jeudi 26 mars 2015

Yémen : vers un scénario syrien ? Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis et le régime sioniste sont derrière les événements qui se produisent, ces derniers jours, ainsi que leurs sous-traitants que sont l’Arabie saoudite et les pays du Golfe, refusant de voir s’installer un pouvoir à dominante chiite à leur porte.

Comme il fallait s’y attendre, le Yémen connait une phase de déstabilisation aiguë risquant de l’entrainer sur la voie de la guerre civile. Le vendredi 20 mars, deux attentats à la bombe ont eu lieu à Sanaa, la capitale, tuant 142 fidèles chiites qui avaient participé à la prière du vendredi dans deux mosquées de la ville et blessant 345 autres personnes.
Il n’était pas inattendu que les opposants à la révolution populaire yéménite utilisent le terrorisme aveugle afin d’attiser la violence dans différentes régions, d’autant que les conditions sont propices à favoriser une guerre civile, vu le tissu démographique et la structure tribale et historique du pays.
Depuis que le mouvement Ansar Allah et le gouvernement provisoire de Mansour Hadi ont signé en 2014 à Sanaa, un accord connu sous l’appellation de « l’accord du 21 septembre », les tensions politiques ne se sont pas apaisées et les contre-révolutionnaires ont décidé de tout mettre en œuvre afin de faire échouer le processus politique qui devait aboutir à la réalisation des objectifs de la révolution parmi lesquels, l’unité et l’indépendance nationale.
Lorsque Mansour Hadi a quitté Sanaa en février 2014 et s’est installé à Aden, et tandis qu’il y avait encore un espoir de dialogue, ces courants ont tout fait pour que le pays demeure dans un vide institutionnel. Chaque fois qu’un pas était franchi vers le renforcement de l’entente nationale, les adversaires de la paix s’en prenaient au peuple par des attentats terroristes afin d’empêcher l’unité nationale.
Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis et le régime sioniste sont derrière les événements qui se produisent, ces derniers jours, ainsi que leurs sous-traitants que sont l’Arabie saoudite et les pays du Golfe, refusant de voir s’installer un pouvoir à dominante chiite à leur porte. Ils préfèrent plonger le pays dans le chaos plutôt que voir le pouvoir échapper à leur contrôle et rejoindre l’axe de la résistance ! Pour le moment, leur souhait de mener le pays vers un scénario « syrien » ou « libyen » a échoué face à la sagesse du pouvoir houti. Cependant, ce dernier ne compte pas laisser le takfirisme prendre le contrôle du Yémen. Ainsi, leur leader Abdel Malek al-Houthi a invité « le peuple à la mobilisation générale », afin de se défendre légitimement contre les hordes d’al-Qaïda et de DAESH.
Sur le terrain, les combattants d’Ansar Allah progressent vers le sud et se sont emparés, dimanche 22 mars, de l'aéroport de Taëz, troisième ville du pays située sur la route entre la capitale Sanaa (nord), où ils ont pris le pouvoir en début d'année et Aden, la principale ville du sud, qu’ils semblent décidés à conquérir et où est retranché le président sortant M. Hadi. La conquête de Taëz permettrait ainsi aux Houthis d'avancer vers le détroit stratégique de Bab al-Mendeb, à l'embouchure du Golfe d'Aden et de la mer Rouge, ce qui fait frémir l’axe wahhabo-sioniste. L’armée yéménite, quant à elle, semble décidée à rester fidèle aux intérêts suprêmes de l’Etat, ce qui explique l’augmentation du nombre d'exécutions de soldats et de militaires par les agents sionistes d’al-Qaïda.
Le peuple yéménite, qui pensait avoir retrouvé sa souveraineté nationale, devient ainsi la victime des intérêts géostratégiques américano-sionistes, qui se cachent derrière les pétromonarchies sponsorisant les hordes fanatisées, chargées de semer la terreur dans le pays.
Source : Parti Anti Sioniste

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