Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains
montrent ici que le 22 février 2014, place Maïdan à Kiev, après des mois de
déstabilisation politique financée par les États-Unis et l’Union européenne,
des groupes soutenus par l’Occident ont confisqué par un coup d’état flagrant
le pouvoir d’un président démocratiquement élu. Des extrémistes néo-nazis, à l’avant-garde
des manifestations, ont obtenu des ministères et d’autres postes importants
dans le nouveau gouvernement non-élu. à cause de la couverture médiatique
pro-Maïdan fortement influencée, sinon contrôlée, par les gouvernements
occidentaux, les Européens ont généralement vécu ce changement de régime avec
apathie. Ils semblent ne pas comprendre qu’il y a eu un coup d’état fasciste au
coeur de l’Europe... et un coup d’état soutenu par leurs propres dirigeants.
Comme en Libye, Syrie, Yougoslavie, Irak, etc., on a assisté en Ukraine au plus
cruel sadisme masqué par une gigantesque puissance de feu médiatique
occidentale : assassinats à Maïdan par des snipers d’élite néo-nazis maquillés
en police d’État ; immolations vivantes au lance-flammes de fédéralistes pacifiques
par des groupes néo-nazis téléguidés par la junte et maquillées en incendie à
Odessa devant la police passive et complice ; officines déstabilisatrices de la
CIA financées à hauteur de 5 milliards de dollars depuis 1991 et camouflées en
ONG humanitaires « pro-démocratie », etc.
Cependant, du développement même de cet affrontement
mûrit une « vision politique » : dans le Donbass, le peuple qui pour survivre
secoue le joug du libéral-fascisme, prend conscience du fait que l’alternative
« ou bien mourir pour un oligarque russe ou bien mourir pour un oligarque
ukrainien » n’est pas pertinente et se dépasse nécessairement en : s’approprier
collectivement les biens productifs usurpés par les oligarques de toute
obédience. Puisse alors ce « retour du réel et du rationnel » refluer comme un
boomerang de Donetsk vers l’ouest et montrer aux pyromanes US/UE que désormais
le roi est nu.
Ukraine,
le coup d’Etat
STEPHEN
LENDMAN (dir)

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