jeudi 6 décembre 2012

Houari Boumédiène 23 août 1932 - 27 décembre 1978


Houari Boumédiène  هواري بومدين, 23 août 1932 - 27 décembre 1978


Militaire et homme politique,né le 23 août 1932 à Guelma et mort le 27 décembre 1978 à Alger.Il vécut dans une famille berbère pauvre du Constantinois, Boumédiène connut déjà très jeune les événements sanglants du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma, dont il dit plus tard : « Ce jour-là, j'ai vieilli prématurément. L'adolescent que j'étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »

Durant les années quarante, il entreprit des études coraniques à l'institut Kettania de Constantine, puis les poursuivit à l'institut Zitouna de Tunis ; il se dirigea par la suite vers l'institut al-Azhar du Caire.

En 1955, il retourne en Algérie où il rejoint les rangs de l'ALN (Armée de libération nationale). Très vite, il se fait remarquer et occupe le poste de Chef d'état-major. Une fois l'indépendance acquise, il devint vice-président et ministre de la Défense du Conseil de la Révolution qui est alors présidé par Ben Bella. Ne partageant pas les orientations politiques de ce dernier, il décide le 19 juin 1965 de mener un coup d'État au terme duquel il devient le nouveau président de l'Algérie. Sous sa direction, il entreprit plusieurs actions en vue d'estomper sur le plan intérieur, les tensions nées de la guerre d'indépendance.


 En 1968, il réussit à faire évacuer la dernière base militaire occupée par la France à Mers el Kébir (Oran) ; alors que sur le plan économique, il opte pour le modèle socialiste, il construisit sur la base de ce choix beaucoup d'usines et d'écoles, et contribua surtout, le 24 février 1971, au nom du principe de la récupération des richesses nationales, à la nationalisation des hydrocarbures, au grand dam de la France.

Cette nationalisation réussie conféra à Boumédiène une importante dimension internationale; En effet, Boumédiène venait de réussir là où l'Iranien Mossadegh avait échoué. L’année 1973 lui donne une nouvelle fois l’occasion d’affirmer son influence sur le plan international en organisant avec succès le sommet des non-alignés auquel les plus grands dirigeants du Tiers-Monde de l’époque ont assisté, il s’en suit dès lors une période durant laquelle l’Algérie de Boumédiène offrit un soutien très actif aux différents mouvements de libération d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, et c’est en véritable leader du Tiers Monde qu’il se déplaça en 1974 à New York, pour prendre part à une réunion spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les matières premières qu’il a lui-même convoquée au nom des non-alignés, il prononça à cette occasion un discours par lequel il exposa une doctrine économique, appelant entre autres à l’établissement d’un nouvel ordre économique international plus juste, qui prendrait en compte les intérêts du Tiers Monde. En 1975 il accueille le premier sommet de l'OPEP par le biais duquel les membres du cartel ont pu définir une politique pétrolière concertée. Dans le sillage de cette même réunion, il parvint à sceller la paix entre l'Iran du Chah et l'Irak de Saddam Hussein. Sur le plan intérieur, il fit voter en 1976 une charte en vertu de laquelle il promulgue la constitution d'une Assemblée législative ainsi que la création du poste de président de la République, soumis au suffrage universel.

À partir de l'année 1978, les apparitions publiques du président Houari Boumédiène se font de plus en plus rares, il s'est avéré qu'il souffrait d'une maladie du sang, la maladie de Waldenström, mais il reste que très peu de choses ont été dites à propos des circonstances qui entourent sa mort, qui survint le 27 décembre 1978.

Selon d'autres sources, les premiers ressentis de la maladie de Houari Boumédiene furent lors de son voyage du 20 septembre 1978 à Damas (Syrie) où, alors qu'il était accompagné de Taleb-Ibrahimi et de Bouteflika, ces derniers avaient remarqué sa fatigue inhabituelle. Le diagnostic avancé dès lors était « une hématurie avec tumeur maligne de la vessie ». Pour cela il choisit de se faire traiter en URSS du 29 septembre au 14 novembre 1978. Le 12 octobre, lors de la visite de son jeune frère Said venu le voir à Moscou, Boumediène n'apprécie pas que le voyage de son frère soit financé par de l'argent public et demande aussitôt qu'il soit retenu sur le salaire du président. Quelques jours après, il sera hospitalisé à l'hôpital d'Alger Mustapha Bacha où il décédera le 27 décembre 1978 à 4 heures du matin avec deux hématomes dans le cerveau. Les funérailles officielles auront lieu le 29 décembre 1978 au cimetière d' El Alia (à Alger).


 

Comandante Che Guevara ( N. Cardone ) - TRES BELLE CHANSON (Durée : 5 mn)

« Tu as disparu physiquement, mais ton image et tes idéaux restent et resteront présents en nous, parce que ceux-là ils ne pourront jamais les tuer avec des balles » Fidel Castro,le 18 Octobre 1967.

Nathalie Cardone: Comandante Che Guevara Hasta Siempre..........
Hasta siempre est une chanson écrite en 1965 par Carlos Puebla, elle parle du Commandant Ernesto Che Guevara au moment où celui-ci quitte le gouvernement de Fidel Castro, et part pour l'Afrique.
Cette chanson anticipe la fin tragique d'Ernesto Guevara à la Higuera en Bolivie. Elle relate l'histoire presque légendaire de la révolution cubaine, glorifie le « Che » et le place à l'avant de la scène. Il est confirmé dans son rôle de représentant de la révolution.
Hasta siempre comandante veut dire en français Pour toujours commandant et est une allusion au slogan "Hasta la victoria siempre".

LES PAROLES DE CHANSON EN LANGUE ESPAGNOLE:



TRADUCTION FRANÇAISE:
Nous avons appris à t'aimer
Depuis la hauteur historique
Où le soleil de ta bravoure
T'a poussé près de la mort.

Refrain:
Ici, demeure la claire,
L'intime transparence
De ta chère présence,
Commandant Che Guevara !

Ta main glorieuse et forte
Fait feu sur l'Histoire,
Lorsque tout Santa Clara
Se réveille pour te voir.

[Refrain]

Tu viens, brûlant la brise
Avec des soleils de printemps
Pour planter le drapeau
Avec la lumière de ton sourire.

[Refrain]

Ton amour révolutionnaire
Te conduit vers une nouvelle entreprise
Où l'on attend la fermeté
De ton bras libérateur.

[Refrain]

Nous continuerons de l'avant (seguir est dans le sens de continuer),
Comme près de toi nous avions suivi (seguir est dans le sens de suivre, le jeu de mots n'est pas traduisible),
Et avec Fidel, nous te disons
Adieu, Commandant.

Le Che et l’Algérie, une histoire d’amour révolutionnaire..Alger, surnommée « La Mecque des révolutionnaires ». Symbole d’après lui, de la victoire contre les « impérialistes ».


Ernesto Guevara a toujours souhaité appuyer les peuples du Tiers-Monde contre ce qu’il nommait « l’impérialisme ». Pour cette lutte interminable et périlleuse, le leader internationaliste a parcouru le monde, et bien évidemment l’Afrique lors de sa décolonisation. Parmi ses multiples étapes, une lui tenait tout particulièrement à cœur : Alger, surnommée « La Mecque des révolutionnaires ». Symbole d’après lui, de la victoire contre les « impérialistes ».
Che Guevara a effectué deux visites en Algérie, une en 1963, un an après l’indépendance du pays, puis une autre en 1965.
Lors de son premier voyage, le Che vient tout d’abord pour féliciter le Front de libération nationale (FLN) algérien pour sa victoire contre les « impérialistes français » et tisser des liens d’amitié avec celui-ci. Cependant, sa visite a de même un autre objectif. Il s’intéresse en effet à un combat de libération auquel Ahmed Ben Bella, alors Premier ministre algérien, est également sensible : celui du Sahara occidental, contre les colons espagnols. Il travaille donc à la formation d’une organisation révolutionnaire, avec le soutien de La Havane : le Mouvement de libération du Sahara (MLS), l’ancêtre du Front Polisario. Plusieurs centaines de Sahraouis hispanophones vont alors suivre une formation politique à Cuba et faire l’apprentissage des méthodes de lutte révolutionnaire.

L’alliance entre Cuba et l’Algérie est effective. La petite île révolutionnaire ne manque d’ailleurs pas de soutenir militairement l’Algérie lors de la guerre des Sables (octobre 1963-février 1964), qui l’oppose au Maroc. Fidel Castro envoie de l’artillerie, des avions, des blindés et même un contingent de plusieurs centaines d’hommes. En échange, les autorités algériennes acceptent de transformer Alger en base arrière des mouvements de libération d’Amérique latine, La Havane étant alors truffée d’espions américains.

Le discours de la polémique
La seconde venue du commandant cubain intervient à l’occasion du Séminaire économique de solidarité afro-asiatique, organisé à Alger du 22 au 27 février 1965. Le Che y prononce un discours, resté dans les annales. Il critique la politique du grand frère soviétique (sans jamais le nommer) envers les pays sous-développés et son manque d’ardeur dans la lutte contre l’impérialisme dans le monde : « Les pays socialistes ont le devoir moral de liquider leur complicité tacite avec les exploiteurs de l’Ouest. Il n’est pas pour nous d’autre définition du socialisme que l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme. Il est entendu que les pays socialistes doivent payer le développement des pays sous-développés. »
Ce discours, bien que reflétant une opinion largement partagée dans le Tiers-Monde, embarrasse Fidel Castro au plus haut point. Ce dernier doit composer avec l’allié soviétique, afin que Cuba continue de bénéficier de son soutien. Un appui tant économique que politique et militaire. L’île étant pratiquement dans une situation de perfusion, particulièrement depuis la mise en place de l’embargo américain en 1962. Cet évènement entraîne le divorce du couple révolutionnaire : le Che disparaît de la vie publique, puis démissionne en octobre 1965 en renonçant à sa nationalité cubaine pour continuer sa Révolution. « Non seulement je ne suis pas modéré, mais j’essaierai de ne jamais l’être » affirmait-il. Le Che est mort, deux ans plus tard en Bolivie.

TUNISIE - Luttes dans tous les secteurs : La révolution confisquée


Photothèque Rouge/JMB
Deux ans après une « révolution » confisquée, le pouvoir tunisien est plus fragile comme jamais. Sa politique, dans les intérêts des capitalistes locaux comme internationaux, est contestée autant par un mouvement de protestation porté par de puissantes luttes sociales.
 
Les émeutes de Silina, bourg à 120 km au sud-ouest de Tunis au cœur d'une vaste région céréalière, ont été l'étincelle.
Une semaine de manifestations et de grèves, de véritables « émeutes de la misère » violemment réprimées par le régime : 300 blessés, victimes des gaz lacrymogènes, du matraquage mais aussi de tirs à la chevrotine de la part des forces de police
Au-delà de l'exigence du départ du gouverneur corrompu issu de l'Ancien régime, c'est le désarroi social et la désillusion politique par rapport à une révolution confisquée qui ont poussé les Sillianais à la révolte.  
Cette révolte s’inscrit dans un contexte social explosif, pas une semaine depuis le début du mois de novembre sans un mouvement de grève dans un secteur :
Journalistes (octobre), personnel des aéroports (le 8 novembre), ouvriers agricoles (le 12), personnel de la santé publique et médecins (la semaine du 13), enseignants du secondaire (le 22), douaniers (le 27), sans oublier les grèves avortées dans les transports urbains de Tunis et les ports.
Tous ont porté l'exigence de meilleures conditions de travail et salariales. Ces puissants mouvements sectoriels ont révélé un potentiel de lutte inédit nécessitant la convergence des luttes pour faire plier le gouvernement.  
Si les émeutes de Siliana ont remis cette exigence au centre, la grève générale d'une semaine a été rapidement étouffée, non par la répression du gouvernement mais par le « dialogue social » ouvert entre le gouvernement central et la centrale syndicale UGTT qui a abouti à une suspension de la grève 

Montée de la colère sociale, canalisation des luttes et contradictions de l'UGTT  

Y-a-t-il vraiment bras-de-fer entre les islamistes d'Ennahda et la direction syndicale de l'UGTT ? Quel rôle joue l'UGTT ?
 
La tentative pour désamorcer le mouvement à Siliana, en accord avec le gouvernement, illustre aussi le rôle qu'a joué historiquement l''UGTT, relais et soupape de sécurité des divers régimes autoritaires qu'a connu la Tunisie.  
Centrale syndicale de référence pour une grande partie de la classe ouvrière tunisienne, héritière vivace du syndicat officiel de la dictature, l'UGTT canalise la montée des luttes leur donnant une issue ne menaçant pas l'ordre établi, hier du régime de Ben Ali, aujourd'hui du nouveau pouvoir.  
Ce rôle n'est pas sans contradictions. Pour canaliser la montée des luttes, l'UGTT doit s'en faire les relais et peut obtenir certaines concessions, maigres comme à Siliana.  
D'autre part, les tensions entre les bases syndicales et les directions se manifestent par des appels locaux à la « grève générale ». Les unions régionales de Sidi Bouzid, Kasserne, Gafsa et Sfax ont déjà appelé à une journée de grève générale ce jeudi 6 décembre. La direction syndicale de l'UGTT devrait suivre ces bases, en lançant un appel ultérieur, pour le 13 décembre.  
Des contradictions aiguisées par les provocations anti-syndicales des milices islamistes couvertes par le régime, en premier lieu la milice islamiste de la « Ligue de la protection de la révolution », multipliant les agressions conte les locaux syndicaux et les intimidations visant les syndicalistes.  
Ce mardi 4 décembre, les milices islamistes s'en sont pris au siège central de l'UGTT, place Mohammed Ali à Tunis, lors de la commémoration du martyr du militant syndical et anti-colonialiste Farhat Hached. 

La formule d'Ennahda : islamisation, libéralisme économique et politique étrangère pro-impérialiste  

Un an après son triomphe électoral, Ennahda révèle un visage qu'elle n'a jamais caché, suivant la formule déjà expérimentée par AKP en Tunisie : islamisation rampante de la société, libéralisme économique et alignement sur les puissances impérialistes.  
Comme l'AKP en Turquie, Ennahda soutient une islamisation progressive de la société, par le quadrillage embryonnaire de son organisation partisane et par la caution apportée aux groupes les plus radicaux, et en premier lieu les salafistes.  
Les valeurs de laïcité et les droits des femmes reculent méthodiquement, en dépit des prétentions contraires du parti islamiste. 
Le clivage « religieux-laics » a néanmoins servi à évacuer la question sociale, aujourd'hui remise à l'ordre du jour. L'alliance au pouvoir de forces islamistes et laïques (Ettakatol, CPR) révèle bien les convergences entre forces bourgeoises pour mener une politique économique libérale.  
Car Ennahda n'a pas caché son intention d'attirer les investisseurs étrangers en offrant un cadre favorable à l'entreprise privée. Parmi les premières mesures du gouvernement, des mesures de libéralisation, d'introduction en bourse de plusieurs entreprises, et la création d'un dinar convertible.  
Si les investisseurs, français en particulier, se disent satisfaits de la politique « modérée » d'Ennahda, l'instabilité sociale en Tunisie a conduit à une contraction de l'investissement, ce qui explique le raidissement du gouvernement – et son soutien à des milices para-fascistes – pour mater les protestations.  
Le gouvernement tunisien multiplie les appels du pied vers les organisations impérialistes mondiales pour obtenir leur « aide » financière conditionnée à l'adoption de réformes structurelles.
Si le FMI a déjà annoncé sa volonté de voir la Tunisie adopter dans l'immédiat ces réformes, la Banque mondiale a d'ores et déjà adopté un plan de financement de 500 millions de $, l'Union européenne a promis un plan à hauteur de 700 millions de $.  
Cet appel aux organisations économiques impérialistes s'articule à une position clairement pro-impérialiste sur la scène internationale de la Tunisie nouvelle.  
Le nouveau pouvoir a soutenu l'intervention dans le pays voisin, la Libye, proposant même depuis l'instauration d'un marché commun tunisiano-libyen. Elle a également appuyé récemment une intervention en Syrie, tout en ayant accueilli en début d'année la « Conférence des amis de la Syrie ».  
En échange de sa servilité vis-à-vis des puissances impérialistes, la Tunisie a bénéficié de plans d'aide dans les secteurs militaires et policiers, aidant le nouveau pouvoir à mater les contestations sociales.  
Les États-Unis ont ainsi conclu un accord militaire de 32 millions de $ depuis la « révolution » pour ré-organiser l'armée tunisienne. La France fournit toujours l'essentiel de l'équipement policier tunisien tandis que le Qatar a gracieusement offert 76 voitures de police à la police tunisienne avant les émeutes de Siliana.  
Le Qatar, comme en Libye ou en Syrie, joue un rôle de premier ordre en soutenant les forces islamistes les plus radicales et en pratiquant une politique d'investissement lui permettant de faire main basse sur les matières premières (mines de phosphate) et les installations industrielles (raffineries) du pays.
 
Deux ans après une révolution avortée, la lutte continue pour la classe ouvrière tunisienne, une lutte pour conquérir une véritable démocratie sociale qui passera par la satisfaction des besoins de base du peuple : paix (anti-impérialiste), pain et liberté.
 
 

mercredi 5 décembre 2012

GAZA - Opération « plomb impuni » (Rebelion)...Il ne reste bientôt plus rien de la Palestine. Peu à peu, Israël l’efface de la carte.Les Colons envahissent, et les soldats corrigent la frontière. Les balles sacralisent la dépossession - légitime défense....

...La prétendue communauté internationale existe-t-elle ?
Est-ce autre chose qu’un club de marchands, banquiers et guerriers ? Autre chose que le nom artistique des États-Unis quand ils entrent en scène ?...

Cette réflexion d’Eduardo Galeano, écrivain et journaliste Urugayen, auteur traduit en français de « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine », est parue le vendredi 16 janvier 2009 dans le quotidien uruguayen Brecha.

Pour se justifier, le terrorisme d’état fabrique des terroristes : il sème la haine et récolte des alibis. Tout indique que la boucherie de Gaza, qui d’après ses auteurs doit mettre fin au terrorisme, ne fera que multiplier les terroristes.
Depuis 1948, les Palestiniens vivent condamnés à l’humiliation perpétuelle. Il leur faut un permis pour respirer. Ils ont perdu leur patrie, leurs terres, leur eau, leur liberté, leur tout. Ils n’ont pas même le droit de choisir leurs autorités. Lorsqu’ils élisent ceux qu’ils ne devraient pas élire, on les punit. Gaza subit actuellement la punition. Elle s’est transformée en une souricière sans issue, depuis que le Hamas a gagné les élections de 2006. Quelque chose de semblable s’est passé en 1932 lorsque le Parti Communiste triompha au Salvador. Les citoyens du Salvador expièrent dans le sang leur mauvaise conduite et vécurent depuis soumis aux dictatures militaires. La démocratie est un luxe que tout le monde ne mérite pas.
Les fusées artisanales que lancent sans grande précision les militants du Hamas, acculés à Gaza, contre des terres qui furent un jour palestiniennes, sont les enfants de l’impuissance. Et le désespoir, au bord de la folie suicidaire, est la mère des bravades qui nient à Israël le droit d’exister, cris sans aucune efficacité, tandis que la très-efficace guerre d’extermination nie, depuis des années, le droit à l’existence de la Palestine.
Il ne reste bientôt plus rien de la Palestine. Peu à peu, Israël l’efface de la carte.
Les Colons envahissent, et les soldats corrigent la frontière. Les balles sacralisent la dépossession - légitime défense.
Toutes les guerres d’agression se prétendent défensives. Hitler envahit la Pologne pour éviter que la Pologne n’envahisse l’Allemagne. Bush envahit l’Irak pour éviter que l’Irak n’envahisse le monde. Lors de chacune de ses guerres défensives, Israël s’est découpé un nouveau morceau de Palestine, et le festin a suivi. La dévoration est justifiée par les titres de propriété que la Bible lui octroya, par les deux mille ans de souffrance du peuple juif, par la panique générée par les Palestiniens à l’affût.
Israël est le pays qui jamais n’exécute les recommandations ou les résolutions des Nations Unies, le pays qui jamais n’observe les sentences des tribunaux internationaux, qui se moque des lois internationales, et c’est également le seul pays dans lequel la torture des prisonniers soit légale.
Qui lui a offert le droit de nier tous les droits ? D’où vient l’impunité qui couvre Israël pendant la tuerie de Gaza ? Le gouvernement espagnol n’aurait jamais pu bombarder impunément le pays basque pour en finir avec l’ETA, l’Angleterre n’aurait pu raser l’Irlande pour liquider l’IRA. La tragédie de l’Holocauste implique-t-elle un éternel contrat d’impunité ? Ou cette lumière verte provient-elle de la Grande Puissance dont Israël représente le plus inconditionnel de tous les vassaux ?
L’armée israélienne, la plus moderne et sophistiquée du monde, sait qui elle tue. Elle ne tue pas par erreur, elle tue par horreur. Les victimes civiles s’appellent « dommages collatéraux », d’après le dictionnaire d’autres grandes guerres impériales. A Gaza, sur dix dommages collatéraux, trois sont des enfants. Et ils sont des milliers, les mutilés, les victimes de la technologie du dépeçage humain, que l’industrie militaire éprouve avec succès au cours de cette opération de nettoyage ethnique.
Et comme toujours, toujours la même chose : à Gaza, cent pour un. Tous les cent Palestiniens tués, un mort israélien.
Des individus dangereux... L’autre face des bombardements est annoncée : celle des médias de manipulation, qui nous invitent à croire qu’une vie israélienne vaut cent vies palestiniennes. Et ces médias nous inviteront peut-être bientôt à croire que les bombes atomiques israéliennes sont humanitaires et que la destruction d’Hiroshima et Nagasaki fut l’œuvre d’une puissance nucléaire nommée Iran...
La prétendue communauté internationale existe-t-elle ?
Est-ce autre chose qu’un club de marchands, banquiers et guerriers ? Autre chose que le nom artistique des États-Unis quand ils entrent en scène ?
Face à la tragédie de Gaza, l’hypocrisie mondiale reluit une fois de plus. Comme toujours, l’indifférence et les discours vides, les déclarations creuses, les déclamations tonitruantes, les postures ambiguës, rendent hommage à la sacro-sainte impunité.
Face à la tragédie de Gaza, les pays arabes se lavent les mains. Comme toujours. Et comme toujours les pays européens se frottent les mains.
La vieille Europe, capable de tant de beautés et de perversion, verse une ou deux larmes, tandis que, secrètement, elle applaudit un coup de maître. Car les agressions sanglantes à l’encontre des Juifs furent de tout temps une spécialité européenne, que paient, depuis un demi-siècle, les Palestiniens ; eux aussi sémites, et qui ne furent jamais, ni ne sont, anti-sémites. Ils paient actuellement, en espèce sonnante et sanglante, une ancienne dette, venue d’ailleurs.
(Cet article est dédié à mes amis Juifs assassinés par les dictatures Latino-Américaines, que soutient Israël)
Eduardo Galeano
Traduction en français
Article original en espagnol : »Operación Plomo Impune » Le premier article de Galeano dans Brecha, journal urugayen n’existe plus, semble-t-il.
Video : texte en espagnol, images d’histoire récente et plus ancienne, voix de femme qui chante en arabe.



URL de cet article 18520

lundi 3 décembre 2012

GAZA FAIT-IL ENCORE PARTIE DU MONDE ?... Israël défie la communauté internationale, mais sait pertinemment qu’il ne risque rien. Les gouvernements qui laissent faire sont des alliés de ce carnage, et l’Union Européenne fait partie des complices de ces massacres !

...En attendant, rendons hommage au peuple de Gaza, toujours martyrisé, mais toujours héroïque et toujours renaissant.

Quand est-ce que la communauté internationale aura la volonté de mettre fin à la destruction de Gaza ?
Quand est-ce que la communauté internationale mettra fin à l’impunité d’Israël ?
Quand est-ce que la communauté internationale empêchera Israël de bombarder par air, mer et terre, de jour comme de nuit, et d’assassiner des dizaines de Gazaouis jeunes, vieux, femmes et enfants ? Est-ce que la communauté internationale pense trouver une sorte d’absolution en échange de la persécution des habitants de Gaza ?
Est-ce que personne n’entend la souffrance du peuple palestinien depuis plus de soixante ans ? Laissera-t-on faire, pour ensuite dire « on ne savait pas » ? Cet immense camp à l’air libre est une honte pour les nations civilisées !
Pourtant nous ne sommes ni sourds, ni aveugles, et n’hésitons pas à noyer sous les bombes et les missiles des populations entières dont les dirigeants ne respectent pas ce que nous appelons droits de l’homme en langage diplomatique. Il est vrai que les droits de l’homme pour le monde occidental ont une forte odeur de pétrole, et le parfum enivrant des contrats négociés par nos entreprises. Les droits de l’homme sont indissociables des droits économiques et géostratégiques de nos démocraties.
A quel autre pays qu’Israël, la communauté internationale et toutes ses instances permettraient-elles de piller et de dépecer un pays sans défense ?
Israël se permet d’arraisonner des bateaux se rendant à Gaza au mépris de toutes les lois internationales. Israël se permet de ne pas respecter les décisions de l’ONU dans l’indifférence générale.
Israël fait ce qu’il veut, comme il veut et où il veut ! Et pendant que des civils meurent déchiquetés par les bombes israéliennes, nos médias font la une sur une roquette artisanale qui a atterri sur une plage de Tel-Aviv et qui aurait pu causer des dégâts. Le reportage continue avec une habitante qui vit dans l’angoisse …, à croire que de l’autre coté, les Palestiniens vivent dans la joie et l’insouciance ! Même dans la mort les victimes n’ont pas le même poids, si ce n’est la souffrance des familles endeuillées.

Les Palestiniens
sont des étrangers dans leur propre pays, et pour l’Etat d’Israël les prétextes pour humilier, expulser les habitants ou massacrer la population Gazaouie ne manquent pas, mais le but final est d’en finir avec la résistance palestinienne, d’étrangler la population en l’enfermant et en la soumettant à un embargo sur la bande de Gaza qui dure depuis 2006. En ceinturant les villes et villages de Cisjordanie par, des routes réservées aux colons et par l’expropriation et la destruction des cultures et des habitations, l’idée d’un Etat Palestinien perd tout son sens face à l’extension permanente des colonies. Israël défie la communauté internationale, mais sait pertinemment qu’il ne risque rien. Les gouvernements qui laissent faire sont des alliés de ce carnage, et l’Union Européenne fait partie des complices de ces massacres !
En 2008, quelques semaines avant l’opération « plomb durci » qui fit des milliers de victimes, l’Union Européenne renforçait les accords UE/Israël. Et il y a un mois, juste avant l’agression israélienne nommée « pilier de défense », un nouvel accord (ACAA) a été signé par les gouvernements européens, allant vers une intégration d’Israël à l’union Européenne. Par la répétition des accords UE / Israël, par le tapis rouge déroulé devant la droite extrême israélienne en France, le gouvernement israélien se sait soutenu et comprend le langage diplomatique comme un chèque en blanc pour mener ses opérations criminelles, et peut-être plus cyniquement de permettre à M. Nétanyahou de se servir de cet état de guerre pour remporter les prochaines élections !
Il faut mettre fin à l’impunité d’Israël ; le gouvernement et l’Union Européenne doivent suspendre immédiatement les accords d’association avec Israël. Les entreprises qui veulent faire des profits sur le dos des Palestiniens doivent cesser leurs investissements en Israël. Il faut refuser toute action culturelle ou sportive promue par des institutions officielles israéliennes, comme l’Euro-foot Espoir en juin 2013. En attendant, rendons hommage au peuple de Gaza, toujours martyrisé, mais toujours héroïque et toujours renaissant.

Sur Conscience Citoyenne Responsablehttp://2ccr.unblog.fr/2012/11/27/ga...

URL de cet article 18480

dimanche 2 décembre 2012

حPALESTINE : Prisonniers palestiniens : Pétition Internationale pour sauver Ayman et Samir - Freedom and Justice for Palestinian detainees -فأنقذوا أيمن وسامر لسطين"حملة دولية بعنوان " أنا مع العدالة.. وأدعم أسرى

Samedi 1er décembre 2012
Israël a condamné à une mort lente Ayman al Sharawna et Samir al Essawi , en grève de la faim depuis 154 et 122 jours. N’absorbant que du sucre et des vitamines depuis plusieurs mois, pour dénoncer la situation des prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes, ils sont dans un état de santé critique.
UFree Network lance une Campagne Internationale pour sauver la vie de ces deux prisonniers palestiniens.
Samir a été admis à l’hôpital dimanche dernier, tandis qu’Ayman souffre d’une faiblesse de son système immunitaire et de problèmes de reins qui ne fonctionnent plus qu’à à 20%. Il a perdu la vue de l’œil droit. Il souffre aussi de problèmes à la jambe gauche.
Ci-dessous le texte de la pétition et le lien pour la signer :
"Liberté et Justice pour les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes
De nombreux prisonniers politiques palestiniens continuent leur grève de la faim ouverte dans des prisons israéliennes, parmi eux Ayman al Sharawna et Samir al Essawi dont la vie est en danger. Ces deux prisonniers politiques sont en grève de la faim depuis longtemps, protestant contre la violation de l’accord conclu lors de l’échange entre les prisonniers palestiniens et Gilad Shalit.
Ayman et Samir ont été kidnappés et transférés de force en Israël sans aucune raison.
À ce stade, le service pénitencier israélien exerce une énorme pression sur eux pour les forcer à mettre fin à leur grève. Il essaie aussi de négocier leur libération en leur donnant le choix de rester en prison pour continuer leur peine précédente (qui avait été annulée lors de leur libération dans l’échange contre Shalit) ou de partir en exil.
Depuis leur récente capture, les Forces d’Occupation Israéliennes ne les ont pas condamnés et n’ont fait aucune enquête sur eux. Ayman al Sharawna, âgé de 38 ans, habite le village de Dora, au sud d’Hébron. Il a commencé sa grève de la faim le premier juillet 2012. Il souffre déjà de différentes complications de santé, y compris une faiblesse de son système immunitaire et des problèmes de reins qui ne fonctionnent que partiellement, à 20%. Il a perdu la vue de l’œil droit.
Samir al Essawi, âgé de33 ans, qui habite Jérusalem, a quant à lui commencé sa grève de la faim le premier août 2012. Depuis, il souffre d’évanouissements et d’une extrême fatigue. Il est incapable de se tenir debout ou de marcher normalement. Il a aussi perdu beaucoup de poids. Al Essawi a été admis à l’hôpital d’Asaf Hrovi plusieurs fois, à cause de nombreuses complications de santé.
Nous fondant sur les faits ci-dessus, sur la souffrance des prisonniers palestiniens et sur le traitement inhumain dans les geôles israéliennes, nous soussignés, exprimons notre soutien total aux prisonniers palestiniens et notre solidarité avec eux. Nous exigeons ceci :
1- La libération immédiate des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim, du fait que leur arrestation est illégale, comme celle de milliers de prisonniers palestiniens.
2- Nous demandons au Président égyptien, Mohammad Morsi, d’intervenir personnellement pour faire libérer ces prisonniers : Ceux-ci avaient été libérés dans le cadre de l’échange contre Shalit par l’entremise de l’Égypte. Cet accord a été rompu par Israël.
3- Nous demandons à Médecins Sans Frontières et à la Croix Rouge Internationale d’intervenir immédiatement et rapidement pour sauver la vie d’Ayman et de Samir. Nous leur demandons de dévoiler les violations flagrantes commises par Israël, la torture et les traitements inhumains des prisonniers palestiniens.
4- Nous prions le Conseil des droits de l’homme des Nations unies de faire pression sur les autorités israéliennes, pour qu’elles libèrent les deux prisonniers, et d’envoyer une commission internationale qui puisse enquêter sur la torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens.
5- Nous demandons au Parlement européen de respecter la Justice Humaine et de forcer Israël à libérer Ayman et Samir.
6- Nous demandons à l’Union interparlementaire de faire pression sur les parlements du monde pour faire cesser immédiatement les violations israéliennes.
Lien : http://www.ipetitions.com/petition/...
FB : https://www.facebook.com/ufreenetwork
Site web : www.ufree-p.net
(Traduit par Chantal C. Pour CAPJPO-EuroPalestine)

The Petition

 
International Campaign to save Ayman and Samir
Freedom and Justice for Palestinian detainees in Israeli jails
Save Ayman and Samer
A number of Palestinian political prisoners continue their open hunger strike in Israeli jails. This includes two Palestinian prisoners, Ayman Al Sharawna and Samir al Essawi whose lives are at risk. Both of the political detainees are on a hunger strike since long time ago in protest of Israeli violation of the Shalit prisoner swap. Ayman and Samir were kidnapped and forcibly transferred to Israeli for no reason.
At this stage, the Israeli Prison Service are exerting tremendous pressure on them to end their hunger strike. It also attempts to bargain their freedoms by opting them between remaining in jail to continue their previous sentences (the sentences were removed as they were released in the Shalit prisoner swap) or leaving for exile.
Since their recent capturing, Israeli Occupation Forces did not convict or investigate them. Ayman Al Sharawna, 38, is a resident of Dora in Herbon city. He began his open hunger strike on the 1st of July 2012. He already suffers from various health complications including weakness in his immune system as well as problems in his kidney which partially functions with 20% only. He lost eyesight in his right eye.
He also suffers from various problems in his left leg. Meanwhile, Samir al Essawi, 33, a resident of Jerusalem started his hunger strike on the 1st of august 2012, since then he suffered from fainting and severe fatigue. He is unable to stand or walk properly in addition to excessive weight loss. Al Essawi was admitted to Asaf Hrovi hospital few times due to many health complications.
Based on the above facts, and the suffering of Palestinian prisoners and the inhuman treatment in Israeli jails; we the undersigned, express our full support and solidarity with the Palestinian prisoners and call for the following:
1- An immediate release of Palestinian prisoners who are on a hunger strike as their arrest is illegal as it’s the case with thousands of Palestinian prisoners.
2- We call on Egyptian President, Mohammad Morsi, to personally interfere to release those prisoners as they were released within the Shalit swap which was done by Egyptian mediation, yet Israel broke it.
3- We call upon Médecins Sans Frontières (Doctors Without Borders) and the International Red cross to promptly and immediately interfere to save the lives Ayman and Samir. We call on them to expose Israeli flagrant violations, torture and inhuman treatment against Palestinian prisoners.
4- We request the United Nations Human Rights Council to put pressure on the Israeli authorities to release both prisoners in addition to sending an International commission to investigate torture practiced against Palestinian prisoners.
5- We ask the European parliament to stand by Human Justice by pressuring Israel to release Ayman and Samir.
6- We call upon the inter-parliamentary union to put a pressure over parliaments in the world so Israeli violations stop immediately
 
أنقذوا أيمن وسامر
حملة دولية بعنوان " أنا مع العدالة.. وأدعم أسرى فلسطين
"
يواصل عدد من الأسرى الفلسطينيين الإضرابالمفتوح عن الطعام في سجون الاحتلال الإسرائيلي، ومنهم الأسيران أيمن الشراونه و سامر عيساوي، اللذان تتعرض حياتهما للخطر الشديد.
ويخوض الأسيران أيمن الشراونة وسامر عيساوي الإضراب المفتوح عن الطعام احتجاجًا على مخالفة بنود صفقة التبادل مع الجندي الإسرائيلي" شاليط"، وإعادة اعتقالهما دون أي مبرر.
وتمارس سلطات الاحتلال الإسرائيلي على الأسيرين ضغوطا كبيرة لكسر إضرابهما عن الطعام، كما تساومهما على الإبعاد أو البقاء في السجن لقضاء ما تبقى من فترة محكوميتهما السابقة؛ التي حصلوا على عفو عام عنها بموجب صفقة التبادل. ومن الجدير ذكره؛ أن سلطات الاحتلال الإسرائيلي وحتى اللحظة لم توجه لهما أي تهم محددة أو لائحة اتهام ولم يجر التحقيق معهما.
الأسير أيمن إسماعيل الشراونة (38 عاما) من سكان دورا قضاء الخليل يخوض إضرابه المفتوح عن الطعام منذ 1/7/2012، وهو مريض يعاني من ضعف في المناعة، كما يعاني من مشاكل في الكلى التي انخفض معدل عملها إلى نسبة 20% مما زاد تأثير الإضراب عليه، وجعله أكثر خطورة، حيث فقد الرؤية بالعين اليمنى، وانعدم إحساسه في قدمه اليسرى بسبب الإضراب.
الأسير سامر طارق عيساوي (33 عاما) من سكان القدس، يخوض إضرابه المفتوح عن الطعام منذ 1/8/2012، أصيب بحالات إغماء وإرهاق شديد، إضافة لآلام في كافة أنحاء جسمه، وإصابات في مناطق مختلفة من جسده نتيجة تعرضه للسقوط المتكرر أرضاً إثر فقدانه للتوازن وعدم قدرته على الوقوف على قدميه، كما فقد من وزنه الكثير، ونقل أكثر من مرة الى مستشفى "أساف هروفيه" نتيجة تردي وضعه الصحي.
ولذلك دعماً وتضامناً مع الأسرى الفلسطينيين المضربين عن الطعام في سجون الاحتلال الإسرائيلي ورفعاً للظلم عنهم وعن ذويهم، وتحقيقاً للعدالة الإنسانية
.
فإننا نحن الموقعون على هذه العريضة، إذ نعلن تضامننا مع الأسرى المضربين عن الطعام في سجون الإحتلال الإسرائيلي و نؤازرهم وذويهم، ونطالب بما يلي :

1. الإفراج الفوري عن الأسرى المضربين عن الطعام في سجون الاحتلال الإسرائيلي، لعدم قانونية اعتقالهم والاستمرار فيه .
2. نطالب فخامة رئيس جمهورية مصر العربية الدكتور محمد مرسي بالتدخل شخصياً للإفراج عن الأسرى المضربين عن الطعام، لاسيما من تم إعادة اعتقالهم بعد الإفراج عنهم بموجب صفقة " شاليط".
3. نطالب كلاً من مؤسسة أطباء بلا حدود والصليب الأحمر الدولي بزيارة الأسرى المضربين عن الطعام، والتدخل من إجل إنقاذ حياة هؤلاء الأسرى، وفضح ما يتعرض له الأسرى المضربون من انتهاك للمواثيق الدولية من قبل سلطات الاحتلال الإسرائيلي.
4. نطالب مجلس حقوق الأنسان بالتدخل والضغط على سلطات الاحتلال الإسرائيلي للإفراج عن الأسرى المضربين عن الطعام. وإرسال لجنة أممية لتوثيق الانتهاكات التي يتعرض لها الأسرى في سجون الاحتلال الإسرائيلي.
5. نطالب البرلمان الأوروبي بالوقوف مع العدالة الإنسانية، والضغط على سلطات الاحتلال الإسرائيلي للإفراج عن الأسرى المضربين عن الطعام فوراً.
6. نطالب الاتحاد البرلماني الدولي، بالتدخل العاجل لإنقاذ الأسرى الفلسطينيين المضربين عن الطعام، وإرسال وفد برلماني دولي للإطلاع على الإنتهاكات التي يتعرض لها الأسرى الفلسطينيين في سجون الاحتلال الإسرائيلي.