mardi 17 novembre 2015

France - Carnage de Paris : Hollande allié de ses ennemis! Maintenant que le sang des Français a coulé dans les rues de Paris, poursuivra-t-il dans la même voix?



De par ses paris politiques en Syrie, le choix de ses alliés et son refus d'écouter ses services de renseignements et les nombreux experts, le gouvernement français, avec à sa tête le président Français Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, endosse la responsabilité politique et morale des attentats de Paris.
Il a fallu que 130 innocents soient sauvagement assassinés dans les rues de Paris par des terroristes de l'organisation terroriste «Daech» pour que les langues se délient et qu'hommes politiques, journalistes et experts français retrouvent un brin de courage. Avec ses discours va-t-en-guerre, ses attitudes donquichottiennes et ses relents bushistes, Hollande tente de noyer le poisson pour faire oublier sa responsabilité dans les odieux attentats de Paris. Mais il est trop tard et la tragédie trop grande pour que l'opinion publique se laisse une nouvelle fois berner.
D'ailleurs, la classe politique n'a laissé aucun répit au locataire de l'Elysée. A l'issue d'une rencontre avec le président français, le chef de l'opposition Nicolas Sarkozy a réclamé, comme d'autres voix de l'opposition, un changement radical de la politique de sécurité sur le sol français et une réorientation des actions au Moyen-Orient. Selon lui, Paris devait coopérer avec les Russes pour écraser «Daech». «Nous devons tirer les conséquences de la situation en Syrie. Nous avons besoin de tout le monde pour exterminer «Daech» et notamment des Russes. Il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie!»
L’ancien Premier ministre François Fillon a appelé à la mobilisation de la plus large coalition contre «Daech». «Il faut arrêter d’avoir des vapeurs avec la Russie. Il faut comprendre qu’on doit travailler avec l’Iran. Il faut même accepter pour un temps une certaine coopération avec le régime syrien», estime-t-il.
Alain Juppé, autre ténor du parti Les Républicains, tient le même discours. «J’étais sur la ligne du gouvernement : ni Daech, ni Bachar, reconnaît le maire de Bordeaux. Aujourd’hui, j’ai déjà écrit ça il y a quelques jours, il y a des hiérarchies, des priorités. Il faut écraser Daech et ensuite nous verrons comment organiser la réconciliation des Syriens en changeant les équipes de Damas. Mais priorité à écraser Daech.»

Hollande a confondu les priorités

Le premier pêché de Hollande et Fabius est donc d'avoir confondu les priorités. Obsédés par le renversement du président syrien Bachar al-Assad, ils n'ont pas mesuré à sa juste importance le danger représenté par «Daech». Ils ont même contribué au renforcement de cette monstrueuse organisation, en encourageant, les trois premières années du conflit, le départ d'«apprentis jihadistes» pour la Syrie, dans l'espoir que cet afflux de combattants accélèrerait la chute du régime syrien.
Ils sont aussi coupables d'avoir rangé au fond des tiroirs les rapports des services de renseignements, qui les mettaient en garde contre l'accroissement de «Daech» et des autres organisations terroristes. Laurent Fabius a même offert, il y a un an et demi, un blanc-seing au «Front al-Nosra», la branche syrienne d'«al-Qaïda», affirmant que cette organisation «fait du bon boulot contre Bachar» !
Le pêché mortel de Hollande, Fabius et consort est, surtout, de ne pas avoir écouté ce que leur disaient leurs experts, comme l'ancien juge anti-terroriste Marc Trévidic. Dès le 30 septembre, ce magistrat avait prévenu, dans une interview accordée à Paris Match, que «la menace terroriste est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors». Selon lui, «nous sommes devenus pour l'Etat islamique l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités».
Répondant aux questions de David Pujadas dimanche 15 novembre, Marc Trévidic a révélé qu'à la mi-août, il avait entendu un suspect qui avait avoué que «Daech» «lui avait demandé de faire un attentat dans un concert de rock». Le magistrat a dénoncé l'inaction du gouvernement, responsable selon lui de la situation actuelle. «Ils (les terroristes) ont une capacité de projection qui est importante et qui est logique, puisque pendant trois ans on les a laissé grossir et devenir surpuissant. On a laissé un monstre grossir. Quand un groupe terroriste est fort, il s'exporte.»

Alimdar passe à table

Le pouvoir français est aussi responsable des attentats de Paris car il a noué, pour quelques contrats d'armements, des alliances stratégiques avec des Etats qui financent et soutiennent «Daech» et «Al-Qaïda», comme l'Arabie saoudite et le Qatar. Une situation également dénoncée par Marc Trévidic.
L'implication de ces pétromonarchies dans l'apparition et le développement de ces mouvements terroristes va au-delà du socle idéologique commun, représenté par le wahhabisme. Des princes, des cheikhs, des hommes d'affaires et des associations continuent jusqu'à ce jour à financer ces groupes.
Les preuves à ce sujet ne se comptent plus. La dernière date du 7 octobre dernier. Ce jour-là, un détenu, nommé Mohammad al-Kassem, est interrogé une dernière fois avant sa libération, qui devait intervenir le 10 octobre. Devant les enquêteurs, il fait des révélations fracassantes. Il reconnait être responsable de la plupart des voitures piégées qui ont explosé dans la banlieue sud de Beyrouth en 2013 et 2014, dont celle de Roueiss, qui avait fait des dizaines de morts et de blessés. Surnommé «Mrad Alimdar», le détenu raconte que les opérations terroristes étaient commanditées et financées par Hussein Abdel Razzak Eter, un ressortissant syrien résidant en Arabie saoudite. Ce dernier lui aurait transféré plus de 100000 dollars, collectés auprès de donateurs Saoudiens et d'Arabes installés dans le royaume. La moyenne du coût de chaque opération terroriste était de 20000 dollars.
Sachant tout cela, grâce aux notes de ses services de renseignements, François Hollande a quand même maintenu, voire renforcé sa relation avec les pétromonarchies.
Maintenant que le sang des Français a coulé dans les rues de Paris, poursuivra-t-il dans la même voix?

Samer R. Zoughaib
Source : French.alahednews

lundi 16 novembre 2015

POURQUOI L’EI N’ATTAQUE JAMAIS ISRAËL ! IL Y A DE QUOI SE POSER LA DITE QUESTION !?



Pourquoi Daech n'a jamais attaqué Israël ? En fin de compte comme j'avais besoin d’une réponse urgente pour assouvir ma soif de connaissances et de trouver une réponse à cette question.
De voir une organisation qui se fait appeler ‘’ Kalifa’’, faire une démonstration de force sur les terres du grand Shâm, le territoire sacré des musulmans, jadis, la terre natale des prophètes, combattre les gouvernements musulmans , sans toucher à un seul petit cheveu d’Israël ( l’ennemi N°1 de l’Islam et des musulmans), qui est à quelques kilomètres de son terrain de manoeuvre , il y a de quoi se poser ladite question !? La première réponse qui m’a chuchoté à l’oreille était : un chien bien dressé n'attaque jamais son maître !
Daech, ce Diable du 21ème siècle qui s’est transfomé en un laps de temps en une armée dotée de tous les armements sophistiqués (mitraillettes lourdes, chars, explosifs, et même des avions) d’où sorte-il réellement, si ce n’est, la création d’un Etat puissant à l’image d’Israel ou les USA. Le débarquement d’une telle force sous la couleur terroriste la plus cruelle  et sa prolifération à travers les quatre coins de la terre  sous les regards complices des Occidentaux s’inscrit dans un plan  diabolique prévu depuis l’annonce de la création de la nation israélienne  , préparée  soigneusement depuis le plan de partage de la Palestine en 1947.Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer le double jeu de l’EI, celui qui coupe les têtes  des petits enfants et des innocents au nom de l’Islam et celui qui ferme les yeux sur les crimes d’Israel contre l’islam à Gaza et qui n’ose même pas prononcer le mot ‘’hébreu’’ dans ses communiqués qui ‘’noient’’ les réseaux sociaux. 

L’EI, une création israélienne ! 

C’est confirmé, Daech n'attaquera jamais Israël parce que tout simplement, un apprenti n'attaque jamais celui qui l'a formé à devenir un professionnel dans le terrorisme ! On n'attaque jamais son patron, puisqu’on a toujours  besoin de lui.Ou si on peut le dire en toute franchisse, un chien bien dressé n'attaque jamais son maître.C’est, l'adjoint d'El Baghdadi qui a répondu personnellement à cette question, il a dit :’’ qu'ils ne pouvaient pas s'attaquer à des mécréants lointains sans en avoir fini avec ceux déjà présents au voisinage, c'est-à-dire les chiites, les chrétiens d'Irak et tous les ‘’non-musulmans’’ du coin.
Interrogé sur le fait de na pas soutenir la cause palestinienne et de combattre l’Etat Hébreu qui massacre des civils innocents, la mouvance djihadiste Daech (EIIL, l’État islamique en Irak et au Levant),par le biais de l'adjoint d'El Baghdadi, dans un communiqué posté sur son compte Twitter, dira que « Dans le saint Coran, Allah ne nous a ordonné de combattre Israël ou les juifs qu’après avoir combattu les renégats et les hypocrites », qui confirme ainsi  que la  mouvance djihadiste Daech (EIIL, l’État islamique en Irak et au Levant) est  une création israélienne !Ceci  confrme, ainsi,  les révélations  du  général Wesley Clark, ancien commandant des forces armées de l’OTAN,  selon lesquelles l’Émirat islamique (Daech) avait été  créé par Israël pour vaincre le Hezbollah. L’ancien commandant des forces armées de l’OTAN, dans une interview accordée à la chaîne américaine CNN,  a déclaré que l’Émirat islamique (Daech) avait été « créé par les amis et les alliés de l’Amérique pour vaincre le Hezbollah ».
Le général Wesley Clark a  révélé, en effet, que Daech a été créé et financé  par l’Etat Hebreu :’’ il a été créé grâce au financement de nos amis et de nos alliés … dans le but de se battre jusqu’à la mort contre le Hezbollah » a dévoilé le général à CNN. Selon les aveux du général US, la création de Daech par l’Occident n’a eu pour seul but que d’assurer la sécurité de l’Etat hébreu face au Hezbollah.Noton que vu son statut, homme politique et ancien général des Forces armées des Etats-Unis, Wesley Clark est bien informé des secrets du Pentagone. D’après lui, les allégations selon lesquelles l’Iran, la Syrie et le Hezbollah seraient la principale menace à la sécurité d’« Israël » n’est qu’une escroquerie créée de toute pièce par l’Etat sioniste.
Les mêmes conclusions sur les dessous de l’origine satanique de DAECH ont été publiées dans le dernier rapport de la NSA : l’EIIL est une création de la CIA et le Mossad, déclare Edward Snowden, L’ex-agent de la NSA.Dans un rapport récent, Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) confirme les informations établissant que le groupe djihadiste EIIL est une création des services secrets occidentaux, principalement la CIA, le Mossad et le MI6.
Ce groupe djihadiste a proclamé l’instauration d’un État islamique dans la zone occupée depuis la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, jusqu’aux villes de Fallouja, Mossoul et Tal-Afar, en Irak, annonçant la restauration d’un califat et appelant « les musulmans du monde entier à prêter allégeance à leur chef ». Les services secrets de la triple alliance sioniste auraient créé un service de recrutement de mercenaires dans le cadre d’une stratégie globale ancienne baptisée « nid de frelons », visant à regrouper tous les extrémistes au sein d’une seule entité, selon Snowden. 

Des agents du Mossad à la tête de Daech et Qaida 

La politique visant à créer des organisations terroristes  et des chefs terroristes dans le but de servir et préserver  les intérêts sioniste et américain n’a pas changé. Une fois utilisés, ils seront éliminés et  remplacés.
 Le cas d’El Baghdadi, le soi-disant calife de l’EI, de son vrai nom Simon Elliot, de père et mère juifs, n’est en vérité qu’une création de la Mossad
 « Simon Elliott », alias  Abou Bakr Al-Baghdadi est de père et mère juifs.
Le prétendu « Eliott  a été recruté par le Mossad israélien pour une année au cours de laquelle, il a été formé à l’espionnage et sur le terrain pour conduire une stratégie destructrice des sociétés arabes et islamiques. Ces informations ont été  révélées par Edward Snowden et publiées par les journaux et autres sites Web.  Le chef de l’ « État islamique », Abou Bakr Al-Baghdadi, a coopéré avec les services secrets américains, britanniques et israéliens afin de créer une organisation terroriste capable d’attirer des extrémistes du monde entier en un seul endroit. C’était aussi le cas du chef d’Al-Qaïda en Irak, al-Zarkaoui, connu sous son pseudonyme Abou Moussab al-Zarkaoui, et qui n’était autre qu’Ahmed Fadh al Nazzar Khalaylah.
Il été recruté pour se charger des actions terroristes en Irak avant, pendant et après l’invasion des États-Unis en 2003 et de l’assassinat de Saddam Hussein. D’origine jordanienne, al-Zarkaoui fut le mercenaire type. Impliqué dans des attentats commis non seulement au Proche Orient mais aussi à Londres et aux États-Unis mêmes, y compris celui du 11 septembre 2001, il fut finalement tué le 12 juin 2006 dans un raid de l’aviation nord-américaine non loin de Baqouba, à une cinquantaine de kilomètres de Bagdad. Il devenait « dangereux », si bien que Bush fils ordonna de lancer une chasse à l’homme.
Source : Ouvalalgérie

Les attentats de Paris - À qui la faute ? L’État islamique a « fleuri » sur le fumier entassé en Syrie par l’OTAN, en tout premier lieu, par la France et son soi-disant « tranquille » président, François Hollande.



L’effroi, l’horreur, la barbarie… Ces qualificatifs font florès dans les médias français (et étrangers) après les six attaques terroristes perpétrées à Paris dans la nuit du vendredi 13 (ont-ils choisi à dessein cette journée marquée, comme on le sait, de mauvais augure ?) novembre ? Oui, ces qualificatifs sont justes, indéniablement, et l’on ne saurait passer sous silence le drame vécu par les victimes et les familles directement touchées, compatir à leur douleur. Ceci dit, et qu’il faut dire, il serait trop facile d’en rester à ce que je considère une analyse sommaire et biaisée.
Qui, en France, au sein de la classe politique, de ce qu’on appelle maintenant d’un terme qui ne veut rien dire : la société civile, au sein des mouvements organisés (syndicats, partis, etc.) a, depuis maintenant cinq ans, cinq terribles et longues années, « compati » à la douleur des Syriens, qui vivent au quotidien l’effroi, l’horreur, la barbarie… Leur président, que les politiciens français vouent d’un bel unisson aux gémonies, vient, devant des députés français, de prononcer une phrase que tout le monde, si les œillères n’empêchaient pas de voir, devrait accepter comme une vérité douloureusement exacte : « Paris a connu ce que nous, les Syriens, nous vivons depuis cinq ans » !
Car le point de départ est bel et bien là. L’État islamique a « fleuri » sur le fumier entassé en Syrie par l’OTAN, en tout premier lieu, par la France et son soi-disant « tranquille » président, François Hollande, le principal boutefeu occidental, le plus fanatique va-t-en-guerre, celui qui a fait (et qui fait toujours) du renversement de Bachir el-Assad une question quasiment personnelle, tout autant son prédécesseur Sarkozy avec Kadhafi en Libye. Lui au moins avait des prétextes, guère avouables certes. Mais quels sont les motifs censément plus avouables de Hollande ? Les a-t-il jamais énoncés ? Pour quelles raisons lui et l’OTAN sont-ils allés fomenter de l’extérieur ce que la presse bien-pensante appelle maintenant une « guerre civile » ou, tout simplement, une « crise », et qu’un peu de bon sens permet de qualifier plus justement de « guerre importée » ? Je lis les grandes explications sociologiques du Monde sur la raison pour laquelle la France serait le pays que les djihadistes « aiment haïr ». Un article sans doute satisfaisant sur le plan intellectuel, mais qui, sur le plan politique, laisse dans l’ombre le fond même de la question : pourquoi et comment une organisation (il faudrait trouver un autre mot, bien entendu) terroriste a-t-elle pu surgir et surtout se développer avec une telle vitesse et, surtout encore, se doter en si peu de temps de moyens financiers, logistiques et militaires absolument inouïs qui feraient pâlir d’envie n’importe quelle autre ? Quand un « mouvement » terroriste arrive à s’emparer de territoires aussi grands que ceux qui sont tombés sous la coupe de l’État islamique (nous sommes là très loin du fameux « foco » des guérilleros latino-américains des années 60 et 70), à faire régner sa sinistre loi sur des régions entières, à s’emparer de puits de pétrole, à les faire fonctionner, à vendre leur pétrole sur on ne sait trop quels marchés, c’est, d’une part – comment en douter ? – qu’il bénéficie de très puissants appuis, et, de l’autre, qu’il répond aux attentes de certains États, de vrais États, eux, qui ont besoin de lui pour arriver à leurs propres fins.
Nul n’ignore les visées que s’étaient fixé les États-Unis au Moyen-Orient à l’époque des Bush père et fils – des visées que les administrations démocrates n’ont jamais cherché à infléchir, pas plus Clinton qu’Obama : elles apparaissent dans leur stratégie qui consistait en gros à « foutre le merdier » dans cette région du monde, à la balkaniser en entités inviables et invivables, d’une part, pour pouvoir continuer de dominer plus facilement un coin de la planète richissime en pétrole, d’autre part pour pouvoir mieux « protéger » leur grand allié de la région, Israël. Sur ce plan-là, comme stratégie, c’est réussi, il faut bien le reconnaître. Que ce fût à la longue une stratégie foncièrement stupide crève autant les yeux. À plus forte raison quand, à cette stratégie imbécile sur le long terme, s’en est ajoutée une autre tout aussi stupide, issue du 11 septembre 2001 (un événement aussi « mystérieux » que l’assassinat de Kennedy en novembre 1963, et qui le restera encore très longtemps) : « faire la guerre » au terrorisme, menacer de bombarder une soixantaine de « trous perdus » du monde ! Comme si on pouvait liquider le terrorisme par des bombardements ou alors, en assassinant un par un les chefs les plus connus !
On a vu les conséquences de cette stratégie à  la cow-boy en Irak, qui est précisément le fumier sur lequel ont commencé à bourgeonner, à fleurir puis à pousser dru et fort d’abord Al-Qaeda, et maintenant l’État islamique. Le bouillon de culture du terrorisme djihadiste tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec ses terribles conséquences –parce qu’aucun mouvement précédent n’a jamais été dotée de tels moyens de faire du mal – c’est, ne l’oublions pas, l’Iraq et la stratégie politique et militaire fondamentalement erronée de la Maison-Blanche et de son Pentagone.
Mais si l’on peut comprendre que la Maison-Blanche, dont la tradition n’a jamais été, au fond, que celle consistant à « rouler des mécaniques » et à régler les problèmes à coups de feu, comme si notre planète était un saloon du Far West, comme elle l’a fait depuis deux cents ans (sinon, demandez leur opinion aux Latino-Américains), bref, si la diplomatie étatsunienne se caractérise, encore et toujours, par son primitivisme, on a du mal à s’expliquer comment la France (j’entends : son gouvernement), dont la diplomatie a été, des siècles durant, symbole de subtilité, de capacité à analyser et à nuancer les problèmes, emboîte d’une manière si cavalière et si guillerette le pas des nouveaux maîtres du monde (qui le seront, certes, de moins en moins, mais qui le resteront aussi longtemps que l’Europe ne se dotera pas d’une politique internationale à elle) et les accompagne dans toutes leurs équipées. Sur ce point, le « suivisme » est de mise, qu’on se revendique de la droite décomplexée à la Sarkozy ou de la gauche « nominale » : chacun y est allé de sa petite « proxy war ». Sarkozy a eu sa Libye, et Hollande a toujours (hélas) sa Syrie. Au moins, Chirac s’était fait un point d’honneur de ne pas accompagner Bush dans son aventure irakienne… Un beau moment d’indépendance française en politique internationale que ses successeurs auraient dû avoir le bon goût d’imiter, car il n’a été qu’un feu de paille.
Comme si l’Irak n’avait pas été suffisant ! Comme si les conséquences de cette terrible erreur (pour le reste du monde, pas pour les États-Unis, bien entendu, puisque cette décision faisait partie de leur stratégie) n’avaient pas assez sauté aux yeux de tous les gouvernements du monde et qu’il faille en rajouter ! Comme si la décision la plus intelligente quand on veut éteindre un feu, c’est jeter de l’huile dessus ou y rajouter des bûches ? Comme si la politique la plus subtile était de monter sur le char étasunien et d’accompagner toutes les équipées de la Maison-Blanche et du Pentagone (pour lequel, rappelons-le, la guerre est une affaire absolument juteuse) !
Qu’on me dise un peu ce que la France (son gouvernement et ensuite son peuple qui en paie les conséquences) avait à gagner en attaquant la Libye, en détruisant ce qui était jusque-là un État fort et en la transformant en ce qu’elle est maintenant : un patchwork de tribus et d’ethnies ? Qu’on me dise un peu ce que la France avait à gagner en imposant de l’extérieur une guerre à l’un des rares États laïques et solides du Proche-Orient et du monde musulman ?
Et tout ça, quelle pitié ! Uniquement pour renverser un président syrien qui n’a pas l’heur de plaire à Washington parce qu’il est l’allié de l’Iran, contre lequel la Maison-Blanche a une dent depuis 1979 ? Faut-il donc adopter sans broncher, quand on se dit représenter la France et mener une politique sensée, la politique saloonesque de Washington selon laquelle les problèmes se règlent à coups de bombes et par la force militaire ? Et maintenant que les États-Unis ont été contraints de mettre de l’eau dans leur vin et de négocier avec l’Iran, faute d’avoir pu renverser son gouvernement, quelle mine fera notre Hollande et son gouvernement et son parti « socialiste », puisque l’un des motifs jamais dits de la guerre contre la Syrie était d’enlever à Téhéran l’un de ses alliés les plus solides et donc de l’affaiblir ?
Alors, oui, il faut le répéter : l’État islamique (ou Daesh, comme on voudra) s’est développé à toute allure sur cette guerre-ci, tout comme les champignons après la pluie. Parce que ce genre d’armée (Valls vient de dire que c’en était une) ne pullule que dans le chaos. Et du chaos, l’OTAN et ses premiers va-t-en guerre, Sarkozy et Hollande, en ont semé à tour de bras : l’Irak, la Libye, la Syrie (autrement dit, ce qui n’est pas un hasard, les gouvernements, les États laïques les plus solides du Moyen-Orient, puisque, contradictoirement, des monarchies archiréactionnaires et théocratiques comme l’Arabie saoudite, n’auront jamais rien à craindre, elles, de l’OTAN dont elles sont les meilleurs alliées).
Les parents aussi bien putatifs que biologique de l’État islamique, ce sont les gouvernements occidentaux qui, nul ne l’ignore, non seulement ne l’ont pas combattu quand il aurait été encore temps, mais l’ont accouché, puis l’ont soutenu, financé, approvisionné en armes (et même de celles dont ne disposent que des gouvernements constitués) tant que celui-ci leur convenait pour renverser Bachir el-Assad (ainsi que les autres groupements terroristes qualifiés ni plus ni moins que d’opposition modérée). Et comme tous les Frankenstein de l’histoire, le monstre inventé de toutes pièces a brisé ses liens, est sorti des laboratoires et, pour se venger (d’on ne sait quoi), fait la guerre à tout le monde, tue à gauche et à droite, pourfend les « infidèles », autrement dit tous ceux qui ne sont pas lui-même. Tandis que ses inventeurs, absolument dépassés par les événements, ne savent plus quoi faire pour le ramener à la raison…
Hollande va lui déclarer la « guerre à mort », qui est, j’ose le rappelle, justement la seule solution que ce sous-doué de Bush avait trouvée pour se venger du 11 septembre… On en a vu le résultat. Espérons du moins qu’il lui fera une « guerre » un peu plus sérieuse que dans le cadre de la « coalition » conduite – une fois de plus – par les États-Unis depuis plus d’un an et qui n’a servi strictement à rien ! (Soit dit en passant, la Russie, avec le soutien du gouvernement légitime – je le rappelle – de Syrie et de son armée à terre a plus fait en un mois pour briser l’avancée de l’État islamique et à en desserrer l’étau et détruire ses infrastructures et sa logistique, ainsi que celles des autres groupes terroristes, que la « coalition » internationale dont tout le monde constate, par comparaison, qu’il ne s’agissait que de la poudre aux yeux. On ne saurait être à la fois l’allié et l’adversaire des terroristes, en choisissant entre bons terroristes, les miens, et mauvais terroristes, ceux d’en face...)
Alors, oui, coupable, Hollande, pour avoir contribué plus que quiconque à faire de l’État islamique – cet amalgame de « fous de Dieu » assoiffés de sang qui ne vivent que de tueries et de massacres d’innocents – ce qu’il est devenu : un Frankenstein incontrôlable !
Mais coupables aussi, les Français, pour avoir permis à leur classe politique de mener cette guerre immonde contre la Syrie ! Car, autant qu’il m’en souvienne, jamais personne, aucun parti, aucun mouvement syndical, aucun groupement d’intellectuels, aucune entité de la prétendue « société civile » n’a protesté contre cette guerre que Hollande et son gouvernement ont pu engager et mener comme s’ils avaient derrière eux l’approbation de la nation entière, toutes tendances confondues. Et ce, depuis maintenant cinq ans !
Combien de morts en France, mais surtout combien de dizaines de milliers d’autres morts en Syrie faudra-t-il donc pour que le peuple français oblige son gouvernement à cesser d’appuyer ses « bons » terroristes et à renoncer à sa si coûteuse idée fixe, qui vire à l’obsession : liquider Bachir el-Assad ?
Parce qu’apparemment les deux cent mille victimes à ce jour des cinq ans de guerre de l’OTAN et de la France contre la Syrie ne suffisent pas à faire prendre conscience aux Français que leur gouvernement fait absolument fausse route. Même pas quand les survivants déferlent en masse sur les côtes européens pour fuir l’horreur, l’effroi, la barbarie dont ils sont victimes ! Celles-ci sont des victimes « interlopes », comme dirait Brassens, des « métèques », qui, apparemment, ne pèsent pas, sur la balance de la vie, autant que les victimes parisiennes. Comme toujours, il faut que les victimes soient européennes ou vivent dans le Premier monde pour que l’horreur éclate aux yeux de tous ! Voilà à peine quelques jours, il y a eu des dizaines de victimes dans un attentat terroriste au Liban, qui n’ont eu droit qu’à de petits entrefilets ! Sans parler des attentats dans le reste du Moyen-Orient, qui y sont devenus le pain quotidien.
Le monde s’émeut devant les attentats absolument condamnables de Paris. Tous les grands de ce monde y vont de leur petit couplet, à commencer par ceux qui sont les premiers responsables de l’existence de Daesh, les créateurs du Frankenstein, les seuls responsables, par leur politique erronée, du chaos régnant au Proche-Orient (je ne parlerai pas des bombardements sur le Yémen de l’Arabie saoudite, ce grand allié occidental qui a plusieurs fers au feu et mange à différents râteliers, sous l’œil complaisant et approbatif de l’OTAN). Mais aucun ne bat sa coulpe…
Mais qui s’émeut en France depuis cinq ans (mais depuis bien avant ailleurs) devant les enfants syriens tués par les bombes et les armes de l’Occident, devant les civils innocents, les femmes, les personnes âgées dont le seul crime est de vivre sous un gouvernement qui ne plaît pas à Hollande et à son grand patron, la Maison-Blanche ?
Oui, je me demande que diantre Hollande avait à faire dans la galère syrienne ? Et les Français qui n’ont jamais dit mot ?
Alors, oui, émouvons-nous avec raison des morts parisiens, mais, vous les Français, agissez pour que votre gouvernement cesse de commettre les crimes qu’il commet aujourd’hui même en Syrie, par action et par omission…
Jacques-François Bonaldi
La Havane
Samedi 14 novembre 2015


samedi 14 novembre 2015

La France frappée en plein cœur, sa politique remise en cause


Soudain, l’incroyable est arrivé !

Six attentats simultanés dans près de quatre lieux différents de la capitale française, avec une prise d’otages et un bilan de plus de 128 morts et de 250 blessés, l’événement a l’effet d’un choc. La France est en guerre, l’état d’urgence est décrété et Paris est presque désert les habitants ayant été sommés de rester chez eux dans un couvre- feu non officiel. Du jamais vu en France où il y a certes déjà eu des attentats, mais jamais de cette ampleur et avec une telle organisation et un tel professionnalisme. Les responsables français ont immédiatement parlé d’actes terroristes et pointé du doigt les takfiristes et «Daech» en particulier. Etrange accusation lorsqu’on sait que la France a été l’un des derniers pays occidentaux à se rallier à la coalition anti «Daech» menée par les Etats-Unis sous prétexte qu’il n’est pas question de participer à une action qui risque de profiter au régime syrien. Même lorsqu’elle a par la suite, mais vraiment à contrecœur changé d’avis, la France n’a pas été très active au sein de la coalition, se contentant de frappes limitées et, a-t-elle dit, bien ciblées. Aujourd’hui, la France sous le choc découvre que toute sa théorie basée sur l’hostilité déclarée et active (La France est l’un des principaux pays qui ont envoyé des armes à l’opposition syrienne) au régime syrien ne suffit pas à la protéger des attentats terroristes d’une barbarie insoutenable et inexplicable. Car si l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier dernier pouvait être expliqué par les caricatures mettant en cause le Prophète Mohammad publiées par l’hebdomadaire satirique qui ont dérangé des «musulmans» extrémistes, les attentats synchronisés d’hier, vendredi, n’ont pas une explication concrète, ni de justification autre que la volonté de faire mal, de briser la confiance de la société française en elle-même et de frapper un coup spectaculaire et terrible en France et aussi dans le monde occidental.
Selon les commentaires des médias français entièrement mobilisés pour couvrir ces attentats et leurs retombées, les dirigeants français ne seraient pas seulement choqués par l’ampleur du carnage mais aussi par l’action en elle-même, sachant que les positions de la France hostiles au régime syrien et favorable «au printemps arabe» étaient censées la protéger d’éventuels attentats terroristes d’une telle envergure. Les excellentes relations entre l’Arabie saoudite, le Qatar et la France étaient aussi en principe destinées à assurer à ce pays un filet de sécurité certain contre les terroristes, notamment au niveau de la coopération entre les services français, saoudiens et qataris pour la surveillance et le contrôle des jeunes «radicalisés» envoyés en Syrie et de retour dans leur pays d’origine. Les odieux attentats d’hier sont d’autant plus inattendus que les Etats-Unis, par exemple, et même l’Allemagne ou la Grande Bretagne avaient plus ou moins atténué leur hostilité au régime syrien, acceptant à contrecœur une possibilité de maintenir le président syrien en place pendant une période transitoire plus ou moins longue. Ces pays avaient même insisté pour la participation de l’Iran aux négociations de Genève.
Seule la France était restée sur sa position radicale en harmonie avec celle de l’Arabie. Et au final, c’est la France qui est frappée le plus durement, les innocents sont tombés attaqués d’une façon odieuse, alors qu’ils assistaient à un match de foot ou qu’ils écoutaient un concert de musique rock... Il n’y avait aucune raison que ces innocents meurent ainsi ... si ce n’est la logique propre aux takfiristes qui vouent une haine viscérale à tous ceux qui ne partagent pas leur point de vue et au monde entier. Coincés en Syrie et en Irak, ils se vengent en Occident, et au Liban, car ils ne comprennent que le langage de la violence et de la haine. Brusquement, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius réclame «une plus grande coordination dans la lutte contre le terrorisme». Mais une coordination avec qui ? Quand est-ce que la France a réellement participé à la lutte contre le terrorisme, elle qui n’a cessé d’alimenter en armes sophistiquées l’«opposition syrienne», sachant que ces armes finiraient par tomber entre les mains des extrémistes ? La France découvre aujourd’hui que sa stratégie depuis 5 ans d’alimenter la guerre en Syrie dans le but de marquer des acquis politiques et son encouragement à l’enrôlement des extrémistes français vers la Syrie pour qu’ils combattent là-bas et y meurent n’est pas efficace. C’est un peu comme si le sort se retournait contre le sorcier mais ce sont les innocents français qui en paient le prix...
Dans l’analyse, on peut dire que ces attentats odieux coïncident avec la reprise des négociations de Genève et il est clair que «Daech» et «al-Nosra» veulent s’imposer comme partenaires à ces négociations, alors que les Occidentaux et les Russes discutent des listes des participants qui ne comptent que des figures de l’opposition modérée ( qui ne contrôle presque rien sur le terrain syrien). Qui a intérêt à cette manœuvre ? L’Arabie saoudite qui a tout misé sur les groupes terroristes en Syrie et qui se retrouve exclue de la solution en gestation.... L’Arabie n’a certes pas commandité les attentats mais c’est peut-être grâce à elle et à ses fonds que les terroristes ont pu construire des réseaux d’une telle efficacité en France...
Soraya Hélou
Source : French.alahednews