mercredi 14 août 2013

EGYPTE : L'état d'urgence a été instauré ce mercredi en Égypte, après l'intervention des forces de police contre les partisans de l'ex-président Morsi.

La tactique adoptée par les Frères musulmans est de provoquer un bain de sang en se protégeant derrière des boucliers humains constitués notamment d’enfants et de femmes.
La décision des autorités égyptiennes de disperser les sit-in observés depuis des semaines dans deux places du Caire par les Frères musulmans s’est soldée par de violents affrontements qui ont fait des dizaines de morts et de blessés, des partisans du président déchu Mohammad Morsi, mais aussi des policiers.
Les Frères musulmans ont opté pour la confrontation, refusant d’évacuer les places et choisissant la résistance face aux forces de l’ordre. Dans d’autres régions du pays, des partisans de la confrérie ont attaqué des postes de police et des bâtiments officiels, et ont coupé des routes, dans une tentative de disperser les forces de police pour alléger la pression sur les manifestants de la place Rabia al-Adawiyya. Ils se sont également attaqués à des églises.Selon diverses sources, les principaux chefs des Frères musulmans seraient réfugiés dans ce campement. L’autre rassemblement, organisé sur la place An-Nahda a été dispersé par la police.
Le bilan de cette opération en cours reste provisoire. Le ministère égyptien de la Santé fait état de 15 morts, dont cinq policiers, et 180 blessés. Un médecin de l'hôpital de campagne des islamistes de la place Rabia al-Adawiyya avance, lui, le chiffre de 120 morts dans les rangs des Frères.
La police égyptienne avait entamé mercredi matin 14 août la dispersion des deux camps à l'aide de grenades lacrymogènes. Les forces de l'ordre ont réussi à repousser les manifestants de la place située devant l'Université du Caire à Gizeh, mais des milliers de personnes se trouvent toujours sur la place Rabia al-Adawiyya.
Les manifestants ont été pris par surprise, dans la mesure où les autorités avaient annoncé une opération «graduelle», pour persuader certains manifestants d'évacuer pacifiquement avant que l'assaut ne soit lancé contre les plus déterminés. Des images de télévision montraient des bulldozers enfoncer des barrières de fortunes faites de pavés et de sacs de sable. Des centaines de grenades lacrymogènes ont été tirées sur les tentes près de la mosquée Rabaa al- Adawiyya. Des hommes portant des masques à gaz les ramassaient et les jetaient dans des tonneaux remplis d'eau.
Pour éviter le chaos général, le président intérimaire a décrété pour un mois l’état d’urgence. Il ne fait plus de doute que l’armée est désormais déterminée à en découdre une fois pour toutes avec ce mouvement terroriste soutenu par l’étranger.

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