Quelques jours après l’attaque sur Paris,
la première du genre depuis la 2eme guerre mondiale et qui a coûté la vie à
près de 130 civils, la tension est grande et la peur est là…
La question se trouve dans toutes les bouches ; un
nouvel attentat pour bientôt ?
Car oui, les experts, à l’image de Marc
Trevidic, ancien juge antiterroriste, lors de son allocution à la TV après les
attentats, s’accordent pour prévenir d’une menace réelle qui plane sur la
France.
Si aujourd’hui, les amalgames entre musulmans et
«Daech» sont audibles dans les rues françaises, les causes et les initiateurs
de cette effroyable attaque doivent être surlignés à l’encre rouge.
Pourquoi «Daech» a-t-il visé la France ? Et surtout
qu’a-t-il à gagner à perpétrer de tels actes et promettre plus de sang encore ?
Pour tenter d’éclaircir certains internautes excédés
par le discours uniforme des médias d’Occident, il est nécessaire de faire un
petit retour-arrière, lorsque le monde arabe subissait coup sur coup,
renversements politiques et chaos ensanglanté.
De l’Egypte en passant par la Tunisie, la Lybie et
aujourd’hui la Syrie, au devant de la scène, les mêmes acteurs, les mêmes cracheurs
de feu.
Le wahhabo-salafisme véritable gangrène
L’humanité fait face à une idéologie ultra violente qui
non seulement se dote de plus de barbarie encore mais surtout plaît à un nombre
croissant de badauds de par le monde: Le wahabbo-salafisme et son second, les
frères musulmans.
Ce n’est plus un secret, cette nébuleuse a été créée en
Arabie saoudite et au Qatar (deux grandes puissances qui se partagent près de
80% des richesses du monde arabe), par les britanniques au XIXème siècle pour
s’assurer la protection de la route des Indes, sécurité qui implique la totale
maîtrise du golf arabo persique.
Aujourd’hui, ce mouvement ultra fondamentaliste, s’est
doté de deux acteurs majeurs, «Al-Qaïda» et «Daech» qui se disputent la place
de leader régional en matière de barbarie.
La palme d’or est décernée à «l’Etat islamique» qui a
dépassé son grand frère en matière de violence mais aussi et surtout par sa
fortune colossale de plus de 2200 milliards de dollars.
Une question essentielle se pose alors ; comment a-t-il
pu devenir aussi puissant ?
«Daech», l’entité terroriste au PIB d’un
Etat
D’abord et avant tout, il est nécessaire de rappeler le
financement secret saoudien, koweitien et qatari, dans sa création.
Aujourd’hui, confortablement installée, la nébuleuse
peut donc jouir de toutes les réserves naturelles irakiennes (pétrole, gaz,
minerais etc.), des pillages d’œuvres d’art vendues partout dans le monde,
impôt, trafic d’êtres humains… La liste est longue.
Plus de 800 millions de dollars de pétrole transitent
chaque année depuis la Turquie, grand allié des saoudiens, au-delà des
«frontières de l’Etat islamique». Où va cet or noir vendu à moitié prix ? Ne
nous leurrons pas, les pays de l’Ouest ont bien évidemment leur part de marché.
Au-delà de ces faits chiffrés, les enjeux
politico-économiques sont tout aussi ahurissants.
La responsabilité flagrante du Quai d’Orsay
En se positionnant en véritable fer de lance de la
«démocratie occidentale», la France de Nicolas Sarkozy d’abord puis celle de
François Hollande s’est engagée dans un virage à 90 degrés concernant sa
politique extérieure.
Les allées et venues à Tripoli (capitale libyenne) de
l’auto proclamé philosophe des lumières, Bernard Henri Levy, soit dit en
passant également membre d’un Think Tank sioniste, pour haranguer les foules,
puis la mise à sac, par les bombardements français, d’un pays souverain qui ont
fait des dizaines de milliers de victimes, n’ont eu d’autres résultats que
d’ouvrir l’autoroute africaine aux miliciens de «Daech».
Concernant la Syrie, on se rappelle des propos du
ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirmant que «Bachar
el-Assad ne méritait pas d’être sur la terre» tout en donnant sa bénédiction à
tous les extrémistes prêts à en découdre avec l’armée et les civils syriens.
Discours va t-en guerre démontrant clairement que la France est décidée de
suivre à la lettre, la politique moyenne orientale des américano-sionistes et
de leurs alliés arabes et turcs.
Nous savons aussi que des financements et des armes comme des missiles APILAS ou
MILAN de fabrication française ont été envoyés depuis l’hexagone aux
terroristes d’«Al Nosra», autre groupe radical.
Et que pouvons-nous dire des contrats militaires
mirobolants de plus de 10 milliards d’euros, récemment signés entre Paris et
Ryad, alors que l’Arabie Saoudite est en train de perpétrer un véritable
génocide au Yémen ? Que dire de la vente des quartiers défavorisés ou du
prestigieux club de foot du PSG au Qatar.
Attentats, la suite logique d’une politique
erronée
Comme Marc Trevidic le dit si bien, que peut-on
attendre d’un groupe terroriste si la politique mondiale l’a laissé devenir
hyper puissant ?
Lorsque l’on nourrit la Bête, ne finit-elle pas par
revenir chez ses maîtres ???
François Hollande, qui appelle à l’«Unité nationale»,
vient de le dire: «Les français devront faire des sacrifices». A quoi
doivent-ils s’attendre ? Plus de police, plus d’armée, plus de budget pour ses
actions extérieures pour moins d’emplois, de santé, d’éducation ??
Jean Jaurès disait: «Le capitalisme porte en lui la
guerre comme la nuée porte les nuages d’orage».
Par Eline
Briant
Source:
french.alahednews

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