mardi 25 octobre 2011

Le lynchage de Kadhafi : une violation de l’article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949

Pendant un entretien sur les stations radio Voice of Russia, Radio Russia et Ekho Moskvy, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, répondit aux questions des auditeurs portant sur la situation en Libye et la mort de Kadhafi, suite à un échange de tirs entre les milices du Conseil national de transition (CNT) et des partisans de l’ancien régime. Le ministre russe déclara que « Kadhafi eut perdu sa légitimité depuis longtemps, mais sa mort évoque des questions sérieuses ».  M. Lavrov indiqua aussi que les vidéos et photos de la mort de Kadhafi montrent que le chef libyen fut tué après sa capture et non pas avant : « Les images que nous vîmes à la télévision indiquaient qu’il [Kadhafi] fut vraiment capturé après qu’il eut été blessé ; et que plus tard, déjà en captivité, il fut exécuté », dit-il.
Ce n’est pas par hasard que M. Lavrov souligna que la mort de Kadhafi constitua une violation des principes du Droit international humanitaire, qui exigent l’application de certaines procédures envers les prisonniers de guerre.
Pour rappel, les règles visant expressément à protéger les prisonniers de guerre furent énoncées pour la première fois de manière détaillée dans la Convention de Genève de 1929. Elles furent affinées dans la Troisième Convention de Genève de 1949, sur la base des leçons tirées de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que dans le Protocole additionnel I de 1977. Le statut de prisonnier de guerre s’applique uniquement dans les situations de conflit armé international. Par prisonniers de guerre on entend généralement les membres des forces armées d’une des parties à un conflit étant tombés aux mains de la partie adverse.
La Troisième Convention de Genève fait mention d’autres catégories de personnes auxquelles ce statut peut s’appliquer ou qui peuvent être traitées comme des prisonniers de guerre. : « Les prisonniers de guerre doivent être traités avec humanité en toutes circonstances. Ils sont protégés contre tout acte de violence ou d’intimidation, ainsi que contre les insultes et la curiosité publique ».  Dans le cas de conflits armés non internationaux, tel que le cas de Libye, l’article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949 et le Protocole additionnel II stipulent que les personnes privées de liberté pour des raisons liées au conflit soient elles aussi traités avec humanité, en toutes circonstances. « Elles seront notamment protégées contre le meurtre, la torture et les traitements cruels, humiliants ou dégradants ».
En guise de conclusion, l’assassinat militaire de Kadhafi aux mains des milices du CNT montre la volonté de l’Empire à envoyer un message précis et ferme à plusieurs destinataires au Moyen-Orient. Ce message dit : « voilà comment l’Empire punit ceux qui désobéissent sa volonté. Désormais, il n’y aura plus de procès ; les opposants à la volonté de l’Empire ne seront plus condamnés devant la Cour pénale internationale ; au contraire, ils seront lynchés immédiatement, une fois capturés ». La nouvelle politique de l’Empire vis-à-vis ses adversaires fut déjà mise en application à deux occasions : 1) l’assassinat de Ben Laden, le 2 mai 2011, et 2) l’assassinat de Awlaki, le 30 septembre 2011. Ainsi, le lynchage de Kadhafi forme la troisième application de cette politique.

Illustration flashback

Dans l’Antiquité, la crucifixion était d’application à l’Empire romain. Il s’agissait d’une peine particulièrement infâmante qui était théoriquement réservée en priorité aux esclaves, ultérieurement aux brigands et pirates ou à la rigueur aux prisonniers de guerre et condamnés politiques. Contrairement aux esclaves, les citoyens de l’Empire bénéficiaient de leur droit d’être condamnés devant un tribunal ; et d’être soumis à d’autres procédures pénales.

Le pillage de la Libye

Maintenant que le tyran de Tripoli est mort et que les canons se sont tus – nous l’espérons – des points d’interrogation se précipitent devant nos yeux, en provenance de la ville ruinée de Syrte, la dernière forteresse du « roi des rois d’Afrique », détrôné par les cavaliers du Conseil national de transition (CNT), et abattu dans les rues de sa ville natale : Que sera la Libye maintenant que son infrastructure est complètement détruite, ses villes sont ruinées par les bombardements intensifs de l’OTAN ? Que restera de la paix et de la cohabitation entre les différentes tribus, unités composantes de la société libyenne, de part et d’autre, « bédouine », maintenant que le « roi des rois d’Afrique », Kadhafi, fut lynché dans les rues de Syrte et de Misrata, sous les regards de ses frères du clan Ghous et de la tribu Kadhafa ? Qui sera le vrai gagnant de cette guerre, faite par les milices du CNT, et télécommandée par les forces de l’OTAN ? et les ressources pétrolières et gazières, resteront-elles propriété du peuple libyen, ou seront-elles privatisées et baptisées aux noms des compagnies pétrolières occidentales ?
En préambule, la Libye constitue l’une des plus grandes économies pétrolières du monde. Les évaluations les plus récentes estiment les réserves pétrolières de la Libye à 60 milliards de barils et ses réserves de gaz à 1500 milliards de mètres cube (m3). Sa production de pétrole se chiffre entre 1,3 et 1,7 millions de barils par jour. Un tel banquet va sans doute aiguiser l’appétit pantagruélique des puissances impérialistes. Ainsi, la présumée « opération humanitaire » en Libye fait partie du programme militaire de l’OTAN au Moyen-Orient et en Asie centrale, consistant à mettre la main sur plus de 60 % des réserves mondiale de pétrole et de gaz naturel .  En un mot, l’occupation de la Libye servirait les mêmes intérêts privés que l’occupation de l’Irak en 2003. Cependant, l’Empire étatsunien et ses provinciis europais, c’est-à-dire l’OTAN, ne se trouvent pas en mesure d’entamer une troisième guerre en Libye, au moment où leurs legiones trébuchent en Irak et en Afghanistan. La voie la plus courte et la moins couteuse, menant à l’occupation de la Libye, sans l’engagement en bataille des troupes de l’Empire, fut pour l’OTAN une sorte d’éclatement du pouvoir dictatorial de l’intérieur, à l’aide d’une insurrection militaire, et cela en jouant la carte des contradictions tribales de la société « bédouine » libyenne.
De surcroit, dès le début de cette « opération humanitaire », comme il plait à l’OTAN de l’appeler – c’est-à-dire le bombardement intensif de l’infrastructure du pays, selon les données du terrain – l’OTAN précisa un objectif sous-jacent de trois points majeurs : 1) prendre possession des réserves de pétrole de la Libye ; 2) déstabiliser la CPN ; 3) privatiser l’industrie pétrolière du pays, soit transférer le contrôle et la propriété de la richesse pétrolière libyenne dans des mains étrangères .
Sans nul doute possible, le bombardement intensif de la Libye, de son infrastructure et de ses villes, par l’OTAN constitue un crime de guerre au regard des normes internationales compte tenu du fait que la population civile en est la principale victime. Ce drame demeure ignoré par les médias de l’Empire et de ses provinciis europais. Un silence qui fait d’eux des complices .  Les forces aériennes de l’OTAN effectuèrent depuis le 19 mars plus de 10 000 missions d’attaque, larguant environ 40 000 bombes, détruisant plus de 5 000 objectifs sans subir aucune perte. Et l’objectif de la guerre demeure celui d’occuper un pays dont la position géostratégique, à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient, est de première importance .

Le mensonge « humanitaire »

Sur un autre plan, l’ancien agent de MI5, Annie Machon, contredit le mythe américain sur « l’intervention humanitaire » de l’OTAN. Selon elle, le bombardement intensif de l’infrastructure par les forces de l’OTAN réduisit la Libye en un simple terrain de l’Âge de la pierre. Selon elle, la destruction de la Libye attint un point de non retour. Machon dit que « même si Kadhafi était un dictateur odieux et une épine dans le flanc des pays occidentaux depuis trois décennies, mais cela ne nie pas la réalité que pour la majorité des Libyens leur qualité de vie a été parfaitement bien ».
Sous la tyrannie de Kadhafi, les Libyens « avaient une éducation gratuite, des services de santé gratuits, ils pouvaient étudier à l’étranger. Quand ils se mariaient, ils recevaient une certaine somme d’argent. Plusieurs pays africains les enviaient.
Comme résultat de bombardement intensif de l’infrastructure, les Libyens sont retournés à l’âge de pierre. Ils n’auront pas la même qualité de vie. Les femmes ne bénéficieront probablement pas du même niveau de représentation dans les futurs gouvernements. La richesse nationale probablement va être pillée par les compagnies occidentales. Peut-être le niveau de vie en Libye aurait été légèrement supérieur à ce qu’il est peut-être aujourd’hui en Amérique et au Royaume-Uni sous la récession », ajouta Annie Machon.
Il est évident que les médias de l’Empire n’évoquent pas les réalisations du Tyran de Tripoli dans les domaines de la construction et du développement de l’infrastructure de la Libye, entamée et achevée pendant ses quatre décennies de tyrannie, telles que la nationalisation des hydrocarbures, la construction de la Man Made River (les plus importants travaux d’irrigation au monde), la redistribution de la rente pétrolière (il fit d’une des populations les plus pauvres du monde, la plus riche d’Afrique) .
Apothéose
Maintenant que les cavaliers du CNT se précipitent dans les rues de Tripoli et de Benghazi, célébrant la mort du colonel Kadhafi, le coût de guerre se pèsera lourdement sur l’épaule du peuple libyen. La Libye tomba déjà à la prise des puissances impérialistes ; d’ores et déjà leur indépendance ne sera qu’illusoire. Les chiffres des pertes humaines dépassent les 30 000 morts et 50 000 blessés, le pays est en ruine .
S’il est vrai que le meurtre du colonel Kadhafi par le CNT mit fin à la légende du « roi des rois d’Afrique », il n’est pas moins vrai que ce meurtre donna aussi le coup de grâce à l’indépendance de la Libye.

Le nouveau né

Demain dès l’aube, les cavaliers du CNT se réuniront pour mettre une nouvelle constitution, entamer des élections – « démocratiques » sans doute – et choisir un représentant légitime du peuple libyen. Ainsi, le monde verra naître un nouveau Hamid Karzai, un nouveau Nouri al-Maliki.
Fida DAKROUB
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L'OTAN a assassiné Kadhafi - Les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne ont enfin atteint leur but en Libye : assassiner Kadhafi !

Mardi 25 octobre 2011
Les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne ont enfin atteint leur but en Libye : assassiner Kadhafi !
Les mensonges visant à faire croire que ce sont les « forces du CNT » qui l’ont assassiné ne tromperont personne. D’ailleurs, l’OTAN a reconnu avoir bombardé « un convoi pro-Kadhafi » le jeudi matin. Et comme par hasard, quelques heures après, on annonce « la capture » ou « la mort » de celui-ci.  

Un assassinat de sang froid

Il ne fait donc guère de doute que c’est l’OTAN, assistée par les Forces Spéciales des pays occidentaux, qui a assassiné Kadhafi, de sang froid. On remarquera que ce crime est intervenu deux jours après la visite de la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Madame Hillary Clinton à Tripoli, au cours de laquelle, elle a dit à propos de Kadhafi :
« j’espère qu’il sera bientôt capturé ou tué ».
C’est donc un crime d’Etat dont la responsabilité repose sur les épaules de Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron, les principaux chefs de guerre de l’agression impérialiste occidentale contre un régime souverain. L’on se souvient que dès le début de cette agression, l’OTAN avait cherché à plusieurs reprises à assassiner le dirigeant libyen, dont un des fils et trois des petits-enfants furent tués lors d’un bombardement sur leur résidence.
Ainsi, cet assassinat de sang froid expose-t-il à la face du monde la nature barbare, tyrannique et cruelle de cette alliance impérialiste. Il faut voir le concert de discours de « satisfaction » de ses dirigeants, certains se disant même « fiers » d’avoir contribué à cet ignoble assassinat. Les dirigeants occidentaux ont ainsi montré leur nature sanguinaire, perverse et despotique. Ce sont des individus immoraux et qui n’hésiteront pas à mentir, à tuer et à massacrer pour arriver à leurs fins.  
La complicité des Nations Unies
Ce qui également saute aux yeux de l’opinion mondiale c’est le rôle peu glorieux joué par les Nations Unies. Ban Ki-Moon, le Secrétaire Général, s’est empressé de lire une déclaration pour parler « d’une transition historique » pour la Libye et surtout proposer les services de l’ONU pour « aider » l’OTAN et ses mercenaires !
On sait déjà que les Nations Unies avaient été complices de l’assassinat d’un dirigeant africain, en la personne de Patrice Lumumba au Congo en 1961. Mais on pensait que cela ne se répéterait plus jamais. Le 20 octobre 2011 restera donc un autre jour d’infamie dans l’histoire de l’organisation onusienne.
Quel avenir pour la Libye ?
L’élimination physique de Kadhafi va peut-être mettre fin –pour combien de temps ?- à la résistance à l’occupation du pays par l’OTAN et ses mercenaires. Mais on peut affirmer que l’avenir ne s’annonce pas des plus heureux pour le peuple libyen. Le pays est déjà en voie de recolonisation. Les forces de l’OTAN et les Forces Spéciales ne sont pas prêtes de quitter la Libye. Les pays membres de l’OTAN, qui ont installé le CNT, vont imposer leurs exigences, non seulement pour le partage et l’exploitation des ressources naturelles du pays, mais également et surtout pour l’octroi de « facilités militaires », autrement dit des bases militaires terrestres, navales et aériennes. Faut-il rappeler que c’est Kadhafi qui avait fermé les bases militaires opérées par les yankees après sa prise de pouvoir en 1969 ?
Ainsi, la Libye risque-t-elle de se transformer en une nouvelle colonie, devenant ainsi une menace pour ses voisins.
Les leçons pour l’Afrique
En osant défier la horde impérialiste de l’OTAN tout seul pendant des mois, sans le moindre soutien de la part d’un Etat africain, essuyant même des trahisons comme celle du président sénégalais Wade, Kadhafi a donné une leçon magistrale aux dirigeants africains : une leçon de courage, de bravoure et de dignité dans l’épreuve. Il avait dit et répété qu’il ne quitterait jamais le pays de ses ancêtres et qu’il préférait y mourir plutôt que d’aller en exil. Il a tenu parole et est entré dans la légende. Jusqu’au bout, il a refusé d’accepter le moindre ultimatum, la moindre injonction de la part des despotes occidentaux. .
Quel contraste avec le comportement de nombre de dirigeants africains, surtout parmi ceux qui ont été les premiers à le trahir, comme Abdoulaye Wade. Ils subissent quotidiennement des humiliations de la part de leurs maîtres occidentaux, recevant des avertissements, des ordres à propos de tout et de rien. Ils vivent dans l’indignité et le mépris de ces maîtres. Ce sont des individus prêts à satisfaire le moindre caprice de ces derniers. Comme le remarquait à juste titre, feu le Professeur Joseph Ki-Zerbo, des gens qui ne savent qu’imiter et obéir, ne méritent pas d’être appelés « dirigeants »
Kadhafi n’était certes pas un démocrate, loin de là. C’était un dictateur à bien des égards, un dirigeant parfois imprévisible. Mais c’était un dictateur éclairé qui aimait son pays et l’Afrique. Il se sentait africain et avait une vision et une grande ambition pour celle-ci.
Aucun Chef d’Etat du continent n’a fait autant pour faire avancer l’unité africaine, pour l’indépendance et la sécurité du continent.
C’est pourquoi on peut affirmer que la chute et l’assassinat de Kadhafi vont sonner le glas efforts entrepris pour former les Etats-Unis d’Afrique, du moins dans un avenir prévisible. Des avancées qui avaient faites dans la construction de l’unité économique du continent seront sans doute mises en veilleuse, voire abandonnées. C’est le cas de la Banque centrale africaine, du Fonds monétaire africain et de la Banque africaine d’investissement. Cette dernière devait justement être établie à Tripoli ! Kadhafi était la force motrice derrière ces projets et était prêt à utiliser les réserves de change de son pays dans ce sens.
Les attitudes racistes du CNT, illustrées par les massacres contre les Libyens noirs et les ressortissants des pays d’Afrique au Sud du Sahara, montrent que les dirigeants installés par l’OTAN ont d’autres priorités que la construction de l’unité africaine.

La conquête de la Libye par les pays membres de l’OTAN annonce de sombres perspectives pour l’indépendance et la sécurité du continent. Elle risque d’ouvrir grandes les portes de celui-ci à AFRICOM –le projet de militarisation du continent par les Etats-Unis - qui, jusque- là, n’avait pas trouvé de pays d’accueil sur le sol africain.
Donc, la mise sous tutelle de la Libye par les occidentaux et l’assassinat de Kadhafi risquent d’être le point de départ de la militarisation de l’Afrique et de l’accélération de sa recolonisation. .
 
 

LIBYE : La mort qui hante les esprits en occident - Les stratèges de la guerre de précision, chirurgicale, ont laissé s’exprimer le sentiment de vengeance et la loi du Talion.

26-10-2011
....Le mal est fait. Si enquête il devrait y avoir , elle doit commencer par situer la responsabilité des alliés dans toute la tragédie libyenne. Sur le lynchage du colonel Kadhafi et de tous ses partisans dont les corps gisent encore sur le sol de Syrte......
La mort tragique du colonel Kadhafi, disons dans la pure tradition barbare, dont le cadavre et celui de son
fils Mouatassim ont été exhibés pendant plusieurs jours aux caméras des portables du grand public assoiffé de vengeance, ont paraît-il choqué en Occident. Beaucoup de dirigeants européens qui étaient les farouches partisans des bombardements aveugles en Libye, au prétexte hypocrite de sauver les populations civiles des bombardements de la barbarie de Kadhafi, se voilent aujourd’hui le visage pour ne pas voir la mise à mort du « tyran », dont ils savent que ce sont eux les commanditaires.
Pour en finir avec le spectacle macabre des visites qui contrarient la morale et le rite musulmans, les puissances occidentales ont instruit les autorités libyennes d’enterrer au plus vite et discrètement les deux cadavres. Un ordre que le CNT a exécuté sans discuter, frustrant ainsi le sentiment de vengeance des visiteurs qui faisaient encore la queue devant la morgue de Misrata.
Pour se donner bonne conscience, les dirigeants occidentaux ont multiplié communiqués et déclaration de « rejet » de ces images relatant un crime de guerre inédit jusque-là, depuis la fin de Mussolini. Après un bon nombre de ses collègues de l’Union européenne, à leur tête le Français Alain Juppé qui est derrière la tragique guerre de Libye, planifiée pour soigner la carrière politique de Nicolas Sarkozy dans l’espoir de voir ce dernier renvoyer l’ascenseur, en 2012, la chef de la diplomatie espagnole a traduit cet état d’esprit quand elle exprime son « rejet total des conditions dans lesquelles est intervenue la mort de Kadhafi ». Un regret sincère chez cette dame attachée au principe des droits de l’homme à deux vitesses — à la veille de se rendre au Maroc au mépris du sort des Sahraouis — et aussi une façon pour elle de dire que cette mort est une dérive libyenne.
Ceux qui, en mars dernier, avaient plaidé en Occident pour une intervention militaire en Libye dont les dérives et dérapages étaient connus d’avance, avaient déjà à l’esprit la mort de Kadhafi. Peut-être pas dans ces conditions, mais une mort quand même qui ne pouvait être que violente.
Oui,  la mort était déjà au programme de l’OTAN ,et les regrets de l’Alliance atlantique ne changeront rien à cette vérité. Les faits sur le terrain ont apporté la preuve que les Occidentaux, qui ont bien planifié cette guerre dans les moindres détails, ne pouvaient pas ne pas prévoir au sol le comportement barbare de leurs alliés au sol.
Les stratèges de la guerre de précision, chirurgicale, ont laissé s’exprimer le sentiment de vengeance et la loi du Talion. Ils porteront la responsabilité devant la communauté internationale du lynchage de Kadhafi.
Il est trop tard pour exprimer des regrets. Ou encore d’avertir comme ils le font les nouvelles autorités libyennes que « n’importe quel criminel pour aussi sanguinaire qu’il soit a droit à un procès », ou encore de réclamer aux auteurs matériels du lynchage « l’ouverture d’une enquête sur la mort de Kadhafi », ou encore de reconnaître que les images diffusées déjà par les chaînes de télévision sur les conditions dans lesquelles celle-ci a eu lieu provoquent un profond rejet. Le mal est fait. Si enquête il devrait y avoir , elle doit commencer par situer la responsabilité des alliés dans toute la tragédie libyenne. Sur le lynchage du colonel Kadhafi et de tous ses partisans dont les corps gisent encore sur le sol de Syrte.
L’hypocrisie est poussée à son comble dans les déclarations des dirigeants occidentaux qui ont « bombardé la dictature » de Kadhafi pour finalement dérouler le tapis du pouvoir sous les pieds d’un régime aux mains des fondamentalistes. Personne parmi les dirigeants occidentaux ne voit d’inconvénient à la présence d’Al Qaeda au pouvoir en Libye, à l’application de la charia tant décriée en Occident, « car beaucoup de pays de la région appliquent la loi islamique, ce qui n’est pas incompatible avec la démocratie».  La démocratie ? C’est selon les cas aux yeux des donneurs de leçons de démocratie et des droits de l’homme. On verra par la suite ce que sera la réaction de Paris dont le l’un des porte-parole dit que Sarkozy garde un œil sur la Libye, et un autre sur la Tunisie où Ghannouchi a raflé le suffrage démocratique de dimanche.
B. H.
EL-MOUDJAHID

lundi 24 octobre 2011

LIBYE - Kadhafi: ils ont exaucé son souhait

......ils ont rendu au fond le meilleur service à Kadhafi. Il avait voulu ne jamais quitter son pays, y mourir debout. Ils ont exaucé son souhait. D'un coup, ils l'ont réhabilité, ils l'ont lavé de tous ses péchés, de toutes ses fautes et l'ont fait rentrer dans l'Histoire, comme celui qui a refusé la soumission. Mais pour les autres, tous les autres, les commanditaires comme les exécutants, ils sont souillés à jamais Comme Ponce Pilate, ils auront beau se laver les mains, la tache est indélébile.
Ils ont donc fini par le tuer. Depuis le début, ils ont cherché à le faire. Les frappes de l'OTAN le cherchaient sans arrêt. Mais aujourd'hui, tel Ponce Pilate, ils veulent s'en laver les mains. Ponce Pilate avait livré Jésus aux marchands du Temple et aux grands prêtres proches des Romains.

Il avait préféré laissé les collaborateurs de l'empire Romain décider de sa mise à mort. Pour Kadhafi, l'OTAN a fait l'essentiel du travail, mais il a laissé faire le sale travail, finir le travail à des Libyens contre un autre Libyen. Le crime était presque parfait, mais il y a eu d'abord cet anonyme qui a filmé et mis ces images sur You tube, puis les images d'une extrême cruauté de cette hystérie collective hallucinante sur le site «The Global Post». Il a bien fallu ensuite trouver des explications.

Le colonialisme a toujours agi ainsi: libyens contre libyens, algériens contre algériens, vietnamiens contre vietnamiens, irakiens contre irakiens. Faire ainsi coup double: éliminer l'ennemi, Kadhafi, et tenter de faire perdre son âme à tout un peuple, en tentant de faire peser sur sa conscience un acte ignoble.

Mais pourquoi l'OTAN a-t-il si peur de dire la vérité, qu'il est le véritable responsable de cet assassinat car les autres ne sont que des exécutants.      Pourquoi cette campagne médiatique inouïe, acharnée, non seulement pour dégager sa responsabilité de ce crime, mais pour dévaloriser et salir sans cesse la personne de Kadhafi. Il ya certes la tentative bien vaine de faire encore croire que l'OTAN a agi dans le cadre de la résolution 1973 de l'ONU, que son but était de protéger des populations civiles et non d'intervenir comme belligérant dans cette guerre pour abattre le régime libyen. Il y a aussi l'éventualité d'une accusation de crime de guerre, Kadhafi ayant été fait prisonnier puis assassiné. Mais on découvre soudain que cette campagne traduit au fond une peur, celle que les dominants ont toujours, la peur de leurs victimes, la peur de la mémoire des peuples.

En effet, pourquoi parler autant de Kadhafi s'il est une personnalité aussi monstrueuse, aussi misérable qu'il est décrit dans les médias occidentaux et les medias arabes qui leur sont liés. Pourquoi lui consacrer autant de temps. Pourquoi cette obsession le concernant.

J'avais toujours été impressionné par la rage de Rome envers Hannibal et Jugurtha. Ils les avaient traqués partout, sans leur laisser un endroit où se refugier dans le monde connu de cette époque, menaçant quiconque leur donnerait asile, alors même qu'ils ne représentaient plus un danger militaire. Comme Kadhafi.., ai-je songé le jour de sa mort. N'avait il pas d'ailleurs appelé l'un de ses fils Hannibal, comme une provocation, comme un symbole, comme une continuité de la lutte de ses ancêtres, de l'ancienne à la nouvelle Rome.

LA TACHE
Déjà la vérité commence à se frayer un chemin dans le torrent de mensonges dont on a voulu inonder la planète au sujet de la Libye. C'est ainsi qu'on découvre stupéfait qu'il n'y a aucune image, aucune preuve des allégations qui ont permis le déclenchement de l'intervention de l'OTAN: aucune preuve sur l'allégation que l'aviation de Kadhafi bombardait Benghazi et qu'il y avait des milliers de morts. On apprend que le responsable de la ligue des droits de l'homme libyen, à l'origine de ces allégations, qui ont été à la base de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, est en réalité lié au CNT libyen et que des ministres du CNT sont membres de cette Ligue. Lumumba avait été tué par d'autres congolais, Che Guevara par un bolivien pour le pays duquel il luttait pourtant, Kadhafi par d'autre libyens. Certes la vie de chacun est différente, plus ou moins exemplaire, plus ou moins «pure», plus ou moins glorieuse, plus ou moins critiquable. Ils n'ont peut être pas tous la même dimension. L'Histoire fera le tri. Elle dira les mérites et les fautes de chacun. Mais ils ont en point commun d'avoir refusé la domination étrangère sur leur pays ou leur continent, d'avoir refusé de se soumettre, d'avoir préféré la mort à la honte de l'esclavage, d'avoir voulu mourir debout, la tête haute. J'ai souvenir de ces images de Lumumba, ligoté mais qui gardait la tête haute et fière, même lorsqu'on le trainait dans la poussière pour la lui faire baisser. 50 ans après, le même geste chez Kadhafi quand ils le ballotent, le brutalisent, le frappent et qu'il tente quand même de rester debout, et qu'il s'efforce, le cou raide, tendu, de dresser la tête sous les coups. Ils ont tous en commun ce qu'on appelle le courage, ceci personne ne pourra le leur nier, et encore moins ceux qui bombardent du ciel, sans risques des villes et des populations, ou qui lynchent.

Certains aujourd'hui se félicitent de l'intervention militaire étrangère tout en déplorant les violences qui en ont suivi, la guerre civile qu'elle y a enflammée, la destruction du pays, et jusqu'à la façon avec laquelle a été assassiné Kadhafi et probablement ses fils et bien d'autres. Quelles contradictions, quelle naïveté feinte ou alors quelle cécité! Qu'attendaient-ils de la violence extrême de cette intervention militaire ? Quand le colonialisme a-t-il eu un état d'âme, une pitié quelconque. Peut on être si aveugle pour ne pas comprendre que le véritable objectif sont les richesses de la Libye et qu'il ne s'agit que de rapine et de brigandage international.

En tout cas, ils ont rendu au fond le meilleur service à Kadhafi. Il avait voulu ne jamais quitter son pays, y mourir debout. Ils ont exaucé son souhait. D'un coup, ils l'ont réhabilité, ils l'ont lavé de tous ses péchés, de toutes ses fautes et l'ont fait rentrer dans l'Histoire, comme celui qui a refusé la soumission. Mais pour les autres, tous les autres, les commanditaires comme les exécutants, ils sont souillés à jamais Comme Ponce Pilate, ils auront beau se laver les mains, la tache est indélébile.
Par Djamel LABIDI  
Paru dans "Le Quotidien d'Oran" du 23 Octobre 2011.

LIBYE : Le spectre du chaos - Lutte tribale, course pour le pouvoir,...

......La balle qui a tué Kadhafi pourrait également être le tir de départ d’une course potentiellement périlleuse pour le pouvoir en Libye», écrit la revue Time.....
Lutte tribale, course pour le pouvoir, désarmement des civils, restauration de la sécurité…, telle est la réalité chaotique que la disparition de Kadhafi n’a pu régler en Libye.

Si «la fin ignominieuse du colonel Mouammar Kadhafi marque une étape de la libération qui va au-delà des rêves les plus fous des Libyens, elle représente aussi un casse-tête énorme pour les dirigeants fragiles du CNT.
La balle qui a tué Kadhafi pourrait également être le tir de départ d’une course potentiellement périlleuse pour le pouvoir en Libye», écrit la revue Time en commentant l’avenir immédiat de l’après Kadhafi qui, selon la presse et les experts américains spécialisés dans les questions de géopolitique internationale, ouvre la porte à une course minée de dangers dans la lutte pour le pouvoir en Libye où le contrôle de décision échappe même au Conseil national de transition (CNT). «Le CNT lutte pour gérer un environnement politique houleux avec un leadership de plus en plus contesté par de nombreux membres des forces de combat organisées sur la base des affinités régionales, tribales ou islamistes, qui voient le Conseil comme trop dominé par d’anciens responsables de l’ère de Kadhafi et qui tire son autorité de ses relations avec l’Occident plutôt que du soutien des Libyens», ajoute la revue. En réponse aux défis de sa légitimité, le CNT avait réitéré, il y a trois semaines, son engagement de ne pas prendre part aux élections qu’il a promis d’organiser dans les 8 mois à venir. «Nous entrons dans une lutte politique sans limites», a déclaré à la revue le chef du comité exécutif du CNT, Mahmoud Djibril, un jour avant la mort de Kadhafi. «La lutte politique nécessite des finances, de l’organisation, des armes et des idéologies. Je crains ne pas avoir tout cela», a-t-il dit. Les combattants, note l’hebdomadaire, «croient avoir été exclus de la prise de décision par une alliance de technocrates soutenus par l’Occident et de fonctionnaires de l’ancien régime libyen, et ont promis de riposter», au point que certains d’entre eux ont ouvertement condamné Djibril et exigé sa démission. Pour des raisons similaires, les revendications d’une plus grande représentation des Berbères marginalisés dans les montagnes de l’ouest de Tripoli ne peuvent être ignorées. Dans ses commentaires, Djibril avertit également que la situation pourrait non seulement se transformer de «lutte nationale en chaos», mais aussi devenir un «champ de bataille pour toutes les puissances étrangères». Djibril a fait aussi une allusion claire au Qatar dont le fort soutien aux milices islamistes à travers la distribution de l’aide et des armes directement à ces derniers, en contournant l’autorité du CNT, a suscité de violentes critiques par le Conseil. Pour le centre Stratfor, la forme que prendra la Libye est «très incertaine», et «la mort de Kadhafi modifie, mais ne transforme pas la situation en Libye», ajoute Richard Haass, le président du Council on foreign relations. «C’est une chose de renverser un régime, mais c’est toute autre chose d’instaurer à sa place une entité viable fondamentalement différente», explique ce dernier.
R. I. / Agences
Londres juge la réputation du CNT «ternie» par la mort de Kadhafi
Le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, a estimé ce dimanche que la «réputation» des nouvelles autorités libyennes avait été «un peu ternie» par la mort de l’ex-dirigeant, Mouammar Kadhafi, tué jeudi dans des circonstances encore floues. «Le jeune gouvernement libyen comprendra que sa réputation dans le monde est un peu ternie par ce qui s’est passé», a déclaré le ministre lors d’une interview à la BBC. «Je suis sûr qu’il voudra tirer cela au clair, de façon à reconstruire et à redorer sa réputation».
ALGERIE 360

Après la Libye, "l'attention va se concentrer" sur la Syrie

23/10/2011
Le sénateur américain John McCain a déclaré dimanche que l'attention allait désormais "se concentrer" sur la Syrie, après la mort jeudi de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. "Maintenant que les opérations militaires en Libye ont pris fin, l'attention va se concentrer à nouveau sur quelles opérations militaires pratiques pourraient être envisagées pour protéger la vie des civils en Syrie", a affirmé M. McCain lors d'une session du Forum économique mondial sur les rives jordaniennes de la mer Morte.
"La révolution syrienne semble être maintenant dans une nouvelle phase (...) il y a de plus en plus de défections dans les rangs de l'armée et de plus en plus de Syriens semblent avoir pris les armes contre le régime", a poursuivi M. McCain. "Il y a de plus en plus d'appels de l'opposition en faveur d'une sorte d'intervention militaire étrangère. Nous les entendons. Nous collaborons avec le Conseil national syrien" qui réunit tous les courants de l'opposition, a-t-il ajouté.


L'ancien rival de Barack Obama à la présidentielle de 2008 a averti que "le régime Assad ne doit pas croire qu'il peut s'en tirer avec les assassinats en masse. Kadhafi a fait cette erreur et cela lui a tout coûté".


"Les dirigeants iraniens seraient sages de tenir compte de ces conseils", a par ailleurs déclaré M. McCain. "Leur tentative d'assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington a rappelé aux Américains la menace que pose ce régime", a-t-il ajouté.


Le 11 octobre, la justice américaine a accusé l'Iran d'avoir planifié un attentat pour assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington, et annoncé l'arrestation d'un Américano-Iranien, Mansour Arbabsiar. L’Iran a rejeté ces accusations, dénonçant un scénario monté de toutes pièces pour diviser les pays musulmans et faire oublier les problèmes politiques internes des États-Unis mais aussi leurs difficultés dans la région.
 
L'Orient le Jour

BIENVENUE EN PALESTINE 2012 : GRANDE MISSION INTERNATIONALE DU 15 AVRIL 2012


BIENVENUE EN PALESTINE 2012Rejoignez cette belle initiative pour soutenir le droit des Palestiniens à recevoir des visiteurs,et notre droit de circuler librement en Cisjordanie et à Jerusalem Est.
Nous serons des milliers femmes,hommes et enfants en provenance de tous pays à nous rendre en Palestine du 15 au 21 Avril 2012.
PALESTINE LIBRE !


NOUS REPARTONS LE 15 AVRIL 2012 !
Oui, nous repartons, encore plus nombreux et plus résolus que jamais !
Cette nouvelle mission a pour but, comme la précédente, de revendiquer le droit d’entrer en Palestine et la libre circulation pour les Palestiniens comme pour tous ceux qui veulent leur rendre visite.
La plupart des gens savent qu’il y a un blocus illégal et inhumain sur la bande de Gaza, mais beaucoup ignorent qu’Israel maintient en fait un blocus sur l’ensemble de la Palestine.
Pour se rendre en Cisjordanie comme à Jérusalem Est, les voyageurs du monde entier sont obligés de passer par les contrôles israéliens, aussi bien à Tel Aviv qu’au Pont Allenby (par la Jordanie), puisqu’Israel a détruit l’aéroport de Gaza et annexé celui de Kalandia.
Et s’ils ont le malheur d’être suspectés de sympathie pour les Palestiniens, ils se trouvent confrontés au risque de refoulement, d’humiliation, d’interrogatoires sur leur vie privée, d’arrestations et même d’emprisonnement.
Quand on sait que même une femme comme Hedy Epstein, juive américaine de plus de 80 ans, rescapée des camps nazis, a subi à l’aéroport de Tel Aviv une fouille corporelle très intime, à cause de ses positions affirmées contre l’occupation des territoires palestiniens, on ne peut pas rester sans réagir.
Cet automne, un animateur d’une coopérative commerce équitable, qui commet l’horrible de crime d’importer de l’huile d’olive palestinienne en France, a été arrêté à l’aéroport de Tel Aviv, puis refoulé. Sans parler des nombreux anonymes, français et étrangers, qui sont tous les jours refoulés sans le moindre motif, et sans que nos gouvernements lèvent le petit doigt.
Alors, nous avons décidé de dire STOP. De refuser l’arbitraire israélien et de dire haut et fort que les territoires palestiniens n’appartiennent pas à Israël que nous en avons assez de ses violations du droit international et des droits de l’Homme.
Si nos dirigeants choisissent de collaborer avec l’occupant israélien. PAS NOUS !
Nous avons envie d’aller à la rencontre des familles et des associations palestiniennes. Elles nous appellent à l’aide, et nous demandent de leur manifester notre solidarité en réclamant haut et fort l’application du droit fondamental à la libre circulation.
Les Palestiniens savent qu’ils ne peuvent compter sur les gouvernements occidentaux, ni sur la plupart des gouvernements arabes pour cela. Pas plus que sur les grandes institutions internationales.
Mais ils comptent sur nous. Ils nous appellent et nous sommes déjà nombreux à répondre à cet appel.
Le peuple tunisien et le peuple égyptien ont montré que la mobilisation populaire peut soulever des montagnes. Ne rien faire c’est se rendre complice des crimes israéliens contre un peuple soumis à un terrible nettoyage ethnique depuis des dizaines d’années.
La Palestine est un test, nous devons tous le comprendre. Un test, non pas dans un laboratoire ou une éprouvette, mais un test grandeur nature, sur des hommes, des femmes et des enfants, pour voir jusqu’où on peut aller dans l’atrocité sans que le monde bouge.
C’est le prototype de l’injustice, du mépris du droit, et de la loi du plus fort, déguisés en « choc des civilisations » ou en « conflit religieux ».
Toutes les formes de solidarité actives sont importantes : la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement Sanctions), les flotilles et les convois pour rompre le blocus de Gaza, le soutien à des projets éducatifs, agricoles, culturels, médicaux, le soutien aux manifestants contre le mur,
contre la démolition des maisons palestiniennes, le soutien aux prisonniers politiques palestiniens, aux comités de résistance populaire…
La manifestation de solidarité qui consiste à exiger le droit d’aller rendre visite aux Palestiniens est essentielle. La mission Bienvenue en Palestine du 8 juillet a eu un retentissement mondial, et ce n’est pas pour rien. Même la presse israélienne a été choquée de constater qu’on interdisait à des femmes, des hommes, des enfants parfaitement pacifiques de se rendre en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Nos gouvernants acceptent de laisser entrer en France des personnes qui larguent des bombes au phosphore sur les populations civiles, qui pratiquent des exécutions extra-judiciaires, qui torturent impunément des enfants, mais nous qui sommes non violents, sans armes, qui n’avons pas « de sang sur les mains », nous n’aurions pas le droit, de nous rendre en Palestine ?
Oui, nous allons repartir. Avec vous. Au lieu de 500, nous comptons être eau moins 1500 à 2000 participants de tous les pays. De 9 à 94 ans (puisque c’est l’âge de ce cher Stéphane Hessel).
Et nous devons exiger de nos dirigeants qu’ils défendent autant leurs ressortissants français que les soldats de l’armée d’occupation israélienne qui ont le droit de venir parader en France, ou que les membres de la LDJ autorisés à partir de France pour aller en Palestine occupée, prêter main forte aux colons.
Notre projet est transparent : nous allons directement en Cisjordanie, pour contribuer à la construction d’une école (voir tous les détails dans la rubrique « Notre Projet »). Des cars nous attendrons à la sortie de l’aéroport de Tel Aviv le 15 avril pour nous amener directement à Béthléem, où les familles et associations palestiniennes nous recevront. Nous apportons la preuve de tout cela. Et si le gouvernement israélien veut raconter une fois de plus que nous avons l’intention de détourner des avions ou de nous immoler par le feu, tout le monde lui rira au nez !
Un grand élan de solidarité est plus que jamais nécessaire. Réservez dès maintenant votre semaine du dimanche 15 avril au samedi 21 avril prochain !
Achetez votre billet d’avion ! Si vous avez besoin d’informations à ce sujet, contactez-nous à contact@BienvenuePalestine.com et merci à tous de faire passer l’information !
Palestine Vivra !
info et contact pour Bruxelles
Demande d'info :
+32485549579
Nadia.B