vendredi 18 décembre 2015

Arabie Saoudite : La blague de Riyad - l'Arabie Saoudite a formé une coalition… antiterroriste de 34 pays musulmans.



Etre un acteur de guerre de premier plan et vouloir rassembler les pays «qui aiment la paix», c’est l’exploit réalisé par l’Arabie Saoudite. Mieux, le régime saoudien prétend que son initiative vise à combattre Daech. On ne se trompe pas, il s’agit de la même Arabie Saoudite qui s'apprête à décapiter un poète pour apostasie, en fait pour avoir critiqué le régime moyenâgeux de Riyad ; ce régime qui torture, qui flagelle, qui traite la femme comme un objet, et qui, en matière de terrorisme, en a produit l’idéologie, le wahhabisme, propagé partout où il sévit. Et l’information qui suit ressemble à une blague : l'Arabie Saoudite a formé une coalition… antiterroriste de 34 pays musulmans, où l’on trouve le Qatar et la Turquie, de la même engeance, qui encouragent les groupes terroristes en Syrie et ont contribué à ce qu’ils s’installent en Libye, particulièrement Daech que cette coalition prétend combattre. Heureusement, notre pays ne participe pas à cette tragi-comédie, ni l'Iran, et encore moins l'Irak et, naturellement, la Syrie qui sont aux avant-postes de la lutte antiterroriste. Mais on y trouve les Comores et les Maldives. Le centre de commandement est basé dans la capitale saoudienne, tout comme l’autre coalition, arabe celle-là, que dirige aussi l’Arabie Saoudite et qui est engagée dans une des guerres les plus sales, et de surcroît sans issue, contre le Yémen, musulman, voisin. Il faut rappeler que le régime saoudien est partie prenante dans la coalition pro-occidentale, dirigée par les Etats-Unis, qui fait semblant de combattre Daech en Syrie et en Irak. Cette fébrilité saoudienne n’est certainement pas étrangère aux pressions exercées par les dirigeants américains pour amener Riyad à redorer son blason pour offrir un aspect plus présentable en tant qu’allié des pays occidentaux. On a vu comment l’opinion publique française a réagi après les attentats de Paris du vendredi 13 novembre en exigeant de son gouvernement qu’il révise sa position à l’égard du régime saoudien.
Houari Achouri
Source : Palestine Solidarité

mercredi 16 décembre 2015

SAHARA OCCIDENTAL : Une grande victoire et une décision historique pour le peuple sahraoui !



En mars 2012, l’Union européenne a signé avec le Maroc un accord de libéralisation des produits de l’agriculture et de la pêche. À l’époque, les associations de solidarité avec le peuple sahraoui (dont le MRAP), des juristes internationaux et de nombreux parlementaires européens avaient demandé au Conseil de ne pas signer cet accord illégal au regard du droit international car il concernait aussi le territoire du Sahara occidental. Bien que la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ne soit reconnue, ni par les Nations unies, ni par les États membres, l’Union européenne a signé l’accord.
En novembre 2012, le Front Polisario a introduit un recours contre cet accord devant la Cour européenne de justice. La Cour a jugé recevable le recours du Front Polisario qui est ainsi reconnu comme représentant légitime du peuple sahraoui. Après trois ans de bataille judiciaire et de mobilisation internationale, la Cour européenne de justice a rendu son verdict le 10 décembre : l’accord entre l’Union européenne et le Maroc est annulé parce qu’il s’applique au Sahara occidental.
C’est une grande victoire et une décision historique pour le peuple sahraoui ! Le MRAP se félicite de cet arrêt qui confirme que le Maroc n’a aucune souveraineté sur le Sahara occidental. Les autorités européennes et les gouvernements devront en tenir compte en excluant le Sahara occidental de tous leurs accords de coopération avec le Maroc, en arrêtant tous les projets mis en œuvre au Sahara occidental, en interdisant le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental. Tous les accords concernant le Sahara occidental devraient être négociés directement avec le Front Polisario qui se voit reconnaître le droit de poursuivre en justice les États et les entreprises qui signeront avec le Maroc des accords englobant le Sahara occidental.
Au lieu d’essayer de bafouer ou de contourner le droit international, l’Union européenne et ses États membres auraient mieux à faire en mettant tout leur poids pour l’application des résolutions de l’ONU.
L’arrêt de la Cour européenne de justice constitue aussi un encouragement à la poursuite de la mobilisation pour la libération des prisonniers politiques sahraouis et la pleine reconnaissance des droits du peuple sahraoui qui doit pouvoir décider librement de son avenir par un référendum d’autodétermination.

lundi 14 décembre 2015

Les États-Unis, l’OTAN et les terroristes de l’E.I. font partie d’une seule et même alliance.



POUTINE DEMEURE MAITRE DE SON PROPRE AGENDA

Les informations et les témoignages se multiplient à l’effet que les États-Unis, l’OTAN et l’État islamique (DAECH) sont engagés dans un même combat. Ils font partie d’un système dont la tête dirigeante est l’Oncle Sam. Ce dernier contrôle l’ensemble des acteurs et définit les stratégies à suivre pour atteindre les objectifs fixés. 
Il n’est pas superflu de rappeler que l’OTAN compte 28 pays membres qui se sont délestés, dans les faits, de leur souveraineté nationale pour rejoindre cette superstructure sous contrôle des États-Unis d’Amérique. Il est pertinent de rappeler ici ce témoignage du colonel Régis Chamagne qui ne mâche pas ses mots pour confirmer cette réalité. Il en va de même pour l’É.I. (DAECH), créature de cette même puissance. 
 Si tel est bien le cas, on peut alors comprendre que la lutte contre le terrorisme, slogan largement employé par l’Occident, ne soit qu’une couverture pour consolider ce même  terrorisme en lui assurant armement, formation et argent. Cette situation aide à comprendre également que les bombardements, supposément dirigés contre DAECH, au cours des dernières années aient permis à ce dernier de doubler ses effectifs et de progresser dans sa lutte de prise de contrôle du territoire syrien et de déstabilisation du gouvernement légitime de Bachar al Assad.
L’entrée en scène de la Russie en Syrie pour combattre ce terrorisme, à l’invitation du président Bachar Al Assad, vient contrecarrer les projets des trois principaux acteurs dans cette opération de conquête et de changement de gouvernement. En moins de trois mois de bombardements, la Russie a fait plus de ce qu’ont fait tous les pays de l’OTAN engagés dans cette lutte contre le terrorisme. La présence russe et la clarté de son engagement dans sa lutte contre DAECH leur posent un sérieux problème. Poutine sait que ce terrorisme est parti de leur arsenal de guerre, mais les populations auxquelles ces gouvernements répondent ne le savent pas. Tout leur a été caché, dissimulé. Des milliards de dollars et d’euros, engloutis dans les budgets militaires, vont à ces groupes terroristes, pensés et voulus comme des armées secrètes au service de diverses missions hors la loi. 
Au moment d’écrire ce texte, la coalition de lutte contre l’État islamique, dirigée par les États-Unis, renforce ses interventions en Syrie en multipliant les bombardements et en envoyant des bataillons militaires pour soi-disant combattre sur le terrain ce terrorisme. Les retenues de Poutine à ne pas répondre à l’agenda occidental des provocations qui visent à l’amener à déclarer la guerre sont perçues comme une faiblesse de sa part. Dans un article récent, on peut lire ceci :
« L’Empire a correctement identifié la faiblesse des forces russes en Syrie, et il a décidé d’utiliser la Turquie pour se doter d’un élément de déni plausible. Cette attaque n’est probablement que la première étape d’une campagne beaucoup plus vaste pour repousser la Russie loin de la frontière turque. La prochaine étape, apparemment, comprend l’envoi de troupes occidentales en Syrie, d’abord comme conseillers, mais finalement comme forces spéciales et contrôleurs aériens avancés. Les armées aériennes américaines et turques joueront le premier rôle ici, avec des avions allemands et britanniques assurant suffisamment de diversité pour parler d’une coalition internationale. Quant aux Français, coincés entre leurs partenaires russes et leurs alliés de l’OTAN, ils resteront aussi insignifiants qu’avant : Hollande s’est dégonflé, de nouveau (ça vous étonne ?). Finalement, l’OTAN créera un havre de facto pour ses terroristes modérés au nord de la Syrie et l’utilisera comme base pour diriger une attaque contre Raqqa. »
Ce que je comprends de Vladimir Poutine c’est qu’il a son propre agenda de guerre et que ce ne sont pas les provocations calculées de ses adversaires qui l’en feront démordre. Dans son intervention aux parlementaires de son pays, il a bien dit qu’il connaissait les terroristes et ceux qui les soutiennent et qu’il savait ce qu’il fallait faire. Par ces propos, il dit clairement à qui veut l’entendre qu’il a un agenda très précis dont il est seul avec ses principaux alliés à en connaître les avenants et aboutissants. Je soupçonne Poutine de faire éclater au grand jour, au vu et au su des populations occidentales, le fait que les États-Unis, l’OTAN et les terroristes de l’E.I. font partie d’une seule et même alliance. Ses invitations répétées à former une seule grande alliance avec la Russie pour lutter contre l’État islamique (DAESH) sont constamment repoussées par ses partenaires occidentaux et pour cause. Leurs interventions en Syrie ne visent pas l’élimination des terroristes, mais le renforcement de leurs luttes contre le gouvernement Bachar al Assad. C’est exactement ce à quoi pense Poutine lorsqu’il dit qu’il n’y a pas place pour le double jeu dans cette lutte contre le terrorisme.
Ce double jeu devient de plus en plus évident avec ces témoignages qui se font toujours plus nombreux et crédibles sur cette grande arnaque de l’opinion publique. Il faut ajouter au témoignage du colonel Régis Chamagne, celui du général américain Wesley Clark qui donne le contexte dans lequel ces diverses forces ont été mises en place en vue de remodeler le M.O. et de prendre les devants pour assurer la gouvernance du monde. À joindre à ces témoignages celui d’un rabbin juif qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour parler du rôle fondamental de la CIA dans la mise en place de ces forces terroristes au service des intérêts de l’empire et de ses alliés. 
Vladimir Poutine n’en continue pas moins à positionner ses forces en fonction de son agenda et non en fonction de celui de ses « partenaires » occidentaux. Lorsqu’il aura fait le constat que la confrontation est inévitable, il attaquera le premier, là où ça fera mal. 
Poutine reste maître de son propre agenda de guerre.
Oscar Fortin
Le 13 décembre 2015 
http://humanisme.blogspot.com

Lettre à un pauvre

Mon très cher pauvre, 3azizi Zawali,

Je t'ai vu marcher dans la rue et en croisant ton regard, je t'ai reconnu. Aucun autre regard ne ressemble au tien. C'est le regard de ces quelques uns qui pareils à des tours mal construites, voient s'effondrer autour d'eux les derniers étais qui la soutenaient.
J'ai vu aussi comment ton âme peut se tordre dans le désarroi de la solitude car les pauvres vivent dans la solitude, c'est même ce qui caractérise leur pauvreté.
Tu as connu l'amour absolu, cet amour tellement fort qu'en prétextant un RDV avec la vie, il a détourné les yeux de ton sort, oublié ses propres mots et en te tournant le dos, s'en est allé remplir sa mauvaise conscience des excuses de la raison.
Tu manques de tout, cher pauvre, et ceux qui pourraient te donner le fil ténu qui te relie à la vie, s'en indiffèrent en inventant un ailleurs propice, une envie d'autre chose.

Si tu étais riche, cher pauvre, tu serais entouré et ton amour enfui serait resté là, à vanter ton existence de repus, à manger sur ton dos les miettes de son hypocrisie.
Alors tu es seul, tu n'a rien sur terre, les portes se ferment, et dans ta nuit de cauchemar aucune voix ne vient apaiser les peurs ancrées au fond de ton ventre vide, et l'oppression du monde replie ses ailes noires sur ta désespérance.
Des fois, cher pauvre, il arrive que tu meures, et ton cortège funèbre n'est suivi par personne, Mais au fond cette mort t'arrange.
Avec ce que la vie t'offrait tu n'as rien perdu, car sous terre tu es au chaud et que ton enfer était sur terre.


Mon Très cher pauvre, 3azizi Zawali,

En Occident et aux USA donneurs de leçons de démocratie, les pauvres ne sont pas libres d’aller là où ils veulent et ne sont pas les bienvenus dans certains quartiers.
Les pauvres gênent, Cette hostilité est d’autant plus marquée qu’elle s’articule depuis quelques années à des politiques qui criminalisent la présence des sans abris et qui s’orientent vers l’invisibilisation de ceux-ci.
Ils n’ont désormais plus le droit d’afficher leur pauvreté, à la ville comme à la mort.
Même dans la mort, l’exclusion frappe. Les vivants ont pris soin de quadriller l’espace des morts selon une logique ségrégative : les riches dans des caveaux, les moins riches dans des fosses temporaires qui sont attribuées pour 10 ans (renouvellement selon les moyens de la famille), et les pauvres dans les trous du champ commun.
A l’écart des tombes en marbre, fleuries, honorées avec surcharge et légèrement kitsch, se dressent de grandes haies, des frontières vertes qui cachent les périmètres réservés formant une sorte de bocage de la mort indigente et anonyme. Des monticules de gravats, alignés en rang, des petits tas de cailloux pour signifier qu’il y a quelqu’un en dessous, mort. Quelques tombes sont surmontées d’un piquet avec tout au plus le numéro de la fosse.
Anonymes jusque dans la mort, les pauvres ne sont pas nommés. La misère est frappante à la vue des ces tombes de fortune qui tanguent, ornées de bouts de ferraille recyclés parfois par quelques membres de la famille ou amis qui luttent pour faire exister la mémoire du défunt.
Les pauvres sont doublement décédés, cliniquement et socialement.
Les pauvres morts-vivants socialement. Même au cimetière, ils sont séparés des autres, des moins morts qu’eux, qui continuent d’exister symboliquement dans le monde des vivants car nommés dans la communauté.

Je t'ai croisé, cher pauvre, tes yeux perdus cherchaient encore la voix mélodieuse de l'autre. Mais la voix est morte, elle a ravalé ses promesses ; les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Mon très cher pauvre, 3azzizi Zawali,

Nous avons fait route ensemble, toi mort, moi en sursis pour peu de temps, Je sais que maintenant tu reposes en paix.
Je fais le serment de continuer sur ton chemin toujours droit devant, toujours dans l’honneur, la dignité et la lutte permanente contre les inégalités, l’oppression, la discrimination et l’exploitation....La Bourgeoisie, Le Capitalisme....
POUR TOUTES LES VICTIMES, PAS UNE MINUTE DE SILENCE, TOUTE UNE VIE DE LUTTES.
Abat le capitalisme.
Que le Combat Continue !....


samedi 12 décembre 2015

France – Elections régionales : Le barrage à l’extrême droite, c’est dans les luttes sociales et solidaires. Ni le PS, ni la droite, ni Gattaz n’ont la moindre crédibilité lorsqu’ils dénoncent les promesses sociales du FN.



Le FN risque de rafler deux ou trois présidences de région. Le PS et les Républicains paniquent à l’idée de perdre leurs sièges au bénéfice du monstre. Un monstre qui a prospéré sur leurs politiques antisociales, sécuritaires et de stigmatisation des immigrés. Un monstre qui, à bien des égards, leur ressemble, en pire ! On ne dégonflera l’extrême droite qu’avec un renouveau du mouvement social, des luttes collectives et l’espoir d’un véritable changement de société.
Voilà trente ans que les gouvernements de gauche comme de droite détricotent les protections sociales, les solidarités, les services publics.
Trente ans que le chômage et la précarité progressent au même rythme que la fortune des ultra-riches.
Trente ans qu’on nous vante les valeurs de réussite sociale, d’individualisme, d’égoïsme.
Voilà trente ans surgissait le FN. Trente ans après les partis et les médias qui portent la responsabilité de cette descente aux enfers ont perdu toute crédibilité aux yeux de l’électorat.
De ce point de vue il est remarquable que les partis à gauche du PS paient davantage que le PS lui-même : c’est le prix de leurs accords de gestion avec le PS, le prix aussi du vote de l’état d’urgence que nombre de leurs sympathisantes et sympathisants n’acceptent plus.
Autour du FN gravitent toujours autant de groupuscules ouvertement fascistes et son discours raciste séduit une partie de l’électorat. Et si on trouve nombre de politiciens pour pleurnicher le soir du 1er tour, nous sommes bien peu nombreux et nombreuses à les combattre toute l’année. Mais c’est bien le discours social, mensonger et incohérent, développé par Marine Le Pen qui permet aujourd’hui au FN de séduire largement les couches populaires.
Ni le PS, ni la droite, ni Gattaz n’ont la moindre crédibilité lorsqu’ils dénoncent les promesses sociales du FN. C’est seulement dans les luttes sociales réelles et dans les grèves que le FN se démasque, toujours prompt à condamner les grévistes et les syndicalistes. C’est sur ce terrain là que nous pouvons faire reculer le FN et nous nous y employons non seulement à la veille de quelque élection mais toute l’année.
C’est pourquoi nous n’acceptons pas les leçons de « civisme » distribuées à la volée par les médias et les partis dominants. La moitié des français en droit de voter s’abstiennent. Et plus de 70% dans les villes les plus pauvres de Seine-Saint-Denis. Notre problème est de transformer ce rejet de la farce électorale en force constructive, résistante et autogestionnaire.
Nous ne le ferons pas avec nos seules forces. Avec notre proposition de front anticapitaliste, nous nous adressons largement aux militants et militantes déjà organisés dans divers partis comme à celles et ceux qui ne se retrouvent dans aucune organisation politique. Un front pour développer les luttes contre l’exploitation patronale et toutes les injustices, toutes les discriminations.
Personne n’est en trop pour reconstruire un rapport de force favorable au camp des travailleurs et des travailleuses, à l’émancipation, aux valeurs d’égalité et de solidarité. C’est pourquoi, au lendemain du 1er tour des élections régionales, nous proposons de refuser de diviser un peu plus les anticapitalistes à propos du second tour. Aussi Alternative libertaire affirme comprendre celles et ceux qui vont une nouvelle fois refuser de participer à la mascarade électorale ; et comprendre aussi celles et ceux qui feront le choix, dans les régions concernées, de faire barrage à une victoire de l’extrême droite.
Ce qu’il faut, c’est agir ensemble plus fort dès demain dans les entreprises et dans les quartiers.
Alternative libertaire, le 7 décembre 2015