vendredi 4 octobre 2013

Les armes chimiques secrètes d'Israël….Les inspecteurs de l’ONU, qui contrôlent les armes chimiques de la Syrie, auraient beaucoup plus à faire s’ils étaient envoyés contrôler des armes nucléaires, biologiques et chimiques (NBC) d’Israël.

Selon Jane’s Defense Weekly, Israël –l'unique puissance nucléaire au Moyen-Orient- possède de 100 à 300 têtes nucléaires et leurs vecteurs appropriés (missiles balistiques et de croisière et chasseurs-bombardiers). Selon des estimations du Sipri, Israël a produit entre 690 et 950 kgs de plutonium, et continue à en produire assez pour fabriquer chaque année 10 à 15 bombes du type de celle de Nagasaki. Il produit aussi du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.
Selon divers rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Ha’aretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la recherche biologique, situé à Ness-Ziona, près de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens composent le staff, qui mène depuis cinq décennies des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques. L’Institut est  avec le Centre nucléaire de Dimona, « une des institutions les plus secrètes d’Israël » sous juridiction directe du Premier ministre. Le plus grand secret entoure la recherche sur les armes biologiques : des bactéries et virus qui, disséminés chez l’ennemi, peuvent déclancher des épidémies. Parmi eux, la bactérie de la peste bubonique (la « mort noire » du Moyen-âge) et le virus Ebola, contagieux et létal, pour lequel aucune thérapie n’est disponible . On peut produire avec la biotechnologie de nouveaux types d’agents pathogènes auxquels la population cible n’est pas en mesure de résister, ne disposant pas du vaccin spécifique. On dispose aussi de sérieux indices sur des recherches pour développer des armes biologiques pouvant anéantir le système immunitaire humain.
Officiellement l’Institut israélien effectue des recherches sur des vaccins contre des bactéries et virus, comme celles sur l’anthrax financées par le Pentagone, mais il est évident qu’elles permettent de développer de nouveaux agents pathogènes à usage guerrier. Le même expédient est utilisé aux USA et dans d’autres pays pour contourner les conventions qui interdisent les armes biologiques et chimiques. En Israël la chape de secret a été en partie levée par l’enquête qu’a faite, avec l’aide de scientifiques, le journaliste hollandais Karel Knip. Il ressort en outre que des substances toxiques développées par l’Institut ont été utilisées par le Mossad pour assassiner des dirigeants palestiniens.
Des témoignages médicaux indiquent qu’à Gaza et au Liban, les forces israéliennes ont utilisé des armes de conception nouvelle : elles laissent le corps intact à l’extérieur mais, en y pénétrant, dévitalisent les tissus, carbonisent le foie et les os, et coagulent le sang. Ceci est possible avec la nanotechnologie, cette science qui projette des structures microscopiques en les construisant atome par atome.  L’Italie participe aussi au développement de ces armes, étant liée à Israël par un accord de coopération militaire et son premier partenaire européen dans la recherche & développement. La loi de finances prévoit une attribution annuelle de 3 millions d’euros pour des projets de recherche conjoints italo-israéliens. Comme celui, indiqué dans le dernier appel d'offres de recherche de la Farnesina (ministère italien des Affaires étrangères) sur de « nouvelles approches pour combattre des agents pathogènes résistants aux traitements ».
Ainsi l’Institut israélien pour la recherche biologique pourra-t-il rendre les agents pathogènes encore plus résistants.
Traduit par Marie-Ange Patrizio
Source : TLAXCALA

jeudi 3 octobre 2013

Syrie - Mère Agnès : Les enfants de l’attaque chimique ont été anesthésiés !

La mère Agnès-Marie de la Croix a assuré que les enfants qui ont été filmés dans le massacre aux armes chimiques dans la région de Ghouta en Syrie sont toujours vivants mais qu’ils ont été anesthésiés.

« Les habitants de la province de Lattaquié m’ont informée avoir vu leurs enfants dans les vidéos sur la Ghouta, filmées par les miliciens armés », a-t-elle dit dans une interview avec la chaine de télévision al-Mayadeen.
Accompagnant l’équipe des inspecteurs des Nations Unies dans leur deuxième visite à Damas, Mère Agnès explique que « le premier motif de son action était au début humanitaire, et la veille de l’attaque chimique dans la Ghouta nous étions à Damas. Nous avons vu de nos propres yeux ce qui a eu lieu à Maadamiya.
Donc, s’il y avait eu des morts, des victimes et des blessés, on aurait remarqué ceci immédiatement. Mais cette nuit, aucun mouvement inhabituel n’a été enregistré. Les gens ici sont tous des voisins et se connaissent. Les habitants de la Ghouta qui se sont déplacés vers Damas n’ont pas été paniqués par un événement de cette ampleur, surtout que les informations de presse ont fait état de 1400 morts et de 10000 blessés dans une petite zone. Nous n’avons pas entendu non plus les ambulances. Tout était calme cette nuit ».
« Telles étaient mes premières remarques, et lors de mon voyage en Malaisie, j’ai été en contact permanent avec les habitants de Lattaquié. Le 4 aout, les groupes armés ont ravagé 11 villages dans la province de Lattaquié.
Les médias occidentaux ont parlé d’une avancée de l’opposition syrienne, alors qu’un véritable carnage avait eu lieu. Nous avions dressé des listes comprenant les martyrs de la province de Lattaquié et les disparus. Les groupes armés avaient kidnappé 115 personnes dont 65 enfants de moins de 15 ans. Au cours de mon voyage, j’ai appris que des parents de la province de Lattaquié ont reconnu des enfants enlevés de la même région qui sont apparus dans les images diffusées sur les victimes des armes chimiques présumées dans la Ghouta.
Les Américains ont choisi 13 films parmi les vidéos présentées par les groupes armés et les ont qualifiés de surs.
Et Mère Agnès d’ajouter : « J’étais en contact avec des journalistes allemands, je leur avais dit que je suis incapable de déterminer la date et le lieu de chaque film. Ils m’ont envoyée une liste de 43 films dont les premières vidéos. Ma surprise était grande à la vue des mêmes enfants repris dans au moins quatre ou cinq vidéos. Je me suis dit que ce qui se passe est anormal.
Quand je me suis approfondie dans l’étude de toutes les vidéos sur des attaques chimiques présumées, je me demandais à chaque fois : d’où cherchent-ils tous ces enfants ? Où sont leurs parents ? Est-ce possible qu’une mère abandonne ses enfants ? Il est normal qu’un ou deux enfants disparaissent, mais perdre ce grand nombre d’enfants ceci suscite des interrogations ».
 « Toutefois, j’ai une bonne nouvelle : les enfants étaient anesthésiés, la preuve en est que tous les enfants étaient calmes à l’exception d’un enfant qui pleurait. On aurait administré à ces enfants plusieurs types d’anesthésiants pour donner l’impression qu’ils sont morts. Quant aux jeunes tués, je pense qu’ils sont des éléments des groupes armés qui ont joué le rôle de comparse ».
« S’ils étaient morts, on aurait vu ce nombre élevé de victimes enterrés dans les tranchées énormes creusées pour contenir entre 300 à 400 dépouilles. Mais seules 8 corps y ont été enterrés. Nous n’avons pas vu ceux qui enterrent. S’il y avait vraiment 1500 corps, où seraient-ils alors ? ».
Mère Agnès révèle à la chaine al-Mayadeen qu’une équipe internationale baptisée « l’équipe du 21 aout », et regroupant des experts allemands, français, italiens, canadiens et américains a été formée pour dresser une liste chronologique des événements entre 1h55 et 4h00 du matin. Ce timing suscite plusieurs interrogations. Il est impossible que toutes les dépouilles aient été transportées aux morgues le même jour, surtout qu’on parlait de milliers de victimes.
Nous sommes de plus en plus convaincus que ces vidéos n’ont pas été filmées le 21 aout. Elles ont été postées sur internet en ce jour et ceci nécessite plus de preuves »
A suivre
Mise en ligne CV : 27 septembre 2013

Syrie : des leçons pour supplétifs....C’est le sort des pantins que d’être soumis au bon vouloir des tireurs de ficelles..


La fonction de supplétif est l’une des plus compliquées qui soit. La preuve en a été donnée par l’atroce situation dans laquelle s’est trouvé le président français, François Hollande, sur le dossier syrien.
Le Nouvel Observateur vient de remuer le couteau de la plaie. Il a pu recueillir des informations sur le déroulement de la journée du samedi 31 août, le " J-1 ", qui devait précéder le jour de la " punition " du " régime de Bachar El Assad ". " Les frappes sont pour ce soir ", il ne faisait aucun doute, mais à la Défense, un membre du commandement avoue : " nous ne maîtrisions pas : le calendrier. C’est Obama qui devait donner le top départ ".
De l’autre côté de l’Atlantique, de Washington, le président étasunien allait appeler sur la " ligne directe et sécurisée ". Nous pouvons le confirmer, maintenant, Obama se préoccupait fort peu des émois du Français. Lui, il avait la décision et n’avait besoin que de donner des ordres, et surtout gérait l’affaire au mieux des intérêts stratégiques de son pays. Pendant qu’en France tout l’appareil d’État était mobilisé et attendait dans une fébrilité insoutenable que le téléphone sonne, Obama était sûrement en train de négocier avec les Russes, en se donnant le temps pour la chose, puisqu’il a décidé de consulter ses parlementaires, en vacances à ce moment.
Là encore, nous savons ce qu’il est advenu. L’aboutissement à un accord entre les États-Unis et la Russie qui enterre pratiquement tout recours à la confrontation armée, qu’aurait peut-être déclenchée une agression atlantiste contre la Syrie. Accord suivi d’une résolution du Conseil de sécurité, loin de toute contrainte majeure et de menace de guerre d’agression. Et il n’y a pas que le pouvoir français à avoir goûté à l’amertume de la désillusion. Il y a aussi ces " oppositions " syriennes qui jubilaient de se voir gratifiées de bombardements qui leur offriraient la Syrie. Elles ont dû déchanter, tandis qu’Al-Qaïda se renforçait et ne laisse plus aucun doute sur son hégémonie militaire. Et voilà que se profile, pour les semaines qui viennent, une Conférence internationale sur la Syrie, où il s’agit pour la Coalition d’Istanbul (CNS) de se constituer en interlocuteur crédible et représentatif, alors que les groupes armés lui dénient toute reconnaissance.
Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, obligé de faire le travail pour lequel il est payé, l’incite à " entrer en contact avec les autres groupes d’opposition pour former une délégation représentative et unie ", car il s’agit ni plus ni moins que de se préparer à " entreprendre un dialogue sérieux aussi vite que possible ". Une entreprise qui est autrement plus compliquée que de prendre directement le pouvoir des mains de l’OTAN. Après la destruction du pays, cela s’entend. Nous voilà donc devant le spectacle offert par des comparses en plein désarroi, devant les développements inattendus de l’agenda étatsunien et devant un tirage de cartes insoupçonnées. C’est le sort des pantins que d’être soumis au bon vouloir des tireurs de ficelles, la leçon devrait servir à bien d’autres candidats à l’allégeance aux puissants.

mercredi 2 octobre 2013

Derniers de la classe !..... la diplomatie française ne fait que régresser. De Sarkozy à Hollande, la diplomatie française n’a fait que s’enraciner dans un ostracisme sans précédent.

La crise syrienne a été une équation qui a révélé la maturité des uns et des autres en matière de résolution des problèmes politiques. Ainsi, cet examen a permis à chaque "élève" de voir exactement quelle est la place qui lui était impartie sur la scène politique.
Suite à un récent sondage publié par YouGov, il ressort que les Américains préfèrent significativement Vladimir Poutine à Barack Obama, dans la mesure où Vladimir Poutine s’est distingué par son efficacité pour désamorcer la crise des armes chimiques syriennes. A la question de savoir quel est l’homme politique qui a été le plus efficace lors de la crise des armes chimiques syrien, 49 pour cent des Américains ont plébiscité le président Vladimir Poutine, alors que seulement 25 pour cent ont voté pour Barack Obama.
Dans cet ordre d’idée, Bachar Al Assad occupe la troisième place avec 9%, suivi de Ban Ki Moon, avec 7% ; alors que, respectivement, Cameron et Hollande arrivent en dernière positions avec 6 et 4%.
Cela dit, de l’avis des commentateurs, les deux vainqueurs lors de ce round ont été Assad et Poutine. Si la diplomatie russe s’est distinguée par une gestion rationnelle de la crise, Assad quant à lui, a donné une vraie leçon de fonctionnement des institutions internationales sur Fox News dans une récente interview qui l’a repositionné auprès des Américains.
Par conséquent, la France se retrouve à la rue. « Les exigences françaises étaient guidées par la haine et non la raison ou une quelconque expertise, dans la mesure où Laurent Fabius s’est comporté comme un amateur. On se souvient de ses fulgurances et menaces qui demandaient à Damas de tout faire en une semaine et surtout de donner un délai de destruction. Mais, seul l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), peut mettre en place un calendrier. », commente le journaliste Allain Jules, avant de conclure : « Cette leçon et grande humiliation doivent désormais faire réfléchir et apporter un peu plus d’humilité. Par la voix de ses autorités, la France devrait faire sienne le dicton selon lequel, il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Les sempiternels refrains « Al-Assad doit partir » ou encore « résolution contraignante sous Chapitre VII » et tutti quanti, ne sont désormais que des chimères. Il ne reste plus que des alliances avec les terroristes si elle veut, et annoncer officiellement son accord avec Al-Qaïda pour détruire la Syrie. »
Décidément, la diplomatie française ne fait que régresser. De Sarkozy à Hollande, la diplomatie française n’a fait que s’enraciner dans un ostracisme sans précédent. Pour preuve, la France, plus royaliste que le roi, a été le seul pays à commémorer les premiers bombardements de l’OTAN en Libye, le 19 mars 2012. Immaturité politique !

dimanche 29 septembre 2013

La "Conférence de paix" occulte la destruction de la Palestine…….Pourtant les ’conférences de paix’ entre Israéliens et Palestiniens - Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’ont ni réalisé ni même contribué à la paix.


« Mettre fin aux spéculations sur les mirages de la fin de l’occupation et les chimères quant à la création d’un État palestinien au moyen des négociations, alors que ces tentatives ont échoué de manière cinglante. … L’expérience de vingt années de négociations avec l’entité sioniste prouve que celle-ci, par sa composition, sa nature, son comportement raciste de colonisation et de haine et sa politique ne montre aucune disposition pour une paix véritable qui garantisse au minimum les droits nationaux de notre peuple. … La colonisation s’est poursuivie pendant ces vingt ans de négociations et s’est multipliée par trois, voire par quatre. Tandis que la judaïsation de Jérusalem se propage inexorablement. »
Marwan Barghouti, mars 2012
À de rares exceptions près, les initiatives internationales visant à mettre fin au conflit entre Israéliens et Palestiniens considèrent que le dialogue de paix – négociations sans intervention extérieure - est le seul moyen d’atteindre cet objectif. Cette vision des choses est également largement répandue au niveau du sens commun.
Pourtant les ’conférences de paix’ entre Israéliens et Palestiniens - Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’ont ni réalisé ni même contribué à la paix. Ces ’dialogues de paix’ n’ont ni interrompu, ni même ralenti la colonisation de peuplement et la confiscation des terres dans les territoires occupés en 1967. Ils n’ont pas empêché l’État d’Israël de poursuivre, voire d’accélérer l’installation d’Israéliens juifs dans les territoires occupés - aujourd’hui plus de 500000, soit un Israélien juif sur 10 -, l’implantation de colonies fortifiées, la confiscation et le nettoyage ethnique de terres palestiniennes.
Longtemps les appels à la négociation – au “dialogue de paix“ - entre Israéliens et Palestiniens se sont inscrits dans une rhétorique d’évacuation des territoires occupés en 1967 en échange de la paix. Dans le sillage des Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne s’est totalement engagée dans cette perspective. Il n’en a manifestement pas été de même pour les autorités israéliennes. Avant et après Oslo, tous les gouvernements israéliens ont inscrit leur politique - à l’instar de la politique officiellement prônée par Yitzhak Shamir en 1991 [1] - dans la perspective de la paix en échange de la paix, c’est-à-dire, de la fin des agressions israéliennes en échange de la fin de la résistance à l’occupation et à la colonisation. [2] Ce qui d’ailleurs est conforme à l’essence même de l’État d’Israël.
Intentionnellement ou non, toutes les ’conférences de paix’ ont été des promesses creuses qui ont entravé les Palestiniens, et un moyen d’amener les Israéliens et la communauté internationale à soutenir ou du moins à accepter la colonisation – confiscation des terres et nettoyage ethnique - des territoires occupés en 1967. Par exemple, “l’offre généreuse“ mise au point et utilisée de main de maître par E. Barak à la Conférence de Camp David (2000), a consisté à prétendre que pour arriver à un accord de paix, les autorités israéliennes avaient fait des offres extrêmement généreuses qui avaient été systématiquement rejetées par les Palestiniens. [3] Ce qui est censé prouver que les Palestiniens ne veulent pas la paix mais la destruction d’Israël et par conséquent que, confronté à l’absence d’un partenaire de paix, l’État d’Israël est obligé d’assurer sa sécurité, notamment par la construction d’un “Mur de sécurité“ et par l’implantation de colonies. [4]
L’effet sur l’opinion israélienne et internationale de ces prétendues “offres généreuses“ israéliennes, qui en fait n’ont jamais existé et qui auraient été confrontées à un rejet systématique de la part des Palestiniens, a été stupéfiant. [5] Pourtant les nombreuses et très graves infractions israéliennes aux Droits humains des Palestiniens - crimes de guerre et crimes contre l’humanité – ont été abondamment documentées par des organisations au-dessus de tout soupçon. Force est de constater que la crédulité devient incommensurable dès que l’on invoque de prétendues menaces à la sécurité d’Israël, pourtant de très loin la puissance militaire dominante de la région.
Depuis quelques années et de plus en plus souvent, les masques tombent du côté israélien. Des hautes autorités israéliennes ne font plus allusion à l’évacuation des territoires occupés, au démantèlement des colonies, ni même à la fin de la colonisation en échange de la paix. Par exemple, en réaction à l’attribution du statut d’État observateur à la Palestine par l’ONU le 29 novembre 2012, le Gouvernement israélien a publié le 2 décembre 2012 un communiqué officiel du Premier Ministre Benjamin Netanyahu où on peut lire : “Aujourd’hui nous construisons et nous continuerons à construire à Jérusalem et dans toutes les zones qui se trouvent sur la carte des intérêts stratégiques de l’État d’Israël“ “Il n’y aura pas d’État palestinien sans un dispositif qui garantisse la sécurité des citoyens israéliens. Il n’y aura pas d’État palestinien tant que l’État d’Israël ne sera pas reconnu comme l’État du Peuple juif. Il n’y aura pas d’État palestinien tant que les Palestiniens n’auront pas proclamé la fin du conflit“. [6] Donc le Gouvernement israélien proclame officiellement que les Palestiniens n’auront la paix qu’à condition de laisser les Israéliens coloniser en toute sécurité.
Bien qu’elle continue à évoquer l’échange de la paix contre l’évacuation des Territoires, il y a longtemps que l’Autorité palestinienne a été amenée à souscrire à la perspective de ’la paix en échange la paix’. [7] Du fait de sa totale dépendance à l’égard des États-Unis, de l’Union européenne et de la bonne volonté douanière d’Israël et sans doute surtout afin de préserver les privilèges liés à la gestion de l’occupation, l’Autorité palestinienne réprime ou du moins endigue fermement toute opposition militante à l’occupation, en échange du pouvoir d’administrer sous stricte tutelle israélienne la mosaïque de “réserves“ telle qu’elle existe aujourd’hui. Toutefois, bien que l’État d’Israël – Territoires occupés inclus - soit déjà, à l’image des États-Unis, un État moderne avec ses réserves d’indigènes, les autorités israéliennes ne sont pas encore rassasiées. Il reste des terres à confisquer et à “nettoyer“.
Le fait que l’Autorité palestinienne ne porte pas les graves violations du droit international et humanitaire commises par les autorités israéliennes devant la Cour internationale de Justice de La Haye est à mon sens une manifestation probante de l’acceptation de “la paix en échange de la paix“ par l’Autorités palestinienne.
Au moment de la création de l’État d’Israël, la quasi totalité des Palestiniens vivaient en Palestine mandataire. Ils y étaient propriétaires de 93% du territoire. Aujourd’hui près des 2/3 des Palestiniens vivent à l’extérieur de leur pays d’origine. [8] Ceux qui y vivent – en Israël proprement dit et dans les territoires occupés en juin 1967 - constituent quelque 50% de la population [9], mais ne sont propriétaires que d’environ 11% du sol [10] et d’un pourcentage bien inférieur encore – moins de 5% - des terres cultivables. En Israël proprement dit, la grande majorité des Palestiniens – bien que de nationalité israélienne – vivent dans des lieux restreints, étroitement surveillés et très défavorisés par rapport à ceux où vivent les Israéliens juifs. Dans les Territoires occupés, la situation est bien plus sévère encore. Les Palestiniens y sont progressivement amenés à se cantonner dans des enclaves largement dépouillées de ressources, si ce n’est la charité internationale. Tant en Israël proprement dit que dans les territoires occupés, leurs droits humains sont bafoués, leurs institutions sont soumises à une tutelle draconienne, le harcèlement est omniprésent et la confiscation des terres – notamment dans le Néguev - s’intensifie.
Bref, nous assistons depuis plus de 65 ans à la destruction officielle et délibérée de la société palestinienne par les autorités de l’État d’Israël : colonisation de peuplement, contrôle total des institutions, confiscation des terres et nettoyage ethnique des zones confisquées. Cette destruction – aujourd’hui largement réalisée - se poursuit et s’accélère derrière l’écran de l’actuelle Conférence de paix entre des autorités israéliennes bénéficiant d’une totale impunité et une Autorité palestinienne sous tutelle.
Hors l’application du droit international, s’en remettre à une négociation de paix entre une puissance militaire occupante et la communauté désarticulée qui est à sa merci, c’est s’en remettre à la raison du plus fort, celle de la puissance occupante ; c’est entériner l’occupation, les déplacements de population, les spoliations de terres et de maisons, les punitions collectives, les violences de l’armée, des polices et des milices des colonies, la destruction des infrastructures éducatives, économiques, sanitaires, … ; c’est être complice de la pacification de la communauté opprimée et de sa désarticulation ; c’est avaliser les violations du droit international et des droits humains des Palestiniens : droits à se défendre, à résister à l’occupation, à la sécurité alimentaire, à l’assistance sanitaire, à l’éducation, à la propriété, à la libre circulation, … ; c’est contribuer à assurer l’impunité aux autorités politiques et militaires de l’État d’Israël pour leur politique délibérée de destruction de la société palestinienne ; c’est, en quelque sorte par défaut, être complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Il ne s’agit évidemment pas de mettre en question l’existence de l’État d’Israël, d’ailleurs reconnu dans ses frontières de 1949 par la Communauté internationale, l’OLP [11] et, implicitement, le Hamas [12]. Cela s’apparenterait à une incitation au crime contre l’humanité. Il s’agit d’appeler la Communauté internationale : à contraindre un État et ses autorités à respecter le droit international [13] ; à se préoccuper non plus de la pacification d’une zone d’occupation militaire mais du respect des droits humains des victimes d’une occupation illégale et meurtrière, ce qui implique la fin de l’occupation.
Tant que l’État d’Israël ne respecte pas les droits humains des Palestiniens, y compris ceux de nationalité israélienne ; tant que cet État et ses autorités violent gravement le droit international et humanitaire, toute personne - particulièrement tout responsable politique - doit appeler les instances politiques et judiciaires nationales et internationales à remplir leurs obligations de respecter et de faire respecter le droit. Ces instances doivent signifier aux autorités politiques et militaires israéliennes qu’enfreindre au Droit des peuples à disposer d’eux mêmes est un crime contre l’humanité et que ceux qui en sont responsables seront inculpés. Ces instances doivent exiger, sous peine de sanctions et d’inculpations : la fin de l’occupation, du nettoyage ethnique et des confiscations – notamment des terres et de l’eau - et le dédommagement des Palestiniens, notamment en vertu de leur “droit au retour“, entériné par l’ONU, y compris par l’État d’Israël. [14]
Ce n’est que dans le respect du droit international et humanitaire que le rétablissement d’une société palestinienne autonome et viable sera possible et que les soi-disant “dialogues de paix“ entre Israéliens et Palestiniens ne serviront plus uniquement à occulter la destruction de la société palestinienne et à assurer l’impunité de ceux qui en sont responsables.
Jacques Bude
Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles.

samedi 28 septembre 2013

Kenya. Les non dits d'une attaque qui n'a surpris personne….L'Afrique doit trouver sa propre voie, afin d'éviter que les experts en démocratie nous installent durablement leur mafia financière.

Pourquoi le Kenya ? Un cours magistral de Jean-Paul Pougala

Il est encore tôt pour tirer les leçons, de l'attaque du supermarché à Nairobi, mais nous pouvons nous poser certaines questions sans pour autant être des complotistes : Pourquoi maintenant ? Pourquoi depuis que le Kenya a mis le cap vers l'Est, vers Pekin et Moscou, tout lui arrive ?
Désormais les échanges entre le Kenya et un certain nombre de pays se feront en Yuan chinois et non plus en dollars américains. Le Kenya vient de décrouvrir sous son sol, l'un des plus grands gisements au monde d'eau douce. Cette eau tant convoitée par l'Europe. Au même moment, Dakar complète sa première semaine sans eau potable. On nous dit que l'usine de potabilisation située à 280 km construite en 2004 par une entreprise française avec une garantie de 30 ans a des problèmes de tuyau. A la place, on propose à ce pays traversé par 3 fleuves (Sénégal, Niger, Casamance) de s'endetter pour 50 milliards de Francs CFA pour désaliniser l'eau de l’Océan Atlantique. Si le Sénégal refuse, sommes-nous certains que leur ami d'aujourd'hui Macky Sall ne sera pas bientôt traduit au TPI pour des choses odieuses qu'il aurait commise lorsqu'il était encore dans le ventre de sa maman ?
Revenons au Kenya. On a d'abord eu l'incendie à l'aéroport, au moment où ce pays fait le virage pour profiter des investissements chinois pour passer du tourisme qui a apporté dans le pays tous les pédophiles et prédateurs sexuels d'occident, vers l'industrie, nous reporte 40 ans en arrière, au scénario des Brigades Rouges italiens, manipulés par une frange des services secrets italiens pour séquestrer et tuer le Premier Ministre Aldo Moro qui avait eu la mauvaise idée de vouloir faire un gouvernement d'Union Nationale avec les communistes tant décriés à Washington.
Il faudra attendre les années 90 avec l'effacement du parti dit de la Democratie Chrétienne à cause de la corruption, pour que les langues se délient enfin et que des enquêtes parlementaires permettent de découvrir la la bouche du Président de la République Cossiga, à l'époque des faits, Ministre de l'Intérieur qu'avec les américains, ils avaient crée une brigade secrète dénomée GLADIO pour commettre l'impensable dans leur propre pays. Il fallait tout faire pour empêcher le rapprochement avec Moscou.
Aujourd'hui, à Moscou s'est ajouté Pekin. Ceux qui tentent en Afrique on un instrument toujours prêt. Au Kenya, on a d'abord essayé le TPI et comme ça n'a pas marché, on est certainement passé au plan B.
La manipulation a continué avec des fausses informations publiée sur les journaux français comme LIBERATION du 24/09/2013 sur Israél qui aurait diriger les opérations à Nairobi pour liberer les otages tenus au supermarché. Ce qui est faux bien entendu. Comment le Kenya qui combat avec succès les Shebas en Somalie depuis 10 ans pouvait-il passer la prise d'Otage à Israel qui n'est pas présent avec eux en Somalie ? Mystère. Je vous conseille de retrouver le discours du président Kenyan surtout sur les remerciements. Vous allez tout comprendre.
Lorsqu'on voit des déclarations sur les télévisions française comme "C'est dans l'Air" sur France 5 de lundi 23/9/2013 où un pseudo expert de l'Afrique affirme que tous les chefs d'Etat africains sont gardés par Israel, et plus précisément le président camerounais Biya, on comprend vite le pourquoi de tout ce mensonge : La France et son prétendu exploit au Mali. On a critiqué à l'UA le fait que le président de la CEDEAO, Ouattara a préféré programmer une intervention africaine 1 an après afin de faire venir la France au Mali plutôt que les Ethiopiens et les Kenyans qui avaient 10 ans d'expérience avec les islamistes en Somalie.
Avec l'attaque de Nairobi, il fallait faire passer l'image de l'incapacité des africains à se prendre en charge afin de valider l'insistance du président français d'organiser une conférence à Paris sur la sécurité en Afrique.
Problème : tous ceux qui sont derrières ces manigances oublient que eux mêmes sont manipulés par une mafia au dessus d'eux, c'est la finance internationale qui n'a pas de visage. Hollande avait juré en campagne électorale de les combattre avant d'aller à Londres dire qu'il blaguait pour amadouiller son peuple pour se faire élire et les rassurer que la France restera leur terre de conquête.
Dernier mensonge en date : L'intervention du Kenya et de l'Ethiopie pour rétablir un Etat de droit en Somalie serait financée par l'Europe et les USA. faux. Le contentieux entre les Occidentaux et les Africains sur ce dossier s'est très mal terminé, parce que les Africains ne veulent plus qu'une mission en Afrique soient commandée par les non-africains. Les Africains voulaient bien l'aide même militaire des européens en Somalie à une seule condition : qu'elle soit sous commandement africain. Les Européens et les américains ont refusé et depuis lors, les Africains affrontent seuls ce problème et avec beaucoup de succès.
Cette fable de l'aide occidentale pour la Somalie ressemble à celle racontée sur la pseudo aide américaine à l'armée égyptienne. Comment une armée peut acheter ses Equipements dans un pays avec un plan de remboursement et on vient le faire passer chaque fois comme de l'aide ?
A quoi cela sert-il de clamer qu'on est "pays riche", "pays développé", si au final c'est une poignée d'hommes dans une banque qui place ses pions à tous les niveaux de la finance du pays. La médiocrité des politiciens issus du piège su suffrage universel a permis la création des Nations faibles à la merci des financiers. Demandez-vous comment un pays comme la France en seulement 5 ans de Sarkozy a connu 700 milliards d'Euros de dettes c'est à dire, une fois et demi les dettes cumulées de tous les 54 pays africains.
C'est parce que la tant vantée "démocratie" n'est qu'un système bien ordonné où on peut truander le peuple qu'on réduit à l'esclavage et ce dernier est même content, puisqu'on lui brandit tous les jours des images de répertoire des enfants dénutris de la guerre du Biafra qu'on fait passer pour l'Afrique aujourd'hui.
Avec cela, Obama était sur le point de suivre Hollande pour aller financer une guerre en Syrie, pour alimenter les Shebas et djihadiste syriens à aller mettre demain des bombes dans un centre commercial de Paris ou de New-York, alors que le 17/10, il doit réussir à convaincre le Congrès pour élever encore le plafond de la dette. L'ancien plafond voté l'année dernière ne suffit plus. Les USA continuent d'emprunter tous les jours de la Chine pour payer les gardes du corps de Obama, pour payer le repas qu'on lui sert tous les jours sur la table.
Regardez ce documentaire qui est passé hier soir sur Arte (voir le lien plus bas) et vous allez comprendre comment tout l'Occident de la démocratie avancée est tenue de main de maître par la mafia. Et si on insiste à mettre la démocratie en Chine, ce n'est certainement pas pour rendre ce pays plus puissant qu'il ne l'est aujourd'hui, mais juste pour que la même mafia puisse mettre la main aussi sur les richesses de ce pays.
L'Afrique doit trouver sa propre voie, afin d'éviter que les experts en démocratie nous installent durablement leur mafia financière. S'ils y parviennent, nous en aurons encore pour des générations et générations de soumission et esclavage, exactement comme on le voit aujourd'hui en Grève, en Italie ou en Espagne.
C'est l'économie qui commande la politique et non l'inverse et ne pas le comprendre, c'est continuer de vivre dans l'illusion d'une politique puissante, qui au fond n'est qu'un château de papier tant qu'il n'y a pas suffisamment de création de richesses. Sans richesses, tout pouvoir est voué à devenir subalterne à la "mafia démocratique" des puissances de l'argent en Occident. Le cas du Mali nous le prouve valablement.
A la conclusion de ce texte, nous n'avons toujours pas répondu à la question :
Pourquoi le Kenya ?
Le Kenya était le symbole de cette Afrique des animaux, sans les africains qu'une certaine littérature coloniale raciste du 19ème avait tant décrit. Regardez une télévision comme BBC, le Kenya n'existe que par rapport aux parcs animaliers et ses nombreux safaris. Le Kenya est là où on va chercher la vie sauvage, où on va chercher le sauvage. Pourquoi la Chine et la Russie ? Parce que ce sont les seuls à avoir le pactole en ce moment, lorsque les autres souffrent du surendettement.
Les dirigeants Kenyans se sont servis tout simplement des autres pays avant eux : la Thaïlande. Si la Thaïlande cesse d'être le bordel des occidentaux, c'est grâce aux capitaux surtout russes, mais aussi chinois dans le secteur de l'immobilier notamment. Aujourd'hui, on a 30.000 russes qui se sont installés en Thaïlande, c'est à dire la population aisée qui a délaissé la Cote d'Azur. La Thaïlande qui avait commencé avec la guerre de Corée et celle du Vietnam où les Marines américains avaient besoin de trouver un coin avec des filles faciles pour se défouler.
C'est comme cela qu'est né la destination touristique sexuelle de la Thaïlande qui avec l'arrivée du nouveau G2, ne veut plus de ces touristes dépravés qui créent plus de problèmes. Les bordels ferment les uns après les autres à Pataya remplacés par villas de rêves pour ces riches. Meme un ministère spécial a été crée pour aller flatter ces nouveaux riches russes et chinois qui veulent amener leur familles en vacances, dans les hôtels ou dans leurs nombreuses résidences secondaires et ça marche. par exemple, nombreuses sont les usines chinoises qui offrent comme primes de productivité des voyages en Thailande.
Le Kenya est tout simplement en train de copier la Thaïlande, pour lancer son developpement et ça ne plait pas à quelqu'un apparemment. Mais pourquoi? Que vont perdre toutes les grandes chaines occidentales d'hôtellerie qui s'y sucraient ?
Pour le savoir regardez la video ci-dessous. Vous en apprendrez du bluff des politiciens occidentaux et de ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre.
Liens vidéo:

vendredi 27 septembre 2013

Bain de sang kenyan : La récolte des “bénéfices” de la collaboration avec le commandement US AFRICOM (Land Destroyer)…… Les mêmes terroristes que les Etats-Unis arment en Syrie tuent des civils au Kenya


La marée de terreur de l’OTAN en Afrique du Nord balaie de manière prévisible le Kenya
D’emblée et de la façon dont les médias occidentaux tentent de le décrire, le siège de la galerie marchande Westgate dans la capitale kenyane de Nairobi, semble être une nouvelle attaque insensée de “fanatiques religieux” de la franchise somalienne d’Al Qaïda, Al Shabab. Déjà, les politiciens kenyans et occidentaux, ainsi que les éditoriaux de presse à travers les médias occidentaux, essaient d’utiliser cette attaque comme un prétexte pour lancer une nouvelle campagne militaire contre le voisin somalien, tout en alimentant le sentiment anti-musulman à travers les audiences essentielleemnt ignorantes de l’occident.
Un édito de circonstance du quotidien USA Today titrait : “Nairobi mall attack strikes against all of us : Column” et dans son sous-titre que : comme pour le 11 Septembre, des terroristes ont déclaré la guerre à notre style de vie moderne et démocratique, aujourd’hui, nous sommes tous Kenyans.
L’édito continue en disant : tout aussi important, le combat n’est pas juste kenyan, ou africain. La Somalie pourrait bien être le nouvel Afghanistan. Une Somalie hors-la loi et fondamentaliste pourrait bien incuber un Ben Laden somalien et de nouvelles attaques sur les Etats-Unis, tout comme l’Afghanistan avait protégé Ben Laden et Al Qaïda.
Et :
Après l’attaque de Nairobi, le message devrait être : “Nous sommes tous Kenyans”. Pas seulement notre sympathie, mais aussi y aller plein pot pour prévenir une autre attaque terroriste. Laisser la Somalie à Al Shabab n’est pas une option. 
Le Kenya : Une procuration pour l’agression américaine en Afrique
Ce que cet édito de USA Today oublie de mentionner, alors même qu’il fait allusion a une intervention militaire en Somalie, c’est que le Kenya a déjà participé à des opérations militaires contre son voisin du nord, et ce incluant une invasion militaire complète avec le soutien franco-américain en 2011. Dans le quotidien britannique The Independant cet article d’Octobre 2011 : “Somali invasion backed by West, says Kenya,” nous dit que :
Le Kenya a confirmé que des alliés occidentaux l’ont rejoint dans sa guerre contre les militants islamistes d’Al Shabab, malgré que la France et les Etats-Unis aient nié être impliqués dans des combats en Somalie. Des forces militaires étrangères ont effectué des raids aériens et un bombardement naval près du camp retranché des militants de Kismayo, a dit un porte-parole de l’armée kenyane hier.
“Il y a certainement d’autres acteurs dans ce théâtre d’opérations perpétrant d’autres attaques”, a dit le commandant kenyan Emmanuel Chirchir. L’invasion kényane a déjà causé une dispute majeure avec le premier ministre somalien par intérim et président, qui a condamné hier la présence de troupes étrangères dans son pays. Bien que les Etats-Unis essayaient de nier leur rôle dans l’invasion, ils ont admis avoir effectué des frappes aériennes sporadiques et des attaques de drones en Somalie comme cela le fut aussi rapporté en 2012 par la BBC dans son article : “Somalia air strike ‘kills foreign al-Shabab militants’ :”
L’armée américaine, qui a une base dans le pays voisin de Djibouti, a effectué des frappes par drone auparavant en Somalie. Ils ont également lancé des raids aériens contre les militants d’Al Qaïda dans le pays.”
Avant d’utiliser le Kenya comme proxy pour ses agressions en Afrique et au gré de deux décennies d’opérations unilatérales secrètes, les USA ont soutenu deux invasions éthiopienne de la Somalie. La première fut sous le prédident Bush en 2006. Comme le rapportait USA Today dans un article de 2007 : “U.S. support key to Ethiopia’s invasion,” :
Les Etats-Unis ont livré des armes et des conseillers militaires en catimini en Ethiopie, dont l’invasion récente de la Somalie a ouvert un nouveau front pour le gouvernement Bush dans sa guerre contre le terrorisme.
La seconde invasion éthiopienne soutenue par les Etats-Unis fut sous le président Obama en 2011, coordonnée avec l’attaque combinée du Kenya et de la France/Etats-Unis. Dans un article de décembre 2011 : “UN-backed invasion of Somalia spirals into chaos,” le quotidien britannique The Independant rapportait que :
“L’invasion kenyane de la Somalie, approuvée et encouragée par l’occident et le CS de l’ONU a été programmé pour délivrer un KO aux militants d’Al Shabab. Au lieu de cela, le rival régional de la Somalie, l’Ethiopie, est revenu dans le pays, a remonté les seigneurs de la guerre et renforcé le soutien populaire aux fondamentalistes islamistes qui pourtant manifestent plus de volonté à laisser mourir de faim la population que d’accepter une aide extérieure, ce qui les a laissé haïs du peuple.
Ce fut en fait cette dernière invasion soutenue par les Etats-Unis qui a servie de motivation pour l’attaque de la galerie marchande de Nairobi cette semaine.
Les mêmes terroristes que les Etats-Unis arment en Syrie tuent des civils au Kenya
Dès 2011, des analystes en géopolitiqe avaient prévenus que l’intervention des Etats-Unis, de la GB et de la France en Libye créerait un émirat de la terreur qui lâcherait une lame de fond de militants pour la déstabilisation de l’Afrique du Nord et au-delà. Du Mali au Kenya, et aussi loin à l’Est que la Syrie, la violence directement liée aux militants islamistes et à l’aide qu’ils reçoivent en armement de l’occident en Libye, se font maintenant sentir.
Peu de temps après l’intervention militaire en Libye, ce fut AQMI, listé comme groupe terroriste par le ministère des AE US, qui joua un rôle central dans l’invasion du nord-Mali, ce qui donna un prétexte pour une intervention militaire et occupation française. AQMI fut bien sûr fusionné avec le groupe combattant islamique armé lybien (GCIAL)lié à Al Qaïda, le groupe qui fut utilisé par l’OTAN pour opérer un changement de régime en Libye en 2011, dans des rapports de défense, AQMI et le GCIAL sont mentionnés comme travaillant la main dans la main. Un des rapports admettant même :
Il y a des Libyens qui ont voyagés vers l’Algérie pour s’entrainer avec AQMI, bien que ces rapports ne soient pas confirmés. AQMI a cherché à capitaliser sur la situation en Libye.
Le géopoloticien Pepe Escobar élaborait dans un article publié sur Asia Times : “How al-Qaeda got to rule in Tripoli” que : “Crucialement,en 2007, le #2 d’alors d’AQ Al-Zawahiri annonçait officiellement la fusion entre le groupe islamiste libyen et AQ en AQMI. Donc, pour des raisons pratiques, depuis lors AQMI et le GCIAL ont été un et un seul et Belhaj était son ‘émir’ “.
“Belhaj” se référant à Hakim Abdul Belhaj, leaders du groupe libyen, qui mena au renversement de Kadhafi avec l’aide, le soutien financier, militaire, logistique et le soutien par la reconnaissance diplomatique de L’OTAN et qui a maintenant plongé cette nation dans une guerre civile raciste génocidaire. Cette intervention a aussi vu l’épicentre de la rebellion, la ville de Benghazi, se détacher de Tripoli pour devenir un “émirat de la terreur” semi-autonome. La dernière campagne de Belhaj l’a mené en Syrie où il fut vu sur la frontière turco-syrienne, abreuvant la soi-disant “Armée Syrienne Libre” (ASL) d’argent, d’armes, de munitions et de combattants, toujours sous les auspices bienfaiteurs de l’OTAN.
Le torrent de militants et d’armes en provenance de Libye vers la Syrie pour soutenir un changement de régime voulu par l’occident et ses alliés régionaux a été très bien documenté ces deux dernières années.
En Novembre 2011, le Telegraph dans leur article “Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group,” rapportait :
Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien leader du groupe islamique combattant libyen “a rencontré des leaders de l’ASL à Istanboul et à la frontière de la turco-syrienne”, a dit un officiel militaire qui travaille avec Mr Belhaj. “Moustapha Abdoul Jalil (le président libyen par intérim) l’a envoyé là-bas.”
Un autre article du Telegraph, “Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels,” admettait
Les rebelles syriens ont tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes ce vendredi, visant à sécuriser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le régime du président Bachar Al-Assad”, a appris le Daily Telegraph.
A la réunion qui se tint à Istanboul et à laquelle participaient des officiels turcs, les Syriens ont requis une “assistance” des représentants libyens qui leur offrirent des armes et potentiellement des volontaires pour le combat. “Il y a un plan pour envoyer des armes et des combattants en Syrie”, a dit une source libyenne parlant sous conditions d’anonymat. “Il y a une intervention en cours de préparation dans un intervalle de quelques semaines vous verrez.”
Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens furent rapportés avoir pénétré en Syrie pour commencer des opérations de combat et aussi récemment que le mois dernier, CNN, dont Ivan Watson accompagna les terroristes au delà de la frontière turco-syrienne jusquà Alep, révéla que des combattants étrangers se trouvaient bien parmi les militants, particulièrement des Libyens. De plus des résidents du village où les faucons syriens avaient établi leur QG ont dit que des combattants de plusieurs pays nord-africains se trouvaient parmi la brigade.
Un volontaire combattant libyen a aussi expliqué à CNN qu’il avait l’intention de voyager de la turquie vers la Syrie dans les jours à venir afin d’ajouter une section de combattants libyens au mouvement armé. CNN a aussi ajouté :
Nous avons rencontré un combattant libyen qui avait franchi la frontière pour se rendre en Syrie avec 4 autres Libyens. Il portait un treillis camouflé et portait une Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.
Certains combattants étrangers sont vraiment attirés car ils voient cela comme un djihad. Ce conflit est un aimant pour djihadistes qui voient cela comme un combat pour l’islam sunnite.
Les rapports de CNN donnent des admissions sans fin en 2011 de grand nombre de terroristes libyens pompés d’argent et d’armes de l’OTAN, se rendant en Syrie avec les chefs du GICAL s’occupant de la logistique.
Al Shabab, la franchise somalienne d’AQ est aussi directement lié avec AQMI et la myriade d’autres subsides extrémistes d’AQ, incluant le groupe libyen et plus récemment le groupe Al Nosra de Syrie. Dans son rapport de 2012 titré “Africa’s Islamist militants ‘co-ordinate efforts’, la BBC disait :
Trois des plus gros groupes militants d’AQ en Afrique essaient de coordonner leurs efforts, a prévenu le chef de l’US AFRICOM. Le général Carter Ham a dit en particulier qu’AQMI partagerait probablement des explosifs et de l’argent avec le groupe nigérian Boko Haram. Parlant depuis Washington, il a dit que le mouvement séparatiste du nord-Mali a donné un havre de paix à AQMI. Le groupe somalien Al Shabab est l’autre “groupe le plus dangereux” a t’il dit.
Cette coopération entre AQMI, Boko Haram et Al Shabab a été manifestement favorisée par le flot accru d’argent et d’armes en provenance de l’OTAN et des armes d’abord entrant en Libye pour renverser Kadhafi, puis envoyées en Syrie pour renverser le gouvernement local. L’assistance systématique de l’OTAN à développer la capacité opérationnelle d’AQ en Afrique du Nord (AQMI) ne peut qu’aider les terroristes comme ceux qui sont derrière l’attaque de la galerie marchande kenyane. Ceci permet des opérations par delà les frontières.
Malgré les tentatives occidentales d’expliquer autrement comment AQ reçoit son financement, sa force humaine et son arsenal pour parfaire et perpétrer ses campagnes de terrorisme mondial,il est très clair que ceci est le résultat d’un soutien étatique, d’états comme les Etats-Unis, la GB, la France, l’Arabie Saoudite, Israël, le Qatar, la Turquie, la Jordanie et d’autres.
L’attaque d’Al Shabab au Kenya est une horreur et du terrorisme injustifiable, mais ce que les Kenyans et le monde en général doivent se rappeler est qui les a armé, qui les soutient continuellement, leur donne des nations entières (Libye) comme havre de paix et augmente leurs rangs et leurs arsenaux avec des milliards de dollars en cash et des milliers de tonnes d’armes et de munition dans des zones de guerre comme la Syrie.
L’existence continuelle d’un groupe comme Al Shabab, ainsi que ses contre-parties d’AQMI en Afrique du Nord, le groupe de combat islamiste armé libyen, Boko Haram au Nigéria et Al Nosra en syrie, n’est dûe entièrement qu’au financement et au soutien militaire ouvert et secret de l’occident. Le sang de personnes innocentes est sur les mains de ceux au sein du gouvernement kenyan qui servent de manière volontaire les intérêts par procuration de l’agression américaine à travers toute l’Afrique et ceux en occident qui utilisent AQ comme un outil géopolitique pour parvenir à leurs objectifs globaux.
Al Qaeda : Le prétexte parfait pour envahir, l’armée mercenaire secrète parfaite pour les guerres
Pour l’occident, AQ est l’outil géopolitique ultime. Il peut être utilisé comme prétexte pour envahir et est aussi une source quasi inépuisable de mercenaires capables de perpétrer les campagnes terroristes les plus odieuses et sans pitié et même maintenant des guerres ouvertes comme en Libye et maintenant en Syrie, afin d’atteindre les objectifs de l’occident. De plus l’omni-présence de la nébuleuse AQ sert de justification pour toujours plus de politique liberticide dans les pays occidentaux, perpétuant ainsi un climat de peur au sein duquel les graines des guerres très profitables pour certains peuvent être semées et continuellement moissonnées.
Quel profit ? Un article de recherche de la Harvard Kennedy School titré : “The Financial Legacy of Iraq and Afghanistan,” place les dépenses pour les seules guerres d’Afghanistan et d’Irak entre 4 et 6000 milliards de dollars. Ceci ne sont pas 4-6000 milliards de dollars disparus dans un trou noir. Ce fric est allé directement dans les poches des entreprises du Fortune 500 qui fabriquent et vendent ces conflits au public américain en premier lieu.
Le Washington Post dans un article récent intitulé : “Americans are tweeting about ‘Syria’ almost as much as ‘twerking’ – sometimes more,” a célébré l’ignorance générale du public en ce qui concerne la géopolitique.
C’est ce “manque d’éducation” que le comité éditorial du Washington Post et les intérêts spéciaux qu’il sert, pensent être ok, cela permet à ces intérêts spéciaux de continuer à utiliser Al Qaïda a la fois comme le super méchant et aussi pour gonfler sans fin les rangs de ses “combattants de la liberté”
L’édito sus-mentionné de USA Today cherchant à exploiter cette dernière tragédie au Kenya a aussi averti :
L’attaque de la galerie marchande de Nairobi brise le cœur. Cette histoire pourrait si bien être une histoire américaine.
Pour les véritables intérêts pilotant et bénéficiant exclusivement de la campagne d’AQ de terreur globale, s’ils devaient décider que ces histoires devaient également devenir américaines, alors elles le seront, à moins que nous ne rectifions ce “manque d’éducation” que ces intérêts très spéciaux ont particulièrement peaufiné tout en nous disant que cela était “OK”…
Tony Cartalucci
http://www.globalresearch.ca/kenyan-bloodbath-reaping-the-benefits-of-...
Traduction : Résistance 71 http://resistance71.wordpress.com/