C’était à Cuba le 26 juillet 1953, quand un groupe de
150 jeunes révolutionnaires, emmené par Fidel Castro, a mené une opération
contre la caserne de la Moncada située à Santiago de Cuba.
Il y a 66 ans que Fidel Castro, alors commandant des
troupes rebelles de Cuba et ses compagnons guérilleros, attaquaient le plus
célèbre camp militaire de Cuba, Moncada, situé dans la partie orientale du
pays, à Santiago. Objectif de l’opération : anéantir le pouvoir dictatorial et
sanguinaire qui régnait à l’époque, sur l’île. L’assaut qui s’était soldé par
un échec aura tout de même marqué le début de la fin d’une des dictatures les
plus sanguinaires en Amérique. Rétrospective sur un événement majeur dans
l’histoire de Cuba.
Dans la nuit d’un certain 12 Mars 1952, Filgencio
Batista appuyé par les USA réalisait un coup d’Eta à Cuba. Quelques heures
après les faits, Fidel Castro jeune avocat, dénonçait le chaos qui en suivait.
Par conséquent, il invitait le peuple cubain à la lutte contre le nouveau
régime.
Fidel a ainsi réuni autour de lui, un groupe de jeunes
avec lesquels, il est resté plusieurs mois dans l’expectative, prêt à collaborer
avec toute organisation décidée à lutter pour le renversement du laquais
américain, Batista.
La tactique du jeune avocat consistait à utiliser les
formes les plus diverses de la lutte tout en donnant le rôle fondamental à
l’insurrection populaire. Mais, il fallait donner l’exemple de l’audace, de la
témérité et surtout de patriotisme. C’est ainsi que, le 26 Juillet 1953, El «
commandante en jefe » en compagnie de ses camarades de lutte décidait
d’attaquer l’une des plus célèbres casernes militaires de Cuba, « El Cuartel
Moncada ».
Avant l’assaut, il s’adressa à ses « companeros », en
ces termes : « Camarades : dans quelques
heures, vous pourriez être vainqueurs ou vaincus, mais de toute façon,
écoutez-moi bien camarades, le mouvement triomphera… Dans le cas contraire,
notre geste servira d’exemple au peuple de Cuba pour reprendre le flambeau et
aller de l’avant ».
Ainsi, dans la nuit du 26 juillet 1953, l’attaque du
camp militaire est effectuée avec une poignée d’hommes qui accompagnaient le
commandant Castro.
La bataille a été meurtrière et la tentative de prise
du camp militaire, fut un échec. Fidel et ses hommes, ou plutôt ceux qui en
restaient, replièrent alors vers les montagnes.
Quelques jours après, le commandant Fidel Castro et
plusieurs camarades étaient arrêtés et faits prisonniers par le régime de
Fulgencio Batista, le dictateur au service du puissant voisin, les Etats-Unis
et qui bradait toutes les industries à leur profit. Au détriment de son peuple,
en proie à la misère, au chômage, à l’esclavage et au racisme.
Quelques mois plus tard, le régime tyran de Batista
faisait comparaître Fidèl Castro à la barre pour « complot contre la nation ».
Avocat de profession, le commandant Fidel Castro assure
sa propre défense dans une célèbre et émouvante plaidoirie connue
universellement sous le titre de « l’Histoire m’acquittera ». Fidel Castro
accusé, est devenu l’accusateur.
16 octobre 1953 « Condamnez-moi, peu importe ;
L’Histoire m’acquittera. » (Fidel Castro)
Le problème de la terre, comme la santé, l’éducation,
l’habitat, l’emploi, était entre autres les maux qui rongeaient la société
cubaine de l’époque et auxquels Castro et ses guérilleros espéraient apporter
des solutions en renversant le régime du dictateur au service de l’étranger.
Fidel termina se plaidoirie en plaidant coupable car,
disait-il : « Je ne veux pas être libre pendant que mes compagnons croupissent
en prison… Je ne veux pas être libre dans un pays où il y a comme dirigeants
des voleurs et des assassins. Condamnez-moi ! Peu importe ! L’Histoire
m’acquittera »
Ainsi fut-il. Le tribunal cyniquement fantaisiste,
condamna Fidel Castro à 26 ans de prison… pour avoir attaqué l’armée un 26 du
mois de juillet 1953.
Trois ans après, Fidel Castro sortit de prison, à la
faveur de la pression des rebelles et du peuple cubain. Il s’exila alors au
Mexique où il rencontra le célèbre Ernesto Che Guevara, un médecin d’origine
argentine.
Les deux hommes devinrent amis, liés par le même idéal
de combattre l’impérialisme américain « donde quiera que séa » (où qu’il soit).
La résistance cubaine est de nouveau réorganisée.
En 1956, c’est l’embarquement des guérilleros (Fidel,
Che Guevara, Raoul et bien d’autres) à bord d’un bateau dénommé Granma (c’est
le nom que porte actuellement le quotidien national cubain) à destination de
Cuba.
Ils étaient au nombre de 82 hommes pour lutter contre
toute une armée.
Avant d’atteindre les côtes cubaines, ils furent
mitraillés.
Seuls 12, parmi lesquels Fidel, son frère Raoul Castro
et Ernesto Che Guevara ont survécu.
Le petit groupe d’installa dans les montagnes de la
Sierra Maestra avant d’engager la bataille finale, victorieuse, contre les
supports de l’impérialisme USA.
Une nouvelle page de l’histoire de Cuba et du Tiers
Monde commençait à s’écrire.



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