mardi 29 octobre 2013

Arabie saoudite: Mensonges et confusion….. Depuis la fondation du royaume saoudien, ce pays s'est dédié à servir les objectifs que lui fixent les puissances colonialistes et impérialistes, au détriment des intérêts des peuples de la région.

Des journalistes et des analystes liés à l'argent de l'Arabie saoudite et qui œuvrent, depuis des années à propager la propagande et à défendre les intérêts du royaume, avancent trois raisons pour expliquer la bouderie saoudienne. Deux de ces raisons semblent sincères, alors que la troisième, aussi ancienne que les relations américano-saoudiennes, vise à jeter de la poudre aux yeux.
En tête des raisons figurent les propos du secrétaire d'Etat américain à Londres. John Kerry a dit que la colère du royaume est due à la décision des Etats-Unis de ne plus attaquer la Syrie. Cela signifie que l'Arabie saoudite prônait une guerre globale qui aurait conduit, selon les experts, à la destruction des principales infrastructures syriennes et provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes, sans compter les milliers de blessés et les millions de réfugiés. Le but de ces frappes était de sortir de son impasse la guerre par procuration, lancée par l'Arabie saoudite contre la Syrie, par le biais des gangs takfiristes.
Les Saoudiens savaient que l'administration Obama avait mobilisé sa flotte et fixé le jour et l'heure de l'agression. Puis elle a été contrainte de reculer à la dernière minute après la détection des deux missiles balistiques au dessus de la Méditerranée par les radars russes. L'agression s'est heurtée à des équations insurmontables imposées par de solides volontés, essentiellement bâties sur la décision de la Syrie de se défendre quel que soit le prix, et sur courage exceptionnel affiché par l'axe de la Résistance, c'est-à-dire l'Iran et le Hezbollah, avec le fort soutien du partenaire russe. Ce dernier a couronné sa diplomatique dissuasive par l'initiative chimique, qui a assuré aux Etats-Unis une porte de sortie acceptable.
Dans ce contexte, l'attitude de l'Arabie saoudite est illogique. Car c'est l'Amérique qui arrête les décisions, émet les ordres et fixe les objectifs. Le royaume, lui, est un simple exécutant. Telle est la règle depuis toujours, et quand le roi Fayçal l'a transgressé, lors de la guerre de 1973, il a été liquidé.
La demande saoudienne de détruire la Syrie est honteuse, Le vieux royaume, qui possède beaucoup d'argent, n'a pas les moyens de modifier les équilibres régionaux et internationaux qui ont contraint le président Obama à reculer. Aussi, la bouderie de l'Arabie saoudite n'aura pas de conséquence pratique, sauf celle de continuer à soutenir les gangs terroristes en Syrie et à encourager ses agents, rassemblés dans des façades politiques, à retarder Genève 2. Ce jeu peut se poursuivre tant que les Etats-Unis continueront de fuir l'engagement de cesser le soutien au terrorisme en Syrie et jusqu'à ce que l'armée arabe syrienne parvienne à asséner des coups meurtriers aux gangs financés, armés et couvés par le prince Bandar Ben Sultan, et qui comptent dans leurs rangs des milliers de Saoudiens.
La colère saoudienne du rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran est un geste désespéré, car la décision américaine d'entamer un dialogue avec la République islamique intervient après trois décennies de blocus, de sabotage, de sanctions, de pressions et de campagnes initiées par Riyad et Israël. Cette période a été marquée par de grandes guerres, directe et de renseignements, qui ne sont pas parvenues à briser la volonté de résistance de l'Iran, de son peuple et de son leadership. Au contraire, leur ténacité a contraint l'Occident à reconnaitre l'Iran comme puissance régionale et comme acteur international.
Depuis la première guerre du Golfe, l'invasion du Liban par Israël, l'invasion de l'Irak, la guerre de Syrie, en passant par les agressions contre Gaza et la guerre de juillet 2006 au Liban, les projets occidentaux et israéliens ont lamentablement échoué. Les Etats-Unis ne peuvent que tirer les conséquences des revers qu'ils ont subis et le dialogue reste leur seul choix. L'Arabie saoudite non plus n'a pas d'autre choix, les crise de colère et les gesticulations hystériques ne changeront rien à cette réalité.
Enfin, la troisième raison invoquée par les plumes à la solde des Saoudiens, selon laquelle la colère du royaume est aussi due au fait que les Américains font primer les intérêts d'Israël sur tout le reste, est une blague qui fait sourire. Tout le monde sait que le royaume wahhabite a été le plus fidèle serviteur des intérêts américains et israéliens. Tous savent et se souviennent que la première guerre du Golfe, qui visait à saigner et à affaiblir l'Iran, a été financée pendant huit ans par l'argent des pétrodollars, qui ont également été très généraux avec les guerres israéliennes contre la Résistance au Liban. Le fait de prendre pour cible le président Bachar al-Assad depuis 13 ans constitue aussi le plus grand service que l'Arabie puisse rendre à Israël.
Depuis la fondation du royaume saoudien, ce pays s'est dédié à servir les objectifs que lui fixent les puissances colonialistes et impérialistes, au détriment des intérêts des peuples de la région.
La tentative d'introduire la dimension israélienne dans sa bouderie ne leurrera personne, car pendant des décennies, l'Arabie n'a jamais rien entrepris pour stopper la colonisation de la terre de Palestine ou pour protéger la mosquée al-Aqsa, à Jérusalem. Mais elle est prête à précipiter toute la région dans les affres d'une guerre totale pour combattre l'Iran, même s'il faut, pour cela, exacerber, comme jamais auparavant, la discorde entre les sunnites et les chiites.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT

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