lundi 16 décembre 2013

Georges Ibrahim Abdallah : La détention arbitraire !


Le Groupe d’action des Nations unies  sur la détention arbitraire a émis un avis consultatif durant sa 67ème session, estimant que la détention de Georges Ibrahim Abdallah dans les prisons françaises ne peut être qualifiée d’arbitraire. Cet avis a été émis suite à une plainte déposée par le Centre Khiam pour la réhabilitation des victimes de torture et le Collectif international pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah devant les Nations unies contre le gouvernement français, sur fond de détention du combattant libanais, au mépris de la décision judiciaire du la Cour d’appel en faveur de sa libération. A l’époque, la campagne menée en signe de solidarité avec le détenu Georges Abdallah, était à son apogée. Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, détenait Abdallah en otage sans aucune justification juridique, utilisant son pouvoir discrétionnaire pour s’abstenir de signer l’arrêté d’expulsion. En même temps, la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, avait intenté un deuxième appel contre la décision du Tribunal d’application des peines (TAP) de Paris, lequel avait approuvé le 21 novembre 2012 la libération conditionnelle de Georges Abdallah.
Il était clair que le gouvernement français faisait le siège de la justice française de tous côtés, se pliant aux desideratas du président Obama qui s’est opposé à la décision de la remise en liberté de Abdallah. Le Groupe d’action des Nations unies sur la détention arbitraire était censée demander au gouvernement français, dans les jours qui ont suivi la déposition de la plainte, des clarifications concernant l’affaire. Toutefois, il aura fallu attendre jusqu’au 20 juin 2013 pour que le secrétaire du groupe, Miguel de La Lama, demande au gouvernement français de fournir des réponses aux «allégations» qui lui ont été rapportées, et ce suite à l’insistance du Collectif international pour la libération de Georges Abdallah et de la délégation permanente du Liban auprès des Nations unies à Genève. Le responsable onusien avait argué à l’époque du fait que le dossier n’était pas complet. La partie française a expliqué à l’instance onusienne la procédure juridique suivie par la justice française dans l’affaire Abdallah. Cependant, suite à une délibération, il a été décidé de ne pas qualifier «d’arbitraire» la détention de Georges Abdallah.
Al Akhbar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)

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