dimanche 23 novembre 2014

ISRAEL : Que des militaires et des policiers abattent des Palestiniens ne choquera jamais Israël. La machine à propagande blanchira tout et les médias seront ses porte-voix.



Mardi, il y a eu un massacre à Jérusalem au cours duquel cinq Israéliens ont été tués. L'été dernier, il y a eu une guerre à Gaza au cours de laquelle 2.200 Palestiniens, des civils pour la plupart, ont été tués. Un massacre nous choque ; une guerre, beaucoup moins. Dans des massacres, il y a des coupables ; dans une guerre, pas. Un meurtre à la hache est plus horrible qu'un meurtre à l'arme à feu et bien plus horrible encore que de bombarder des gens sans défense tentant de se mettre à l'abri.
Le terrorisme est toujours palestinien, même quand des centaines de Palestiniens sont tués. Le nom et le visage de Daniel Tragerman, le garçonnet israélien tué par un tir de mortier lors de l'opération Bordure protectrice, a été connu du monde entier ; même le président des États-Unis, Barack Obama, le connaissait. Quelqu'un peut-il ne citer le nom d'un seul enfant de Gaza, parmi les centaines qui ont perdu la vie ?
Quelques heures après l'attentat de Jérusalem, la journaliste Emily Amrousi a déclaré lors d'une conférence à Eilat que la vie d'un seul enfant juif était plus importante à ses yeux que les vies de milliers d'enfants palestiniens. La réponse du public a été manifestement favorable ; je pense qu'il y a même eu quelques applaudissements.
Par la suite, Amrousi a tenté d'expliquer qu'elle faisait allusion à la manière dont les médias israéliens devraient couvrir les événements, ce qui n'est qu'à peine moins grave. La chose se passait au cours d'une discussion à propos d'une question ridicule : « Les médias israéliens sont-ils gauchisants ? » Presque personne n'a protesté contre les remarques d'Amrousi et la session s'est poursuivie comme si de rien n'était. Les paroles d'Amrousi reflètent l'état d'esprit d'Israël en 2014 : Seul le sang juif provoque l'émotion.
La mort d'Israéliens touche les cœurs israéliens davantage que la mort d'autres personnes. Telle est la solidarité humaine naturelle. Les images sanglantes de Jérusalem ont secoué chaque Israélien, et probablement chaque individu.
Mais c 'est une société qui sanctifie ses morts jusqu'au culte de la mort, qui fait peu de cas du vécu de vie et de mort des victimes, qu'il s'agisse d'un attentat contre une synagogue ou d'une avalanche au Népal. C'est une société préoccupée par d'interminables commémorations au pays des monuments, des services funèbres et des cérémonies d'anniversaire ; une société qui a besoin d'un état de choc et d'une condamnation après chaque attentat, lorsqu'elle peut blâmer le monde entier.
C'est précisément de la part d'une telle société qu'on a le droit de requérir un peu d'attention pour le sang palestinien, également versé en vain ; une certaine compréhension pour la douleur de l'autre camp, ou même une dose d'empathie, ce qui, en Israël, est perçu comme une trahison.
Mais rien de tel ne se produit. Hormis des meurtres exceptionnels et des crimes haineux commis par des individus, on assiste à une apathie totale – et la stupidité générale est effrayante. Les homicides (nous n'oserions pas dire « meurtres ») commis par des militaires et des policiers ne choqueront jamais Israël. La machine à propagande blanchira tout et les médias seront ses porte-voix. Personne ne réclamera de condamnation. Personne n'exprimera sa profonde émotion. Peu même considéreront que la douleur est la même douleur, qu'une mort violente est une mort violente.
Combien d'Israéliens seraient-ils susceptibles d'avoir une pensée pour les parents de Yousef Shawamreh, le garçon qui était allé cueillir des fleurs sauvages et qui a été abattu par un sniper ? Pourquoi est-il exagéré d'être bouleversé – voire d'y consacrer quelque attention - par la mort violente de Khalil Anati, un garçon de dix ans du camp de réfugiés d'Al-Fawar ?
Pourquoi ne pouvons-nous nous identifier à la douleur du père endeuillé qu'est Abd al-Wahab Hammad, dont le fils a été tué à Silwad, ou à celle de la famille Al-Qatari, du camp de réfugiés d'Al-Amari, dont deux membres ont été abattus par les militaires dans l'espace d'un mois ? Pourquoi réservons-nous notre horreur à la synagogue et ne percevons-nous pas ces autres morts violentes comme dérangeantes ?
Oui, il y a le test de l'intention. L'argument israélien typique, c'est que les soldats, au contraire des terroristes, n'ont pas l'intention de tuer. Si c'est le cas, quelle est alors exactement l'intention du sniper qui tire à balles réelles dans la tête ou la poitrine d'un manifestant qui se trouve à une distance telle qu'il ne constitue aucunement une menace ? Ou quand il tire dans le dos d'un enfant qui s'enfuit pour sauver sa vie ? N'a-t-il pas l'intention de le tuer ?
L'attentat de Jérusalem était un crime horrible ; rien ne peut le justifier. Mais le sang qui a coulé là n'est pas le seul sang qui a été versé là dans une intention homicide. La gradation dans l'interdiction de tenir de tels propos est tout bonnement incroyable.
Publié sur Haaretz le 20 novembre 2014. Traduction : JM Flémal.

vendredi 14 novembre 2014

Georges Abdallah : Non, Messieurs votre Cour est loin d’être apolitique



Ce 5 novembre 2014 une instance de la justice française a déclaré irrecevable une demande de libération de Georges Abdallah.
Georges Ibrahim Abdallah est maintenu en captivité en France depuis plus de trente ans. Révolutionnaire arabe, il a été arrêté à Lyon en 1984 et il est depuis entre les mains de geôliers français. Plus de trente ans de prison et ses demandes de libération via la voie judiciaire sont irrecevables !
Fin 2003 un juge, sans doute trop indépendant, avait décidé de sa libération.
De suite, et sur intervention directe des Etats-Unis, cette libération a été annulée et le ministre de la justice de l’époque a fait modifier la loi pour que plus jamais un juge de province puisse libérer en toute indépendance un prisonnier politique de la stature de Georges Abdallah.
Depuis toute demande de libération de Georges Abdallah se termine inexorablement par un refus de libération.
Année après année le cérémonial judiciaire se déroule comme une mascarade sans fin. La décision de sa libération ne peut être qu’une décision politique.
La non libération de Georges Abdallah tient notamment à la complicité objective des impérialismes français et étasuniens. Le pouvoir socialiste joue un rôle important dans cette complicité.
Déjà en 1986, les présidents français et étasuniens de l’époque, Mitterrand le socialiste et Reagan le républicain, s’étaient entretenus pour que Georges Abdallah ne soit pas libéré.
Georges Kiejman qui en tant qu’avocat représente les intérêts du gouvernement étasuniens dans le procès de Georges Abdallah et qui intervient encore officiellement pour que ce communiste libanais reste à toujours enfermé, a été ministre de la justice d’un gouvernement socialiste !
Aujourd’hui encore des ministres français d’un gouvernement socialiste affichent leur proximité d’idée avec l’administration étasunienne.
Le 5 novembre 2014, la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah était déclarée irrecevable par des juges français.
A cette même période M. Eric Holder, Attorney General des USA, l’équivalent du ministre de la justice, était en France. Le communiqué publié à l’occasion de sa visite, 2 jours après l’irrecevabilité de la libération de Georges Abdallah, indiquait « La garde des Sceaux et l’Attorney General se sont d’abord réjouis de la qualité des relations entre la France et les Etats-Unis dans le domaine de la Justice et en particulier dans la lutte contre le terrorisme. »
Le 7 novembre, Mme Taubira twettait « Belle rencontre avec Eric Holder, Attorney General des USA. Un défenseur des droits civiques et des droits de l’homme » .
Le 7 novembre Mme Jane Hartley, nouvelle ambassadrice des USA en France, remerciait chaleureusement M. Cazeneuve de l’avoir accueilli Place Beauvau avec le Procureur Général des US Eric Holder . M. Cazeneuve est le ministre de l’intérieur dont les services bloquent administrativement la libération de Georges Abdallah.
Et pendant ce temps la France signe avec l’Arabie Saoudite un contrat de trois milliards de dollars pour équiper l’armée libanaise, contrat qui représente à lui seul un tiers des exportations d’armement annuelles françaises .
Et pendant ce temps Georges Abdallah reste debout face à ses geôliers derrière les abominables barreaux de l’Etat français.
Les camps sont bien marqués.
Aujourd’hui pour arracher la libération de Georges Abdallah, une mobilisation nouvelle, inventive, intense, construite sur d’autres approches doit se développer ici en France, notamment dans nos quartiers.
Et alors que Jérusalem est une fois de plus agressée par les sionistes, le combat continue pour la libération de Georges Abdallah, la libération de tous les prisonniers palestiniens et la libération de la Palestine.
Le 13 novembre 2014
Des camarades du soutien de Bagnolet pour la libération de Georges Abdallah  

Alors que le tribunal d’application des peines vient de juger « irrecevable » la neuvième demande de libération de Georges Abdallah, libérable depuis 1999 d’après le droit français, voici une interview d’Yves Bonnet, ancien patron de la DST, publiée dans « La Dépêche » et réalisée au mois de février 2012 par Pierre Challier.

Le préfet Yves Bonnet réclamait la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, d’Europe détenu à Lannemezan. Il dénonçait une "vengeance d’état ». Voici l’interview.

Vous étiez le patron de la DST au moment de l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah, en 1984. Que lui reproche-t-on, à l’époque ?

En fait, lorsque nous l’arrêtons, nous ne savons pas qui il est. Mais en garde à vue, il profère des menaces et met en avant son appartenance au service de sécurité de l’OLP. Manque de chance, j’entretiens des relations amicales avec Abou Iyad, n° 2 de l’OLP et je sollicite les Israéliens de l’autre côté. C’est alors que nous l’identifions comme chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises, un groupe marxiste pro-palestinien, responsable d’attentats et ayant tué trois personnes en France. Mais nous n’avons rien de sérieux contre lui, juste une histoire de faux papiers, de détention d’armes et d’explosifs…

Que se passe-t-il alors ?

Au Liban, les FARL sont un groupe résolu, impossible à infiltrer, reposant sur une vingtaine de personnes issues de trois familles de Koubeyat, un village près de Tripoli. Georges Ibrahim Abdallah arrêté, en mars 1985, elles s’emparent de Gilles Sidney Peyroles, directeur du centre culturel français de Tripoli et le fils de l’écrivain Gilles Perrault. On se retrouve donc avec une sale histoire d’enlèvement sur les bras. J’étais au siège de la CIA, à Langley et Paris me demande de rentrer d’urgence. Il faut négocier un échange. Jusque-là, Georges Ibrahim Abdallah est accusé de délits, il n’a pas de crime sur le dos. Les Algériens s’engagent et servent d’intermédiaires, je donne mon accord pour l’échange sans que Pierre Joxe, ministre de l’Intérieur ne s’y oppose. Gilles Peyroles est libéré. Mais malheureusement pour Georges Ibrahim Abdallah, dans le même temps, on trouve dans une planque des FARL l’arme qui a servi à tuer MM. Charles Ray et Yacov Barsimentov et là, le dossier change de dimension, la justice ignorant les tractations et l’accord que j’avais passé avec l’Algérie. Pour Georges Ibrahim Abdallah, on me dit « son compte est bon. » Je me sens très mal parce que j’ai donné ma parole à mes amis algériens qui se sont énormément mouillés dans le dossier et je suis lâché par les politiques.

Condamné dans un premier temps à 4 ans de prison pour la détention d’armes et de faux papiers, Georges Ibrahim Abdallah est ensuite condamné à perpétuité. Cela fait 28 ans qu’il est prisonnier et à plusieurs reprises, vous avez réclamé sa libération.Officieusement, d’abord, officiellement désormais. Pourquoi ?

J’ai un problème de conscience avec cette affaire. La France a trahi la parole donnée et on a voulu faire croire qu’à l’époque, Bonnet avait négocié tout seul. Je trouve cela ignoble car cela revenait à me mettre directement dans le collimateur des FARL. Aujourd’hui, presque 30 ans après les faits, je trouve anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison. Je considère qu’il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance. Après on peut ne pas être d’accord, c’est un autre débat. Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n’ont jamais été punis. Et aujourd’hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu’elle a libéré Maurice Papon ? J’aimerais rappeler aussi qu’on a remis en liberté l’assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l’Iran, avait décapité l’ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu’un serial killer alors qu’il a commis des actes politiques.

S’agit-il alors d’une vengeance d’état, contre Georges Ibrahim Abdallah ?

Je pense que oui et c’est absolument lamentable, d’autant plus qu’il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C’est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m’entende dans ce

lundi 10 novembre 2014

25 Octobre 2014 - Georges Ibrahim Abdallah, l'un des plus vieux prisonniers politiques du monde., entame sa trentième et uniéme année de détention dans les prisons françaises.




Dirigeant libanais marxiste des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises) il avait été condamné en 1987 à la détention perpétuelle pour complicité dans l'assassinat à Paris de deux diplomates américain et israélien, payant largement pour des attentats qui n'étaient pas les siens. Récit d'un parcours hanté par l'histoire.
Il est devenu l'un des plus anciens prisonniers politiques du monde, battant sinistrement cette année le record de Nelson Mandela. Aujourd'hui oublié, il fut un spectre des années 80. Vingt-neuf ans après son arrestation, son nom reste associé à juste titre à plusieurs meurtres perpétrés en Europe en pleine guerre du Liban mais aussi, par confusion médiatique, à une vague d'attentats aveugles qui lui est certainement étrangère tant son propre combat était ciblé. Sa trajectoire reflète les drames d'une époque.

Issu d'une famille chrétienne maronite, Georges Ibrahim Abdallah naît en 1951 à Koubeyat, un gros village du nord du Liban. C'est là qu'il grandit, au sein d'une fratrie de 9 enfants, sous la forte autorité d'un père militaire. Devenu professeur de collège, il est muté à Beyrouth où, à contre-courant de sa culture familiale, il sympathise avec les milieux pro-palestiniens et nationalistes arabes, à l'époque plus imprégnés de marxisme que d'islamisme. Après le début de la guerre du Liban, il rejoint le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) puis une petite organisation qu'il a sans doute contribué à faire naître : les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).
Composée surtout de militants originaires de ... Koubeyat, celles-ci cherchent, après l'invasion du Liban par Israël (20 000 morts combattants et civils), à porter en Europe la guerre subie au Proche-Orient. Plusieurs actions meurtrières leur sont attribuées au début des années 80 dont, en 1982, les assassinats à Paris du Lieutenant-Colonel Charles Ray (attaché militaire adjoint de l'ambassade des États-Unis en France) et Yacov Barsimentov (deuxième conseiller à l'ambassade d'Israël) ainsi que, en 1984, celui à Rome de l'amiral américain Leamon Hunt.
 

samedi 8 novembre 2014

MAROC - Wafaa Charaf face à une répression judiciaire de fer - La justice marocaine a condamné la jeune militante de vingt-six ans à deux ans de prison ferme. « Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc », expliquait le mois dernier la LDH.



La cour d’appel de Tanger a doublé la peine de prison de la militante Wafaa Charaf, condamnée à deux ans ferme. Envoyez lui vos messages de soutien.
Le jugement est tombé le 20 octobre vers minuit après 14 heures d’audience. La cour d’appel de Tanger a eu la main lourde. La justice marocaine a condamné la jeune militante de vingt-six ans Wafaa Charaf à deux ans de prison ferme. Active au sein de la jeunesse du parti marxiste la Voix démocratique (Annahj Addimocrati), membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et du Mouvement du 20 février, elle avait été condamnée en première instance, le 11août dernier, à un an de prison ferme et à une amende équivalente à 5 000 euros pour « mensonges et diffamation ». Un premier procès qualifié d’« inéquitable » et de « politique » par la Ligue des droits de l’homme (LDH).
 
Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers

Wafaa Charaf a été mise en détention préventive le 9 juillet à Tanger après avoir porté plainte pour enlèvement, séquestration et menaces. Abandonnée sur une route à douze kilomètres de Tanger, elle venait de participer, le 27 avril, à un rassemblement de soutien à des ouvriers de la multinationale américaine Greif (numéro un mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale. Tanger, située à moins de 14 kilomètres du continent européen, dispose d’une zone franche qui confère de nombreux avantages (exonération de charges fiscales et sociales) aux entreprises qui s’y installent. « Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc », expliquait le mois dernier la LDH. Wafaa Charaf comparaissait en même temps que Boubker El Khamlichi, dirigeant de la Voix démocratique, condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 89 euros pour «  entrave à l’enquête ». Il avait pourtant été acquitté lors du premier procès. «  Nous sommes sous le choc. Nous pensions que les peines seraient réduites compte tenu du fait que le Maroc accueille le mois prochain le deuxième Forum mondial sur les droits de l’homme », témoigne Aziz Hmoudane, ancien exilé politique marocain et membre à Paris de la Voix démocratique et du PCF. «  Ce jugement s’inscrit dans un contexte global d’offensive du pouvoir sur les droits humains et sociaux. Le régime veut profiter du recul du Mouvement du 20 février, qui avait brisé le silence dans le pays dans la foulée des printemps arabes, pour revenir à la situation qui prévalait avant », poursuit-il. Selon nos informations, les avocats de Wafaa Charaf envisageraient de se pourvoir en cassation.

L’appel à soutien de l’association association AILES-femmedumaroc ( ailesfm@gmail.com )

"Wafa a pris la parole.elle est arrivée avec un bon moral et a été d’un courage formidable et en l’espace de quelques minutes, elle a fait le procès de ses ravisseurs, des méthodes policières et de la machine judiciaire déclenchée contre elle et contre les militants des mouvements sociaux.elle a été d’une grande clarté et d’une grande conviction d’après l’auditoire . Mais le tribunal en a décidé autrement.
Ses ami(e)s s’inquiètent sur son état de santé car elle a paru très effondrée quand elle a entendu la sentence.
Je pense qu’il faut qu’on lui écrive beaucoup, assez rapidement.
Voici son adresse
Wafa Charaf
Numero 92694
PRISON CIVILE DE TANGER
AVENUE MOULAY RACHID
90000 TANGER

Source : l’humanité.fr