vendredi 26 avril 2013

Armes chimiques en Syrie ?...un prétexte pour une intervention militaire occidentale dans le conflit syrien."plus le mensonge est gros, mieux il passe auprès de la population"

L'artillerie médiatique est à nouveau à l'œuvre pour conquérir les esprits et préparer l’opinion à la guerre. La peur des armes chimiques, la compassion devant les massacres imputés à l’armée de Bachar El Assad (cela n’est jamais vérifié !), visent à nous faire accepter l’inacceptable.

Aurions-nous déjà oublié la prestation pathétique de Colin Powell à l'assemblée générale de l'ONU ? Tout cela pour justifier l'invasion de l'Irak afin de piller ses ressources (se reporter au livre de Naomi Klein: "La stratégie du choc"). Ce représentant respectable des va-t-en guerre étatsuniens brandissait une fiole sensée contenir de l'anthrax, capable de répandre une épidémie mortelle en Amérique du nord qui décimerait la population. Cette mascarade avait fait suite à la tentative avortée d’accuser Saddam Hussein de posséder des armes nucléaires.
Aujourd’hui, les salves médiatiques honteuses, les bombardements d’images sans analyses sérieuses, ont pour objectif de rallier l’opinion à une intervention militaire.
Comment peut-on croire un instant que le président syrien utiliserait des armes chimiques contre son peuple ? Les victimes ne seraient pas seulement les terroristes à la solde de la fameuse communauté internationale qui a la caractéristique de se confondre avec les pays soumis à l’influence américaine.
Si on voulait bien regarder une carte de la région et dire la richesse en gaz du sous-sol syrien on comprendrait mieux l’acharnement honteux pour nous servir la solution impérialiste de la conquête coloniale au profit de quelques multinationales dont la française TOTAL.
Si d’aventure on poussait l’investigation à regarder les richesses du Golan en eau et en autres minerais nous aurions peut-être quelques réserves à l’aventure guerrière en préparation.
Cette dernière serait en tous points semblable à celle que Bernard-Henri Lévy a déjà réalisé en Libye en utilisant le concept orwellien de bombardements pour la protéger la paix.
Ces trois arguments, gaz-eau-BHL, sont suffisants pour réactiver notre esprit critique. En creusant un peu plus, on peut trouver facilement d’autres motifs d’intervention de l’OTAN dans cette partie du monde. Bien sur tout prétexte humanitaire pour justifier une intervention armée serait alors très vite discrédité, espérons-le.

lundi 22 avril 2013

La Corée du Nord dans l’oeil de l’Aigle Américain....La véritable question est de savoir si un petit pays a le droit de se protéger et de s’armer, jusqu’à et y compris d’armes de dissuasion nucléaire, s’il est pointé du doigt par une grande puissance nucléaire surarmée

Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique.
Première victime de l’« Axe du bien »
Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique. La Chine est déjà la première puissance économique mondiale, les États-Unis sont déjà le canard boiteux de l’Occident, l’homme malade de l’Alliance Atlantique.
Le 7 octobre 2001, les Vandales américains, dirigés par L’État-major de l’OTAN, entrent en Afghanistan petit pays féodal parmi les plus pauvres de la planète (45 ans d’espérance de vie – 585 $ de revenu annuel moyen), n’ayant jamais attaqué ni occupé aucun pays voisin surtout pas les États-Unis d’Amérique hors de portée de leurs kalachnikovs et de leurs caravanes de chameliers.
Le malheur pour ce pays du Moyen-âge, c’est d’avoir été le théâtre d’une guerre néocoloniale mettant aux prises le social-impérialisme soviétique sur sa fin et l’impérialisme américain – et son allié Al-Qaïda – à l’amorce de leurs déclins.
Cette campagne militaire cruelle a permis d’imposer le gouvernement fantoche d’Hamid Karzai par la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) sous commandement de l’OTAN. Le parlement de Karzai n’a que peu de légitimité et ne contrôle que le secteur de Kaboul. En 2013, ce sont environ 130 000 soldats étrangers dont 90 000 américains qui occupent ce pays strangulé et saccagé. Ces chiffres n’incluent pas les nombreux mercenaires des sociétés privées (2 000 hommes de la firme britannique Saladin, ceux de Blackwater - Académi). En janvier 2009, le think-tank International Council on Security and Development a estimé dans un rapport que la résistance était active et en contrôle d’environ 72 % du territoire afghan. Le site National priorities estime à plus de 600 milliards de dollars le coût de cette occupation par l’armée américaine.
Deuxième victime de l’« Axe du bien »
En janvier 2003, le récidiviste petit homme pose fièrement devant le porte avion de la US Navy dans son « Full Metal Jacket » galonné trop grand pour lui. De la hauteur qui était la sienne et à 15 000 Km du front irakien où les femmes, les enfants et les vieillards mouraient par milliers, la première armée du monde moderne venait de remporter son deuxième coup fourré ; le deuxième pays de l’« Axe du mal » et ses puits de pétrole avaient été mis à sa merci. Dix ans plus tard le successeur de W. Bush – deuxième de dynastie – devrait déchanter et avouer que ni l’un ni l’autre de ces pays n’étaient soumis, mais qu’à cela ne tienne l’héroïne et le pétrole circulaient à plein via le Golfe Persique.
Le petit d’homme s’enflamma et, après avoir sacrifié des milliers de femmes – dont les Femen ne parlent pas cela n’étant pas dans leur mandat – il proclama que sa soif de vengeance n’était pas étanchée et que « l’Axe du mal devait continuer d’expier afin de l’apaiser. L’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, la Corée du Nord et l’Iran, chacun leur tour, devrait être détruit pour que lui et ses amis puissent se réjouir ». Deux démons, amis du dragon chinois, venaient d’être sacrifiés et le prochain scellerait bientôt sa destinée.
Troisième victime de l’« Axe du bien »
Le prétexte pour agresser la petite Libye (6,6 millions d’habitants, 12 000$ par habitant, 86% urbain, 70 ans d’espérance de vie) fut imaginé au moment où le printemps arabe faisait rage. En février 2011, une bande de royalistes déchus, actifs à Benghazi sous les auspices des services secrets américains, britanniques et français se soulevèrent contre le Guide de la Jamahiriya – le colonel Kadhafi. S’ensuivit un bombardement en règle de l’OTAN avec l’aval du Conseil de sécurité et le silence du reste de l’humanité.
Après des mois d’agression armée illégale contre un pays souverain, le peuple libyen, exsangue, se résigna devant les mercenaires recrutés en Afrique du Nord, chez les berbères et dans les pays arabes où les jeunes désœuvrés sont pressés de s’enrôler pour n’importe quelle équipée afin de gagner de quoi manger.
Le troisième pigeon de « l’Axe du bien » venait de tomber dans l’escarcelle occidentale peu de temps après que le colonel ait été reçu à l’Élysée dans un ultime effort pour l’arracher à son nouvel allié, qui, inconscient du danger, laissait ses affidés se faire avaler sans broncher.
« Le mois dernier (mars 2013), une explosion a détruit dans la banlieue de Tripoli, un édifice et mausolée religieux Soufi du 15e siècle... Le second anniversaire de l’intervention de l’OTAN aux côtés des rebelles libyens contre Mouammar Kadhafi n’a quasiment pas été mentionné par les gouvernements et les médias étrangers qui s’inquiétaient tant pour la sécurité et les droits humains du peuple libyen en 2011. Cela ne devrait pas nous surprendre parce que la Libye actuelle est de toute évidence en train de se désagréger et que les Libyens sont devenus les proies des miliciens qui affirmaient autrefois vouloir les protéger » .
Quatrième victime de l’« Axe du bien »
La proie suivante de l’« Axe du bien américain » allait être difficile à faire tomber, car cette fois la Russie – puissance impérialiste en reconstruction avec la bénédiction de son compagnon – n’allait pas sacrifier son allié où se trouve implantée depuis des années une base militaire en Méditerranée. Quand les impérialismes étatsunien, français et britanniques agressifs et affamés se tournèrent vers la Syrie (quatrième démon de l’« Axe du mal ») pour y fomenter un coup d’État, l’axe russo-chinois s’interposa et mit un holà à la complicité du Conseil de sécurité onusien.
Le 15 mars 2011, le montage bien rodé, établi après un suivi attentif des révoltes spontanées survenues dans les pays arabes limitrophes, une manifestation de l’opposition largement médiatisée en Occident donna le coup d’envoi à l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures de la Syrie pour soutenir un mouvement de déstabilisation du gouvernement de Bachar Al-Assad.
Cette fois, aucun aval du Conseil de sécurité pour accomplir le carnage que la « Communauté internationale » des sept pays impérialistes en déclin (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Pays-Bas, Belgique) adoubés par la Turquie intégriste, l’émirat de Doha salafiste et l’Arabie Wahhabite, tous larbins, appelés en service commandé accompagné de leurs djihadistes pour porter le message de liberté de la Charia islamiste ; un jour amis des impérialistes, le lendemain repris de justice et aujourd’hui complices des sévices assénés au peuple syrien ; c’est selon l’inspiration du moment et les besoins de la politique étrangère américaine.
Ces multiples agressions et occupations des puissances déclinantes visent strictement à renverser les dirigeants en place et à y substituer partout des gouvernements fantoches à la solde de l’Occident, puis, à dévier le flot du pétrole en direction des pays amis sous contrôle étatsunien, ou simplement à récupérer un marché étranger peu importe les sacrifices imposés aux populations « libérées » de l’influence du dragon.
Au tour du cinquième de cordée de l’« Axe du mal »
Et voici venu le tour du cinquième de cordée – juste avant l’Iran que l’impérialisme américain croit pouvoir mettre au ban de sa communauté. Les premiers complots ayant réussi, pourquoi pas celui-ci ? En effet, la paix et le progrès ne sont jamais le but visé par ces échauffourées supposées apporter la « liberté et de la démocratie » des riches.
« Malgré une mise en garde de son allié chinois, la Corée du Nord a procédé, mardi 12 février, à son troisième essai nucléaire, après ceux de 2006 et 2009, "avec succès" et "pour protéger la sécurité nationale et la souveraineté du pays" (souligné par nous NDLR), a affirmé l’agence officielle KCNA. Peu après la condamnation par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 22 janvier, du tir début décembre d’’une fusée Unha-3 porteuse d’’un satellite (météorologique NDLR), considéré comme une violation des résolutions antérieures de l’ONU, la RPDC avait annoncé "renforcer sa capacité militaire, y compris sa force de dissuasion nucléaire" (souligné par nous NDLR) ».
« Le Conseil de sécurité devait, de nouveau, se réunir en urgence mardi, Pékin, Moscou et Washington s’étant concertés depuis quelques jours. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a condamné un essai nucléaire "profondément déstabilisateur". "C’est une violation claire et grave des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré son porte-parole. Le président américain Barack Obama a appelé à une réaction internationale "rapide et crédible" ». Qui agresse qui dans l’affaire coréenne ?
Participant effrontément à la psychose de guerre la presse internationale, propriété des milliardaires des médias à la solde, s’est aussitôt émue. Le 13 avril 2013 le quotidien Le Monde titre : « Pékin et Washington s’allient pour dénucléariser la Corée du Nord ». En réalité, le chapeau de l’article annonce plutôt que « Les chefs des diplomaties chinoise et américaine, le conseiller d’Etat Yang Jiechi et le secrétaire d’Etat John Kerry ont déclaré samedi 13 avril vouloir œuvrer ensemble à la dénucléarisation de l’ensemble de la péninsule coréenne (…) » la Chine attestant par là que les tensions sont dues à l’occupation américaine nucléarisée au Sud de la péninsule coréenne.
Voilà qui est très différent. Dans le compte rendu de la rencontre il est admis par le représentant américain que c’est la dénucléarisation de toute la péninsule coréenne qui doit être envisagée et non pas de simplement désarmer la Corée du Nord afin de la placer à la merci de l’impérialisme américain qui a déjà envahi et détruit le pays en 1950-1953 (presque 2 millions de morts et menace d’attaques nucléaires). Comprenez l’effroi des Nord-Coréens de voir resurgir l’assassin sous le masque du pacificateur aux dents de loup. D’autant que les chinois, pas plus que les coréens, ne stockent aucune de leurs armes nucléaires à proximité du territoire étatsunien, à l’inverse des américains (9).
Un État menacé a-t-il le droit de se défendre ?
Le principe en cause dans l’affaire coréenne n’est pas de savoir si le troisième de lignée de la dynastie du Parti de Kim Il Sung est un bon bougre. C’est là une question intérieure qui ne concerne que le peuple de la Corée du Nord. Les français sont administrés par Hollande et ils s’en accommodent ; les canadiens subissent Harper et c’est leur triste problème…idem au Royaume-Uni et en Égypte, etc.
La véritable question est de savoir si un petit pays a le droit de se protéger et de s’armer, jusqu’à et y compris d’armes de dissuasion nucléaire, s’il est pointé du doigt par une grande puissance nucléaire surarmée – arsenal de 3 500 ogives nucléaires aux mains des États-Unis, seul pays ayant utilisé ces armes de destruction massive pour exterminer des populations civiles non nucléarisées (Hiroshima et Nagasaki) – ? À l’évidence, c’est le droit et le devoir d’un pays souverain de s’armer pour se protéger de ces visées.
Ne soyez donc pas surpris si demain l’Iran se questionne à propos de ces armes de dissuasion massive, voyant se dérouler ces menaces à l’encontre d’un petit pays nucléarisé qui tient tête aux expansionnistes américains qui d’une main interdisent aux autres de se nucléariser et de l’autre tentent de déstabiliser leur gouvernement, fomentant des invasions, cherchant à diriger leur politique intérieure et extérieure et accroissant le nombre d’ogives nucléaires à leurs frontières.
D’autant que l’Iran sait déjà qu’elle est le sixième larron de l’« Axe du mal » désigné à la vindicte d’un criminel de guerre au lourd passé de récidiviste comme l’histoire nous l’enseigne depuis douze ans.
Robert Bibeau
http://WWW.ROBERTBIBEAU.CA/PALESTINE.HTML 
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samedi 20 avril 2013

AFRIQUE - MAGHREB - Espionnage : Comment le Maroc a introduit le Mossad au Maghreb

Dans cette petite tribune, pamphlet au vitriol et sans concession, Karim Bouali accuse sans porter de gants, le royaume chérifien d’être un vecteur de l’importation de l’espionnage du Mossad au Maghreb. Au travers des ses « blackwater » à lui, Israël permettrait l’infiltration des espions qui sont un danger pour la stabilité de la région, surtout pour l’Algérie, fer de lance du Maghreb.

Il aura fallu que des ONG marocaines protestent, pour que nous apprenions que le Maroc abrite des sociétés de sécurité privées israéliennes. En effet, les organisations qui ont manifesté leur colère contre la présence d’une entreprise de gardiennage dénommée «G4S» ont, par là même, permis de révéler le degré de rapprochement entre Rabat et Tel-Aviv. Si le Maroc est libre de traiter avec les pays qu’il veut, par contre, la nature de ces sociétés dont le peuple marocain ne veut pas pose un sérieux problème de sécurité pour l’Algérie. Il est difficile de croire que les autorités marocaines ne soient pas au courant de la proximité entre ce genre d’entreprises et les services de sécurité. Dans ce cas précis, il est plus qu’évident que «G4S» est une société-écran qui a réussi à s’infiltrer au Maghreb par son accès le plus facile, à savoir le Maroc, pour être au plus près d’un pays qui représente pour l’Etat hébreu une menace sérieuse, aux yeux du régime va-t-en-guerre de Tel-Aviv. On ne sait pas si les organisations non gouvernementales marocaines se sont soulevées contre cette entité parce que c’est la seule société israélienne du genre présente sur le territoire marocain et si d’autres entreprises israéliennes activent dans des secteurs d’activité autres que celui de la sécurité. Ce que les ONG marocaines reprochent à cette société, c’est son implication dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Palestine occupée. Une accusation qui confirme que «G4S», officiellement de droit privé, agit en réalité pour le compte des services de renseignement israéliens.
Ce comportement des responsables politiques marocains n’est pas fait pour apaiser les tensions entre l’Algérie et le Maroc dont la duplicité du langage éloigne de plus en plus toute possibilité de réouverture des frontières et amenuise les chances de résurrection du projet de l’Union du Maghreb arabe. Cette situation forcera les services de sécurité algériens à redoubler de vigilance, maintenant que le Mossad est définitivement installé à nos portes.
©Correspondance de Karim Bouali

lundi 15 avril 2013

Venezuela : Scrutin honnête et transparent, le peuple a parlé.Nicolas Maduro, pour continuer..

Sans Chavez, la révolution,...par la voie électorale, pluraliste, pacifique, a une nouvelle fois gagné.

La droite vénézuélienne, battue depuis 1998 par le chavisme, a affûté sa stratégie électorale et infléchi hypocritement son discours vers "plus de social".
Ultralibérale, elle s’est réclamée par exemple des "missions sociales" de Chavez. Le mensonge a payé..., mais il est une nouvelle fois battu, avec une marge plus limitée que celle que nous attendions.
Manifestement le "quotient personnel" de Chavez allait au-delà du "vote socialiste".
La campagne politique, très affective de Maduro, très émotionnelle après la mort du "comandante" Chavez, n’a pas entraîné l’adhésion de l’ensemble du vote chaviste.
Les problèmes tels que la corruption, l’insécurité, sous-estimés depuis longtemps, endémiques, ont pesé lourd et donné une victoire plus courte que prévue, mais victoire quand même. Une défaite, après le vide laissé par le charisme et la personnalité exceptionnelle de Chavez, aurait constitué un coup porté à tout le mouvement d’émancipation continental.
Si la droite prenait la responsabilité de ne pas reconnaître le résultat, elle porterait une lourde responsabilité dans les conséquences prévisibles pour la démocratie vénézuélienne. Battue une nouvelle fois, soutenue par une coalition internationale puissante, agressive, haineuse, si elle optait pour la stratégie de la déstabilisation, elle choisirait la voie irresponsable du chaos et de l’aventure sanglante.
Nicolas Maduro, dont lélection est confirmée par le CNE, a appelé à un "gouvernement de l’honnêteté" et à "réimpulser" le processus de transformation sociale en cours.
L’heure est à l’humilité, en retenant l’essentiel : sans Chavez, la révolution, dans des conditions adverses, par la voie électorale, pluraliste, pacifique, a une nouvelle fois gagné.
Jean ORTIZ
Maître de Conférences, latino-américaniste
Université de Pau
URL de cet article 20175

Les ONG, nouvelle forme d’espionnage en Afrique...la plupart des ONG qui parlent des droits de l’homme n’étaient en fait que de simples succursales de services secrets étrangers. Lorsqu’elles ne sont pas tout simplement "complices de la terreur"

Le lundi 24 janvier 2011, la Knesset, le parlement Israélien avait voté pour l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’origine des financements des associations et des organisations non gouvernementales opérant sur le territoire israélien.
Le ministre sioniste des Affaires étrangères Avigdor Lieberman (photo), dont le parti (Israël Beiteinou) était à l’origine de cette curieuse initiative, avait déclaré que d’après les informations en sa possession, la plupart des ONG qui parlent des droits de l’homme n’étaient en fait que de simples succursales de services secrets étrangers. Lorsqu’elles ne sont pas tout simplement "complices de la terreur" avait-il conclu.
L’originalité du vote du parlement israélien consistait à déterminer la véritable identité de chaque association et son vrai objectif à partir de la source de son financement. C’était la seule voie pour savoir exactement à qui on avait à faire.
Comment ne pas donner raison au ministre sioniste, lorsqu’on examine le profil des dirigeants de ces ONG avec rigueur ? Car on a souvent la sueur dans le dos de constater un certain mélange du genre déroutant. Un exemple des plus récents :
Lorsqu’en 1999, Richard Holbrooke est choisi par le Président Américain Bill Clinton pour succéder à Bill Richardson comme ambassadeur aux Nations unies, il emmène avec lui comme assistante, une dame du nom de Suzanne Nossel. Cette dernière est rappelée aux affaires lorsque Monsieur Obama devient Président, et devient l’Assistante de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Le 23 Novembre 2011, cette brillante qui est le serviteur de l’Etat Américain a fait un déménagement des plus curieux et déconcertants : elle a quitté son bureau dans l’administration Obama, pour devenir la Présidente de la section américaine de l’ONG Amnesty International.
C’est-à-dire qu’on ne cache même plus le conflit d’intérêts entre certaines organisations et les gouvernements qui les financent, pour donner les bons points dans le monde. Et comme le dénonce le Réseau Voltaire, c’est cette dame qui a monté toute la propagande et les mensonges pour justifier le bombardement de la Libye avec ses 90.000 morts et l’assassinat de son président Kadhafi, qui a changé de costume pour revenir sur le lieu de son crime et donner des leçons des droits de l’homme.
A- Les ONG plus gouvernementales que non gouvernementales
Comment peut-on appeler "organisation non gouvernementale", une organisation qui reçoit l’essentiel de son financement de son gouvernement ? Comment une organisation créée par le Congrès Américain et financée à 100% par ce dernier peut-elle prétendre d’être en Afrique une ONG ? Comment expliquer que la quasi-totalité de l’arnaque dénommée "aide publique au développement" soit investie dans des organisations dites non-gouvernementales comme dans le cas du Canada ?
50 ans d’ONG en Afrique nous indiquent que le continent ne peut jamais se lever avec les ONG dont le système de gestion et de décision très opaque ne permet pas de mesurer avec précision les véritables motivations de ces Organisations. Il n’existe à ce jour, aucun rapport, aucune documentation sur ce que deviennent les énormes informations que ces organisations collectent au quotidien sur le sol africain. Mais on peut tout de même dire que leur but n’est nullement celui de renforcer la sécurité du continent, mais plutôt de l’affaiblir. Penser que des gouvernements qui sombrent dans les dettes abyssales vont s’endetter encore plus pour aider des africains relève de la naïveté collective des mêmes africains qui accordent une confiance démesurée aux associations dont ils ignorent ou presque, sinon rien au-delà de la propagande qui a été préparée sur mesure pour eux.
B- Et l’Afrique dans tout ça ?
Le système ultra libéral qui a spolié l’Afrique depuis 5 siècles, pour se pérenniser, a savamment mis sur pied une organisation méthodique avec une distribution de rôle bien rodée. Et c’est dans cette optique de rendre moins douloureuse la spoliation que des associations et organisations dites de développement, humanitaires ou des droits de l’homme ont été créées. Ces organisations se sont rebaptisées : "société civile africaine" en copiant les mêmes techniques d’usurpation faites par les racistes d’Afrique du Sud qui se sont fait appeler AFRIKANERS, c’est-à-dire DES AFRICAINS, en lieu et place des Africains qu’ils voulaient faire disparaitre grâce aux mauvais traitements de l’apartheid.
Toutes ces associations qu’il convient d’appeler "société civile organisée" et non "société civile" tout court prétendent travailler pour aider l’Afrique, travailler pour le bien du continent africain. En réalité elles visent d’autres objectifs comme par exemple :
1- Détourner l’attention des Africains des vrais problèmes en imposant des thèmes tout aussi nuisibles qu’inutiles et imposer leur point de vue grâce à la grande machine de guerre médiatique qui les accompagne et l’argent qui coule à flot de leurs gouvernements en Occident.
2- Devant le choc des deux civilisations : africaine et européenne, lorsque l’avantage est à l’Afrique, tout est mis en œuvre pour empêcher les Africains de voir que dans bien de domaines, ils n’ont pas de leçon à recevoir de qui que ce soit, mais peut-être d’en donner. Il faut alors convaincre les Africains avec un certain succès, d’être fondamentalement vauriens avec des chefs d’Etats incapables et un continent maudit par la pauvreté, quand bien même ils savent que ce n’est pas vrai. Les Africains dans leur majorité qui se sont fait avoir, ont tout simplement oublié par exemple qu’ils étaient de loin plus heureux que ceux qui leur racontaient qu’ils étaient des nantis venus les aider. Parce que l’Africain est de loin plus riche et donc plus heureux que l’Européen. En géostratégie, la vraie différence entre un riche et un pauvre est que le pauvre est celui qui gagne un million de dollars par mois, mais pour le même mois il va en dépenser deux millions, en empruntant de gauche à droite, alors que le riche est celui qui gagne 2 dollars par jour, mais il va en dépenser seulement 1.
C’est ce qui explique que les Africains sont moins stressés que les Européens, ils sont plus souriants même s’ils n’ont pas de voiture, ils ne revendiquent pas l’univers, ils ne prétendent pas changer un chef d’état au Népal ou au Guatemala, et donc, ils se suicident aussi moins. A bien y regarder, la logique n’aurait pas tout simplement conseillé à ces ONG de copier cette leçon de bonheur africain pour l’insuffler aux Européens ?
3- Salir l’image de l’Afrique, tel semble être l’une des mission des ONG. Partout où on se trouve dans les plus grands aéroports de l’occident, dans les plus grandes gares de train ou de métro, on ne peut s’empêcher de voir la photo d’un enfant noir sale, dénutri, tapisser les murs de ces lieux publiques, de Düsseldorf à Montréal, en passant par Genève, Rome, Paris et New-York. D’une part, il s’agit d’un des fonds de commerce les plus rentables au monde pour leurs auteurs, pire, c’est la plus grande activité de propagande contre l’avènement d’une autre Afrique plus digne et plus prospère.
C’est un acte de racisme pur et dur et du manque du respect de la dignité d’un enfant fut-il en difficulté que de montrer sa photo avec une armada de mouches qui luttent pour trouver à manger sur ses lèvres. C’est un cynisme des plus dangereux pour le genre humain d’exploiter à ce point les difficultés de l’autre pour s’enrichir, tel un charognard qui rode autour d’un comateux pour son festin à venir.
4- Activité d’espionnage : En Afrique, l’avidité croissante et l’ignorance sont les maîtres-mots qui ont permis le développement sans contrôle de l’espionnage étranger dans toutes les couches de la population et sous des formes des plus impensables. On observe ainsi des initiatives et organisations qui n’ont pour but que d’affaiblir l’état en se substituant à lui avec des pseudo solutions qui n’ont fait leur preuve nulle part, notamment dans la santé, l’instruction, la miro-finance etc... Pourquoi les gouvernements européens et américains ont-ils besoin de passer par des ONG pour recueillir des informations sur l’Afrique, si ces dernières sont inoffensives et donc, ne mettent pas en danger la prospérité et la sécurité du continent africain ? Quel sont ces intérêts occidentaux, incompatibles avec l’urgence en Afrique de la construction d’un Etat fort qui soit capable ensuite de s’occuper dignement et convenablement de ses citoyens ?
C- Que font les espions Africains ?
L’Afrique a cru comprendre dans l’activité de l’espionnage un simple problème d’ordre publique pour l’élimination des prétendus opposants, vrais ou imaginaires. Et pas d’activité d’espionnage ou de contre-espionnage sur le plan économique et géostratégique. Et comme c’est là où tout se joue désormais, même entre les meilleurs amis du monde, on se méfie des activités d’espionnages des agents respectifs.
Le cas de l’entité sioniste et les Etats-Unis d’Amérique est là pour nous le prouver. Ben-Ami Kadish a été déféré, mardi 22/04/2008, 15 jours avant la visite du président américain George Bush en Israël, devant le tribunal fédéral de Manhattan, pour avoir transmis à Israël des informations relatives à des armements nucléaires, des avions de combat F-15 et des systèmes de missiles antimissile Patriot. Est-il envisageable de voir un jour des Africains aimer à ce point l’Afrique jusqu’à être accusé d’avoir espionné une entreprise de pointe en Occident pour le compte de leur pays africain ? Comment expliquer la naïveté des pays africains qui installent à la tête des principales entreprises stratégiques publiques, des managers occidentaux, sans se préoccuper des informations sensibles que ces derniers fournissent à leurs pays ? Existe-il un système efficace de contre-espionnage capable de les surveiller convenablement ?
D- Conclusion
L’Afrique doit arrêter de penser qu’il existe des cadeaux gratuits d’où qu’ils viennent, qu’il existe des dons sans contrepartie, puisque souvent cette contrepartie peut aller jusqu’à un million de fois la valeur du don même. Avant d’accepter tout partenariat, il faut au préalable poser d’abord la question sur ce que l’autre y gagnera.
Lorsque ce n’est pas clair, et qu’il est impossible d’identifier l’intérêt de l’autre partie, c’est qu’il y a une arnaque ou tout simplement, tromperie. L’Afrique doit aller au delà de l’initiative d’Israël, c’est-à-dire, ne pas seulement se limiter à identifier les sources de financement de chaque ONG qui opère sur son territoire. Il faut prendre des décisions radicales pour interdire toute association, toute organisation qui recevrait le moindre centime de son financement hors d’Afrique. Une association même à 100% africaine ne peut pas recevoir son financement de l’étranger sans en contrepartie, ne pas se mettre dans une condition psychologique de remercier ses bienfaiteurs, surtout en fournissant toutes les informations dont ils ont besoin et une certaine allégeance dans la défense des intérêts, des idées et opinions des donneurs d’ordre étrangers (même lorsqu’ils sont ouvertement contre les intérêts de la nation africaine en question).
Sur un autre plan, c’est en renforçant la fédération africaine que l’Afrique aura la force pour imposer une grande transparence dans ses relations avec tous les pays du monde. L’Afrique a besoin d’un coopération d’Etat à Etat et non d’Etat à ONG, c’est-à-dire qu’elle doit développer ses relations exactement comme c’est déjà le cas avec la Chine où il n’existe aucune ONG chinoise, aucune association chinoise qui prendrait l’argent du gouvernement chinois pour s’installer dans les villages africains pour faire remonter les informations vers la Chine ou tout simplement pour résoudre des problèmes de chômage en Chine.
L’espionnage au 21ème siècle doit innover pour ne pas rester pathétique dans une logique dépassée de guerre froide, car après 50 ans de milliards de dollars engloutis tout aussi naïvement dans l’espionnage occidental en Afrique, oui même si certaines informations sensibles ont permis à l’Occident de tenir pauvre l’Afrique, en revanche, on peut dire que le même Occident n’en a pas tiré tous les profits escomptés, si on en arrive à la crise économique et financière que nous connaissons. Puisse l’Occident avoir le courage de se regarder en face et faire l’autocritique sur la médiocrité de ses dirigeants qui, empêtrés dans des problèmes d’emplois fictifs, de détournement de fonds publiques, d’harcèlements sexuels, de pédophilie etc... n’ont pas eu le temps, encore moins l’intelligence de comprendre que pour tenir debout, l’Europe n’avait pas besoin d’une Afrique couchée.
Jean Paul Pougala http://www.pougala.org
URL de cet article 20131

samedi 13 avril 2013

12 avril 1961-Gagarine réalise le premier vol spatial habité,Mémoire d'un jour historique, Découvrez dans cette vidéo d'archives la chronologie de ce vol.

                          La Journée internationale du vol spatial habité et la Journée de l'astronautique sont célébrées en Russie le 12 avril. Il y a 52 ans jour pour jour, le cosmonaute soviétique Iouri Gagarine entreprenait le premier vol habité de l'histoire de l'Humanité. Découvrez dans cette vidéo d'archives la chronologie de ce vol.
         
                 
 
 
 
Mémoire d'un jour historique,Mémoire d'un héros

Hommage à Youri Gagarine - 50ème anniversaire du premier vol spatial habité

Biographie de Youri Gagarine

Youri Gagarine (1934-1968) est le premier homme à avoir effectué un vol dans l'espace au cours de la mission Vostok 1, le 12 avril 1961.
Bien qu’il soit issu d'une famille de fermiers kolkhoziens, son amour de l'aviation le pousse à entrer dans l'Armée de l'air. En 1957, il obtient son diplôme de pilote de chasse sur MiG-15.

En février 1960, alors qu’il n’est qu’un pilote junior avec 250 heures de vol sur MiG-15, il est sélectionné avec 19 autres pilotes parmi 200 pour devenir cosmonaute pour le programme spatial soviétique.
Avec les autres apprentis cosmonautes, il suit un entraînement physique, effectue des sauts en parachute, s'entraîne sur un simulateur de la capsule Vostok, passe en centrifugeuse et reçoit une formation de base sur le fonctionnement des fusées et des vaisseaux spatiaux.

En janvier 1961, trois pilotes sont retenus : Youri Gagarine, Guerman Titov et Grigori Nelioubov, mais c’est Gagarine qui effectue finalement le premier vol habité dans l’espace.

Après cet exploit, il ne retournera jamais dans l'espace. De 1963 à 1968, il est sous-directeur du Centre d'entraînement des cosmonautes et se prépare à un second vol spatial. Mais, après la mort du cosmonaute Vladimir Komarov pendant le premier vol de Soyouz en avril 1967, il est écarté du déroulement des vols. Le 27 mars 1968, Gagarine se tue dans un accident d’avion. Il est enterré au Kremlin, avec les héros soviétiques.



 
 
 
 
 
 

VENEZUELA. Présidentielle: On saura, demain, si l’héritage Chávez surpasse l’extrême droite... tous les sondages, à part ceux préfabriqués par l’opposition,ou extrême droite raciste et xénophobe du Vénézuela donnent son protégé, le président par intérim, Nicolas Maduro, vainqueur.


On saura, demain, si l’héritage de Hugo Chavez Friaz est plus fort que jamais. A force de présenter Nicolas Maduro comme ancien chauffeur de bus et un homme qui surfe essentiellement et uniquement sur l’émotion suscitée par la mort de Chavez, la presse occidentale ment à ses lecteurs.Chavez était surtout un militaire, excellent tribun certes, mais qui s’appuyait sur des personnes comme Nicolas Maduro. Ce n’était pas à tort car, demain, il risque d’avoir des surprises.En tête avec des sondages de plus de 10 points, l’homme risque de battre l’extrémiste Henrique Capriles, avec un score plus important que celui du comandante Chavez.
"Voter pour Maduro comme l'a demandé le Comandante,
Pour continuer la révolution"
Hasta la victoria siempre !