dimanche 20 juillet 2014

Gaza… Face à la tragédie de Gaza, l’hypocrisie mondiale brille à nouveau. Comme toujours, l’indifférence, les discours vides, les déclarations creuses, les déclamations sonores, les positions ambiguës, rendent hommage à l’impunité sacrée.



Cet article de novembre 2012 garde toute son actualité

Depuis 1948, les Palestiniens sont condamnés à l’humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent même pas respirer sans autorisation. Ils ont perdu leur pays, leur terre, leur eau, leur liberté, leur tout. Ils n’ont même pas le droit de choisir leurs dirigeants. Lorsqu’ils votent pour ceux qu’ils ne devraient pas élire, ils sont punis. Gaza est en train d’être punie. Elle est devenue un piège sans issue depuis que le Hamas a remporté les élections en 2006. Quelque chose de semblable s’est passé en 1932, lorsque le Parti Communiste a remporté les élections au Salvador. Baignés dans le sang, les Salvadoriens payent leur mauvaise conduite et vivent depuis sous des dictatures militaires. La démocratie est un luxe que tout le monde ne mérite pas.
Fruits de l’impuissance, ces roquettes artisanales que les militants du Hamas, retranchés dans la bande de Gaza, tirent maladroitement sur les terres qui avaient été palestiniennes et que l’occupation israélienne a usurpé. Et la détresse, au bord de la folie suicidaire, est la mère des bravades qui nient le droit à l’existence d’Israël, des cris sans aucune efficacité, alors que la guerre d’extermination très efficace nie depuis des années le droit à l'existence de la Palestine. Ce qui reste de la Palestine est déjà bien peu. Petit à petit, l’Israël l’efface de la carte.
Les colons envahissent, et derrière eux les soldats corrigent la ligne de frontière. Les balles sacralisent la dépossession, au nom d’une légitime défense. Il n’y a pas de guerre agressive qui ne se proclame  comme une guerre défensive. Hitler envahit la Pologne pour empêcher la Pologne d’envahir l’Allemagne. Bush a envahi l’Irak pour empêcher l’Irak d’envahir le monde. Dans chacune de ses guerres défensives, l’Israël a avalé un nouveau morceau de la Palestine, et les déjeuners continuent. La dévoration est justifiée par les titres de propriété donnés par la Bible, par les deux mille ans de persécution que le peuple juif a souffert, et par la panique générée par les Palestiniens à l'affût.
Israël est le pays qui ne respecte jamais les recommandations et les résolutions de l’ONU, qui ne se conforme jamais aux sentences des tribunaux internationaux, qui se moque des lois internationales et c'est aussi le seul pays qui a légalisé la torture des prisonniers. Qui lui a donné le droit de nier tous les droits ? D’où vient l’impunité avec laquelle l’Israël exécute le massacre de Gaza ? Le gouvernement espagnol n’aurait pas pu bombarder impunément le pays basque pour en finir avec ETA ou le gouvernement britannique n’aurait pas pu dévaster l’Irlande pour liquider l’IRA. Est-ce que par hasard la tragédie de l’Holocauste implique une police d'assurance d’impunité éternelle ? Ou est-ce que le feu vert provient de la superpuissance dont Israël est le plus fidèle vassal ?
L’armée israélienne, la plus moderne et sophistiquée du monde, sait qui elle tue. Elle ne tue pas par erreur. Elle tue par horreur. Les victimes civiles sont appelées dommages collatéraux, selon le dictionnaire des autres guerres impériales. À Gaza, trois victimes collatérales sur dix sont des enfants. Et on compte par milliers les mutilés, victimes de la technologie d'équarissage humain que l’industrie militaire teste avec succès dans cette opération de nettoyage ethnique.
Et comme d’habitude, toujours la même chose: à Gaza, cent contre un. Pour cent Palestiniens tués, un Israélien mort.
Ce sont des gens dangereux, nous martèle-ton dans un autre bombardement, celui des médias de manipulation de masse, qui nous invitent à croire qu’une vie israélienne vaut autant que cent vies palestiniennes. Et les médias nous invitent aussi à croire qu’elles sont humanitaires, les deux cents bombes atomiques d’Israël, et que c’est une puissance nucléaire appelée l’Iran qui a anéanti Hiroshima et Nagasaki.
La soi-disant communauté internationale, existe t-elle ? Est-elle autre chose qu’un club de mercantis, de banquiers et de guerriers ? Est-ce autre chose que le nom d'artiste adopté par les USA lorsqu’ils font du théâtre?
Face à la tragédie de Gaza, l’hypocrisie mondiale brille à nouveau. Comme toujours, l’indifférence, les discours vides, les déclarations creuses, les déclamations sonores, les positions ambiguës, rendent hommage à l’impunité sacrée.
Face à la tragédie de Gaza, les pays arabes se lavent les mains. Comme toujours. Et comme toujours, les pays européens se frottent les mains.
La vieille Europe, capable de tant  de beauté et de tant de perversité, verse une larme tout en célébrant secrètement ce coup de maître. Parce que le chasse aux Juifs a toujours été une tradition européenne, mais depuis un demi-siècle cette dette historique est facturée aux Palestiniens, qui sont aussi des sémites et qui n’ont jamais été ni ne sont antisémitistes. Ces ont eux qui sont en train de payer, en sang sonnant et trébuchant, une facture qui leur est étrangère.
La soi-disant communauté internationale, existe t-elle ? Est-elle autre chose qu’un club de mercantis, de banquiers et de guerriers ? Est-ce autre chose que le nom d'artiste adopté par les USA lorsqu’ils font du théâtre?
Source : TLAXCALA

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