Les Africains ne
peuvent être responsables de ce qu’ils n’ont pas créé et diffusé.
Afin de permettre
une meilleure compréhension du phénomène et d’apporter des éclaircissements sur
le débat concernant l’origine du virus Ebola et sa paternité supposée africaine,
Afrocentricity Think Tank s’est attelé à lever quelques ambiguïtés et rappeler
que de part et d’autre, les causes avancées sans la participation d’experts
africains indépendants restent de simples hypothèses dont la crédibilité
commence à échapper à l’analyse scientifique par les experts africains de la Diaspora. Des
informations circulent ici et là.
Il est important que les
Africains et Africaines directement concernés puissent avoir un point de vue
afrocentrique en attendant que les dirigeants africains financent l’étude sur
l’origine du virus Ebola demandée par une équipe d’experts de la Diaspora.
Il faut pourtant clarifier
le débat. Les Africains ne peuvent être responsables de ce qu’ils n’ont pas
créé et diffusé.
- Le virus Ebola n’a pas été « créé », ni « nommé » par les Africains
C’est le nom d’un fleuve
de la République
Démocratique du Congo que les Occidentaux ont choisi
unilatéralement pour donner à un virus créé dans leurs laboratoires lesquels
poursuivent des objectifs militaires et de créations de maladies émergentes
avec des solutions pour le moins mitigées.
A la différence des agents
biologiques pathogènes classés par ordre de dangerosité comme la rougeole, la
poliomyélite, la varicelle, la rage et la variole, le virus Ebola comme au
demeurant et par ordre de dangerosité, l’hépatite C, le HIV-Sida, l’Antrax (qui
est une bactérie) sont des agents pathogènes créés dans des laboratoires non
Africains [1]. Les motivations à l’origine de la création de ces agents
pathogènes ne sont pas nécessairement pacifiques.
Le virus Ebola est un
filoviridae dont l’origine remonte au mois d’août 1967, dans la ville de
Marburg en République Fédérale d’Allemagne. L’apparition originelle et
inaugurale s’est faite dans un des laboratoires de la ville travaillant
indifféremment pour des objectifs civils et militaires. Officiellement, lors
des travaux de recherche pour fabriquer des vaccins, au moins 35 laborantins
ont été contaminés dont 7 ont trouvé la mort malgré les soins intensifs
prodigués. L’origine du virus Ebola n’est pas en Afrique.
- Le virus Ebola n’a pas de réservoir naturel en Afrique
Les analyses et recherches
de médecins africains commencent à mettre en évidence le fait que le virus
Ebola n’a pas de réservoir naturel. Il est donc évident que sans réservoir
naturel, l’hypothèse selon laquelle l’origine d’une des six souches
proviendrait de la
République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) demeure une
simple hypothèse qui reste à vérifier. L’hypothèse de l’inoculation, voire de
la transplantation par tous les moyens possibles et inimaginables en Afrique ne
peut être écartée. Une étude portant sur l’origine de certains agents
pathogènes (virus et bactéries) par des experts indépendants africains y
compris la Diaspora
permettrait d’en avoir le cœur net.
- Les animaux africains ne sont pas à l’origine du virus Ebola
Les gorilles, les
chimpanzés et les antilopes ne sont pas des vecteurs du virus contrairement aux
affirmations sans preuves avancées jusque-là car ces animaux n’ont pas de
réservoir du virus Ebola.
La chauve-souris n’est pas
un hôte naturel du virus car jamais le virus n’a été isolé sur elle. Mieux
encore, lorsqu’on lui inocule expérimentalement en laboratoire le virus, cet
animal l’élimine rapidement sans le conserver dans son organisme.
De même, les arthropodes
ne sont pas des vecteurs car lorsqu’on inocule le virus Ebola à ces derniers, aucune
réplication virale n’est observée.
Puisque l’on sait
aujourd’hui le point de vue des Africains et que le virus n’a jamais été isolé
chez ces animaux malgré toutes les recherches menées dans ce sens, il faut donc
bien convenir qu’il faudra aller rechercher le réservoir du virus ailleurs que
dans la faune africaine, ailleurs qu’au sein des populations africaines rurales
ou urbaines.
- Les laboratoires occidentaux ou contrôlés par ces derniers sont à l’origine du virus Ebola
Avec la liste des
laboratoires militaires connus et tous ceux civils non connus (voir annexe 1), il
n’est plus possible de nier l’évidence, à savoir qu’un grand stock de virus
divers dont l’Ebola sont disponibles dans les laboratoires biologiques de niveau
pathogène 4 (le plus élevé). La
France est présente en Afrique au Gabon, à Franceville (pour
ce qui échappe au « secret défense »).
Comment croire que ces
stocks sont destinés à l’amélioration de la santé publique en Occident ? Comment
ne pas se poser la question de savoir comment s’opèrent les tests ? Une fois
les animaux infectés, est-ce que ces derniers n’ont pas été transportés dans
des zones rurales et urbaines africaines pour faciliter la confirmation de
certaines hypothèses sur les animaux ? Puis, quelles sont les limites éthiques
de telles expérimentations secrètes, parfois avec l’aval des autorités
africaines, alors que les tests sur des humains africains dits « volontaires »
ont commencé à se vulgariser notamment au Libéria et en Sierra Leone.
Rien ne permet d’écarter
l’hypothèse selon laquelle les virus créés dans des laboratoires occidentaux ou
contrôlés par ces derniers en Afrique ne sont pas justement créés pour soutenir
des activités civiles de santé publique. L’hypothèse de virus créé pour des
opérations militaires futures ne peut être écartée de l’analyse et donc de
l’étude à venir. Il s’agirait alors purement et simplement d’armes virologiques
de destruction massive. Les signes avant-coureurs ont été révélés dans le livre
de Leonard G. Horowitz [2] dès 1996 où ce dernier s’interrogeait sur la nature
des virus émergents comme le VIH-Sida et l’Ebola. Il avait déjà écarté
l’origine naturelle de ces deux virus et ne croyait pas à l’accident, ni au
dysfonctionnement des laboratoires occidentaux. Les objectifs dits «
intentionnels » sont légions dans les exemples nombreux qu’il partage avec le
public.
De toutes les manières, Leonard
G. Horowitz n’a jamais cité l’Afrique comme un centre de production en série de
virus Ebola pour une destruction massive et sélective des humains.
- Le Gouvernement de Sierra Leone a reconnu que des essais d’armes biologiques américaines se pratiquaient sur son sol à Kenema.
C’est officiellement sur
la page « Facebook 3 » du Ministère de la santé et de l’Assainissement du
Gouvernement de Sierra Leone que ce pays a reconnu indirectement qu’il a laissé
mener des essais d’armes biologiques américaines sur son sol notamment à Kenema.
En effet, il fut décidé d’arrêter les essais d’armes biologiques notamment du
virus Ebola dans le laboratoire américain de Kenama et dans l’Université de
Tulane.
Le laboratoire américain
de recherches d’armes biologiques basé en Sierra Leone à Kenema est le seul
centre de dépistage de la fièvre hémorragique liée au virus Ebola dans ce pays
et détenait en juillet 2014 le plus grand nombre de victimes. Il faut aussi
savoir que l’Université de Tulane menait des recherches d’armes biologiques au
nom de l’Institut de recherche médicale de l’armée américaine des maladies
infectieuses (United States Army Medical Research Institute of Infectious
Diseases, USAMRIID).
La décision du
Gouvernement de Sierra Leone de fermer les centres d’essais d’armes biologiques
n’a pas été spontanée. Cette décision est intervenue suite à des
dysfonctionnements graves et un mouvement de protestation des infirmières de
l’Hôpital de Kenema qui ont choisi la grève illimitée pour se faire entendre
suite à la mort de trois de leurs collègues [3] suspectées d’avoir été
contaminées par le virus Ebola. Les 20 dollars des Etats-Unis de prime de
risques qui leur avaient été promis n’ont jamais été payés.
- Il ne faudrait pas favoriser une discrimination dans l’administration du vaccin expérimental entre les « Noirs » et les « Blancs » ?
Faut-il craindre une
gestion raciste de l’administration du vaccin expérimental contre le virus
Ebola ? La question n’a pas véritablement été évoquée jusqu’au jour où des
informations attribuant au personnel du Centre de contrôle des maladies (Centers
for Disease Control and Prevention) basé à Atlanta aux Etats-Unis que le vaccin
expérimental pour le virus Ebola ne fonctionnera que sur ceux à la peau blanche.
Au-delà de la provocation, il faut néanmoins prendre au sérieux cette
possibilité. Cet organisme gouvernemental américain aurait déclaré ceci le 19
septembre 2014 : « Les premiers tests d’un médicament expérimental, qui aurait
pour effet de lutter contre la propagation du virus Ebola, n’ont fait leurs
preuves que sur ceux qui ont la peau blanche. Nous travaillons avec diligence
pour améliorer l’échantillon afin de pouvoir aider tous ceux qui sont dans le
besoin [4] ».
Il faut espérer que le
Gouvernement américain ne cacherait pas au monde le fait que le vaccin
expérimental, qui n’a pas encore subi tous les tests d’usage, soit déjà
opérationnel. De même, il ne faudrait pas que des stratégies ne soient mises en
place pour n’administrer que très tardivement aux Africains et aux noirs
victimes d’expérimentation hasardeuses des laboratoires occidentaux, ce vaccin
s’il s’avère réellement efficace. Au demeurant, il ne faut pas écarter du débat
le fait que certains « fournisseurs » du futur vaccin hypothétique contre le
virus Ebola cherchent à préparer l’opinion occidentale qu’il ne sert à rien de
distribuer le vaccin aux Africains noirs en jouant sur des retards dits «
diplomatiques »…. cette discrimination potentielle doit faire partie de l’étude
que les autorités africaines doivent entreprendre de manière indépendante.
- La lutte contre le virus Ebola passe par l’apport de l’expertise de la Diaspora africaine
Avec la défaillance des
autorités africaines tant dans l’information sur leurs accords secrets avec des
Etats producteurs ou testeurs en série d’agents biologiques de niveau pathogène
4 (le plus élevé) sur le sol africain, la responsabilité du désastre actuel
tant médical que socio-économique est aussi africaine.
Seule une étude
approfondie effectuée par des experts indépendants d’Afrique et d’ailleurs
pourra permettre de faire taire certaines affirmations selon lesquelles Le
virus Ebola :
7.1 a aussi été transmis par inoculation. Cela suppose
que le vaccin dont il est question pourrait ne pas résoudre le problème mais
l’aggraver ;
7.2 ne contamine pas
systématiquement. Certains sujets africains noirs sont sortis « indemnes » du
processus de contamination. C’est le cas d’un jeune Guinéen, guéri au Sénégal, qui
s’est résolument engagé à promouvoir la prévention auprès de ses compatriotes [5].
Ces malades guéries sont l’objet d’une appétence nouvelle des mêmes
laboratoires non-africains responsables de la création du virus Ebola. En effet,
le sang des malades guéries est vendu à prix d’or et sert à de multiples
analyses pour comprendre la capacité de résistance et de résilience de certains
Africains noirs. Des cas de résilience similaires ont été identifiés au Kenya
au sein d’une population à risque.
Aussi, la Diaspora africaine
éclairée a choisi d’identifier des équipements, des services, et des techniques
et savoir-faire disponibles si possible dans des pays n’ayant pas d’antécédents
coloniaux ou des velléités d’impérialisme militaro-sanitaires sur l’Afrique. Il
est donc recommandé aux dirigeants africains de se rapprocher de leurs Diaspora
respectives afin d’identifier les ressources humaines et techniques permettant
de contenir cette épidémie tout en fournissant des équipements de protection, de
décontamination, de diagnostic et de traitement.
Le financement africain
est le seul moyen pour les dirigeants africains de lever l’ambiguïté sur leur
responsabilité dans ce dossier, en permettant la réalisation de l’étude
approfondie sur l’origine du virus Ebola, avec une ouverture sur les maladies
émergentes et les effets collatéraux pour les populations africaines.
Dr Guy
Kodzo ALOVOR, Médecin et Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Directeur Afrocentricity Think
Tank
In
Afrocentricity Think Tank
28
septembre 2014
Contact : info@afrocentricity.info
[1] Une
patiente revenant de Sierra Leone a été admise pour une fièvre hémorragique en
Suisse déjà en 2011 : voir la présentation d’un laboratoire de haute sécurité P4
D, à l’Hôpital Universitaire de Genève (HUG), Suisse : Un laboratoire de haute
sécurité a été aménagé au sein du laboratoire central de virologie des HUG. Il
est classé P4 D, pour pathogène de classe 4 et D pour diagnostic. Le P4D est le
premier laboratoire suisse capable de diagnostiquer des virus hautement
pathogènes, classés en niveau 4 de sécurité. Outil de référence pour l’ensemble
de la Suisse, cet
équipement sera utilisé uniquement à des fins diagnostiques ; il ne se prêtera
à aucune culture ou stockage de virus dangereux ; https://www.youtube.com/watch?v=ML-....
IL faut s’interroger si les mesures de précaution proposées peuvent s’appliquer
à grande échelle en Afrique. Voir aussi le Laboratoire P4 Jean Mérieux de Lyon,
voir https://www.youtube.com/watch?v=LnQ... ainsi que le laboratoire P4 de la Direction générale de
l’armement française (DGA) dans l’Essonne inauguré par le Ministre de la Défense de France, Jean-Yves
Le Drian. Un second laboratoire distinct du Service de santé des armées (SSA) est
dédié à la mise au point de vaccins et antiviraux et assurent ainsi la sécurité
anti-guerre biologique que résume le Libre Blanc sur la Défense et le sécurité
nationale qui traitent entre autres des virus vivants de classe 4 à savoir
Ebola, fièvre de Lassa et même des « virus contre lesquels il n’existe encore
aucun traitement connu » de la bouche même du Ministre de la Défense. Ce dernier
confirme ainsi indirectement la capacité de ces laboratoires à créer des
monstres hautement pathogènes que certains laboratoires militaires n’hésitent
pas à tester sur les populations africaines, voir http://www.defense.gouv.fr/actualit...
et la liste incomplète des laboratoires sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Labora....
↩

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