Les
Etats-Unis dépensent un milliard de dollars par an pour la formation d'une
armée de dix mille mercenaires envoyés en Syrie. C'est le Washington Post qui
l'a révélé. Voilà pourquoi les groupes terroristes ont enregistrés quelques
avancées ces dernières semaines.
L'Armée arabe syrienne se bat depuis plus de quatre ans
sur 800 fronts différents sans interruption, face à des dizaines de milliers de
terroristes financés, armés et entrainés par une coalition internationale
dirigée par les Etats-Unis. Ces groupes de mercenaires, dont la colonne vertébrale
est le «Front al-Nosra», la branche syrienne d'«Al-Qaïda», ont pu enregistrer,
ces dernières semaines, quelques avancées, surtout dans les provincesLes
mercenaires de la CIA en Syrie coûtent un milliard de dollars par an. d'Idleb,
au Nord, et de Daraa, au Sud.
Cette progression a été accompagnée d'une vaste
campagne médiatique annonçant «la chute imminente du régime syrien» et «la
défaite totale de l'armée syrienne». Mais les experts militaires sérieux savent
pertinemment que l'Etat syrien reste fort, ancré, soutenu par une grande partie
de la population et par des alliés efficaces et fidèles.
Les récents succès des terroristes ne sont pas à mettre
sur le compte de leur force ou du soutien populaire limité dont ils jouissent.
Il est en réalité le résultat d'un des plus grands projets de la CIA, visant à
créer une armée de mercenaires non pas pour renverser le régime syrien -car
cela n'est pas à portée de main- mais pour commencer des négociations en vue
d'une solution politique en étant en position de force. C'est le fameux
«rééquilibrage», réclamé par les Français et les Saoudiens, qui parlaient en
fait au nom des Américains.
Les détails du plan de la CIA ont été divulgués, le 2
juin, par les journalistes Greg Miller et Karen DeYoung, dans les colonnes du
très sérieux Washington Post. Intitulé Les efforts secrets de la CIA en Syrie
confrontés à de larges coupes budgétaires, l'article affirme que les membres du
Congrès ont réduit de 20% le budget alloué à la CIA en Syrie, ce qui reflète la
montée du scepticisme des élus américains face à l'efficacité limitée du
programme et de la politique de l'administration Obama au Moyen-Orient.
Cent mille dollars pour chaque mercenaire
L'article révèle que le programme de la CIA, doté d'un
milliard de dollars par an, est devenu l'une des plus grandes opérations
secrètes de l'agence dans le monde.
Les efforts de la CIA en Syrie montrent l'attitude
mensongère des Etats-Unis, qui prétendent combattre le terrorisme, alors qu'ils
contribuent fortement à son expansion. Le Washington Post souligne qu'«un
programme du Département de la Défense pour former des combattants
"modérés" pour lutter contre (le groupe terroriste) Etat islamique
n'a pas encore commencé», alors que des milliards de dollars ont déjà été
dépensés pour former des mercenaires pour combattre l'Armée arabe
syrienne.
Selon les deux journalistes d'investigation, les sommes
dépensées par la CIA en Syrie représentent 1/15e du budget global de l'agence.
«Des instructeurs américains de la CIA ont formé et équipé près de 10000
combattants envoyés en Syrie au cours des dernières années, ce qui signifie que
l'agence dépense environ 100000 dollars par an pour chaque rebelle anti-Assad
qui a suivi ce programme», écrit le journal américain.
Une grande partie de l'argent de la CIA est affectée au
fonctionnement des camps d'entraînement secrets en Jordanie, à la collecte de
renseignements pour aider à guider les opérations des mercenaires et pour la
gestion d'un réseau logistique tentaculaireLes mercenaires de la CIA en Syrie
coûtent un milliard de dollars par an. utilisé pour déplacer des combattants,
des munitions et des armes dans le pays, ajoutent les journalistes du
Washington Post.
Des «modérés... médiocres»
Les dirigeants américains prétendent que les rebelles
entrainés par la CIA font partie des brigades soi-disant «modérées». Mais un
sénateur républicain cité par le Washington Post souligne que «la perte de
terrain par les troupes (du président Bachar) al-Assad ces dernières semaines
n'est pas l'œuvre des modérés». «Malheureusement, je pense que "I’Etat
islamique", "al-Nosra" et d'autres factions islamiques radicales
sont les mieux placées pour capitaliser sur le chaos qui pourrait accompagner
un déclin rapide du régime», a déclaré le sénateur républicain de Californie,
Adam B. Schiff. «Même les défenseurs du programme de la CIA reconnaissent que
les factions modérées en Syrie ont souvent des résultats médiocres et sont
susceptibles d'être submergées dans toute confrontation directe avec
"l’Etat islamique"», écrivent les deux journalistes.
Mais le soutien américain profite aussi et surtout à
«Al-Qaïda», car une grande partie des combattants formés en Jordanie et en
Turquie vont ensuite rejoindre le «Front al-Nosra», emportant avec eux les
armes nouvelles livrées par les Etats-Unis, comme les missiles antichars Tow.
On a vu ce type d'armes aux mains des terroristes lors de la bataille de Jisr
al-Choughour (Nord), en avril.
De plus, la semaine dernière, les appareils de la
coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont bombardé les
combattants de «Daech» qui avançaient vers les localités de Mareh et Aazaz,
dans le Nord, pour soutenir les unités d'«al-Nosra» sur le terrain. Même le
directeur de «l'Observatoire syrien des droits de l'homme», Rami Abdel Rahmane,
pourtant proche de la soi-disant opposition syrienne, l'a remarqué.
La Turquie aussi a déployé de sérieux efforts pour
armer et entrainer les groupes extrémistes, y compris «Daech», qui veulent
détruire la Syrie.
Et c'est avec ces armées de mercenaires, semblables aux
contras du Nicaragua, dans les années 80, que l'Occident et ses opérateurs
régionaux pensent pouvoir renverser l'Etat syrien.
C'est mal connaitre l'armée syrienne et ses alliés.
Source:
french.alahednews


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire