mercredi 31 août 2011

La Che Guevara sexy qui fait trembler le Chili

30 août 2011
Contestation estudiantine
Une jeune diplômée en géographie de 23 ans est devenue le visage de la contestation estudiantine qui secoue le Chili depuis plus de trois mois. Son nom: Camila Vallejo.

La Confédération des étudiants du Chili doit rencontrer, mardi 30 août, Sebastian Pinera, le président du pays, pour discuter du conflit sur l'éducation qui dure depuis plus de trois mois. Cette rencontre est le fruit d'une longue lutte de jeunes emmenés notamment par la jolie Camila Vallejo.
À 23 ans, cette diplômée universitaire en géographie est la présidente de l'un des principaux syndicats étudiants chiliens, la Federación de Estudiantes de la Universidad de Chile. Dotée d'un charisme indéniable et bonne oratrice, cette Chilienne d'obédience communiste veut faire bouger les choses: «Il est temps de changer de système politique, de système économique, afin de parvenir à une redistribution plus juste du pouvoir et des richesses. Ce modèle de développement a uniquement servi à enrichir énormément une poignée de personnes», a-t-elle déclaré, la semaine dernière.
«L'Angelina Jolie de Santiago»
Depuis quelques semaines, sa figure a pris beaucoup d'importance au niveau de la scène nationale. Elle est très présente dans les médias locaux et séduit tant par son discours que par son physique. De nombreux fans lui consacrent des vidéos ou des chansons sur Youtube.
«Certains la surnomment «l'Angelina Jolie de Santiago»; d'autres la comparent à Che Guevara. Avec son joli minois et son éloquence dure mais posée, Camila Vallejo s'est imposée comme le symbole du mouvement de contestation qui secoue actuellement le pays», analyse le site LCI.fr. «Rapidement, sa beauté naturelle, son petit piercing à la narine, et ses talents d'oratrice ont totalement effacé les autres membres de la fédération», relève, pour sa part, Le Nouvel Observateur.

«Si on tue la chienne, on se débarrasse de la portée»
Sa médiatisation et son charisme en excèdent certains. Récemment, la Cour suprême du Chili a décidé de mesures de protection policière pour Camila Vallejo et pour sa famille. Celle-ci avait en effet fait l'objet de diverses menaces via les réseaux sociaux. Certaines de ces menaces proviennent d'une responsable du ministère de la Culture, en personne.
Tatiana Acuña, secrétaire exécutive du Conseil pour le livre, avait écrit à son propos sur son compte Twitter: «Si on tue la chienne, on se débarrasse de la portée». Cette phrase de sinistre mémoire avait été prononcée par le général Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973, jour du coup d'État contre le président Salvador Allende, évoquant ce dernier et ses partisans. La fonctionnaire a présenté des excuses par le même biais, mais a été démise de ses fonctions.
(L'essentiel Online/cgo)

Camila Vallejo : A la tête de la révolte en cours au Chili, Camila Vallejo est perçue par de nombreux chiliens comme la digne héritière de Che Guevara.
Camila Vallejo est une jeune femme de 23 ans qui s’est imposée depuis plusieurs mois à la tête du syndicat étudiant qui mène la révolte au Chili. Charismatique, déterminée, bonne oratrice et accessoirement photogénique, la nouvelle Che Guevara soulève les foules au point d’inquiéter les autorités.
Cette  jolie chilienne ne lésine pas sur les références communistes pour raviver la flamme révolutionnaire de ses compatriotes. A ce titre, Camila Vallejo n’est pas sans rappeler un certain Ernesto Guevara et ses idées révolutionnaires.
Camila Vallejo est plus qu’une porte-parole, elle est en passe de devenir une icône révolutionnaire, plébiscitée par les indignés et les médias sociaux. Elle incarne les revendications de la jeunesse chilienne et plus globalement de l’ensemble de la population.
La « Federacion de Estudiantes de la Universidad de Chile«  exige un enseignement public de qualité alors que le Chili est paralysé par des grèvistes qui réclament la redistribution équitables des fruits de la croissance. Travail, éducation, impôts, les sujets de revendication s’assemblent dans une seule et même contestation.
Mais Camila Vallejo n’est pas le Che angélique que l’on fantasme sur des t-shirts à 20 euros. En bonne révolutionnaire, Camilla Vallejo attise le feu de la révolte des « encapuchados » qui sévissent lors des manifestations. Les violences se répètent partout dans le pays allongeant la liste des dégâts mais aussi des blessés. Un jeune homme a même perdu la vie lors d’une manifestation.

Des traits similaires, la tignasse rebelle, le même regard déterminé.
Alors Camila Vallejo, fille spirituelle de Che Guevara ? Le Che s'est-il réincarné ? D’autres observateurs lui trouve d’autres qualités, sans doute moins dangereuses et l’ont simplement surnommée l’ « Angelina Jolie de Santiago »

Les figures qui montent ne s'illustrent pas que dans le domaine de la télé-réalité. A l'autre bout du monde, au Chili, dans un pays mué par des soulèvements de la population, la figure de proue du principal syndicat estudiantin fait tourner les têtes, ont notamment remarqué Le Nouvel Observateur et L'Essentiel.

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