lundi 10 novembre 2014

25 Octobre 2014 - Georges Ibrahim Abdallah, l'un des plus vieux prisonniers politiques du monde., entame sa trentième et uniéme année de détention dans les prisons françaises.




Dirigeant libanais marxiste des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises) il avait été condamné en 1987 à la détention perpétuelle pour complicité dans l'assassinat à Paris de deux diplomates américain et israélien, payant largement pour des attentats qui n'étaient pas les siens. Récit d'un parcours hanté par l'histoire.
Il est devenu l'un des plus anciens prisonniers politiques du monde, battant sinistrement cette année le record de Nelson Mandela. Aujourd'hui oublié, il fut un spectre des années 80. Vingt-neuf ans après son arrestation, son nom reste associé à juste titre à plusieurs meurtres perpétrés en Europe en pleine guerre du Liban mais aussi, par confusion médiatique, à une vague d'attentats aveugles qui lui est certainement étrangère tant son propre combat était ciblé. Sa trajectoire reflète les drames d'une époque.

Issu d'une famille chrétienne maronite, Georges Ibrahim Abdallah naît en 1951 à Koubeyat, un gros village du nord du Liban. C'est là qu'il grandit, au sein d'une fratrie de 9 enfants, sous la forte autorité d'un père militaire. Devenu professeur de collège, il est muté à Beyrouth où, à contre-courant de sa culture familiale, il sympathise avec les milieux pro-palestiniens et nationalistes arabes, à l'époque plus imprégnés de marxisme que d'islamisme. Après le début de la guerre du Liban, il rejoint le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) puis une petite organisation qu'il a sans doute contribué à faire naître : les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).
Composée surtout de militants originaires de ... Koubeyat, celles-ci cherchent, après l'invasion du Liban par Israël (20 000 morts combattants et civils), à porter en Europe la guerre subie au Proche-Orient. Plusieurs actions meurtrières leur sont attribuées au début des années 80 dont, en 1982, les assassinats à Paris du Lieutenant-Colonel Charles Ray (attaché militaire adjoint de l'ambassade des États-Unis en France) et Yacov Barsimentov (deuxième conseiller à l'ambassade d'Israël) ainsi que, en 1984, celui à Rome de l'amiral américain Leamon Hunt.
 

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