Laissez leurs âmes s’en aller en paix et n’essuyez pas
vos couteaux sur leur peau comme l’ont fait et le font encore leurs assassins,….

Le monde est secoué par les cris d’indignation et les
lamentations devant la photo de Aylan, le petit enfant syrien échoué sur une
plage turque, tandis que les rédacteurs pleureurs et pleurnicheurs s’expriment
en termes de cœurs brisés qui saignent, du fait d’une tragédie portant leurs
propres signatures, car tous ceux qui ont contribué à la grande arnaque, depuis
quatre années, sont les complices du crime pour avoir allumé une guerre ayant
obligé une bonne partie du peuple syrien, attaché à sa terre et à sa patrie, à
prendre les rudes chemins de l’exil dans le but d’échapper à l'enfer d’une
prétendue révolution menée par des gens méprisables, des bandits de grand
chemin, des trafiquants, des takfiristes wahhabites issus d’environ
quatre-vingts nationalités avec pour principal slogan « nous sommes venus vous
passer par le fil de nos épées » et pour unique promesse « Au tombeau ! ».
Ils ont commencé par assassiner les imams des mosquées
et démolir les écoles et les hôpitaux, puis se sont rassemblés en organisations
de contrebande et de trafic juteux, au point que nombre de leurs chefs ont
glané des millions en se partageant la manne des donations du secours
international et des largesses des Pays du golfe, avec leurs courtiers en
Turquie, en Jordanie, au Liban, jusqu’à devenir des négociants au noir en
denrées alimentaires et à s’engouffrer dans le marché des esclaves et de la
prostitution organisée, sur le dos des camps pour Syriens « déplacés ».
La tragédie de ces déplacés et de l'immigration
syrienne est une fabrication des États-Unis, de tous les gouvernements de l’OTAN,
des gouvernements de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la
Jordanie, de la clique libanaise du 14 Mars, ainsi que des médias
internationaux, arabes et libanais, dont certains persistent à divulguer ce
charlatanisme concerté nourri de pétrodollars, en continuant à qualifier des
assassins et des terroristes de « révolutionnaires syriens » et en participant
au vacarme des lamentations et des falsifications.
La tragédie de Aylan et de sa famille sur les rives de
la Méditerranée en Turquie dont les gouvernants ont pratiqué une discrimination
raciale à l’égard des Syriens, ont pillé les usines d’Alep, ont légitimé
l’installation de camps d'entraînement militaire, de réseaux de contrebande et
de cellules d'opération sous la direction du général US, David Petraeus, ainsi
que toutes les autres tragédies des nombreuses victimes qui tombent
quotidiennement en Syrie et tous les flots de larmes et de sang à l'intérieur
et à l'extérieur de ce pays, sont le fruit du sale mensonge concernant un
prétendu printemps et d’absurdes balivernes, pour dissimuler la responsabilité
notoirement établie de certains gouvernements, médias et forces politiques,
ayant vendu des illusions et noyé la Syrie dans un terrible et durable malheur
en couvrant une agression mondiale par l’intermédiaire de la coterie des Frères
Musulmans, d’une clique de professionnels de l’opportunisme politique, de
mercenaires sous de nombreuses bannières, aux côtés des groupes takfiristes
wahhabites multinationaux expédiés en Syrie, le tout emballé sous le vocable
d’un printemps maudit.
Essuyez ces larmes de crocodiles. Taisez-vous. Laissez
leurs âmes s’en aller en paix et n’essuyez pas vos couteaux sur leur peau comme
l’ont fait et le font encore leurs assassins, cette fine fleur de vos prétendus
révolutionnaires depuis que vous commercez avec la laideur et l’arrogance. Le
mensonge doit cesser, car la noire imposture est démasquée par les faits, vos
révolutionnaires ne sont autres que DAECH, Al-Nosra et un ramassis de sicaires
sous une multitude de faux drapeaux.
Tous les fils de vos intrigues aboutissent chez le
maître américain et son partenaire sioniste. Ce sont eux qui distribuent les
rôles aux associés, occidentaux, arabes et ottomans, engagés dans ce crime
contre la Syrie, financièrement, militairement, médiatiquement et
politiquement, quoique le promoteur occidental est désormais le porte parole de
votre « révolution daechienne » et n’a même plus besoin de ses mercenaires de
façade qu’il s’est donné tant de peine à fabriquer et qu’il a si généreusement
gratifié et baladé d’hôtel en hôtel, de capitale en capitale, avant qu’ils ne
tombent dans les lieux de l’oubli.
À tous ceux qui s’inquiètent, avec raison, de ce
qu’endure la Syrie et se soucient des terribles souffrances de ses enfants
condamnés à l’errance par les alliés agresseurs : les Syriens affrontent avec
héroïsme une « guerre colonialiste » qui n’a justement pour solution politique
que la victoire par la résistance de ce peuple, de son armée et de son
commandant en chef ; la manœuvre visant son indépendance nationale et sa
détermination à lutter contre le colonialisme et le sionisme, point à la ligne.
À tous ceux qui se préoccupent de la foule
d’initiatives et de communications sur les rencontres, en cours, entre les deux
camps de cette guerre mondiale : les alliés de la Syrie la soutiennent toujours
aussi solidement car, par sa résistance, elle leur a offert une grande force
dont ils récoltent les fruits et, qu’en retour, ils lui offrent tous les moyens
dont ils disposent pour renforcer sa résistance dans son combat crucial pour la
liberté de tous et l’avenir du monde.
Les alliés de la Syrie, notamment la Russie et l'Iran,
sont parfaitement conscients que la seule voie « politique » qui sauverait la
Syrie passe par l’assèchement des ressources du terrorisme et l’arrêt des
mensonges médiatiques, les deux éléments principaux du système des agresseurs.
Rien d’autre ne pourrait accélérer la solution, stopper l’hémorragie et mettre
fin au calvaire vécu par les Syriens.
Rendre justice aux âmes des victimes exige de
confondre, aujourd’hui avant demain, tous ceux qui ont contribué à cette «
grande arnaque » en prétendant que ce qui avait été ourdi dans l’obscurité et
l’ignorance trompeuses était une révolution. Mais les voilà qui persistent dans
leurs mensonges commandés en dépit de toutes les révélations contraires. Ils
sont les complices de la tragédie syrienne et de chaque goutte de sang qui
coule aussi bien en Syrie qu’à l'étranger.
Ghaleb Kandil
04/09/2015
Source : New Orient News
Article traduit de l’Arabe
par Mouna Alno-Nakhal