samedi 8 novembre 2014

MAROC - Wafaa Charaf face à une répression judiciaire de fer - La justice marocaine a condamné la jeune militante de vingt-six ans à deux ans de prison ferme. « Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc », expliquait le mois dernier la LDH.



La cour d’appel de Tanger a doublé la peine de prison de la militante Wafaa Charaf, condamnée à deux ans ferme. Envoyez lui vos messages de soutien.
Le jugement est tombé le 20 octobre vers minuit après 14 heures d’audience. La cour d’appel de Tanger a eu la main lourde. La justice marocaine a condamné la jeune militante de vingt-six ans Wafaa Charaf à deux ans de prison ferme. Active au sein de la jeunesse du parti marxiste la Voix démocratique (Annahj Addimocrati), membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et du Mouvement du 20 février, elle avait été condamnée en première instance, le 11août dernier, à un an de prison ferme et à une amende équivalente à 5 000 euros pour « mensonges et diffamation ». Un premier procès qualifié d’« inéquitable » et de « politique » par la Ligue des droits de l’homme (LDH).
 
Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers

Wafaa Charaf a été mise en détention préventive le 9 juillet à Tanger après avoir porté plainte pour enlèvement, séquestration et menaces. Abandonnée sur une route à douze kilomètres de Tanger, elle venait de participer, le 27 avril, à un rassemblement de soutien à des ouvriers de la multinationale américaine Greif (numéro un mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale. Tanger, située à moins de 14 kilomètres du continent européen, dispose d’une zone franche qui confère de nombreux avantages (exonération de charges fiscales et sociales) aux entreprises qui s’y installent. « Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc », expliquait le mois dernier la LDH. Wafaa Charaf comparaissait en même temps que Boubker El Khamlichi, dirigeant de la Voix démocratique, condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 89 euros pour «  entrave à l’enquête ». Il avait pourtant été acquitté lors du premier procès. «  Nous sommes sous le choc. Nous pensions que les peines seraient réduites compte tenu du fait que le Maroc accueille le mois prochain le deuxième Forum mondial sur les droits de l’homme », témoigne Aziz Hmoudane, ancien exilé politique marocain et membre à Paris de la Voix démocratique et du PCF. «  Ce jugement s’inscrit dans un contexte global d’offensive du pouvoir sur les droits humains et sociaux. Le régime veut profiter du recul du Mouvement du 20 février, qui avait brisé le silence dans le pays dans la foulée des printemps arabes, pour revenir à la situation qui prévalait avant », poursuit-il. Selon nos informations, les avocats de Wafaa Charaf envisageraient de se pourvoir en cassation.

L’appel à soutien de l’association association AILES-femmedumaroc ( ailesfm@gmail.com )

"Wafa a pris la parole.elle est arrivée avec un bon moral et a été d’un courage formidable et en l’espace de quelques minutes, elle a fait le procès de ses ravisseurs, des méthodes policières et de la machine judiciaire déclenchée contre elle et contre les militants des mouvements sociaux.elle a été d’une grande clarté et d’une grande conviction d’après l’auditoire . Mais le tribunal en a décidé autrement.
Ses ami(e)s s’inquiètent sur son état de santé car elle a paru très effondrée quand elle a entendu la sentence.
Je pense qu’il faut qu’on lui écrive beaucoup, assez rapidement.
Voici son adresse
Wafa Charaf
Numero 92694
PRISON CIVILE DE TANGER
AVENUE MOULAY RACHID
90000 TANGER

Source : l’humanité.fr

mardi 4 novembre 2014

Lettre aux occidentaux - Cher ami occidental, Je crois que les Occidentaux savent très bien qu'ils se sont débarrassés des Juifs grâce à la terre des Palestiniens, Les Arabes ont non seulement perdu leur terre mais sont aussi devenus le bouclier humain des Occidentaux.



Cher ami occidental,

J'ai hésité à t’écrire par crainte que mes arguments, un peu trop massifs, ne te bousculent.  J'ai une opinion très dégradée de l'Occident et je crains que tu ne te sente touché par toute mon amertume.
Je m'aventure quand même.
Je crois que les Occidentaux savent très bien qu'ils se sont débarrassés des Juifs grâce à la terre des Palestiniens.  Ils sont doublement redevables aux Arabes, d'abord d'avoir piqué leur terre pour la donner aux sionistes et ensuite de ce que ces mêmes Arabes subissent à leur place, la légitime colère des Juifs. Les Arabes ont non seulement perdu leur terre mais sont aussi devenus le bouclier humain des Occidentaux.
Alors, évidemment, les Occidentaux ne sont pas portés à comprendre le problème.  Si jamais ils se mettaient à le faire ils reconnaitraient par là même leur dette à l’égard des Arabes.  Ils s'en gardent bien.
L'Occident nous a coincé et nous manipule comme il veut.  Il vit, grâce à nous, dans la quiétude.  Je me demande ce qui se serait passé en Europe si l'Occident n'avait pas créé l'état d'Israël.  Peut-être que les conséquences de la deuxième guerre en Europe ne seraient pas encore terminées?  La hargne que l’on voit aujourd’hui se déployer contre nous se serait alors adressée à ses véritables destinataires: les Européens. Au lieu de cela, c'est nous les Orientaux qui portons les conséquences des crises et des errances de l'Europe et subissons depuis soixante ans une haine qui ne nous est pas destinée.
Si au moins les Occidentaux reconnaissaient le vol et le viol qu'ils ont commis à notre égard, ça allègerait un peu de nos souffrances.  Mais être violé, volé et tué sans que personne ne le reconnaisse, c'est intolérable.  Les techniques de dialogue et les pourparlers de paix pour que les prétendus frères ennemis s'entendent sont bien-sûr inutiles.  Comment veut-tu, cher ami occidental, qu'on dialogue avec son violeur, si le viol n'est même pas reconnu?
Même les Juifs, quoique dans une moindre mesure, sont pris avec cette situation intolérable.  Nous sommes tous les deux comme des gladiateurs dans un cirque, avec César qui s'impatiente dans sa tribune parce que le combat dure trop longtemps.  Il pourrait interrompre le combat, mais il s'en garde bien.  Il en profite trop.  Comment pourrait-il se priver d'un tel spectacle qui noie, tous les jours un peu plus les protagonistes, et l’intronise seul arbitre de la situation ? Va-t-il lever ou baisser son pouce ? Sauver ou laisser mourir Gaza ?
Désolé, cher ami, de t'avoir infligé toute cette argumentation.  J'espère que tu ne m'en voudras pas trop d’évoquer aussi la question de la démocratie.  Quand tu m’en parles je sens combien tu en es fier, même si tu ne tiens pas à ce que ça paraisse.  Pourtant la question de la démocratie est malheureusement prise dans une problématique tout aussi suspecte que la précédente.  Elle a en quelque sorte perdu sa virginité.
Je pense qu'il y a un très sérieux problème quand on ne parvient plus à distinguer entre un état véritablement démocratique, c'est à dire qui se donne pour tâche de représenter sa société civile, et un état anti démocratique qui, au contraire, façonne sa société civile à son image et donc se fait représenter par sa société civile.  Non seulement l'Occident ne parvient plus à faire cette distinction, concernant Israël en particulier, mais de plus, il s'attaque au monde arabe, sous prétexte qu'il n'est pas assez démocratique, et veut le forcer, le couteau sur la gorge, à le devenir.  Comment veux-tu, cher ami, que les Arabes adhèrent à votre conception de la démocratie si le premier vote qu’il a connu de vous, après la guerre, a été celui qui l’a spolié de sa terre en 48 ? Et l'Occident est devenu le propagandiste de cette prétendue démocratie par les armes et le pillage que j'appelle le démocratisme.
Bref la démocratie est devenue le démocratisme, comme l'islam est devenu l'islamisme et le judaïsme est devenu le sionisme.  Nous pédalons dans une bouillie d'idées qui n'ont plus aucun sens tellement elles ont été dévoyées.  Il faut sauver la pureté de la démocratie, de l'islam et du judaïsme en sachant distinguer clairement entre ces illuminations historiques et leurs sous-produits haineux.
Voilà.  Je crois que j'en ai beaucoup dit.  J'espère que tu me pardonneras ces propos quelque peu virulents et que tu rebondiras dessus pour faire ton miel.
Toujours avec amitié
Dimanche 2 novembre 2014
Karim Jbeili
Source : Palestne Solidarité

mardi 28 octobre 2014

La dernière lettre de Reyhaneh exécutée par pendaison en Iran, à sa mère, Sholeh Pakravan



Reyhaneh Jabbari a été exécutée par pendaison. Cette jeune iranienne de 26 ans avait été condamnée à mort pour le meurtre d’un homme qui, selon elle, tentait de la violer.
Au moment des faits, en 2007, Reyhaneh était âgée de 19 ans. Depuis, elle était en prison. Ces dernières années, les appels internationaux à la clémence s‘étaient multipliés. Un expert spécial de l’ONU sur l’Iran avait notamment appelé, un peu plus tôt cette année, à suspendre l’exécution. Il affirmait que les aveux de la jeune femme avaient été obtenus sous la contrainte et que toutes les preuves n’avaient pas été prises en compte lors de son procès.
Conformément à la loi iranienne, la justice avait accordé plusieurs délais pour que la famille de la victime accorde son pardon, en vain.

Dans cette dernière lettre à sa mère, Reyhaneh lui demande de s’assurer que tous ses organes soient donnés après sa mort.

Voici ce que l’on peut lire dans cette lettre complète :
    Chère Sholeh, aujourd’hui j’ai appris que c’est à mon tour de faire face à Qisas (la loi du talion dans le système judiciaire iranien, ndlr). Je suis blessée d’apprendre que tu ne m’as pas laissé savoir que j’avais atteint la dernière page du livre de ma vie. Ne penses-tu pas que j’aurais dû savoir ? Tu sais que ta tristesse me rend honteuse. Pourquoi ne m’as tu pas laissé la chance d’embrasser ta main et celle de papa ?
    Le monde m’a permis de vivre pendant 19 ans. Durant cette nuit inquiétante, j’aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un coin de la ville, et après quelques jours, la police t’aurait conduite dans le bureau du médecin légiste afin d’identifier mon corps et tu aurais appris que j’avais également été violée. Le meurtrier n’aurait jamais été retrouvé puisque nous n’avons ni leur richesse ni leur pouvoir. Tu aurais alors continué ta vie dans la douleur et dans la honte, et quelques années plus tard tu serais morte de cette douleur, voilà tout.
    Néanmoins, avec ce maudit coup, l’histoire a changé. Mon corps n’a pas été jeté au loin, mais dans la tombe de la prison d’Evin et ses cellules d’isolement, et à présent la prison de Shahr-e Ray, qui ressemble aussi à une tombe. Mais tu dois céder au destin. Ne te plains pas. Tu sais mieux que moi que la mort n’est pas la fin de la vie.
    Tu m’as appris que l’on vient au monde pour profiter d’une expérience et apprendre une leçon, et qu’avec chaque naissance, une responsabilité est placée sur notre épaule. J’ai appris que parfois l’on doit se battre. Je me souviens quand tu m’as raconté que l’homme s’est opposé à l’homme qui me flagellait, mais que ce dernier lui a fouetté la tête et le visage jusqu’à ce qu’il meure. Tu m’as dit que pour créer de la valeur, l’on devait persévérer même si un autre mourait.
    Tu m’as appris que, puisque nous allons à l’école, nous devons nous comporter en dame face aux querelles et aux plaintes. Te souviens-tu à quel point tu insistais sur la façon dont on se comportait ? Ton expérience était incorrecte. Quand cet incident s’est produit, mes enseignements ne m’ont pas aidé. Etre présentée à la barre m’a fait passer pour une meurtrière de sang-froid et une criminelle sans pitié. Je n’ai pas versé une larme. Je n’ai pas supplié. Je n’ai pas pleuré toutes les larmes de mon corps car je faisais confiance à la loi.
    Mais j’été accusée d’être indifférente au crime. Tu vois, je ne tuais même pas les moustiques et je prenais les cafards par les antennes pour les jeter un peu plus loin. Désormais je suis devenue une meurtrière préméditée. Mon traitement des animaux a été interprété comme ayant un penchant masculin et le juge n’a même pas pris la peine de regarder les faits et de voir qu’au moment de l’incident j’avais de longs ongles vernis.
    C’était si optimiste d’attendre de la justice de la part des juges ! Il ne s’est jamais interrogé sur le fait que mes mains ne sont pas épaisses comme celles d’une sportive, en particulier d’une boxeuse. Ce pays que tu m’as fait chérir n’a jamais voulu de moi et personne ne m’a soutenu quand, sous les coups des interrogateurs, je criais et j’entendais les mots les plus vulgaires. Quand j’ai perdu mon dernier signe de beauté en me rasant les cheveux, j’ai été récompensée : 11 jours en cellule d’isolement.
    Chère Sholeh, ne pleure pas pour ce que tu entends. Le premier jour, au poste de police, quand un vieil agent non marié m’a brutalisé à cause de mes ongles, j’ai compris que l’on ne recherche pas la beauté dans cette ère. La beauté des apparences, la beauté des pensées et des souhaits, une belle écriture, la beauté des yeux et de la vision, et même la beauté d’une douce voix. Ma chère mère, mon idéologie a changé et tu n’en es pas responsable. Ma lettre est interminable et je l’ai donné à quelqu’un pour que, lorsque je serai exécutée sans ta présence et sans ton savoir, elle te sera donnée. Je te laisse ce matériel écrit en héritage.
    Cependant, avant ma mort, je veux quelque chose de toi, que tu dois me fournir avec toute ta force, quelle que soit la manière dont tu l’obtiens. En fait, c’est la seule chose que je veux de ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu as besoin de temps pour cela.
    Je vais donc te raconter une partie de mon vœu dès maintenant. S’il te plaît, ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire une telle lettre qui serait approuvée par le chef de la prison ; alors une fois de plus, tu dois souffrir à cause de moi. Pour cette chose seulement, je t’autorise à supplier, bien que je t’ai dit à maintes reprises de ne pas supplier de me sauver de l’exécution.
    Ma tendre mère, chère Sholeh, qui m’est plus chère que ma propre vie, je ne veux pas pourrir sous terre. Je ne veux pas que mes yeux ou mon jeune cœur deviennent poussière. Tu dois les supplier pour que, dès que je serai pendue, mon cœur, mes reins, mes yeux, mes os et tout ce qui peut être transplanté soit retiré de mon corps et donné à quelqu’un qui en a besoin. Je ne veux pas que le receveur connaisse mon nom, ni qu’il m’achète des fleurs ou même qu’il prie pour moi.
    Je te le dis depuis le plus profond de mon cœur : je ne veux pas d’une tombe où tu viendrais pleurer et souffrir. Je ne veux pas que tu portes du noir pour moi. Fais de ton mieux pour oublier mes jours difficiles. Donne-moi au vent, afin qu’il m’emporte.
    Le monde ne nous a pas aimé. Il n’a pas voulu mon destin. Et à présent, je lui cède et j’embrasse la mort. Car dans la cour de Dieu, j’accuserai les inspecteurs, j’accuserai l’inspecteur Shamlou, j’accuserai le juge, et les juges de la Cour Suprême du pays qui m’ont tabassé quand j’étais éveillée et n’ont eu cesse de me harceler.
    Dans la cour du Créateur, j’accuserai le Docteur Farvandi, j’accuserai Qassem Shabani et tous ceux qui, par ignorance ou avec leurs mensonges, m’ont fait du mal et ont piétiné mes droits et n’ont pas tenu compte du fait que parfois, ce qui semble être la réalité ne l’est en fait pas du tout. Ma chère et tendre Sholeh, dans l’autre monde c’est toi et moi qui sommes les accusatrices et les autres qui sont les accusés. Nous verrons ce que Dieu désire. Je voulais t’embrasser jusqu’à ce que je meurs. Je t’aime.


samedi 25 octobre 2014

Le virus Ebola ne vient pas d’Afrique, Les laboratoires occidentaux ou contrôlés par ces derniers sont à l’origine du virus.

Les Africains ne peuvent être responsables de ce qu’ils n’ont pas créé et diffusé.

Afin de permettre une meilleure compréhension du phénomène et d’apporter des éclaircissements sur le débat concernant l’origine du virus Ebola et sa paternité supposée africaine, Afrocentricity Think Tank s’est attelé à lever quelques ambiguïtés et rappeler que de part et d’autre, les causes avancées sans la participation d’experts africains indépendants restent de simples hypothèses dont la crédibilité commence à échapper à l’analyse scientifique par les experts africains de la Diaspora. Des informations circulent ici et là.

Il est important que les Africains et Africaines directement concernés puissent avoir un point de vue afrocentrique en attendant que les dirigeants africains financent l’étude sur l’origine du virus Ebola demandée par une équipe d’experts de la Diaspora.

Il faut pourtant clarifier le débat. Les Africains ne peuvent être responsables de ce qu’ils n’ont pas créé et diffusé.

  1. Le virus Ebola n’a pas été « créé », ni « nommé » par les Africains

C’est le nom d’un fleuve de la République Démocratique du Congo que les Occidentaux ont choisi unilatéralement pour donner à un virus créé dans leurs laboratoires lesquels poursuivent des objectifs militaires et de créations de maladies émergentes avec des solutions pour le moins mitigées.

A la différence des agents biologiques pathogènes classés par ordre de dangerosité comme la rougeole, la poliomyélite, la varicelle, la rage et la variole, le virus Ebola comme au demeurant et par ordre de dangerosité, l’hépatite C, le HIV-Sida, l’Antrax (qui est une bactérie) sont des agents pathogènes créés dans des laboratoires non Africains [1]. Les motivations à l’origine de la création de ces agents pathogènes ne sont pas nécessairement pacifiques.

Le virus Ebola est un filoviridae dont l’origine remonte au mois d’août 1967, dans la ville de Marburg en République Fédérale d’Allemagne. L’apparition originelle et inaugurale s’est faite dans un des laboratoires de la ville travaillant indifféremment pour des objectifs civils et militaires. Officiellement, lors des travaux de recherche pour fabriquer des vaccins, au moins 35 laborantins ont été contaminés dont 7 ont trouvé la mort malgré les soins intensifs prodigués. L’origine du virus Ebola n’est pas en Afrique.

  1. Le virus Ebola n’a pas de réservoir naturel en Afrique

Les analyses et recherches de médecins africains commencent à mettre en évidence le fait que le virus Ebola n’a pas de réservoir naturel. Il est donc évident que sans réservoir naturel, l’hypothèse selon laquelle l’origine d’une des six souches proviendrait de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) demeure une simple hypothèse qui reste à vérifier. L’hypothèse de l’inoculation, voire de la transplantation par tous les moyens possibles et inimaginables en Afrique ne peut être écartée. Une étude portant sur l’origine de certains agents pathogènes (virus et bactéries) par des experts indépendants africains y compris la Diaspora permettrait d’en avoir le cœur net.

  1. Les animaux africains ne sont pas à l’origine du virus Ebola

Les gorilles, les chimpanzés et les antilopes ne sont pas des vecteurs du virus contrairement aux affirmations sans preuves avancées jusque-là car ces animaux n’ont pas de réservoir du virus Ebola.

La chauve-souris n’est pas un hôte naturel du virus car jamais le virus n’a été isolé sur elle. Mieux encore, lorsqu’on lui inocule expérimentalement en laboratoire le virus, cet animal l’élimine rapidement sans le conserver dans son organisme.

De même, les arthropodes ne sont pas des vecteurs car lorsqu’on inocule le virus Ebola à ces derniers, aucune réplication virale n’est observée.

Puisque l’on sait aujourd’hui le point de vue des Africains et que le virus n’a jamais été isolé chez ces animaux malgré toutes les recherches menées dans ce sens, il faut donc bien convenir qu’il faudra aller rechercher le réservoir du virus ailleurs que dans la faune africaine, ailleurs qu’au sein des populations africaines rurales ou urbaines.

  1. Les laboratoires occidentaux ou contrôlés par ces derniers sont à l’origine du virus Ebola

Avec la liste des laboratoires militaires connus et tous ceux civils non connus (voir annexe 1), il n’est plus possible de nier l’évidence, à savoir qu’un grand stock de virus divers dont l’Ebola sont disponibles dans les laboratoires biologiques de niveau pathogène 4 (le plus élevé). La France est présente en Afrique au Gabon, à Franceville (pour ce qui échappe au « secret défense »).

Comment croire que ces stocks sont destinés à l’amélioration de la santé publique en Occident ? Comment ne pas se poser la question de savoir comment s’opèrent les tests ? Une fois les animaux infectés, est-ce que ces derniers n’ont pas été transportés dans des zones rurales et urbaines africaines pour faciliter la confirmation de certaines hypothèses sur les animaux ? Puis, quelles sont les limites éthiques de telles expérimentations secrètes, parfois avec l’aval des autorités africaines, alors que les tests sur des humains africains dits « volontaires » ont commencé à se vulgariser notamment au Libéria et en Sierra Leone.

Rien ne permet d’écarter l’hypothèse selon laquelle les virus créés dans des laboratoires occidentaux ou contrôlés par ces derniers en Afrique ne sont pas justement créés pour soutenir des activités civiles de santé publique. L’hypothèse de virus créé pour des opérations militaires futures ne peut être écartée de l’analyse et donc de l’étude à venir. Il s’agirait alors purement et simplement d’armes virologiques de destruction massive. Les signes avant-coureurs ont été révélés dans le livre de Leonard G. Horowitz [2] dès 1996 où ce dernier s’interrogeait sur la nature des virus émergents comme le VIH-Sida et l’Ebola. Il avait déjà écarté l’origine naturelle de ces deux virus et ne croyait pas à l’accident, ni au dysfonctionnement des laboratoires occidentaux. Les objectifs dits « intentionnels » sont légions dans les exemples nombreux qu’il partage avec le public.

De toutes les manières, Leonard G. Horowitz n’a jamais cité l’Afrique comme un centre de production en série de virus Ebola pour une destruction massive et sélective des humains.

  1. Le Gouvernement de Sierra Leone a reconnu que des essais d’armes biologiques américaines se pratiquaient sur son sol à Kenema.

C’est officiellement sur la page « Facebook 3 » du Ministère de la santé et de l’Assainissement du Gouvernement de Sierra Leone que ce pays a reconnu indirectement qu’il a laissé mener des essais d’armes biologiques américaines sur son sol notamment à Kenema. En effet, il fut décidé d’arrêter les essais d’armes biologiques notamment du virus Ebola dans le laboratoire américain de Kenama et dans l’Université de Tulane.

Le laboratoire américain de recherches d’armes biologiques basé en Sierra Leone à Kenema est le seul centre de dépistage de la fièvre hémorragique liée au virus Ebola dans ce pays et détenait en juillet 2014 le plus grand nombre de victimes. Il faut aussi savoir que l’Université de Tulane menait des recherches d’armes biologiques au nom de l’Institut de recherche médicale de l’armée américaine des maladies infectieuses (United States Army Medical Research Institute of Infectious Diseases, USAMRIID).

La décision du Gouvernement de Sierra Leone de fermer les centres d’essais d’armes biologiques n’a pas été spontanée. Cette décision est intervenue suite à des dysfonctionnements graves et un mouvement de protestation des infirmières de l’Hôpital de Kenema qui ont choisi la grève illimitée pour se faire entendre suite à la mort de trois de leurs collègues [3] suspectées d’avoir été contaminées par le virus Ebola. Les 20 dollars des Etats-Unis de prime de risques qui leur avaient été promis n’ont jamais été payés.

  1. Il ne faudrait pas favoriser une discrimination dans l’administration du vaccin expérimental entre les « Noirs » et les « Blancs » ?

Faut-il craindre une gestion raciste de l’administration du vaccin expérimental contre le virus Ebola ? La question n’a pas véritablement été évoquée jusqu’au jour où des informations attribuant au personnel du Centre de contrôle des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) basé à Atlanta aux Etats-Unis que le vaccin expérimental pour le virus Ebola ne fonctionnera que sur ceux à la peau blanche. Au-delà de la provocation, il faut néanmoins prendre au sérieux cette possibilité. Cet organisme gouvernemental américain aurait déclaré ceci le 19 septembre 2014 : « Les premiers tests d’un médicament expérimental, qui aurait pour effet de lutter contre la propagation du virus Ebola, n’ont fait leurs preuves que sur ceux qui ont la peau blanche. Nous travaillons avec diligence pour améliorer l’échantillon afin de pouvoir aider tous ceux qui sont dans le besoin [4] ».

Il faut espérer que le Gouvernement américain ne cacherait pas au monde le fait que le vaccin expérimental, qui n’a pas encore subi tous les tests d’usage, soit déjà opérationnel. De même, il ne faudrait pas que des stratégies ne soient mises en place pour n’administrer que très tardivement aux Africains et aux noirs victimes d’expérimentation hasardeuses des laboratoires occidentaux, ce vaccin s’il s’avère réellement efficace. Au demeurant, il ne faut pas écarter du débat le fait que certains « fournisseurs » du futur vaccin hypothétique contre le virus Ebola cherchent à préparer l’opinion occidentale qu’il ne sert à rien de distribuer le vaccin aux Africains noirs en jouant sur des retards dits « diplomatiques »…. cette discrimination potentielle doit faire partie de l’étude que les autorités africaines doivent entreprendre de manière indépendante.

  1. La lutte contre le virus Ebola passe par l’apport de l’expertise de la Diaspora africaine

Avec la défaillance des autorités africaines tant dans l’information sur leurs accords secrets avec des Etats producteurs ou testeurs en série d’agents biologiques de niveau pathogène 4 (le plus élevé) sur le sol africain, la responsabilité du désastre actuel tant médical que socio-économique est aussi africaine.

Seule une étude approfondie effectuée par des experts indépendants d’Afrique et d’ailleurs pourra permettre de faire taire certaines affirmations selon lesquelles Le virus Ebola :

7.1 a aussi été transmis par inoculation. Cela suppose que le vaccin dont il est question pourrait ne pas résoudre le problème mais l’aggraver ;

7.2 ne contamine pas systématiquement. Certains sujets africains noirs sont sortis « indemnes » du processus de contamination. C’est le cas d’un jeune Guinéen, guéri au Sénégal, qui s’est résolument engagé à promouvoir la prévention auprès de ses compatriotes [5]. Ces malades guéries sont l’objet d’une appétence nouvelle des mêmes laboratoires non-africains responsables de la création du virus Ebola. En effet, le sang des malades guéries est vendu à prix d’or et sert à de multiples analyses pour comprendre la capacité de résistance et de résilience de certains Africains noirs. Des cas de résilience similaires ont été identifiés au Kenya au sein d’une population à risque.

Aussi, la Diaspora africaine éclairée a choisi d’identifier des équipements, des services, et des techniques et savoir-faire disponibles si possible dans des pays n’ayant pas d’antécédents coloniaux ou des velléités d’impérialisme militaro-sanitaires sur l’Afrique. Il est donc recommandé aux dirigeants africains de se rapprocher de leurs Diaspora respectives afin d’identifier les ressources humaines et techniques permettant de contenir cette épidémie tout en fournissant des équipements de protection, de décontamination, de diagnostic et de traitement.

Le financement africain est le seul moyen pour les dirigeants africains de lever l’ambiguïté sur leur responsabilité dans ce dossier, en permettant la réalisation de l’étude approfondie sur l’origine du virus Ebola, avec une ouverture sur les maladies émergentes et les effets collatéraux pour les populations africaines.

Dr Guy Kodzo ALOVOR, Médecin et Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Afrocentricity Think Tank
In Afrocentricity Think Tank
28 septembre 2014
Contact : info@afrocentricity.info



[1] Une patiente revenant de Sierra Leone a été admise pour une fièvre hémorragique en Suisse déjà en 2011 : voir la présentation d’un laboratoire de haute sécurité P4 D, à l’Hôpital Universitaire de Genève (HUG), Suisse : Un laboratoire de haute sécurité a été aménagé au sein du laboratoire central de virologie des HUG. Il est classé P4 D, pour pathogène de classe 4 et D pour diagnostic. Le P4D est le premier laboratoire suisse capable de diagnostiquer des virus hautement pathogènes, classés en niveau 4 de sécurité. Outil de référence pour l’ensemble de la Suisse, cet équipement sera utilisé uniquement à des fins diagnostiques ; il ne se prêtera à aucune culture ou stockage de virus dangereux ; https://www.youtube.com/watch?v=ML-.... IL faut s’interroger si les mesures de précaution proposées peuvent s’appliquer à grande échelle en Afrique. Voir aussi le Laboratoire P4 Jean Mérieux de Lyon, voir https://www.youtube.com/watch?v=LnQ... ainsi que le laboratoire P4 de la Direction générale de l’armement française (DGA) dans l’Essonne inauguré par le Ministre de la Défense de France, Jean-Yves Le Drian. Un second laboratoire distinct du Service de santé des armées (SSA) est dédié à la mise au point de vaccins et antiviraux et assurent ainsi la sécurité anti-guerre biologique que résume le Libre Blanc sur la Défense et le sécurité nationale qui traitent entre autres des virus vivants de classe 4 à savoir Ebola, fièvre de Lassa et même des « virus contre lesquels il n’existe encore aucun traitement connu » de la bouche même du Ministre de la Défense. Ce dernier confirme ainsi indirectement la capacité de ces laboratoires à créer des monstres hautement pathogènes que certains laboratoires militaires n’hésitent pas à tester sur les populations africaines, voir http://www.defense.gouv.fr/actualit... et la liste incomplète des laboratoires sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Labora....