« Axe du bien américain » allait être difficile à faire tomber, car cette fois la Russie – puissance impérialiste en reconstruction avec la bénédiction de son compagnon – n’allait pas sacrifier son allié où se trouve implantée depuis des années une base militaire en Méditerranée. Quand les impérialismes étatsunien, français et britanniques agressifs et affamés se tournèrent vers la Syrie (quatrième démon de l’« Axe du mal ») pour y fomenter un coup d’État, l’axe russo-chinois s’interposa et mit un holà à la complicité du Conseil de sécurité onusien.
Le 15 mars 2011, le montage bien rodé, établi après un suivi attentif des révoltes spontanées survenues dans les pays arabes limitrophes, une manifestation de l’opposition largement médiatisée en Occident donna le coup d’envoi à l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures de la Syrie pour soutenir un mouvement de déstabilisation du gouvernement de Bachar Al-Assad.
Cette fois, aucun aval du Conseil de sécurité pour accomplir le carnage que la « Communauté internationale » des sept pays impérialistes en déclin (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Pays-Bas, Belgique) adoubés par la Turquie intégriste, l’émirat de Doha salafiste et l’Arabie Wahhabite, tous larbins, appelés en service commandé accompagné de leurs djihadistes pour porter le message de liberté de la Charia islamiste ; un jour amis des impérialistes, le lendemain repris de justice et aujourd’hui complices des sévices assénés au peuple syrien ; c’est selon l’inspiration du moment et les besoins de la politique étrangère américaine.
Ces multiples agressions et occupations des puissances déclinantes visent strictement à renverser les dirigeants en place et à y substituer partout des gouvernements fantoches à la solde de l’Occident, puis, à dévier le flot du pétrole en direction des pays amis sous contrôle étatsunien, ou simplement à récupérer un marché étranger peu importe les sacrifices imposés aux populations « libérées » de l’influence du dragon.
Au tour du cinquième de cordée de l’« Axe du mal »
Et voici venu le tour du cinquième de cordée – juste avant l’Iran que l’impérialisme américain croit pouvoir mettre au ban de sa communauté. Les premiers complots ayant réussi, pourquoi pas celui-ci ? En effet, la paix et le progrès ne sont jamais le but visé par ces échauffourées supposées apporter la « liberté et de la démocratie » des riches.
« Malgré une mise en garde de son allié chinois, la Corée du Nord a procédé, mardi 12 février, à son troisième essai nucléaire, après ceux de 2006 et 2009, "avec succès" et "pour protéger la sécurité nationale et la souveraineté du pays" (souligné par nous NDLR), a affirmé l’agence officielle KCNA. Peu après la condamnation par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 22 janvier, du tir début décembre d’’une fusée Unha-3 porteuse d’’un satellite (météorologique NDLR), considéré comme une violation des résolutions antérieures de l’ONU, la RPDC avait annoncé "renforcer sa capacité militaire, y compris sa force de dissuasion nucléaire" (souligné par nous NDLR) ».
« Le Conseil de sécurité devait, de nouveau, se réunir en urgence mardi, Pékin, Moscou et Washington s’étant concertés depuis quelques jours. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a condamné un essai nucléaire "profondément déstabilisateur". "C’est une violation claire et grave des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré son porte-parole. Le président américain Barack Obama a appelé à une réaction internationale "rapide et crédible" ». Qui agresse qui dans l’affaire coréenne ?
Participant effrontément à la psychose de guerre la presse internationale, propriété des milliardaires des médias à la solde, s’est aussitôt émue. Le 13 avril 2013 le quotidien Le Monde titre : « Pékin et Washington s’allient pour dénucléariser la Corée du Nord ». En réalité, le chapeau de l’article annonce plutôt que « Les chefs des diplomaties chinoise et américaine, le conseiller d’Etat Yang Jiechi et le secrétaire d’Etat John Kerry ont déclaré samedi 13 avril vouloir œuvrer ensemble à la dénucléarisation de l’ensemble de la péninsule coréenne (…) » la Chine attestant par là que les tensions sont dues à l’occupation américaine nucléarisée au Sud de la péninsule coréenne.
Voilà qui est très différent. Dans le compte rendu de la rencontre il est admis par le représentant américain que c’est la dénucléarisation de toute la péninsule coréenne qui doit être envisagée et non pas de simplement désarmer la Corée du Nord afin de la placer à la merci de l’impérialisme américain qui a déjà envahi et détruit le pays en 1950-1953 (presque 2 millions de morts et menace d’attaques nucléaires). Comprenez l’effroi des Nord-Coréens de voir resurgir l’assassin sous le masque du pacificateur aux dents de loup. D’autant que les chinois, pas plus que les coréens, ne stockent aucune de leurs armes nucléaires à proximité du territoire étatsunien, à l’inverse des américains (9).
Un État menacé a-t-il le droit de se défendre ?
Le principe en cause dans l’affaire coréenne n’est pas de savoir si le troisième de lignée de la dynastie du Parti de Kim Il Sung est un bon bougre. C’est là une question intérieure qui ne concerne que le peuple de la Corée du Nord. Les français sont administrés par Hollande et ils s’en accommodent ; les canadiens subissent Harper et c’est leur triste problème…idem au Royaume-Uni et en Égypte, etc.
La véritable question est de savoir si un petit pays a le droit de se protéger et de s’armer, jusqu’à et y compris d’armes de dissuasion nucléaire, s’il est pointé du doigt par une grande puissance nucléaire surarmée – arsenal de 3 500 ogives nucléaires aux mains des États-Unis, seul pays ayant utilisé ces armes de destruction massive pour exterminer des populations civiles non nucléarisées (Hiroshima et Nagasaki) – ? À l’évidence, c’est le droit et le devoir d’un pays souverain de s’armer pour se protéger de ces visées.
Ne soyez donc pas surpris si demain l’Iran se questionne à propos de ces armes de dissuasion massive, voyant se dérouler ces menaces à l’encontre d’un petit pays nucléarisé qui tient tête aux expansionnistes américains qui d’une main interdisent aux autres de se nucléariser et de l’autre tentent de déstabiliser leur gouvernement, fomentant des invasions, cherchant à diriger leur politique intérieure et extérieure et accroissant le nombre d’ogives nucléaires à leurs frontières.
D’autant que l’Iran sait déjà qu’elle est le sixième larron de l’« Axe du mal » désigné à la vindicte d’un criminel de guerre au lourd passé de récidiviste comme l’histoire nous l’enseigne depuis douze ans.
Robert Bibeau
http://WWW.ROBERTBIBEAU.CA/PALESTINE.HTML 
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samedi 20 avril 2013

AFRIQUE - MAGHREB - Espionnage : Comment le Maroc a introduit le Mossad au Maghreb

Dans cette petite tribune, pamphlet au vitriol et sans concession, Karim Bouali accuse sans porter de gants, le royaume chérifien d’être un vecteur de l’importation de l’espionnage du Mossad au Maghreb. Au travers des ses « blackwater » à lui, Israël permettrait l’infiltration des espions qui sont un danger pour la stabilité de la région, surtout pour l’Algérie, fer de lance du Maghreb.

Il aura fallu que des ONG marocaines protestent, pour que nous apprenions que le Maroc abrite des sociétés de sécurité privées israéliennes. En effet, les organisations qui ont manifesté leur colère contre la présence d’une entreprise de gardiennage dénommée «G4S» ont, par là même, permis de révéler le degré de rapprochement entre Rabat et Tel-Aviv. Si le Maroc est libre de traiter avec les pays qu’il veut, par contre, la nature de ces sociétés dont le peuple marocain ne veut pas pose un sérieux problème de sécurité pour l’Algérie. Il est difficile de croire que les autorités marocaines ne soient pas au courant de la proximité entre ce genre d’entreprises et les services de sécurité. Dans ce cas précis, il est plus qu’évident que «G4S» est une société-écran qui a réussi à s’infiltrer au Maghreb par son accès le plus facile, à savoir le Maroc, pour être au plus près d’un pays qui représente pour l’Etat hébreu une menace sérieuse, aux yeux du régime va-t-en-guerre de Tel-Aviv. On ne sait pas si les organisations non gouvernementales marocaines se sont soulevées contre cette entité parce que c’est la seule société israélienne du genre présente sur le territoire marocain et si d’autres entreprises israéliennes activent dans des secteurs d’activité autres que celui de la sécurité. Ce que les ONG marocaines reprochent à cette société, c’est son implication dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Palestine occupée. Une accusation qui confirme que «G4S», officiellement de droit privé, agit en réalité pour le compte des services de renseignement israéliens.
Ce comportement des responsables politiques marocains n’est pas fait pour apaiser les tensions entre l’Algérie et le Maroc dont la duplicité du langage éloigne de plus en plus toute possibilité de réouverture des frontières et amenuise les chances de résurrection du projet de l’Union du Maghreb arabe. Cette situation forcera les services de sécurité algériens à redoubler de vigilance, maintenant que le Mossad est définitivement installé à nos portes.
©Correspondance de Karim Bouali

lundi 15 avril 2013

Venezuela : Scrutin honnête et transparent, le peuple a parlé.Nicolas Maduro, pour continuer..

Sans Chavez, la révolution,...par la voie électorale, pluraliste, pacifique, a une nouvelle fois gagné.

La droite vénézuélienne, battue depuis 1998 par le chavisme, a affûté sa stratégie électorale et infléchi hypocritement son discours vers "plus de social".
Ultralibérale, elle s’est réclamée par exemple des "missions sociales" de Chavez. Le mensonge a payé..., mais il est une nouvelle fois battu, avec une marge plus limitée que celle que nous attendions.
Manifestement le "quotient personnel" de Chavez allait au-delà du "vote socialiste".
La campagne politique, très affective de Maduro, très émotionnelle après la mort du "comandante" Chavez, n’a pas entraîné l’adhésion de l’ensemble du vote chaviste.
Les problèmes tels que la corruption, l’insécurité, sous-estimés depuis longtemps, endémiques, ont pesé lourd et donné une victoire plus courte que prévue, mais victoire quand même. Une défaite, après le vide laissé par le charisme et la personnalité exceptionnelle de Chavez, aurait constitué un coup porté à tout le mouvement d’émancipation continental.
Si la droite prenait la responsabilité de ne pas reconnaître le résultat, elle porterait une lourde responsabilité dans les conséquences prévisibles pour la démocratie vénézuélienne. Battue une nouvelle fois, soutenue par une coalition internationale puissante, agressive, haineuse, si elle optait pour la stratégie de la déstabilisation, elle choisirait la voie irresponsable du chaos et de l’aventure sanglante.
Nicolas Maduro, dont lélection est confirmée par le CNE, a appelé à un "gouvernement de l’honnêteté" et à "réimpulser" le processus de transformation sociale en cours.
L’heure est à l’humilité, en retenant l’essentiel : sans Chavez, la révolution, dans des conditions adverses, par la voie électorale, pluraliste, pacifique, a une nouvelle fois gagné.
Jean ORTIZ
Maître de Conférences, latino-américaniste
Université de Pau
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