Nous saluons toutes les militantes et tous les
militants des associations de droits de l’homme, de l’association des
enchômagés des cadres supérieurs, du mouvement du 20 février, des militants au
niveau national et international, qui se solidarisent avec nous et soutiennent
notre bataille, la bataille des gens libres et nobles et des révolutionnaires,
bataille en dernier recours du peuple marocain...
Détenus politiques dans la prison Ain Kadouss , Fès
,Maroc
Mohamed Ghaloud, Mohamed Zeghdidi, Mohamed Fetal,
Ibrahim SAîdi.
le 28 février 2012
À l’opinion publique nationale et internationale
Le régime au Maroc a échoué de briser les prisonniers
politiques au Maroc en grève de la faim. Il a utilisé différentes méthodes y
compris la transfusion et les injections et des promesses pompeuses. Notre
bataille subit aussi des complots et des mesquineries. Notre combat victorieux
a réussi à dévoiler et à faire connaître le dossier des prisonniers politiques
au plan national et international. Les masses populaires ont adopté notre
combat. Le régime et ses collabos se sont précipités et utilisent tous les
moyens pour briser la grève. Celle ci a permis de démasquer la nature
meurtrière du régime et ses étendards démagogiques : respect des droits de
l’Homme, rupture avec le passé etc.
Nous , Mohamed Ghaloud, Mohamed Fetal, Mohaled
Zeghdidi, Ibrahim Saîdi, détenus politiques dans la prison Ain kadouss à Fès,
nous entamons la grève de la faim depuis le 23 février 2012.
Mohamed Ghelat, détenu politique dans la prison de Taza
est en grève de la faim depuis le 23 janvier 2012.
Trois autres détenus politiques dans la prison locale à
Errachidi ont rejoint le combat. Ils observent la grève de la faim depuis le 22
février 2012.
Ezedine Erroussi est en grève de la faim depuis le 19
décembre 2011 dans la prison de Taza. Son état de santé est très détérioré. Il est
au bord du martyre.
Dans ce contexte, le régime ne peut que manœuvrer pour
sortir de son isolement et œuvrer pour briser notre combat et limiter ses
conséquences.
Dimanche 26 février une caravane de solidarité s’est
déplacée vers Taza. Au cours de cette manifestation de soutien, des agents de
renseignement se sont déguisés en militants de droits de l’Homme et ils ont
tenté d’intimider et d’influencer le papa d’Ezedine Erroussi. Ils lui tenaient
des propos suivants : « quelques-uns exploitent ton fils et bénéficient de la
grève de la faim, ils le poussent au sacrifice et à l’aventure de mourir. Ton
fils met sa santé et sa vie en cause pour rien, lui qui n’a que quelques mois
de détention à tenir. Ezedine doit réfléchir à ses intérêts personnels. Réveille-toi
et assume ta responsabilité pour sauver ton fils… »
Beaucoup d’autres avaient des plans et ont tenu des
discours de campagne contre la bataille du camarade Ezedine, contre la bataille
des étudiants et contre les militants de la voie démocratique basiste.
Et pour éclairer l’opinion publique nationale et
internationale, ainsi que les nobles militantes et militants, toutes et tous
les camarades, nous les détenus politiques dans la prison Ain Kadouss à Fès,
nous vous informons que :
Le 27 février 2012, à sa demande, nous étions en
dialogue avec le procureur général. Il nous a sollicité de suspendre la grève
de la faim pendant une semaine en attente d’une réponse à nos revendications.
Le procureur nous a avancé des promesses, surtout il nous a promis notre libération
au plus tard le mois de mai ou juin prochain ! Selon le procureur général, «
des discussions à haut niveau ont eu lieu pour solutionner le dossier des
prisonniers d’opinion…etc »
Bine évidemment on a rejeté la demande de suspendre la
grève de la faim et nous avons réitéré notre demande de satisfaire nos
revendications et celles des prisonniers politiques, en premier lieu la
libération.
Quelques minutes avant les négociations avec le
procureur général, le directeur de la prison Ain Kadouss et soi-disant «
responsable de l’administration régionale des prisons » nous ont annoncé qu’ils
détiennent des informations sures et que Ezedine Erroussi a arrêté la grève de
la faim et de soif , il est de notre devoir et responsablité , selon eux, de ne
pas rater l’occasion des négociations avec le procureur général pour arrêter la
grève et mettre fin à nos souffrances !!
Autre point qui illustre l’ampleur du piège et du
complot organisé contre nous, sans doute par le régime : Dimanche dernier, des
gens suspects se sont rapprochés de la famille de notre camarade Ezedine
Erroussi et ont propagé des contrevérités et des mensonges pour l’atteindre
moralement et faire pression sur Ezedine. Lundi , juste avant notre rencontre
avec le procureur, le directeur de la prison Ain Kadouss et le nommé «
responsable régional » ont fait circuler la murmure de la fin de la grève de la
faim à Taza.
Organiser cette rencontre en ce moment même et dans ces
conditions n’est pas du au hasard.
Il s’agit bien d’un plan clair de traits qui est
organisé contre la bataille des détenus politiques, contre les masses des
étudiants en mouvement dans le bastion Dher EL Mehraz à Fès, victimes des
violations et agressions des baltajis (collabos) du régime et contre les
étudiants en grève à Taza victimes des interventions répressives des forces de
l’ordre.
Contrairement à ces plans abjects des agents et des
collabos sous enseigne de « droits de l’homme », nous déclarons qu’Ezedine
Eroussi continue sa grève de faim et de soif. Nous même, le détenu politique
Mohamed Ghelat et les camarades détenus dans la prison d’Errachidia, nous
continuons également la grève de la faim. Nous disons aux comploteurs et aux
traitres que notre bataille est forte et nos convictions sont solides. Le
chemin du sacrifice et du martyre que nous empruntons en toute conscience est
le fossoyeur de vos tombes. Notre bataille ne peut qu’évoluer et s’intensifier
et vos masques tomberont.
Nous saluons toutes les militantes et tous les
militants des associations de droits de l’homme, de l’association des
enchômagés des cadres supérieurs, du mouvement du 20 février, des militants au
niveau national et international, qui se solidarisent avec nous et soutiennent
notre bataille, la bataille des gens libres et nobles et des révolutionnaires, bataille
en dernier recours du peuple marocain. Nous accueillons toutes initiatives pour
développer notre cause, la cause du peuple marocain. Nous confirmons notre
attachement aux valeurs et principes de la lutte. Nous dévoilons et confrontons
avec force toute tentative de surenchère, d’opportunisme, de compromission sur
le dos des sacrifices des détenus politiques,leurs familles et des martyrs et
des souffrances du peuple.
Nous saluons nos familles et à travers elles toutes les
familles résistantes et combattantes des détenus politiques .
Nous saluons nos camarades de la voie démocratique
basiste, les masses des étudiants et tous les détenus politiques
Nous saluons également tous les nobles militant(e )s au
Maroc et au niveau international
Nous condamnons toutes les conspirations du régime en
place et ses caudataires contre les détenus politiques, leurs familles , les
masses des étudiants, la voie démocratique basiste, les masses populaires et
leurs fidèles militants .
Liberté pour les détenus politiques
La bataille jusqu’à la victoire ou le martyre
Ni paix ni résignation … la lutte en avant.