Dimanche 28 août 2011
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Pierre Piccinin professeur d'histoire et de sciences politiques en Belgique écrit à propos de la configuration ethnique libyenne: «La société libyenne, en effet, se structure en un ensemble de tribus, dont les intérêts divergent; et dont les alliances se recomposent en permanence. Ainsi, s'il est vrai que, au début des événements, le 17 février 2011 et durant les jours qui ont suivi, on a pu voir l'émergence d'une société civile s'exprimant lors de manifestations hostiles au colonel Kadhafi, ces mouvements sont néanmoins restés très limités et ont rapidement servi de prétexte aux soulèvements de chefs de clans, auxquels ils ont cédé la place, et lesquels ont plongé la Libye dans le chaos. De même, croyant leur heure arrivée, plusieurs mastodontes du régime se sont dressés contre leur ancien maître et ont pris le contrôle d'une partie de la rébellion. Qui sont ces rebelles que l'Occident, la France en tête, a pris le parti de financer, d'armer, d'appuyer par un soutien logistique et militaire inconditionnel, bien au-delà du mandat onusien qui appelait à la protection des populations civiles, mais en aucun cas au renversement du chef de cet État pétrolier?» (6)
L'avenir de la Libye: la curée et le retour au nomadisme
Il se passera ce qui se passe actuellement en Irak 50.000 GI's gardent les puits pendant que les Irakiens s'étripent à qui mieux mieux... Que les Occidentaux s'empressent de dégeler les fonds pour un gouvernement qui n'est pas encore admis à l'ONU et n'est pas de ce fait reconnu avec ses institutions est fait pour avaliser le fait accompli. Comment faire confiance à la plupart des dirigeants du CNT qui avaient tous émargé au râtelier de Kadhafi et ne s'étaient pas fait remarquer particulièrement par leur respect de la démocratie pendant le règne de Kadhafi. Certaines mêmes comme le président du CNT, s'occupaient de l'injustice du pouvoir.
« Il n'y aura pas la paix. (...) Mais la prise de Tripoli, écrit Pierre Piccinin, ne signifie pas nécessairement la fin de la guerre civile: la capitale, dans cette antithèse de l'Etat-nation qu'est la Libye, ne constitue pas un enjeu déterminant. Et la guerre, la guérilla, pourrait perdurer des années durant et ruiner le pays: les civils s'arment; chaque homme, chaque adolescent membre du clan, de la tribu, est un guerrier potentiel; (...) le CNT ressemble davantage à un repère de brigands ».(6)
« Ainsi, le président du CNT, Mustapha Mohammed Abud al-Jalil, était jusqu'il y a peu, ministre de la Justice de Kadhafi, dénoncé en décembre 2010 par Amnesty International comme l'un «des plus effroyables responsables de violations des droits humains en Afrique du Nrd». Bref, ce sera à qui mangera l'autre, s'ils parviennent à s'imposer par-delà les rivalités tribales et claniques. Troisième composante qui apparaît de plus en plus au grand jour, le mouvement islamiste: lUnion africaine avait déjà sévèrement dénoncé la tournure prise par les événements, condamnant le glissement des objectifs»(6)
Conclusion
L'avenir de la Libye: la curée et le retour au nomadisme
Il se passera ce qui se passe actuellement en Irak 50.000 GI's gardent les puits pendant que les Irakiens s'étripent à qui mieux mieux... Que les Occidentaux s'empressent de dégeler les fonds pour un gouvernement qui n'est pas encore admis à l'ONU et n'est pas de ce fait reconnu avec ses institutions est fait pour avaliser le fait accompli. Comment faire confiance à la plupart des dirigeants du CNT qui avaient tous émargé au râtelier de Kadhafi et ne s'étaient pas fait remarquer particulièrement par leur respect de la démocratie pendant le règne de Kadhafi. Certaines mêmes comme le président du CNT, s'occupaient de l'injustice du pouvoir.
« Il n'y aura pas la paix. (...) Mais la prise de Tripoli, écrit Pierre Piccinin, ne signifie pas nécessairement la fin de la guerre civile: la capitale, dans cette antithèse de l'Etat-nation qu'est la Libye, ne constitue pas un enjeu déterminant. Et la guerre, la guérilla, pourrait perdurer des années durant et ruiner le pays: les civils s'arment; chaque homme, chaque adolescent membre du clan, de la tribu, est un guerrier potentiel; (...) le CNT ressemble davantage à un repère de brigands ».(6)
« Ainsi, le président du CNT, Mustapha Mohammed Abud al-Jalil, était jusqu'il y a peu, ministre de la Justice de Kadhafi, dénoncé en décembre 2010 par Amnesty International comme l'un «des plus effroyables responsables de violations des droits humains en Afrique du Nrd». Bref, ce sera à qui mangera l'autre, s'ils parviennent à s'imposer par-delà les rivalités tribales et claniques. Troisième composante qui apparaît de plus en plus au grand jour, le mouvement islamiste: lUnion africaine avait déjà sévèrement dénoncé la tournure prise par les événements, condamnant le glissement des objectifs»(6)
Conclusion
Que reproche le «peuple libyen» à Kadhafi? D'avoir gouverné sans partage pendant plus de quarante ans, soit! Il n'a que trop duré! Il doit partir! Mais le peuple libyen a-t-il «manqué» de pain, de logement, d'électricité, de couverture sociale, d'école? Bref de tous les attributs d'une vie digne? Pratiquement tout est gratuit en Libye contrairement aux citoyens européens et américains qui galèrent sans certitude pour le lendemain. On le comprend sans peine, la destruction de la Libye est un des scénarios pour faire main basse sur les réserves pétrolières des pays arabes qui, pour leur malheur, possèdent du pétrole et des dirigeants qui s'installent au pouvoir pour l'éternité. Il est d'ailleurs,bien connu qu'ils quittent le pouvoir par l'émeute ou par la mort naturelle.
Ce qu'il y a de sûr, c'est que les pays occidentaux qui ont démoli la Libye vont très vite se laver les mains. Ce qui les intéresse, c'est de voler d'une façon ou d'une autre les 150 milliards de la Libye qu'ils vont se partager en proposant de reconstruire la Libye et vendre des armes au CNT, c'est aussi et surtout le pétrole, le gaz naturel et le gaz de schiste qu'ils vont siphonner d'une façon effénée d'autant que le pétrole, comme le pétrole algérien, sont des pétroles légers,très demandés...Cette manne va donner un sursis d'environ une vingtaine d'année à l'Occident (les 4 pays ayant participé à la curée). Nous verrons très rapidement les compagnies américaines les plus importantes (Exxon, BP, Total, ENI) se battre pour la répartition du butin.
S'agissant des pays arabes, ils vont successivement subir le même sort que la Libye-Même si Kadhafi contre toute attente, a donné une image de résistant au Nouvel Ordre mondial qui tranche avec son règne de potentat inamovible- au fur et à mesure de l'épuisement des réserves. Il est fort à parier que le Monde arabe ne représentera plus grand-chose à l'horizon d'une trentaine d'années. Ils retourneront à leur vocation de nomades comme au début du XXe siècle où le roi Ibn Saoud se plaignait à la France de la suppression de la «zakat»des Algériens qui n'étaient plus envoyée aux Lieux Saints aux pauvres de La Mecque et de Médine. Un proverbe saoudien est d'une brulante actualité: «Mon père chevauchait un chameau, je roule en cadillac, mon fils vole en jet, son fils chevauchera un chameau». Tout est dit.
S’agissant de l’'Algérie, si elle continue ainsi , elle va se positionner dans la même charrette que les potentats grassouillets du Golfe, du fait de l'échec multidimensionnel de sa gouvernance, notamment son système éducatif, -avec pour couronnement de la gabegie, la suppression de la formation d'ingénieurs qui fera de nous réellement des marchands, car nous allons être définitivement réfractaires à la technologie,- une errance énergétique, financière et diplomatique. Est-ce cela son destin? Doit-on baisser les bras?
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz
Ecole Polytechnique enp-edu.dz
extrait de l'article paru sur le blog http://www.mleray.info/ "NOUS SOMMES EN 2030 : Les Arabes reviennent au nomadisme."

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