vendredi 22 mai 2015

La «Nakba» se renouvelle. La politique des massacres et des destructions adoptée par l'entité sioniste et qui a provoqué la «Nakba» (la catastrophe) des Palestiniens est également utilisée par les Saoudiens qui ont causé de multiples «nakba» dans d'autres pays arabes.



Jeudi 21 mai 2015

En vérité, ils ont pu «construire» dans ces pays des nakba qui, par leur énormité et leur sauvagerie, ont dépassé celle de la Palestine.

La politique des massacres et des destructions adoptée par l'entité sioniste et qui a provoqué la «Nakba» (la catastrophe) des Palestiniens est également utilisée par les Saoudiens qui ont causé de multiples «nakba» dans d'autres pays arabes. Pourtant, ce sont justement ces «nakba» qui déclenchent une prise de conscience qui commence à ruiner les projets hégémoniques dans la région.
Beaucoup d'Arabes et de Palestiniens continuent heureusement à utiliser le terme «nakba» pour désigner la spoliation de la Palestine par les Sionistes en 1948. Cela prouve qu'ils se sentent opprimés et qu'ils sont conscients de la nécessité de finir avec le joug de l'injustice que leur imposent l'entité sioniste et les Arabes sionisés.

Attachement à la Palestine et refus de l'existence de l'entité sioniste

Il est certain que c'est cette prise de conscience qui empêche le fait que la Palestine soit effacée de la mémoire au profit de l'entité sioniste, et que le concept de la «Nakba» qui -en concrétisant l'attachement des Arabes à la Palestine et leur refus radical de l'existence de l'entité usurpatrice- empêchent le remplacement de ce concept par des concepts défaitistes comme la paix non fondée sur la justice et la modération synonyme d'une attitude qui ne soutient le droit ni ne se révolte contre l'injustice. Ou comme ceux qui prônent l'ouverture, l'exclusion de la haine, l'acceptation de l'autre et la prospérité qui, selon les Arabes sionisés, englobera la région grâce à la future coopération et intégration entre les pays arabes et l'entité sioniste.
Heureusement aussi que les dimensions du combat imposé à la nation arabe et islamique sont devenues suffisamment claires pour mettre en évidence les véritables positions des parties en conflit. Mais surtout pour dépasser les situations opaques qui permettaient aux Arabes sionisés de dissimuler leur compromission en participant avec l'ennemi sioniste à la «construction» de la «Nakba» palestinienne et les nakba consécutives qui frappent aujourd'hui la plupart des pays arabes et musulmans.
En fait, la «Nakba» de la Palestine n'a pas commencé en 1948, mais au moment où la spoliation de la Palestine était devenue un projet tangible avec les promesses données -aux Britanniques puis aux Américains- par le fondateur du royaume saoudite, Abdel Aziz Ibn Saoud, de «donner la Palestine aux pauvres Juifs», selon ses propres termes. Ces mêmes promesses ne pouvaient pas être données sans l'état de corruption, de dissolution et d'éloignement de la bonne gouvernance qui a frappé tous les empires du «pouvoir féroce» dits islamiques et qui a atteint son apogée avec la dégénérescence de l'empire de l'Homme malade ottoman.
Il ne pouvait également avoir lieu sans le premier Printemps arabe qui a pris le nom de la Grande révolution arabe qui a chassé les Ottomans hors de la région pour la livrer aux colonisateurs britanniques et français qui concurrençaient pour servir le projet sioniste.
Il ne pouvait non plus voir le jour sans la traitrise de la plupart des chefs arabes qui, conseillés et conduits par leurs protecteurs britanniques, ont encouragé des centaines de milliers de Palestiniens de quitter leur pays pour seulement quelques jours afin de permettre aux armées arabes de chasser les colons sionistes hors de la Palestine. Promesse qui attend sa réalisation depuis 65 ans.

L'ère des victoires

La riposte à la «Nakba» et la libération de la Palestine ont constitué le principal moteur des changements grâce auxquels des forces nationalistes ont accédé aux pouvoirs en Egypte et en Syrie. Cependant, les campagnes menées contre ces deux pays par l'entité sioniste, ses protecteurs occidentaux et leurs prolongements arabes avec, à leur tête le royaume saoudite, ont conduit à la défaite de 1967, aux traités de paix et aux reconnaissances arabes officielles et non officielles de l'entité sioniste.
C'est dans ce contexte que le camp dirigé par les Saoudiens a abandonné ouvertement la Palestine. Le conflit israélo-arabe s'est réduit alors en un conflit israélo-palestinien au milieu de la prolifération des thèses défaitistes et de la croyance rampante pour laquelle tout effort pour résister au projet sioniste était devenu absurde.
Pourtant, c'est dans le même contexte qu'on a assisté à la victoire de la Révolution islamique en Iran, victoire qui a consolidé les positions de la Syrie et aidé à la naissance des mouvements de résistance au Liban et à Gaza qui ont ouvert la région à la fin de l'ère des défaites et au début de l'ère des victoires.
Avec les défaites encaissées par l'armée prétendument invincible, mais surtout avec la hantise des Israéliens face à toute tentative de venger leur défaite historique au Liban en 2006, et avec la nouvelle donne qui a fait du «contrôle de la Galilée» une option pour le Hezbollah, les Arabes sionisés se sont rendus compte du fait que la défaite finale du projet israélo-américain était devenue proche et que la survie de leurs régimes n'était plus possible.
C'est ainsi qu'ils ont pris le devant de la scène pour jouer le rôle de l'outil exécutif aux mains des Etats-Unis et de l'entité sioniste, tantôt en finançant les groupes terroristes et takfiri, comme on le voit en Irak, en Syrie et en Lybie, tantôt en intervenant directement comme on le voit à Bahreïn et au Yémen.
En vérité, ils ont pu «construire» dans ces pays des nakba qui, par leur énormité et leur sauvagerie, ont dépassé celle de la Palestine.
Pourtant, leurs réussites réalisées sur le plan des massacres et des destructions ne pourront pas réaliser leur objectif qu'est la liquidation de l'axe de la Résistance. Elles conduiront certainement à un résultat contraire, car ils n'ont pas assimilé les leçons de la guerre civile qui a éclaté au Liban quelques décennies avant le déclenchement du Printemps arabe et ses émanations : En dépit des massacres et des destructions qui ont frappé ce petit pays quant à sa superficie, le nombre de ses habitants et ses potentialités, il a vu se développer la Résistance qui a introduit l'entité sioniste dans l'ère de l'effondrement. Même après la destruction quasi-totale du Liban pendant la guerre de 2006, la Résistance était sortie plus glorieuse et plus forte qu'auparavant.
Et de la même manière, l'histoire commence à se répéter en Irak, en Syrie, au Yémen et ailleurs dans les pays visés par les agressions menées par l'axe israélo-américain et ses prolongements arabes.

Source : Al-Ahednews

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