mardi 5 août 2014

Palestine : La tragédie palestinienne est la grande honte de la prétendue «communauté internationale».Israël est coupable, mais la communauté internationale est responsable.



L'ONU devrait mettre en tête de ses priorités un «devoir de Palestine».

Les Palestiniens, chassés de chez eux par la force, ont le droit à un Etat souverain et viable, avec une capitale ancrée dans son Histoire. Cette exigence de simple justice internationale et humaine est bloquée depuis des décennies par le traitement particulier réservé par les USA et leurs alliés à l'Etat d'Israël. Une «préférence» israélienne que n'a jamais su compenser le monde arabe, militairement ou diplomatiquement...
La question palestinienne, depuis les guerres d'Irak, d'Afghanistan et de Libye, les troubles de Tunisie et d'Egypte et le conflit en Syrie, a été reléguée au second plan. Comme si c'était devenu moins important! C'est bien sûr une erreur car, à l'origine de tous les troubles du monde arabe après les spoliations coloniales de l'après-première Guerre mondiale, il y a la «catastrophe» palestinienne liée à la naissance de l'Etat sioniste.

Aujourd'hui, l'avenir de la Palestine s'inscrit dans les bouleversements récents de la région. Israël continue cependant de faire comme si rien ne s'était passé. Il se sert des désordres et des guerres pour poursuivre une stratégie volontairement sourde et aveugle. Il pense que c'est dans son intérêt, sans doute. La poursuite de la colonisation en est un exemple.
Israël est coupable, mais la communauté internationale est responsable. Elle, si prompte à décréter des embargos, à sanctionner les pays et les gouvernements, à donner des leçons de morale et à faire la guerre pour protéger des populations civiles, est paralysée face à l'Etat juif.
Plus rien ne le justifie, plus rien ne l'excuse... En tout cas, face au cas palestinien!
L'Egypte est retournée à la case départ, l'Iran joue le dialogue avec les Américains. Ce qui menace Israël, c'est le fanatisme religieux à ses frontières, c'est vrai, mais chez lui et dans sa propre communauté également. Tout ce qui crée de la haine menace Israël... Mais le gouvernement de Tel Aviv est une formidable machine à créer de la haine.
La volonté de la diaspora juive d'assimiler l'antisionisme à de l'antisémitisme pour interdire son expression fait déborder partout -et en France en particulier- les crispations communautaires.
Les antisémites ne sont pas tous antisionistes, bien au contraire, puisqu'ils préfèrent les juifs ailleurs et les antisionistes ne sont pas des antisémites: ils sont souvent eux-mêmes des sémites d'ailleurs... Mais, bien sûr, il peut y avoir mélange des genres. Sortir de la crise actuelle ne réglera pas le problème de fond.
L'Egypte, qui joue les médiateurs, a dénoncé «l'escalade» israélienne et demandé aux belligérants d'accepter sa proposition de trêve. Mais le ministre égyptien des Affaires étrangères a également vivement critiqué le Hamas, estimant que le mouvement palestinien aurait pu sauver des dizaines de vies s'il avait signé le cessez-le-feu proposé cette semaine par Le Caire et qui avait été accepté par Israël. «Si le Hamas avait accepté la proposition égyptienne, il aurait pu sauver les vies d'au moins 40 Palestiniens», a déclaré Sameh Choukri, selon l'agence de presse officielle Mena. Le ministre a accusé le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza d'avoir «comploté avec le Qatar et la Turquie pour mettre en échec le rôle régional de l'Egypte».
Les deux pays entretenant les relations les plus étroites avec le Hamas sont la Turquie et le Qatar qui tiennent à être au centre des négociations.
Israël a clairement fait savoir qu'il est d'accord pour une médiation égyptienne, mais refuse toute implication du Qatar. «L'initiative de cessez-le-feu du Qatar n'est pas sur la table», a déclaré un haut responsable israélien qui a ajouté que Jérusalem veut un accord de cessez-le-feu dans lequel le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, soit impliqué.
Lassitude après des années d'efforts de paix au Proche-Orient, manque de partenaires pour exiger de véritables concessions ou diplomatie accaparée par d'autres conflits, l'administration Obama est restée, jusqu'ici, plutôt en retrait dans le conflit sanglant qui oppose Israël au Hamas.
L'absence américaine et européenne contrastent avec un activisme diplomatique et économique sur le dossier ukrainien.
La Palestine doit revenir au cœur du devoir de justice de la communauté internationale ou celle-ci finira par se discréditer, comme l'ONU ou... la Ligue Arabe.

Patrice Zehr
Source : Le Reporter.ma

dimanche 3 août 2014

Israel/Palestine - Udi Segal, 19 ans jeune Israélien de 19 ans : J’appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre.



En ce qui concerne l’opération en cours à Gaza, j’appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre. 
 « Je m’appelle Udi Segal, j’ai 19 ans, je viens du Kibbutz Tuval au nord d’Israel, il y a quelques mois j’ai signé la lettre des objecteurs de conscience 2014 qui fut envoyée au premier ministre, à ce jour, elle a été signée par 130 déserteurs. Dans la lettre nous déclarions notre refus de servir dans l’armée israélienne. La principale raison est l’occupation et l’oppression continue du peuple palestinien, qui s’exprime par des allocations sociales inégales, le mépris des droits, et le meurtre continu de plus de 600 personnes dans la dernière opération à Gaza. De plus, le service militaire contribue au militarisme israélien. Moi par exemple, en tant qu’homme, juif et ashkénaze , et donc plus susceptible d’avoir un impact sur la société israélienne et de m’en sortir, car je viens d’un milieu social dominant plus enclin au militarisme israélien, un milieu auquel je m’oppose fortement.
Même s’il n’y avait pas l’occupation, je refuserais de servir l’armée, car elle pérennise un système politique, nationaliste et capitaliste auquel je refuse de prendre part et qui ne profite qu’à quelques-uns. Je ne pense pas que l’opération militaire en cours à Gaza me protège. Les opérations militaires ne me protégeront pas, elles ne feront qu’engendrer de nouvelles opérations militaires comme ça a été le cas avec l’Opération Plomb durci [2008-2009] qui n’a fait que mener à l’Opération Pilier de défense [novembre 2012] et qui continue aujourd’hui avec l’opération Bordure Protectrice, qui elle-même mènera probablement à d’autres opérations militaires. Ce qui protégerait serait une paix juste reconnaissant l’injustice faite aux Palestiniens. On ne pourra réaliser la paix tant qu’un peuple sera opprimé, occupé et entouré d’un mur. Cette population n’a pas abandonné son désir de liberté et ne se repose pas sur l’éventuelle compassion de ceux qui l’occupent, alors ne vous attendez pas à vivre en sécurité dans une telle situation. À ceux qui pensent quand même qu’ils me défendent, dans une telle situation, si le prix à payer pour la sécurité est de 600 morts à Gaza, je ne suis pas intéressé par ce genre de sécurité.
Mon refus de servir sera difficile pour ma famille. Mon frère est dans l’armée, et il pourrait être à Gaza lorsque je me retrouverai en prison, j’espère que cela ne créera pas de conflits insolubles… Et au-delà de ça, à cause de moi, les gens regarderont avec méfiance mes parents et mes frères. Je pense que je contribue à la société israélienne, mais il me semble important de préciser que mon action ne s’inscrit pas dans une vision patriotique ou sioniste, mais dans une vision globale, une globalité qui inclut Israël. Je pense que l’occupation est un obstacle et qu’elle est dommageable pour les Israéliens.
Beaucoup d’amis de mon âge se sont enrôlés dans l’armée. Je viens moi-même d’un milieu militariste, mon école a un des plus forts pourcentages de recrutement dans le pays . Oui, il y a de nombreuses personnes qui ont arrêté de m’adresser la parole et qui m’ont mis à l’index suite à mon choix. Mais il s’agit peut-être d’un bon tri dans mes amitiés, puisque j’ai aussi des amis qui se sont enrôlés et qui sont restés à mes côtés. J’ai choisi d’aller en prison parce que malheureusement, les Israéliens écoutent plus facilement ceux qui sont prêts à se sacrifier et à payer le prix. La prison va me retirer ma liberté, c’est quelque chose de difficile à appréhender car je n’ai connu jusque-là que le dehors, dans une liberté toute relative. De plus, pour ceux qui refusent l’occupation, les conditions de détention peuvent être particulièrement dures, comme le montre l’exemple d’Uriel Ferera, emprisonné récemment. Il a refusé de porter l’uniforme et subit des humiliations en raison de son milieu traditionnel.
L’objectif qui sous-tend ma désertion est d’en finir avec l’occupation. Mais compte tenu de la réalité présente, ce qui importe maintenant est que les Israéliens ouvrent leurs yeux, qu’ils réfléchissent au sens de l’occupation et à ce que cela signifie de servir dans l’armée, particulièrement les adolescents qui se rapprochent de la conscription.
En ce qui concerne l’opération en cours à Gaza, j’appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre. »
Traduit et annoté par CAPJPO-EurPalestine de l’hébreu, le 29 juillet 2014.

mardi 29 juillet 2014

Gaza - Vive la Résistance du Peuple Palestinien ! l’agression actuelle commence avec le blocus imposé à Gaza depuis 2006 . Ce blocus est un acte de guerre, une population enfermée dans un territoire exigu est privée de toute relation avec l’extérieur, dépendant essentiellement du bon vouloir des voisins israélien et égyptien.



Vive la Résistance du Peuple Palestinien !

Après plusieurs jours de bombardements et l’invasion de Gaza par l’armée israélienne, plus de 1113 morts et 6200 blessés (29/07 8h) des Etats (Egypte, Etats-Unis, Etats de l’Union Européenne) tentent d’obtenir un cessez-le-feu. L’Egypte a commencé, s’adressant aux Israéliens et oubliant les Gazaouis comme si la question ne les concernait pas.
Devant cette proposition qui ignorait les combattants de la Résistance palestinienne, ceux-ci ont refusé un cessez-le-feu qui, s’il soulageait provisoirement la population de Gaza, ne réglait rien au fond et, comme cela fut le cas lors des dernières agressions israéliennes contre Gaza de 2008 et 2012, ne pouvait que reporter le problème à plus tard. Car dans ce conflit, on oublie que l’agression commence bien avant les bombardements de Gaza par l’armée israélienne. Sans remonter à l’origine du conflit qui commence en 1948, on peut considérer que l’agression actuelle commence avec le blocus imposé à Gaza depuis 2006 (retour sur le blocus). Ce blocus est un acte de guerre, une population nombreuse (1.700.000 environ) enfermée dans un territoire exigu (360 km2) est privée de toute relation avec l’extérieur, dépendant essentiellement du bon vouloir des voisins israélien et égyptien.
Depuis 2007, deux agressions de l’armée israélienne ont eu lieu en 2008 et 2012 faisant plus de 1500 morts et détruisant une partie de l’infrastructure de Gaza. En 2005 ; le gouvernement israélien dont le premier ministre est Ariel Sharon, décide de se retirer de Gaza. loin d’être une ouverture vers la paix, le retrait conduit à la séparation entre Gaza et la Cisjordanie et permettra à l’Etat d’Israël de détruire le pays, ce qu’il n’aurait pu faire tant qu’une partie de Gaza était peuplée de "colonies" israéliennes. On comprend alors qu’un simple cessez-le-feu ne résout rien. C’est cela qui conduit le HAMAS à poser une liste de conditions :

  • « La fin de l’agression contre le peuple palestinien ».

  • La levée complète du blocus de Gaza, en place depuis 2006.

  • L’ouverture du poste-frontalier de Rafah avec l’Egypte,

  • la liberté de mouvement pour les Gazaouis à la frontière avec Israël, la suppression de la « zone tampon » interdite aux habitants de Gaza,
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  •  l’autorisation de pêcher jusqu’à 12 milles marins des côtes de Gaza,
  • La libération de prisonniers (ceux qui avaient été dans un premier temps libéré en échange du soldat israélien Gilad Shalit en 2011)

On peut considérer que ces conditions ne peuvent être réalisées en même temps et qu’elles fassent l’objet de négociations. Pourtant, si la fin de l’agression contre le peuple palestinien reste l’objectif à long terme de la Résistance, Il est clair que la fin du blocus implique la liberté de circulation et la liberté de la pêche. Quant à la libération des prisonniers libérés puis de nouveau arrêtés elle reste un point important permettant le retour à la stabilité, même précaire, qui a précédé l’intervention armée israélienne. En ce sens, les conditions exigées par le HAMAS restent mesurées ; elle se contentent de demander le retour à une vie normale dans la bande de Gaza. Ne pas en tenir compte conduit à revenir à la situation antérieure.
Autre refus. Depuis que des Etats interviennent pour un cessez-le-feu, le gouvernement israélien a unanimement refuser tout cessez-le-feu, marquant sa volonté « d’achever le travail en cours », c’est-à-dire la destruction des tunnels. Mais l’objectif de l’opération israélienne est-elle seulement la destruction des tunnels ? Non la destruction des tunnels est un prétexte. Les bombardements meurtriers ont montré que l’un des objectifs de l’opération israélienne était de terroriser la population de Gaza, et à travers quelques massacres, montrer à la population de Gaza le sort qui l’attend si elle ne se soumet pas ; c’est ainsi qu’a procédé l’armée sioniste, puis israélienne, au moment de la Nakba pour forcer les Palestiniens à fuir.
L’autre but de l’occupant est sa tentative d’écraser la Résistance palestinienne à Gaza mais aussi sur l’ensemble de la Palestine, les émeutes qui ont éclaté depuis jeudi soir en Cisjordanie ont déjà coûté la vie à dix Palestiniens, il n’ arrivera pas à faire taire la Résistance du Peuple Palestinien !
Nous sommes solidaires de ce peuple, Palestine Vivra ! Palestine Vaincra !
Arrêt immédiat de l’agression contre Gaza ! levée complète du blocus de Gaza, Boycott total d’Israël !
Vive la Résistance du Peuple Palestinien pour ses droits !
RASSEMBLEMENT le mardi 29 juillet à 18h Grand Place de Roubaix
Appel du Collectif de soutien à la Résistance Palestinienne et, premiers signataires : Génération Palestine, UJFP, CAPJPO- EuroPalestine, Amitié Lille Naplouse, URCF Nord, Solidarité Georges Ibrahim Abdallah, Solidarité TourcoinGaza, Parti de Gauche Tourcoing...
Source : Bellacio
Lille le 29 juillet 2014 contact : CSRP59@gmail.com

Gaza - La Palestine brulée ou l’alignement sioniste du monde ... et de la France en première ligne….Ah les sionistes ! Les plus suprématistes, les plus barbares, les plus cruels, les plus infâmes, les plus inhumains, les plus sauvages, les plus féroces, les plus acharnés, les plus sadiques et systématiques dans leurs desseins et leurs actes d’extermination permanente, lente mais sûre, de tout un peuple, dans l’organisation et la pratique d’apartheid et la pratique génocidaire contre les Palestiniens.



Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Pour quoi et comment supporter toujours l’insupportable ?
Un holocauste permanent se déroule en direct sous nos yeux, devant le monde entier, tous les jours, toutes les nuits, jours et nuits, nuit et jour. Une fois de plus, une fois de trop. La Nakba permanente des Palestiniens, éternisée, la grande catastrophe perpétuelle, insupportable. La propagande sioniste et pro-sioniste pour désinformer, intoxiquer, justifier, légitimer ou disculper Israël de ses massacres et carnages commis nous distrait, nous confond, nous perturbe, nous étouffe. On essaye encore et toujours d’inverser les rôles, faisant passer l’agresseur et victimaire, l’Etat d’Israël, et ses soutiens pour la victime qui subit ou se défend.
Insupportable inversion des rôles. Les massacres israéliens contre Gaza de la fin 2008 et 2012 notamment comme ceux d’aujourd’hui, en 2014, montrent encore une fois qu’en moins de six ans les agresseurs sionistes agressent méthodiquement et jouissent d’une impunité permanente. Un permis de massacrer comme un crédit revolving cycliquement renouvelé. Cynique, macabre et criminel.
L’impuissance organisée des Etats, des organisations internationales, de l’ONU –qui est et était alors toute-puissante contre Haïti, la Côte d’Ivoire ou la Libye par exemple ces dernières années-, accompagne les perpétuels crimes de l’Etat sioniste. L’impuissance oui, bien édifiée, mais aussi la complaisance, la connivence, les complicités passives et actives, les silences et les lâchetés des Etats parrains et complices, tels les Etats-Unis, et la France. Et les Etats du monde qui si prompts à discréditer, diaboliser et sanctionner les cibles et les victimes de l’axe dominant du monde -l’axe EU-Israël-OTAN-UE- tels la Russie, la Chine, les pays arabes et du Tiers Monde insoumis, Cuba, Venezuela, l’Iran ... etc. s’agitent pour parler du droit d’Israël à la sécurité, pour couvrir sa fureur meurtrière, pour avancer des invraisemblables déclarations d’ « émotion » et des « appel à la retenue » de l’Etat agresseur ou des propos lénifiants archiconnus d’hypocrisie, vomitifs, présentant des faux regrets face aux massacres et aux crimes de guerre israéliens commis contre les Palestiniens.
Les sionistes et le sionisme – cette forme perverse de judaïsme politique qui prétend incorporer et enfermer à jamais l’ensemble des Juifs de la planète - ou ce djihad juif éternel décrétant de fatwas systématiques pour paralyser et éliminer les critiques anti-israéliennes et les résistances palestiniens ou de n’importe où dans le monde. Ah les sionistes ! Les plus suprématistes, les plus barbares, les plus cruels, les plus infâmes, les plus inhumains, les plus sauvages, les plus féroces, les plus acharnés, les plus sadiques et systématiques dans leurs desseins et leurs actes d’extermination permanente, lente mais sûre, de tout un peuple, dans l’organisation et la pratique d’apartheid et la pratique génocidaire contre les Palestiniens. Alors qu’ainsi les exemples et expériences tragiques des régimes et Etats ségrégationnistes et génocidaires dans l’histoire humaine des deux derniers siècles restent donc relativement dépassés. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?
La Palestine, un pays conquis et colonisé, un Etat colonial - il s’agit d’Israël - à visées expansionnistes et hégémoniques fondé, les territoires et le peuple vaincu à genoux, expulsé, déporté ou enseveli dans des tombes depuis 1948, et encore martyrisé et spolié dans les lambeaux qui leur restait de moins en moins depuis 1967. Ça a été presque tout bénéfice donc, un pays nommé Palestine conquis et colonisé avec les vaincus piétinés, humilies jusqu’à la lie, asservis ou éliminés. Et depuis ce nouveau désastre de 1967, des hommes en condition de sous-hommes, conquis, occupés, avec leurs bras taillables et corvéables, « normalisés » dans le projet colonial concrétisé. Un projet de capitalisme colonial émergent, rampant et triomphant fondé sur la tragédie d’autrui, sur l’exploitation économique des victimes qui restent. Cet Etat se nomme Israël et la tragédie des Palestiniens continue.
La solution finale sioniste anti-palestinienne prend trop de temps et ses auteurs s’impatientent. La politique des faits accomplis de l’Etat d’Israël et du temps qui passe et rend service à la consolidation de faits accomplis ne suffit pas, ne suffit plus, aux sionistes.
Jeter les Palestiniens à la mer ou les faire disparaître in situ ! Les exterminer déchiquetés ou brûlés par les bombes et les balles, après avoir presque tout essayé. Les spolier, les humilier, les affamer, les encercler, les cantonner, les enfermer, les paralyser, les emprisonner, les ghettoïser, les massacrer quand ils se révoltent ... etcetera, etcetera. Voyez-vous, les pratiques sionistes de solution finale anti-palestinienne sont diverses mais toutes visent le même but.
La doctrine et la praxis, la guerre permanente de l’Etat sioniste, qui fondent son émergence « légale » et son blanchiment postérieur ne peuvent pas effacer les crimes d’origine, sa caractérisation indéniable comme entité coloniale. Cette doctrine appelée sionisme et les praxis que nous leurs connaissons, correspondent à une forme particulière de fondamentalisme, d’intégrisme, et de djihadisme qui s’impose par la « raison », la propagande intense et permanente, avec ses bourrages des crânes et anathèmes tueurs, ou par la force, les faits accomplis dans le cynisme assumé sans vergogne par l’Etat d’Israël et ses alliés.
Et l’alliance et le support inconditionnel des EU pour garantir la continuité, l’épanouissement et l’impunité de l’entité sioniste incorporent les montages les plus machiavéliques. Comment cela se fait que d’autres alliés arabo-musulmans de Washington, le Qatar et l’Arabie saoudite pour bien les nommer, se trouvent en plein milieu de la scène des crimes en Palestine avec par exemple l’un soutenant le mouvement Hamas à Gaza et l’autre soutenant l’Egypte du maréchal al-Sissi qui déteste le Hamas ? Qui tire profit de tout cela en fin de comptes ? Les ambitions et rivalités de ces deux pétromonarchies tyranniques se règlent sur le dos des Palestiniens, entre autres, qui ne sont pas exclusivement victimes que des crimes perpétrés par Israël mais aussi de la lâcheté, de la perfidie et de l’absence totale des scrupules de ces deux faux « frères » de la cause palestinienne. Il y a quelque chose de bien diabolique dans ce sens, qui sent très, trop, mauvais. Ou peut-être nous n’avons rien compris.
Racisme, colonialisme et crimes aggravés, ces trois piliers du sionisme fondés sur des prétentions de race supérieure, de suprématisme, telle leur auto proclamation d’être un « peuple élu », de leur prétention d’un droit éternel de « peuple élu » sur la Palestine car « terre promise » conquise dès le début par le fil de l’épée pour assurer l’espace vital des « élus » -la tentative de déification d’un peuple et de son mythe fondateur- et la guerre et l’expulsion où l’extermination, à petit feu ou par poussées paroxystiques, contre l’actuel peuple victime qui fait obstacle et résiste encore et encore, les Palestiniens.
Les malédictions éternelles contre les crimes et les criminels sionistes, contre l’Etat d’Israël, encore une fois renouvelés ? La consternation et l’indignation extrêmes des peuples du reste du monde mais aussi la douleur et le deuil perpétuels du peuple victime restent incontournables mais depuis longtemps, depuis toujours, terriblement insuffisants, totalement inutiles dans le sens que cela ne change pas le drame. Consternation, indignation, douleur et deuils extrêmes suivis d’amertumes extrêmes. Les sionistes, maîtres de la Palestine, maîtres de leur monde. Mais aussi maîtres du monde entier tout court, qu’ils dominent, paralysent ou bloquent à toute fin pratique avec la concurrence de ses parrains et alliés, les EU et l’UE, dont la France en première ligne. (1) Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Pour quoi et comment supporter toujours l’insupportable ?
Paris, 26/07/2014
(1) Le président français proclama le soutien du gouvernement de la France à Israël dès le début des massacres à Gaza et s’illustra pour faire interdire à Paris de manifestations de soutien aux Palestiniens.
Luis BASURTO
Source : Le Grand Soir