jeudi 19 novembre 2015

Qui est responsable des attentats du 13 novembre à Paris ? ….Je les accuse d’avoir fourni d’une manière indirecte mais non moins efficace, les armes qui ont tiré hier puisque Hollande a reconnu lui-même qu’ils en ont vendu aux terroristes.



Les attentats de Paris appartiennent aux terribles soubresauts d’une bête blessée et mourante. Cette bête, ce sont les Etats-Unis des Corporations Capitalistes auxquelles appartiennent les Etats-Unis, Israël et leurs alliés Saoudiens et Européens. Nous y sommes donc. Hélas.

Précisons, à propos de ces alliés, qu’ils se bouffent entre eux, les uns voulant une guerre nucléaire et les autres, moins fous, n’en voulant pas. Voilà pourquoi Merkel , qui s’était couchée devant les desiderata des Corporates, s’abandonnant, après le coup d’Etat contre Volkswagen, à leur volonté d’avoir une main d’œuvre bon marché quand Tafta serait voté, vient de faire machine arrière et reconduit tout le monde chez les Grecs.
Certains me diront que les Corporations Capitalistes ne sont pas si mourantes que ça. Mais si.
D’une part l’éveil des citoyens du globe leur est nuisible. Un exemple, les bénéfices des grosses boîtes sont en nette baisse. Big Pharma est mis en cause. Aux Etats-UNis, Bernie Sanders dame le pion à Hitlary Clinton. Trump va jusqu’à accuser Bush du 11 septembre. Israël est violemment critiqué et boycotté pour sa politique d’apartheid.
Mais reprenons le cours de cette histoire du 21e siècle.
Les Corporates qui font des billets 24h /24, après avoir semé le chaos en Asie ont transporté leurs champs d’horreur au Moyen-Orient. Pour y débarquer il a fallu la mascarade du 11 septembre mais ils ont réussi en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie à ruiner des pays où des photos « avant-après » nous montrent l’étendue de leurs dégâts.
Il y a quelques mois, sans doute ravis de la réussite de leurs révolutions colorées, ils se sont mis dans la tête de mettre la Russie dans la cale aux esclaves. Depuis des années ils l’encerclaient de leurs bases. Ils ont voulu faire un pas de plus mais sont tombés sur un os qui s’appelle Poutine.
Grand stratège.
Non seulement Poutine a récupéré la Crimée sans tirer une balle, mais encore, face à l’imbroglio Syrien et la volonté des Corporates de liquider Assad pour faire passer leurs pipelines en Syrie, il a commencé sa guerre contre Daech, prouvant ainsi que depuis un an, la coalition des EU et de leurs soixante-cinq alliés (!!!) jouait à faire semblant.
C’est beaucoup d’un coup.
L’Empire des Corporates veut qu’Assad parte. Poutine ne veut pas. Assad reste. Et Daech et les modérés non modérés se font détruire.
Or plusieurs événements vont rendre dingues nos salauds de l’Inside job et de l’attentat mené par des dingues qu’on drogue.
- La découverte que l’armée russe est supérieure à l’armée étasunienne dont les boucliers anti-missiles sont des passoires.
- La renommée internationale croissante de Poutine. J’ai vu récemment une video où des Etasuniens haut gradés étaient obligés de reconnaître que RT [ Russia Today.Noit du GS] était le média que tout le monde croyait.
- Le succès des Russes sur le terrain. La prise de l’aéroport de Kweires. Leur avancée vers Palmyre. Leur remarquable diplomatie qui réussit à faire des alliés de ces fameux « terroristes modérés » qu’ils ont réussi à dénicher et à faire travailler avec eux.
- Les humiliations infligées à Israël :
a) la justice espagnole lance des mandats d’arrêt contre Netanyahu et six de ses ministres.
b) L’UE veut que soient clairement étiquetés les produits provenant des colonies.
c) Obama refuse qu’Israël annexe le Golan.
d) Poutine leur conseille de rester chez eux. « L’annonce par Vladimir Poutine d’une surveillance du ciel syrien par la Russie pour interdire les bombardements israéliens en soutien à Daech présente donc une importance historique planétaire. »
e) Hollande reçoit Rohani qui traite Israël de pays non légitime.
f) Une nouvelle intifada où des Palestiniens poignardent des Israéliens.
Qu’Israël pète les plombs (et je m’excuse d’employer ce nom « Israël » quand il ne s’agit ici que des hommes de main des Corporates) cela a été prouvé par une vidéo où l’on voit des « Israéliens » déguisés en arabes, entrer dans un hôpital et tuer un suspect.
Face à ces « humiliations » il a sans doute fallu prouver à Poutine et aux alliés des Corporates, que les bonnes vieilles recettes pouvaient toujours marcher.
Plusieurs événements ont alors eu lieu.
- La chute de l’avion russe. Daech a reconnu le forfait. Mais l’affaire est plus que trouble. Les EU et la GB penchent pour la présence d’une bombe à bord mais il n’y a aucune trace de poudre nulle part. Il s’agirait donc d’un détournement d’avion par un système extérieur ce qui expliquerait que cet acte ait été concocté à un haut niveau d’exécution. Les plus grands services secrets de la planète sont donc désignés. On repense également à l’affaire du Malaysia Airlines perdu du côté de l’Australie et jamais retrouvé.
- Damas et Lattaquié sont bombardées. Une manière de dire aux Russes qu’ils ne sont pas encore les maîtres du terrain.
- Beyrouth est endeuillé par un attentat. Daech le revendique et vise le Hezbollah qui se bat aux côtés de la Syrie et des Russes.
Et hier soir Paris.
Les deux seuls témoignages qui nous ont été transmis précisaient bien que les terroristes disaient que c’était pour punir la France d’être intervenu en Syrie. Voilà le message à faire passer. (Ceci dit, ils ont bombardé trois fois, c’est cher payé du tir !)
Chacun conclura ce qu’il voudra.
En tant que Française je voudrais dire au gouvernement français que je les accuse d’être au premier chef responsable de la nuit du 13 novembre car ils suivent l’OTAN et les EU dans leurs guerres coloniales et ainsi nous mettent au premier rang des belligérants où nous n’avons que faire.
Votre guerre. Nos morts.
Je les accuse d’avoir fourni d’une manière indirecte mais non moins efficace, les armes qui ont tiré hier puisque Hollande a reconnu lui-même qu’ils en ont vendu aux terroristes. Un peu de logique !
N’est-ce pas aussi le cas d’Israël ? Israël soutient fortement Daech en Syrie (1700 blessés soignés en Israël, armes, attaques aériennes, 800 commandos d’élite sur le terrain).
Et des EU qui arment les terroristes pour se débarrasser d’Assad ?
Ce double-jeu meurtrier explique les attentats de Paris. Ne prenez pas les citoyens pour des imbéciles.
Que j’en ai plus qu’assez des grands mouvements d’émotion nationale orchestrés par itélé et BFMTV. Qu’il est évident que dans ce genre d’attentat il y a aussi un « story-telling » destiné à émouvoir par les scènes les plus horribles où chacun peut s’imaginer à la place de la victime.
Que cet état d’urgence sur tout le pays et, sans doute, le report des régionales où ils étaient assurés de prendre une méga-rouste, posent des questions à beaucoup. La France n’était-elle pas déjà en alerte maximum ? Les frontières n’étaient-elles pas fermées ? La DGSE n’a-t-elle pas tous les moyens d’espionner ? Que faut-il de plus ? Ou que faut-il de moins ?
Le plus grave restant à venir : la France va-t-elle débarquer en Syrie la semaine prochaine pour chasser Assad qui, d’après Fabius, le père dont le fils est poursuivi par la police étasunienne pour avoir piqué du fric à Las Vegas, est la cause de la présence de Daech ?
Pour arroser de plombs de pauvres citoyens qui étaient en ville pour passer une soirée paisible, les Corporates sont sans doute bons. Mais face à la Russie, je leur conseille la prudence. S’ils bougent une oreille, la tête va leur tomber. Ils le savent. D’où leur agitation fébrile.
Paris, hier soir, était une cour de récréation sanglante où certains tentaient de reprendre la main.
Une dernière question : pourquoi ces attentats frappent-ils toujours le petit peuple qui n’a aucun pouvoir de décision et pas les dirigeants qui donnent les ordres ?
Est-ce parce que le seul but est de faire peur au peuple pour qu’il accepte n’importe quoi ?
Hier, à Paris certains de nos compatriotes sont morts. La veille encore ils ignoraient que dans des salons feutrés on plaçait des hommes armés sur une carte de leur ville. Ces malheureux, nos citoyens, frères et amis, vivaient leurs dernières heures.
Pour que le gaz et le pétrole enrichissent les Corporates.
On attend la une de Charlie-Hebdo.
Ariane WALTER

mercredi 18 novembre 2015

Attentas de Paris : J’Accuse….



Quelques jours après l’attaque sur Paris, la première du genre depuis la 2eme guerre mondiale et qui a coûté la vie à près de 130 civils, la tension est grande et la peur est là…

La question se trouve dans toutes les bouches ; un nouvel attentat pour bientôt ? 
Car oui, les experts, à l’image de Marc Trevidic, ancien juge antiterroriste, lors de son allocution à la TV après les attentats, s’accordent pour prévenir d’une menace réelle qui plane sur la France.
Si aujourd’hui, les amalgames entre musulmans et «Daech» sont audibles dans les rues françaises, les causes et les initiateurs de cette effroyable attaque doivent être surlignés à l’encre rouge.
Pourquoi «Daech» a-t-il visé la France ? Et surtout qu’a-t-il à gagner à perpétrer de tels actes et promettre plus de sang encore ?
Pour tenter d’éclaircir certains internautes excédés par le discours uniforme des médias d’Occident, il est nécessaire de faire un petit retour-arrière, lorsque le monde arabe subissait coup sur coup, renversements politiques et chaos ensanglanté.
De l’Egypte en passant par la Tunisie, la Lybie et aujourd’hui la Syrie, au devant de la scène, les mêmes acteurs, les mêmes cracheurs de feu.

Le wahhabo-salafisme véritable gangrène

L’humanité fait face à une idéologie ultra violente qui non seulement se dote de plus de barbarie encore mais surtout plaît à un nombre croissant de badauds de par le monde: Le wahabbo-salafisme et son second, les frères musulmans.
Ce n’est plus un secret, cette nébuleuse a été créée en Arabie saoudite et au Qatar (deux grandes puissances qui se partagent près de 80% des richesses du monde arabe), par les britanniques au XIXème siècle pour s’assurer la protection de la route des Indes, sécurité qui implique la totale maîtrise du golf arabo persique.
Aujourd’hui, ce mouvement ultra fondamentaliste, s’est doté de deux acteurs majeurs, «Al-Qaïda» et «Daech» qui se disputent la place de leader régional en matière de barbarie.
La palme d’or est décernée à «l’Etat islamique» qui a dépassé son grand frère en matière de violence mais aussi et surtout par sa fortune colossale de plus de 2200 milliards de dollars.
Une question essentielle se pose alors ; comment a-t-il pu devenir aussi puissant ?

«Daech», l’entité terroriste au PIB d’un Etat

D’abord et avant tout, il est nécessaire de rappeler le financement secret saoudien, koweitien et qatari, dans sa création.
Aujourd’hui, confortablement installée, la nébuleuse peut donc jouir de toutes les réserves naturelles irakiennes (pétrole, gaz, minerais etc.), des pillages d’œuvres d’art vendues partout dans le monde, impôt, trafic d’êtres humains… La liste est longue.
Plus de 800 millions de dollars de pétrole transitent chaque année depuis la Turquie, grand allié des saoudiens, au-delà des «frontières de l’Etat islamique». Où va cet or noir vendu à moitié prix ? Ne nous leurrons pas, les pays de l’Ouest ont bien évidemment leur part de marché.
Au-delà de ces faits chiffrés, les enjeux politico-économiques sont tout aussi ahurissants.

La responsabilité flagrante du Quai d’Orsay

En se positionnant en véritable fer de lance de la «démocratie occidentale», la France de Nicolas Sarkozy d’abord puis celle de François Hollande s’est engagée dans un virage à 90 degrés concernant sa politique extérieure.
Les allées et venues à Tripoli (capitale libyenne) de l’auto proclamé philosophe des lumières, Bernard Henri Levy, soit dit en passant également membre d’un Think Tank sioniste, pour haranguer les foules, puis la mise à sac, par les bombardements français, d’un pays souverain qui ont fait des dizaines de milliers de victimes, n’ont eu d’autres résultats que d’ouvrir l’autoroute africaine aux miliciens de «Daech».
Concernant la Syrie, on se rappelle des propos du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirmant que «Bachar el-Assad ne méritait pas d’être sur la terre» tout en donnant sa bénédiction à tous les extrémistes prêts à en découdre avec l’armée et les civils syriens. Discours va t-en guerre démontrant clairement que la France est décidée de suivre à la lettre, la politique moyenne orientale des américano-sionistes et de leurs alliés arabes et turcs.
Nous savons aussi que des financements  et des armes comme des missiles APILAS ou MILAN de fabrication française ont été envoyés depuis l’hexagone aux terroristes d’«Al Nosra», autre groupe radical.
Et que pouvons-nous dire des contrats militaires mirobolants de plus de 10 milliards d’euros, récemment signés entre Paris et Ryad, alors que l’Arabie Saoudite est en train de perpétrer un véritable génocide au Yémen ? Que dire de la vente des quartiers défavorisés ou du prestigieux club de foot du PSG au Qatar.

Attentats, la suite logique d’une politique erronée

Comme Marc Trevidic le dit si bien, que peut-on attendre d’un groupe terroriste si la politique mondiale l’a laissé devenir hyper puissant ?
Lorsque l’on nourrit la Bête, ne finit-elle pas par revenir chez ses maîtres ???
François Hollande, qui appelle à l’«Unité nationale», vient de le dire: «Les français devront faire des sacrifices». A quoi doivent-ils s’attendre ? Plus de police, plus d’armée, plus de budget pour ses actions extérieures pour moins d’emplois, de santé, d’éducation ??
Jean Jaurès disait: «Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte les nuages d’orage».
Par Eline Briant
Source: french.alahednews

Mais d’où vient la fortune de «Daech» (infographie)


« Passeport » : Le Retour. Un papier d’identité, trouvé miraculeusement et désignant l’auteur des attentats venant d’être commis, est devenu un classique. Il s’agit d’un évènement qui se répète.



Dans le cadre de l’enquête sur les massacres à Paris, un passeport syrien a été retrouvé près de l’un des kamikazes du Stade de France. Après avoir été désigné comme responsable des attentats par le président Hollande, “l’Etat Islamique ”, a reconnu être à la base de ces actions. Pour l’exécutif français qui avait déclaré vouloir intervenir en Syrie contre l’EI, en réalité contre Bachar El Assad qui « doit partir », il s’agit là d’un indice important devant conforter une opération militaire. La procédure du double discours, soutenir une organisation que l’on désigne comme ennemi et nommer comme terroristes des personnes que l’on a préalablement appelés « combattants de la liberté », n’est pas l’apanage du gouvernement français.
Produire son ennemi est devenu un axe de la stratégie occidentale, nous confirmant que dans la structure impériale, il n’y a pas de séparation entre intérieur et extérieur, entre le droit et la violence pure, entre le le citoyen et l’ennemi. En Belgique, le prédicateur musulman Jean-Louis Denis est poursuivi « pour avoir incité de jeunes gens à partir faire le djihad armé en Syrie », car il est soupçonné d’avoir eu des contacts avec Sharia4Belgium, un groupement qualifié terroriste, ce que le prévenu nie. Son avocat a fait ressortir la double pensée de l’accusation dans cette affaire, en lançant devant le tribunal correctionnel de Bruxelles : « On a envoyé des gamins dans les bras de l’Etat islamique en Syrie et ce sont vos services qui l’ont fait [1] ». Il a appuyé ses accusations en faisant ressortir le rôle dans cette affaire d’un agent infiltrant de la police fédérale.
Le retour du signifiant.
Concernant les massacres parisiens, il semblerait qu’une des premières préoccupations des terroristes soit d’être identifiés le plus rapidement possible. Cependant ce paradoxe nous étonne à peine. Un papier d’identité, trouvé miraculeusement et désignant l’auteur des attentats venant d’être commis, est devenu un classique. Il s’agit d’un évènement qui se répète, une compulsion de répétition désignant à chaque fois un coupable appartenant à une « mouvance jihadiste ».

Dans la version officielle du 11 septembre, le FBI affirmait avoir retrouvé le passeport intact de l’un des kamikazes à proximité d’une des deux tours complètement pulvérisées par des explosions, dégageant une température capable de faire fondre l’acier des structures métalliques d’un building, mais laissant intact un document en papier. Le crash du quatrième avion, s’écrasant en rase campagne à Shanksville, a également permis à la police fédérale de retrouver le passeport de l’un des terroristes présumés. Ce document partiellement brûlé permet quand même d’identifier la personne, grâce à la présence de son nom, de son prénom et de sa photo. Cette possibilité est d’autant plus troublante que du crash de l’avion ne subsistait qu’un cratère d’impact, point de morceau de fuselage ou de moteur, seul restait ce passeport partiellement brûlé.

L’invraisemblable comme mesure du vrai.

Dans l’affaire Charlie Hebdo, les enquêteurs ont retrouvé la carte d’identité de l’aîné des frères Kouachi dans la voiture abandonnée dans le nord-est de Paris. A partir de ce document, la police s’aperçoit qu’il s’agit d’individus connus des services antiterroristes, des « pionniers du djihadisme français. » La «  traque » peut alors commencer. Comment des tueurs, commettant un attentat avec un sang froid et une maîtrise qualifiés de professionnels, peuvent-ils commettre une telle erreur ? Ne pas s’encombrer de ses papiers fait pourtant partie de l’abc du simple cambrioleur.
Depuis le 11/9, l’invraisemblable fait partie de notre quotidienneté. Il est devenu le fondement de la vérité. La Raison est bannie. Il ne s’agit pas de croire ce qui est dit, mais bien la voix qui parle, quelque soit le non sens de l’énonciation. Plus celui-ci est patent, plus la croyance en ce qui est affirmé doit être indéflectible. L’invraisemblable devient ainsi la mesure et la garantie du vrai.
Le discours portant sur les affaires Merah ou Nemouche l’atteste. Merah, encerclé par des dizaines de policiers, serait parvenu, en trompant la surveillance des forces spéciales, à sortir de son domicile et ensuite à y retourner, afin de se faire tuer par un « sniper » qui aurait tiré en « légitime défense » avec des « armes non létales ». Il serait sorti de chez lui pour téléphoner d’une cabine publique, afin de “dissimuler son identité ”, lors de sa reconnaissance de culpabilité à une journaliste de France 24 [2].
Quant à Nemmouche, l’auteur de la tuerie au Musée juif de Bruxelles, il ne se serait pas débarrassé de ses armes, car ce qui comptait pour lui était de les revendre. Pour ce faire, il aurait fait le choix du mode de transport international le plus surveillé, en les transportant dans un bus assurant la liaison Amsterdam, Bruxelles, Marseille. Un « contrôle de douane inopiné » aurait permis de le confondre et de l’arrêter.

La sidération de “l’unité nationale ”.

Dans tous les cas, le caractère déréalisant de ce qui est présenté nous installe dans la sidération. Tel le regard de la Gorgone, il nous pétrifie. Il nous montre que quelque chose ne va pas dans le discours. Il exhibe une faille qui n’a pas pour effet de nous tromper, mais de nous morceler. Le compte-rendu du déroulement des attentats est une exhibition qui s’impose au spectateur. Elle échappe à toute représentation et a un effet de sidération. Celle-ci ne résulte pas tant du caractère dramatique des faits que de l’impossibilité de déchiffrer le réel. Le spectateur ne peut alors retrouver un semblant d’unité que par un surcroît d’adhésion à ce qui est énoncé. Une fusion s’opère avec celui qui nomme. Il convient de renoncer à se distancier avec le dit et le montré, en posant des questions ou en rétablissant une parole. “L’unité nationale, la fusion entre les surveillants et les surveillés, peut alors se mettre en place.
En effet, l’exhibition des failles dans le discours du pouvoir concernant tous ces attentats a pour effet d’installer une psychose et de supprimer tout mécanisme de défense, non pas seulement face à des propos ou des actes déterminés, mais vis à vis de n’importe quelle action ou déclaration du pouvoir, par exemple face à des lois comme celle sur le renseignement qui rejette la vie privée hors des libertés fondamentales.

Un acte de guerre contre les populations

Votée en juin 2015, la loi sur le renseignement, ce projet vieux de plus d’une année, nous a été présenté comme une réponse aux attentats de Charlie Hebdo. La loi autorise notamment l’installation de « boites noires » chez les fournisseurs d’accès Internet permettant de capturer en temps réel les métadonnées des utilisateurs. Elle permet également la pose de micros, de balises de localisation, l’installation de caméras et de logiciels espions. Sont soumis à ces techniques spéciales de recherche, non les agents d’une puissance étrangère, mais les populations françaises. Ces dernières sont ainsi traitées comme ennemis d’un pouvoir exécutif, auquel il revient la décision et le « contrôle » de ces dispositifs secrets. Sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, cette loi légalise des mesures déjà en place, mettant à la disposition de l’exécutif un dispositif permanent, clandestin et quasiment illimité de surveillance des citoyens. L’absence de toute efficacité dans la prévention d’attentats nous montre que c’est bien les ressortissants de l’Hexagone qui étaient l’objet de la loi et non les terroristes. En changeant la nature des services de renseignement, du contre espionnage à la surveillance des citoyens, cette loi est un acte de guerre idéelle contre ceux-ci. Les massacres qui viennent d’avoir lieu à Paris en sont le réel.

Jean-Claude Paye
Sociologue, auteur de L’Emprise de l’image. De Guantanamo à Tarnac. Editions Yves Michel 2012.

mardi 17 novembre 2015

France - Carnage de Paris : Hollande allié de ses ennemis! Maintenant que le sang des Français a coulé dans les rues de Paris, poursuivra-t-il dans la même voix?



De par ses paris politiques en Syrie, le choix de ses alliés et son refus d'écouter ses services de renseignements et les nombreux experts, le gouvernement français, avec à sa tête le président Français Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, endosse la responsabilité politique et morale des attentats de Paris.
Il a fallu que 130 innocents soient sauvagement assassinés dans les rues de Paris par des terroristes de l'organisation terroriste «Daech» pour que les langues se délient et qu'hommes politiques, journalistes et experts français retrouvent un brin de courage. Avec ses discours va-t-en-guerre, ses attitudes donquichottiennes et ses relents bushistes, Hollande tente de noyer le poisson pour faire oublier sa responsabilité dans les odieux attentats de Paris. Mais il est trop tard et la tragédie trop grande pour que l'opinion publique se laisse une nouvelle fois berner.
D'ailleurs, la classe politique n'a laissé aucun répit au locataire de l'Elysée. A l'issue d'une rencontre avec le président français, le chef de l'opposition Nicolas Sarkozy a réclamé, comme d'autres voix de l'opposition, un changement radical de la politique de sécurité sur le sol français et une réorientation des actions au Moyen-Orient. Selon lui, Paris devait coopérer avec les Russes pour écraser «Daech». «Nous devons tirer les conséquences de la situation en Syrie. Nous avons besoin de tout le monde pour exterminer «Daech» et notamment des Russes. Il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie!»
L’ancien Premier ministre François Fillon a appelé à la mobilisation de la plus large coalition contre «Daech». «Il faut arrêter d’avoir des vapeurs avec la Russie. Il faut comprendre qu’on doit travailler avec l’Iran. Il faut même accepter pour un temps une certaine coopération avec le régime syrien», estime-t-il.
Alain Juppé, autre ténor du parti Les Républicains, tient le même discours. «J’étais sur la ligne du gouvernement : ni Daech, ni Bachar, reconnaît le maire de Bordeaux. Aujourd’hui, j’ai déjà écrit ça il y a quelques jours, il y a des hiérarchies, des priorités. Il faut écraser Daech et ensuite nous verrons comment organiser la réconciliation des Syriens en changeant les équipes de Damas. Mais priorité à écraser Daech.»

Hollande a confondu les priorités

Le premier pêché de Hollande et Fabius est donc d'avoir confondu les priorités. Obsédés par le renversement du président syrien Bachar al-Assad, ils n'ont pas mesuré à sa juste importance le danger représenté par «Daech». Ils ont même contribué au renforcement de cette monstrueuse organisation, en encourageant, les trois premières années du conflit, le départ d'«apprentis jihadistes» pour la Syrie, dans l'espoir que cet afflux de combattants accélèrerait la chute du régime syrien.
Ils sont aussi coupables d'avoir rangé au fond des tiroirs les rapports des services de renseignements, qui les mettaient en garde contre l'accroissement de «Daech» et des autres organisations terroristes. Laurent Fabius a même offert, il y a un an et demi, un blanc-seing au «Front al-Nosra», la branche syrienne d'«al-Qaïda», affirmant que cette organisation «fait du bon boulot contre Bachar» !
Le pêché mortel de Hollande, Fabius et consort est, surtout, de ne pas avoir écouté ce que leur disaient leurs experts, comme l'ancien juge anti-terroriste Marc Trévidic. Dès le 30 septembre, ce magistrat avait prévenu, dans une interview accordée à Paris Match, que «la menace terroriste est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors». Selon lui, «nous sommes devenus pour l'Etat islamique l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités».
Répondant aux questions de David Pujadas dimanche 15 novembre, Marc Trévidic a révélé qu'à la mi-août, il avait entendu un suspect qui avait avoué que «Daech» «lui avait demandé de faire un attentat dans un concert de rock». Le magistrat a dénoncé l'inaction du gouvernement, responsable selon lui de la situation actuelle. «Ils (les terroristes) ont une capacité de projection qui est importante et qui est logique, puisque pendant trois ans on les a laissé grossir et devenir surpuissant. On a laissé un monstre grossir. Quand un groupe terroriste est fort, il s'exporte.»

Alimdar passe à table

Le pouvoir français est aussi responsable des attentats de Paris car il a noué, pour quelques contrats d'armements, des alliances stratégiques avec des Etats qui financent et soutiennent «Daech» et «Al-Qaïda», comme l'Arabie saoudite et le Qatar. Une situation également dénoncée par Marc Trévidic.
L'implication de ces pétromonarchies dans l'apparition et le développement de ces mouvements terroristes va au-delà du socle idéologique commun, représenté par le wahhabisme. Des princes, des cheikhs, des hommes d'affaires et des associations continuent jusqu'à ce jour à financer ces groupes.
Les preuves à ce sujet ne se comptent plus. La dernière date du 7 octobre dernier. Ce jour-là, un détenu, nommé Mohammad al-Kassem, est interrogé une dernière fois avant sa libération, qui devait intervenir le 10 octobre. Devant les enquêteurs, il fait des révélations fracassantes. Il reconnait être responsable de la plupart des voitures piégées qui ont explosé dans la banlieue sud de Beyrouth en 2013 et 2014, dont celle de Roueiss, qui avait fait des dizaines de morts et de blessés. Surnommé «Mrad Alimdar», le détenu raconte que les opérations terroristes étaient commanditées et financées par Hussein Abdel Razzak Eter, un ressortissant syrien résidant en Arabie saoudite. Ce dernier lui aurait transféré plus de 100000 dollars, collectés auprès de donateurs Saoudiens et d'Arabes installés dans le royaume. La moyenne du coût de chaque opération terroriste était de 20000 dollars.
Sachant tout cela, grâce aux notes de ses services de renseignements, François Hollande a quand même maintenu, voire renforcé sa relation avec les pétromonarchies.
Maintenant que le sang des Français a coulé dans les rues de Paris, poursuivra-t-il dans la même voix?

Samer R. Zoughaib
Source : French.alahednews