jeudi 20 octobre 2011

Kadhafi assassiné,Syrte massacrée,la Libye capturée... au tour de la Syrie....

Jeudi 20 octobre 2011
Kadhafi assassiné,
Syrte massacrée,
la Libye capturée.  
Il ne sont pas nés ceux qui me feront taire, qui m'empêcheront de hurler au crime et l'assassinat.
.....Il n'y a pas de victoire aujourd'hui, la "nouvelle Libye" est jonchée de cadavres et noyée dans le sang....
Les déclarations délirantes, hier, de certains responsables du CNT proclamant que Kadhafi était dans le sud et se préparait à reprendre le pouvoir avec l'aide des Touaregs, laissaient pressentir la nécessité qu'il y avait à assassiner le guide de la Révolution Libyenne.  
Pour ce faire on a bombardé, détruit sans vergogne la ville de Syrte, pour ce faire on n'a reculé devant rien...  
Conquérir la liberté par la force des armes soit, mais appeler une force étrangère à bombarder son propre pays, cela s'appelle de la haute trahison.  
Kadhafi n'était pas un saint, mais l'OTAN est un monstre sanguinaire qui tue et qui dévore.  
Il fallait en finir avec la Libye pour pouvoir s'attaquer à la Syrie.  
Le même scénario se met en place, un CNS bidon et à la solde de l'impérialisme et qui refuse tout dialogue avec le gouvernement Assad... Un CNS dont le seul but est de livrer la Syrie entre les mains de l'occident...
Beaucoup ne crieront pas de joie, beaucoup pleureront la mort du Guide, et ceux qui rient aujourd'hui ne riront plus demain...  
La Libye capturée,
ses richesses confisquées, vendues au plus offrant,
La riche Libye réduite en cendres...
Jour de deuil aujourd'hui pour le peuple Libyen,  
jour de honte pour le peuple français qui n'a pas su, pas voulu se lever pour défendre le peuple Libyen...  
jour d'imbécilité pour le peuple de France qui s'est laissé berner et qui laisse sa propre liberté disparaitre et partir en fumée...  
Jour de malheur pour l'Afrique toute entière …  
Honte pour la gauche française qui a trahi ses idéaux, vendu son âme au diable impérialiste et fait mine de démocratie .
Il n'y a pas de victoire aujourd'hui, la "nouvelle Libye" est jonchée de cadavres et noyée dans le sang.
Seuls les traitres se réjouiront de leurs forfaits et leurs soutiens auront à répondre de crimes contre l'humanité, pas aujourd'hui ni demain peut-être, mais un jour sûrement. leurs enfants petits enfants les maudiront et rougiront de leurs crimes.  
L'histoire ne s'efface pas aussi facilement que l'on voudrait ...  

Mouammar Kadhafi, la fin du « Guide » et " Roi des rois traditionnels d’Afrique "

........En 1973, il lance sa révolution culturelle toujours selon le modèle chinois et invite son peuple à brûler les livres qui contiennent des idées importées de la réaction capitaliste ou du communisme juif. Pour Benjamin Barber, analyste politique indépendant aux États-Unis, le dirigeant libyen « se voit beaucoup comme un intellectuel ».......
Arrivé au pouvoir il y a 42 ans par un coup d’Etat, l’énigmatique Mouammar Kadhafi n’a finalement pas résisté aux forces armées du Conseil national de transition, mais surtout aux frappes de l’OTAN. L’ex-dirigeant libyen a été abattu à Syrte, sa ville natale, ce jeudi 20 octobre 2011, soit huit mois après le début du conflit. Portrait d’un dirigeant fantasque qui a joué avec les nerfs de la communauté internationale.
La chute était inéluctable. Alors que la tête du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était mise à prix, mort ou vif, le "Guide de la révolution libyenne" a fini par être tué dans une attaque aérienne de l’Otan à Syrte, sa ville natale, le 20 octobre 2011. L’excentrique dirigeant a dirigé le pays d’une main de fer pendant 42 ans. Imprévisible, il s’est fait à son tour surprendre par un soulèvement populaire qu’il a d’abord violemment réprimé avant de se retrouver en position défensive face aux armées de l’OTAN.
Un idéologue chevronné
Issu de la tribu des Gaddafa, présent dans le désert de Syrte, une région située au nord du pays, Mouammar Kadhafi est né le 7 juin 1942. Il a reçu une éducation rigoureuse avant de suivre une carrière militaire. Le futur leader politique n’a que 27 ans lorsqu’il renverse sans violence le roi Idriss 1er, le 1er septembre 1969. Révolutionnaire, Mouammar Kadhafi apparaît rapidement comme un idéologue chevronné. En référence au "Petit livre rouge" du dirigeant chinois Mao Zedoung, le colonel va rédiger le "Livre vert" où il y détaille sa vision de la politique. En 1973, il lance sa révolution culturelle toujours selon le modèle chinois et invite son peuple à brûler les livres qui contiennent des idées importées de la réaction capitaliste ou du communisme juif. Pour Benjamin Barber, analyste politique indépendant aux États-Unis, le dirigeant libyen « se voit beaucoup comme un intellectuel ».
Fervent admirateur du président égyptien Gamal Abdel Nasser, le Guide, comme il se surnomme, prônera un régime fondé sur le socialisme islamique et le panarabisme. Il sera à l’origine d’un projet d’union arabe regroupant l’Égypte, la Libye et la Syrie. Le projet se soldera par un échec en 1977. La même année, Mouammar Kadhafi créé la "Jamahiriya arabe libyenne", qui signifie "le pouvoir des masses". Tout au long de son règne, le dirigeant libyen sera animé d’une insatiable logique impériale. Il tentera de fusionner, ou du moins brièvement, avec tous les pays du Maghreb et optera finalement pour les « États-Unis d’Afrique » au cours des années 90. Panafricaniste convaincu, lorsqu’il accède là la présidence de l’Union africaine en 2009, Mouammar Kadhafi proposera un véritable projet africain commun : armée commune, monnaie unique, passeport africain assurant la libre circulation sur le continent. C’est de nouveau un échec.
L’utopie démocratique du leader libyen a du mal à cacher sa vison totalitaire. Le "Roi des rois traditionnels d’Afrique" va gracieusement distribuer les revenus générés par le pétrole aux dirigeants africains afin de s’assurer leur soutien. Mouammar Kadhafi interdit cependant les partis politiques et réprime dans une extrême violence toute velléité de contestation. Il s’appuiera sur les chefs de tribu pour régner sans partage sur le pays. Il va néanmoins augmenter le niveau de vie de sa population et mener des réformes en faveur des femmes.
Le paria de la communauté internationale
D’abord pourfendeur de la neutralité, Tripoli va peu à peu se rapprocher du bloc soviétique dans un monde alors bipolaire. La Libye, sous la houlette de Kadhafi, se lance dans une croisade anti-impérialiste virulente, à tel point que le président américain Ronald Reagan l’a qualifié de « chien fou ». Le régime sera accusé de financer des attentats dans les pays occidentaux et de soutenir des mouvements terroristes palestiniens, irlandais, basques et la fraction armée rouge, une organisation de guérilla urbaine en Allemagne fédérale. Les pays africains ne vont pas échapper à cette logique de déstabilisation. Le Tchad, fréquemment occupé par les forces de Kadhafi après l’échec d’une fusion en 1981, en fera partie jusqu’au retrait définitif des troupes libyennes en 1994. Soit quatre ans après l’arrivée au pouvoir de celui qui deviendra paradoxalement son grand ami, Idriss Deby Itno.
Les tensions entre la Libye et le reste de la communauté internationale atteignent leur apogée à la fin des années 80. Suite au bombardement en 1986 par les États-Unis de sa caserne-résidence de Bab el-Azizia, au centre de Tripoli, le colonel Kadhafi riposte deux ans plus tard en participant à l’explosion d’un avion de la compagnie américaine Pan American World Airways, au dessus de la ville écossaise de Lockerbie. Cet attentat a causé ainsi la mort de 270 personnes. La Libye, qui nie sa responsabilité, est en outre soupçonnée de développer un programme nucléaire et de mettre au point des armes chimiques.
L’excentrique dirigeant politique, qui nargue ses adversaires dans des discours enflammés vêtu en saharienne kaki, en tenue militaire ou de Bédouins, va rapidement faire office de paria de la communauté internationale. Fantasque, Mouammar Kadhafi ne quitte pas sa luxueuse tente bédouine, où il y serait né selon la légende. Pour la parachever, de plantureuses et farouches "Amazones" ont la charge d’assurer sa sécurité. « Il est unique dans son discours, dans son comportement, dans sa pratique et dans sa stratégie », a affirmé l’analyste algérien Saad Djebbar.
L’habile politique
Le dirigeant libyen sait en effet retourner les situations à son avantage. Alors acculé sous le poids des embargos économiques, notamment sur le pétrole, principale rente du pays, Mouammar Kadhafi entreprend, à la fin des années 1990, la réhabilitation de son pays sur la scène internationale. En 1999, il reconnaît du bout des lèvres la responsabilité de la Libye dans l’attentat de Lockerbie, livre les suspects et accepte de dédommager les victimes. Après le renversement en 2003 du régime de Saddam Hussein, soupçonné à tort par les États-Unis de détenir des armes de destruction massive, Mouammar Kadhafi décide d’interrompre son programme militaire.
Tous ces efforts portent leur fruit puisque dans le même temps, les sanctions internationales contre le pays sont levées. Washington va même jusqu’à supprimer la Libye de sa liste de pays finançant le terrorisme international. De nouveau fréquentable, le nouveau Kadhafi autorise les entreprises françaises et anglo-saxonnes à investir dans le pays. Réaliste, il va passer des accords entre son pays et ses nouveaux partenaires européens. Mais les polémiques créées par chacun de ses déplacements dans les capitales européennes montre que l’image du dirigeant libyen n’est pas tout à fait restaurée.
Et pour cause. Le dirigeant libyen défraie à nouveau la chronique en 2009 pour l’accueil triomphal fait en Libye à Abdelbaset Ali Mohamed Al-Megrahi, reconnu seul coupable de l’attentat de Lockerbie et libéré par le ministère de la Justice écossaise pour des raisons médicales. Aujourd’hui, Kadhafi fait à nouveau la une des journaux. Surpris par une révolution, qui a démarré en Tunisie et qui s’est propagée dans le monde arabe, le leader libyen a choisi de réprimer sauvagement les soulèvements populaires qui ont débuté en février dans son pays. Après 42 ans d’un règne aussi absolu que fantasque, le Guide de la révolution libyenne a été balayé par celle des insurgés de Benghazi, organisé en Conseil national de transition (CNT). L’opposition historique à son pouvoir aura fini par avoir raison de Mouammar Kadhafi.
AFRIK.COM

mercredi 19 octobre 2011

Bordiguisme et social-démocratie ! Aujourd’hui, les vieux textes de Marx-Engels qui conseillaient aux dirigeants ouvriers de demeurer inébranlablement sur la voix révolutionnaire, sont plus actuels que jamais.

Egypte: le blogueur Maikel Nabil prêt à mourir

19 octobre 2011

Le procès en appel de Maikel Nabil Sanad, le blogueur arrêté fin mars et jugé pour avoir insulté le Conseil militaire -au pouvoir depuis la chute d’Hosni Moubarak-, a encore été reporté. Le jeune Egyptien, en grève de la faim depuis 58 jours et déjà très affaibli, comptait de toute façon boycotter sa «mascarade de procès», et a dit préférer se suicider que de rester en prison.
Si les militaires pensaient que je serais fatigué par ma grève de la faim, et que j’accepterais l'emprisonnement et l'esclavage, ils rêvent», a déclaré Maikel Nabil Sanad, dans une déclaration rapportée par «The Guardian».  «Il est plus honorable [pour] moi de mourir en me suicidant qu’en permettant une bande de criminels nazis de sentir qu'ils ont réussi à restreindre ma liberté, a ajouté le blogueur de 26 ans, concluant: Je suis plus grand que cette farce.»
C’est par ce communiqué que l’Egyptien, détenu depuis maintenant près de sept mois, a annoncé qu’il boycotterait son procès en appel qui devait se rouvrir ce mercredi. L’audience a finalement été reportée, ce que «condamne» Reporters sans frontières. L’ouverture de ce second procès, après l’annulation du précédent verdict le 4 octobre, était initialement prévue le 13 octobre. RSF «dénonce l’acharnement des autorités contre Maikel Nabil Sanad et appelle à sa libération immédiate», lit-on dans un communiqué. «La cour martiale doit abandonner les charges pesant contre le blogueur», à savoir «insulte à l'institution militaire», ce qui est contraire à l'article 184 du code pénal, et «diffusion de fausses informations», une violation de l'article 102 bis. «Le report répété des audiences ainsi que le refus de libération sous caution permettent son maintien en détention. L’annulation du verdict initial et l’ouverture d’un nouveau procès en appel ne doivent pas être une copie du premier jugement, inéquitable et contraire aux principes de justice.»
L’organisation est également très préoccupée par l’état de santé de ce diplômé en médecine vétérinaire, qui a entamé une grève de la faim le 23 août dernier et a cessé de s'hydrater une semaine plus tard. Une inquiétude partagée par l’organisation internationale War Resisters' International, qui a écrit le 13 octobre dernier: «Bien que la cour d'appel militaire ait annulé la condamnation à trois ans d'emprisonnement et ordonné un nouveau procès du blogueur, (…) le tribunal n'a pas ordonné sa libération en attendant un nouveau procès. Si (ce) jugement semble positif à première vue, il pourrait se transformer en une condamnation à mort de facto pour le blogueur pacifiste Maikel Nabil Sanad, qui pourrait ne pas survivre assez longtemps pour voir son nouveau procès.» Dans deux messages envoyés à son frère, datés des 13 et 14 septembre 2011, le blogueur aurait déclaré être «incapable de quitter son lit», et avoir des «vertiges dès qu'il essaie de se lever». Le 20 septembre, Mark Sanad a pu rendre visite à son frère. Selon lui, il aurait déjà perdu plus de 12 kilos et refuserait de se rendre de nouveau à l'hôpital de la prison –après y avoir été transféré une fois, le 3 septembre, après un malaise. Les autorités égyptiennes refusent elles de l’hospitaliser dans un autre établissement. Mark Sanad assure par ailleurs avoir reçu lui-même des menaces d'emprisonnement s’il ne se «taisait» pas et s’il n’arrêtait pas de «défendre [son] frère». «Qu'ils m'emprisonnent! Cela ne me fait pas peur», a-t-il récemment confié à RSF. De même source, les autorités auraient même caché de la drogue dans son sac, dans l'espoir de l'inculper pour trafic de drogue.

S’il meurt, sa famillepoursuivra les autorités égyptiennes

RSF avait déjà lancé plusieurs appels pour la libération du premier prisonnier de conscience depuis la chute de Hosni Moubarak. Mais ceux-ci, ainsi que la lettre de RSF adressée le 26 septembre au Procureur général du Caire, demandant un droit de visite en prison du détenu, mais aussi les sept lettres du père du prisonnier, Nabil Sanad, envoyées au Conseil suprême des forces armées, sont restées sans réponse. Nabil Sanad a affirmé que si le blogueur venait à mourir en détention, il poursuivrait les autorités égyptiennes devant la Cour internationale de justice. Reporters sans frontières «encourage la famille dans cette démarche».
Arrêté le 28 mars à son domicile cairote, Maikel Nabil Sanad  a été jugé par un tribunal militaire dans un procès express, et en l’absence de son avocat -ce qui viole, dénoncent les associations de défense des droits de l’Homme, le droit à un procès équitable, prévu par l'article 14 et 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il a été condamné le 10 avril à trois ans de prison ferme, soit la peine maximale encourue pour ces faits, souligne Human Rights Watch (HRW). Les organisations pointent du doigt cette atteinte grave à la liberté d'expression en Égypte dans l’ère post-Moubarak, ceci alors la Constitution intérimaire nouvellement approuvés dans le pays garantit ce droit, tout comme la liberté de la presse.  Le militant tenait un blog dans lequel il accusait l’armée «de ne pas être du côté de la population» comme elle l’a fait croire en s’emparant du pouvoir après la chute de Moubarak, le 11 février dernier. «En fait, résume-t-il dans un de ces derniers billets, la révolution a jusqu'à présent réussi à se débarrasser du dictateur mais pas de la dictature».
PARIS MATCH

Les exportations d’armes vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

19 octobre 2011
........« les gouvernements professant actuellement leur solidarité avec la population de ces pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont les mêmes que ceux qui jusqu’à récemment fournissaient les armes, les munitions et autres équipements militaires et de police utilisés pour tuer, blesser et soumettre à des arrestations arbitraires des milliers de manifestants pacifiques dans des États tels que la Tunisie et l’Égypte, et qui sont actuellement encore employés par les forces de sécurité en Syrie et au Yémen. » ....

Les États-Unis, la Russie et plusieurs pays européens ont fourni de nombreuses armes à des gouvernements répressifs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avant les soulèvements de cette année, tout en sachant qu’il existait un risque considérable que ces armes soient utilisées pour commettre de graves violations des droits humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 19 octobre. Ces recherches mettent en évidence l’échec des mesures de contrôle existantes concernant les exportations d’armes, ainsi que la nécessité d’un traité sur le commerce des armes prenant pleinement en compte le besoin de respecter les droits humains.

Ce document, intitulé Arms Transfers To The Middle East And North Africa : Lessons For An Effective Arms Trade Treaty, renseigne sur les transferts d’armes effectués vers le Bahreïn, l’Égypte, la Libye, la Syrie et le Yémen depuis 2005. Les principaux fournisseurs d’armes de ces cinq pays étaient l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, les États-Unis, la France, l’Italie, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Russie.

Force est de constater, comme le souligne Helen Hughes, principale spécialiste du commerce des armes ayant contribué au rapport d’Amnesty International, que « les gouvernements professant actuellement leur solidarité avec la population de ces pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont les mêmes que ceux qui jusqu’à récemment fournissaient les armes, les munitions et autres équipements militaires et de police utilisés pour tuer, blesser et soumettre à des arrestations arbitraires des milliers de manifestants pacifiques dans des États tels que la Tunisie et l’Égypte, et qui sont actuellement encore employés par les forces de sécurité en Syrie et au Yémen. »

Aucune mesure forte n’a été prise par la communauté internationale pour mettre un terme aux transferts d’armes vers le Yémen, alors que la répression brutale continue à viser les manifestants. Et il est difficile d’obtenir des données sur les exportations d’armes vers la Syrie car rares sont les gouvernements qui rendent officiellement des comptes sur ce type de transactions avec le gouvernement syrien, même si l’on sait que 10 % des exportations d’armes de la Russie sont à destination de la Syrie. L’Inde a également autorisé la livraison de véhicules blindés à la Syrie, tandis que la France lui a vendu des munitions entre 2005 et 2009.
Amnesty International a identifié 10 États (parmi lesquels l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Russie) dont le gouvernement a autorisé la vente d’armements, de munitions et d’équipements associés au régime du colonel Mouammar Kadhafi, en Libye depuis 2005, et au moins 20 États ayant vendu et fourni des armes légères, des munitions, du gaz lacrymogène, des agents antiémeutes et d’autres équipements à l’Égypte, les États-Unis en tête avec des livraisons d’un montant de 1,3 milliards de dollars annuels.

Si la communauté internationale a pris quelques mesures cette année afin de limiter les transferts internationaux d’armes vers Bahreïn, l’Égypte, la Libye, la Syrie et le Yémen, Amnesty International rappelle cependant que les protocoles en vigueur visant à réguler les exportations d’armes n’ont pas permis d’empêcher les transferts au cours des années précédentes.

Les embargos sur les armes arrivant généralement trop tard, il s’agirait selon Helen Hughes d’appliquer une évaluation au cas par cas de chaque transfert d’armes envisagé. « Cette " règle d’or " procédant d’une démarche préventive figure déjà dans le projet de traité sur le commerce des armes, au sujet duquel des négociations ont repris aux Nations unies en février. Si les principaux exportateurs d’armes n’adoptent pas cette règle d’or et continuent à faire preuve d’imprudence en maintenant le statu quo, alimentant ainsi les crises des droits humains comme celles dont nous avons été témoins au Moyen-Orient et en Afrique du Nord cette année, des vies seront inutilement brisées et la sécurité mondiale sera compromise. »

Sources : Amnesty International

Palestine « J’avais un seul jour quand mon père a été arrêté, et maintenant j’ai 22 ans...

mardi 18 octobre 2011
 ............« J’avais un seul jour quand mon père a été arrêté, et maintenant j’ai 22 ans. J’ai toujours su que j’avais un père en prison, mais ne l’ai jamais eu près de moi. Mais mon père va enfin être libre et il va occuper la place qui est la sienne, restée vide au cours des 22 années de ma vie. ».......

Un sentiment très déroutant m’a traversé après avoir entendu parler de l’échange de 1027 détenus palestiniens pour un seul soldat israélien, Gilad Shalit, qui avait été capturé par les combattants de la résistance palestinienne.

Je ne sais pas s’il faut se sentir heureux ou triste.
Contemplant les visages des familles des prisonniers dans la tente de solidarité dans la ville de Gaza, je vois des regards que je n’ai jamais vus auparavant : des yeux brillants d’espoir. Ces personnes ont assisté à chaque événement en solidarité avec nos détenus, n’ont jamais abandonné l’espoir que leur liberté était certaine un jour, et ils sont restés forts pendant toute la durée de l’absence de leurs proches, confinés dans les cellules israéliennes.
Penser à ces femmes dont les proches doivent être libérés et voir leurs grands sourires me rend heureuse. Mais dans le même temps, la pensée des 5000 autres prisonniers qui vont avec volonté poursuivre leurs résistance dans les prisons, fait que mon coeur se brise pour eux.

Des cœurs meurtris pour ceux toujours en prison

Quand je suis arrivée à la tente [de la solidarité avec les prionniers], le 12 Octobre, l’épouse du prisonnier Nafez Herz, qui a été condamné à l’emprisonnement à vie et est resté emprisonné depuis 26 ans, m’a serré la main et m’a dit son enthousiasme après avoir entendu dire que son mari serait libéré. Puis elle m’a dit : « Mais vous ne pouvez pas imaginer combien mon cœur saigne pour ces familles dont les prisonniers ne seront pas relâchés dans cette opération d’échange. Toutes les familles des prisonniers sont devenues comme une grande famille. Nous nous réunissons chaque semaine, sinon quotidiennement devant la Croix-Rouge, nous partageons nos tourments, et nous comprenons les souffrances des uns et des autres. » J’ai saisi ses mains et les ait pressées tout en disant, « Nous ne les oublierons jamais, et si Dieu le veut, ils vont bientôt gagner leur liberté. »
Pendant que j’écrivais cet article au milieu de la foule de gens dans le bâtiment de la Croix-Rouge, j’ai soudain entendu des personnes chanter et taper des mains et je pouvais voir une femme sautant de joie. Alors au téléphone, elle dit à haute voix : « Mon mari va être libre ! » Son mari est Abou Thaer Ghneem, qui a été condamné à la prison à vie et a passé 22 ans incarcéré. Comme je regardais les gens célébrer et chanter pour la libération des détenus palestiniens, j’ai rencontré son fils unique, Thaer. Il tenait sa mère serrée tout en adressant à Dieu des prières pour montrer leur reconnaissance. J’ai touché son épaule, en essayant d’attirer son attention. « Félicitations ! Comment vous sentez-vous ? » lui ais-je demandé. « J’avais un seul jour quand mon père a été arrêté, et maintenant j’ai 22 ans. J’ai toujours su que j’avais un père en prison, mais ne l’ai jamais eu près de moi. Mais mon père va enfin être libre et il va occuper la place qui est la sienne, restée vide au cours des 22 années de ma vie. »
Sa réponse a été très touchante et m’a laissé sous le choc et admirative. Alors qu’il me parlait, j’ai senti combien il ne pouvait pas trouver les mots pour décrire son bonheur à l’idée de la libération de son père.
La fête se poursuit depuis une heure. Puis je suis revenue à mon ancienne confusion, me sentant noyée dans un flot de pensées. Les familles des 1027 détenus fêteront la liberté de
leurs proches, mais que dire du sort du reste des prisonniers ?

Ne pas oublier la grève de la faim

J’ai entendu beaucoup d’informations depuis la nuit dernière concernant les noms des prisonniers bientôt libérés, mais il était difficile de trouver deux sources donnant les mêmes nouvelles, en particulier sur Ahmad Saadat et Marwan Barghouti, et s’ils étaient impliquées dans la opération d’échange. J’ai me suis toujours sentie spirituellement reliée à eux, surtout Saadat, car il est un ami de mon père. Je ne peux pas supporter l’idée qu’il puisse ne pas être concerné par cette opération d’échange. Il a subi suffisamment de tourments sans merci sous le régime d’isolement qu’Israël lui impose depuis plus de deux ans et demi.
N’oublions pas ceux qui sont encore dans les prisons de l’occupation israélienne et qui sont en grève de la faim, car cette grève n’a pas eu lieu pour un accord d’échange, mais pour que l’Administration pénitentiaire israélienne cède face aux demandes des prisonniers. Les personnes qui ont rejoint la grève de la faim dans la ville de Gaza se trouvent parmi ceux qui ont des proches en prison.
Nous devons parler haut et fort et dire au monde qu’Israël doit répondre aux demandes de nos martyrs vivants. Nous ne cesserons jamais de crier pour la libération des détenus palestiniens des prisons israéliennes, jusqu’à ce que celles-ci soient vides.

Shahd Abusalama - E.I
* Shahd Abusalam est artiste, blogueuse et étudiante en littérature anglaise dans la bande de Gaza. Son blog est appelé Palestine from my eyes.

N’oublions pas Thomas Sankara

......Le père de la révolution bukinabè avait fait « de la lutte contre toutes les formes d’oppression et d’injustice le combat de sa vie tant en Afrique que dans le monde ».......
 
Le 15 octobre 1987 Thomas Sankara, charismatique président du Burkina-Faso (anciennement Haute-Volta), est assassiné. Infatigable pourfendeur de l’impérialisme, orateur hors pair, il est pendant ses années de présidence un exemple du renouveau africain. Il reste, 24 ans après sa mort, un modèle pour tous ceux qui aspirent à une Afrique indépendante et son combat est toujours aussi actuel.
Vingt quatre ans après son assassinat, la mort de Thomas Sankara reste encore non élucidée, même si de forts soupçons portent sur son successeur, et toujours président, Blaise Compaoré qui aurait été appuyé par l’ex-puissance coloniale française et par les Etats-Unis. Ce que représentait Thomas Sankara dépassait tellement son pays que cela inquiétait plus ou moins les puissance occidentales qui ont donc poussé à sa disparition. Mais même après tout ce temps, son message continue de résonner dans le cœur et l’esprit de nombreux africains. Il a léguer sa verve, son dynamisme, son esprit d’indépendance et son espoir en une Afrique enfin libre aux générations actuelles qui bouleversent le continent. La jeunesse africaine et mondiale entend toujours le message de Thomas Sankara lors de sa déclaration historique à l’ONU :
« Je viens en ces lieux vous apporter le salut fraternel d’un pays de 274000 km², où sept millions d’enfants, de femmes et d’hommes, refusent désormais de mourir d’ignorance, de faim, de soif, tout en n’arrivant pas à vivre véritablement depuis un quart de siècle d’existence comme Etat souverain, siégeant à l’ONU.
Je viens à cette Trente-neuvième session vous parler au nom d’un peuple qui, sur la terre de ses ancêtres, a choisi, dorénavant de s’affirmer et d’assumer son histoire, dans ses aspects positifs, comme dans ses aspects négatifs, sans complexe aucun. » (Lire ici dans son intégralité le discours du 4 octobre 1984, où Thomas Sankara s’adresse à la Trente-neuvième session de l’Assemblée générale des Nations Unies.)
Le père de la révolution bukinabè avait fait « de la lutte contre toutes les formes d’oppression et d’injustice le combat de sa vie tant en Afrique que dans le monde ». Aujourd’hui, alors que des Indignés campent devant Wall-Street, que la Tunisie va prochainement connaître ses premières élections libres, que le Mali et le Niger ont connu des élections réussies et une alternance politique, que le Mouvement Y’en a Marre secoue le Sénégal, l’on retrouve l’esprit de Thomas Sankara dans cette jeunesse qui est en train de changer le monde. Le Burkina-Faso, seul, semble rester au bord du chemin de l’évolution, confirmant malheureusement pour l’instant le vieil adage qui dit que nul n’est prophète en son pays.
AFRIK.COM