lundi 29 juillet 2013

Deal entre Maroc et Israël, sur le dos des Sahraouis et des Palestiniens .... Tous les deux maintiennent des occupations illégales et brutales sur des pays voisins, avec le soutien de pays plus puissants tels que les USA et la France »

Les activités diplomatiques entre le Maroc et Israël se sont fortement accélérées ces derniers temps, malgré le fait de que le Maroc ait rompu les relations avec Jérusalem il y a six ans. Des sources sahraouies affirment avoir des preuves montrant que le Maroc a offert le rétablissement des relations diplomatiques avec Israël en échange d’un fort lobbying israélien en faveur de la politique de Rabat sur le Sahara Occidental.

D'un Mur...
En effet, la presse israélienne a révélé cette semaine que les relations entre les deux pays sont en train de se dégeler. Avant le début de l’Intifada palestinienne il y a six ans, le Maroc était parmi les rares pays arabes à avoir des relations formelles et cordiales avec Jérusalem. De plus, le Maroc a été traditionnellement  l’un des abris les plus sûrs pour les juifs dans le monde arabe. En solidarité avec les Palestiniens, le Maroc a pourtant fermé sa représentation officielle en Israël et rompu toute relation diplomatique.
Selon le quotidien israélien Maariv, la solidarité de Rabat n’était cependant que superficielle. Depuis 2003, il y a eu des contacts réguliers au plus haut niveau entre les deux pays. En septembre 2003, le roi Mohammed VI a même reçu l’alors Ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvan Shalom, dans l’un de ses palais de vacances pour des conversations politiques.
Le quotidien affirme avoir des informations indiquant que le Maroc pourrait être maintenant « en train de rétablir ses relations avec l’Israël ». Il remarque certains voyages secrets à Jérusalem par de hauts responsables marocains, se réunissant discrètement avec des fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères. « Les Marocains signalent qu’ils sont prêts à dégeler le blocage politique avec l’Israël », a indiqué une importante source politique d’après Maariv.
Les mêmes sources ont aussi révélé le « prix » marocain pour le rétablissement des relations. Le maquignonnage comprend la garantie par le gouvernement israélien de « promouvoir les intérêts marocains » dans la communauté internationale. Les sources israéliennes n’ont pas donné plus de détails.

.....A l'autre
Mais d’autres sources, outre-Atlantique, affirment avoir vu les premiers résultats de ce maquignonnage israélo-marocain. À Washington, « Israël et les lobbyistes juifs » ont augmenté la pression sur le gouvernement US pour qu’il accepte le prétendu plan marocain d’autonomie pour le Sahara Occidental –l’ancienne colonie espagnole occupée par le Maroc depuis 1976 malgré de nombreuses protestations des Nations Unies. Le plan d’autonomie controversé s’oppose aux demandes des Nations Unies d’un referendum d’indépendance au Sahara Occidental et propose par contre faire du territoire disputé une province marocaine autonome.
D’après des sources des milieux du lobby pro-sahraoui aux USA, leurs efforts pour soulever la question du Sahara Occidental au Congrès et au Sénat US ont de plus en plus rencontré un « soutien américain juif et israélien aux initiatives marocaines concernant le Sahara Occidental » de plus en plus actif.
Rien que le mois dernier, avant que le Conseil de Sécurité des Nations Unies discute les diverses solutions au conflit du Sahara Occidental, le président US George W. Bush a reçu une lettre soutenant fermement les points de vue marocains, signée par presque 170 membres du Congrès. Les congressistes demandaient au président Bush d’adopter la proposition marocaine afin d’assurer que le Maroc pourrait continuer ses efforts pour combattre le terrorisme dans la volatile région du Nord de l’Afrique.
Il n’y a pas longtemps, la pression exercée sur la Maison Blanche par des politiciens du Sénat et le Congrès américains était dominée par les points de vue pro-sahraouis. Les congressistes Donald Payne et Joseph Pitts ont longtemps conduit avec succès la lutte pour convaincre à la Maison Blanche de rester sceptique envers une solution imposée par le Maroc. Mais ces derniers mois, les analystes politiques dans la capitale US estiment que « Washington s’est déplacé vers la position marocaine ».
Les sources pro-sahraouies à Washington ont aujourd’hui confirmé à afrol News ces observations. Les rumeurs dans la capitale US disent que « les Marocains se sont engagés à reconnaître officiellement Israël en échange du succès de leur ‘plan d’autonomie’ ». Ceci, toukours selon les mêmes rumeurs, expliquerait qu’« Israël est toujours le commun dénominateur du soutien au Maroc à Washington, non pas seulement dans le Congrès mais aussi dans les groupes de réflexion (think tanks), dont la plupart sont connectés au même lobby ».
Les fonctionnaires sahraouis contactés par afrol News n’ont pas voulu commenter la question, signalant que de larges parties de la communauté juive aux USA soutenaient et sympathisaient avec la cause sahraoui.
Cependant les activistes sont très inquiets devant les tentatives du Maroc pour rompre l’isolement diplomatique qu’il a connu jusqu’ici dans le conflit du Sahara Occidental. Mais d’après Ronny Hansen, président du Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental, « ce ne devrait être une surprise pour personne de voir ces pays [Maroc et Israël] coopérer étroitement ».
 « Tous les deux maintiennent des occupations illégales et brutales sur des pays voisins, avec le soutien de pays plus puissants tels que les USA et la France », a-t-il dit à afrol News. « Malgré toute l’expérience d’Israël pour ce qui est d’esquiver les lois internationales et les critiques de son occupation, le Maroc a probablement beaucoup à apprendre aux Israéliens : il est difficile d’égaler le régime marocain pour ce qui est de la tromperie, de la manipulation des faits et du double langage orwellien. C’est vraiment une alliance impie qui n’apportera que plus de malheur dans la région », a averti l’activiste.
La comparaison et les avertissements ne sont pas exagérés. Dans les années 1980, au moment où le Maroc a bâti son mur à travers le désert pour séparer ses troupes des combattants pour l’indépendance du Polisario, des ingénieurs et des experts israéliens ont joué un rôle central dans sa planification et sa construction, comme l’ indique un nombre croissant de preuves.

dimanche 28 juillet 2013

Tunisie: Ennahda a le choix entre le consensus ou le défi

Très bonne analyse de M.Habib Chaghal, universitaire et ancien cadre du PSD et du RCD, qui compare la nouvelle situation égyptienne à la réalité tunisienne, en mettant en évidence l’originalité et la perspicacité du mouvement Attamarrod initié par de jeunes tunisiens. Il a publié cette analyse sur sa page facebook et nous avons jugé qu’elle mérite une plus large diffusion.
Consensus ou défi ? La question n’est évidemment pas posée à M.Marzouki dont les ambitions se résument à occuper le poste protocolaire de président à Carthage partageant avec le chef du gouvernement quelques attributions dont notamment la politique étrangère où il s’est distingué, une première fois, en rompant nos relations diplomatiques avec la Syrie au nom de la sacro-sainte défense des droits de l’homme, puis une deuxième fois en raison de son soutien déclaré à Morsi, risquant ainsi de mettre à mal nos relations avec le plus grand pays arabe, cette fois au nom de la légalité des urnes. Dans ces conditions il est difficile de croire que nos relations avec ces deux pays se normaliseront un jour avec l’actuel président comme chef d’état.
Les frères musulmans au pouvoir.
Les frères musulmans -qui sont en réalité plus compagnons que frères- n’auraient jamais été portés au pouvoir en Tunisie comme en Egypte sans l’aval de l’administration américaine. On se souvient que cette dernière avait mobilisé de grands moyens afin de former, de manipuler puis d’entraîner les forces vives de la jeunesse des deux pays dans une sorte d’arène baptisée « révolution » pour ouvrir ensuite la voie du pouvoir politique à des partis islamistes, lesquels, une fois à la direction des deux pays, et tels des magiciens, avaient vite fait de substituer le manifeste des frères musulmans à leurs programmes électoraux.
Il n’y a aucun doute que les amis de Rached Ghannouchi savent que les conditions de leur victoire, toute relative, du 23 octobre 2011 furent exceptionnelles à plus d’un titre d’où leur désarroi à la suite de l’éviction de Morsi de la présidence de l’Egypte. Les liens du parti Ennahdha avec l’organisation des frères musulmans, à la limite de l’inféodation, est la meilleure preuve que ce mouvement est dans le sillage d’une organisation mondiale dont les objectifs et les ambitions ne coïncident pas nécessairement avec ceux de notre pays, et ceci n’est pas sans risque pour notre indépendance dés lors que ce parti dirige le gouvernement.
Fort heureusement les islamistes tunisiens n’ont jamais réussi à tromper la vigilance de la société civile ni celle des médias et n’eut été la naïveté des membres de l’ANC appartenant aux partis dits laïcs, la légitimité de celle ci n’aurait pas pu franchir la date butoir du 23 octobre 2012. Il est aujourd’hui admis que l’administration américaine s’est lamentablement trompée au sujet de la capacité des islamistes tunisiens à gouverner un peuple jaloux de ses nombreux acquis hérités de l’ère Bourguiba. Et nul doute qu’en l’absence de compétences au sein du gouvernement c’est à la haute administration tunisienne que le pays doit sa relative stabilité tout au long de ces deux dernières années.
Il est surprenant de voir les militants islamistes tunisiens se révolter, au nom de la défense de la légalité, contre le changement qui a eu lieu en Egypte alors que de l’autre coté de la méditerranée, en Espagne comme en Italie ou en Grèce des gouvernements élus démocratiquement ont cédé volontairement le pouvoir à un gouvernement de technocrates ou d’union nationale afin de permettre à ces pays d’affronter dans de meilleures conditions la plus grave crise économique de leur histoire.
Et c’est certainement par référence à la nature des changements dans ces pays européens que le général Rachid Ammar avait proposé à l’ancien chef du gouvernement Jebali, le jour même de l’assassinat de Belaid, la formation d’un gouvernement de compétences hors des partis politiques. Le général R.Ammar avait tout simplement constaté l’échec, sur tous les plans, du gouvernement Jebali- que ce dernier s’empressa de reconnaître publiquement- et avait proposé la formation d’un gouvernement de compétences, comme cela se fait nécessairement en de pareilles circonstances dans les pays démocratiques, devrait-on en conclure que l’armée tunisienne avait tenté un coup de force contre la légalité avec l’assentiment du chef du gouvernement ?
On se souvient que le parti Ennahdha avait préféré amortir le choc du à l’assassinat de Chokri Belaid en cédant sur des questions secondaires pour enfin recomposer un autre gouvernement tout aussi acquis à sa volonté en dépit des conditions posées par son partenaire Attakattol dont les responsables semblent avoir mis en veilleuse, entre autres, la révision de la liste de 3000 cadres désignés arbitrairement dans la haute administration.
Il semble que tous les hommes politiques tunisiens, en dehors du vétéran Beji Caid Essebsi, n’ont jamais compris que le seul souci des camarades du cheikh Rached Ghannouchi est de demeurer au pouvoir, coûte que coûte, jusqu’aux prochaines élections ; pour cela ils sont prêts à céder sur toutes les autres questions il faut simplement leur accorder du temps afin de permettre à la direction de leur parti d’élaborer, à l’intention des militants, l’argumentaire nécessaire au maintien de la cohésion au sein du mouvement.
Il n’y a pas mieux, dans les conditions actuelles de la transition, que les forces armées pour juger de la réussite ou de l’échec du gouvernement. Or, à moins d’être ignorant, inconscient ou de mauvaise foie, il est impossible de ne pas réfléchir sur les dangers réels de la « somalisation » de notre pays auxquels s’était référé le général R.Ammar arguments à l’appui. Ce dernier, qui s’est découvert une compétence d’homme d’état depuis qu’il a fréquenté les hommes politiques actuels, serait le dernier responsable de niveau national originaire du Sahel à quitter avant terme son poste.
Les frères musulmans évincés du gouvernement?
L’opinion tunisienne a été certainement surprise de la réaction quasi-hystérique de certains membres de l’ANC à la suite des événements qui ont abouti, en Egypte à l’éviction de M.Morsi. Est-ce par peur de perdre le pouvoir en Tunisie que les nahdhaouis multiplient les meetings et les déclarations pour fustiger tous ceux qui penseraient que le scénario égyptien pourrait se répéter en Tunisie ? Ce qui n’arrange en rien les projets d’Ennahdha c’est qu’au moment même de l’éviction de M. Morsi, le mouvement tunisien Attamarrod annonce plus de deux cent milles signatures.
Ce mouvement à l’instar du mouvement égyptien, mais avec une meilleure argumentation au sujet de l’illégalité actuelle de l’ANC, se propose de renvoyer tous les partis politiques de nouveau devant les urnes sous le parapluie de la constitution de 1959 (sans les modifications ultérieures) il est demandé, en outre, la formation d’un gouvernement de compétences qui sera chargé de gérer le pays pour une période transitoire. Cependant, des voix se sont déjà élevées au sein de l’ANC pour rétorquer que dans la mesure où les élections sont de toute façon prévues selon le processus actuel dans quelques mois, pourquoi prendrait-on le risque de faire sortir la population dans les rues afin d’imposer les propositions du mouvement Attamorrod ?
En réalité, la proposition du mouvement Attamarrod est très subtile car non seulement elle appelle à des élections générales selon la constitution de 1959 mais elle met fin, surtout, au mandat de l’ANC donc de l’emprise des nahdhaouis sur les structures de l’Etat. L’objectif recherché par ce mouvement serait donc de mettre le parti Ennadha sur le même pied d’égalité que les autres partis politiques lors des prochaines élections présidentielles et législatives.
Dans de telles conditions, le parti islamiste perdrait une bonne partie des voix obtenues lors des précédentes élections. Rappelez-vous qu’une grande partie des bureaux de vote étaient supervisés par des nahdhaouis ou de leurs sympathisants car pour l’ISIE de Kamel Jendoubi la chasse aux sorcières ne concernaient, à l’époque, que les destouriens qui furent exclus de faire partie des bureaux de vote.
La dissolution de l’ANC telle que prévue dans le projet d’Attamarrod empêchera le parti islamiste tunisien de s’opposer à la candidature des destouriens aux prochaines élections ainsi que leur main mise sur les bureaux de vote. On comprend dés lors la peur des nahdhaouis, de ne pas être au gouvernement lors des prochaines élections et c’est ce qui explique le refus opposé à leur secrétaire général H.Jebali de constituer un gouvernement de compétences selon la proposition du général R.Ammar.
Les responsables de la troïka ne se rendent pas compte que la proposition du mouvement Attamarrod de former un gouvernement de compétences hors des partis avant les prochaines élections permettra le passage d’une période de transition mouvementée à une période de stabilité sans contestation, ni exclusion politique à l'instar de l'Espagne de 1975.
Consensus ou défi ? On sait que M.Morsi avait choisi le défi.
Tunisie-Secret.com
Habib Chaghal 


Syria: disillusioned rebels drift back to take Assad amnesty

Hundreds of men who took up arms against President Bashar al-Assad are defecting back to the government side, The Telegraph has learnt.

8:23PM BST 23 Jul 2013
Disillusioned by the Islamist twist that the "revolution" in Syria has taken, exhausted after more than two years of conflict and feeling that they are losing, growing numbers of rebels are signing up to a negotiated amnesty offered by the Assad regime.
At the same time, the families of retreating fighters have begun quietly moving back to government-controlled territory, seen as a safer place to live as the regime continues its intense military push against rebel-held areas.
The move is a sign of the growing confidence of the regime, which has established a so-called "ministry of reconciliation" with the task of easing the way for former opponents to return to the government side.
Ali Haider, the minister in charge, said: "Our message is, 'if you really want to defend the Syrian people, put down your weapons and come and defend Syria in the right way, through dialogue'."
Mr Haider, who has a reputation as a moderate within the regime, has established a system in which opposition fighters give up their weapons in exchange for safe passage to government-held areas.
Rebel fighters have privately said that they are aware of the amnesty offer, and that some men had chosen to accept it, although they say that the numbers involved remains a small proportion of those fighting the government.
"I used to fight for revolution, but now I think we have lost what we were fighting for," said Mohammed, a moderate Muslim rebel from the northern town of Raqqa who declined to give his last name. "Now extremists control my town. My family has moved back to government side because our town is too unsafe. Assad is terrible, but the alternative is worse."
The prevalence of extremist Islamist groups in rebel-held areas, particularly in the north, has caused some opposition fighters to "give up" on their cause.
Ziad Abu Jabal comes from one of the villages in Homs province whose residents recently agreed to stop fighting the regime. "When we joined the demonstrations we wanted better rights," he said. "After seeing the destruction and the power of jihadists, we came to an agreement with the government."
Mr Haider said that he had attended a ceremony yesterday at which 180 opposition fighters rejoined the government's police force, from which they had previously defected.
Although it was not possible to verify this claim, when The Daily Telegraph previously visited the reconciliation ministry's headquarters in Damascus the office was crowded with the family members of rebels fighting in the city's suburbs who said their men wanted to return.
A ministry negotiator, who gave his name only as Ahmed, was in the process of arranging the defection of a rebel commander and 10 of his men from the Ghouta district.
"It took us three months of negotiation and this is a test," he said. "If this goes well, the commander says that 50 others will follow."
He described the steps taken to allow the return of fighters willing to lay down their arms. First, he said, a negotiator must cross the front line for a meeting on rebel-held territory. "We have to hope the rebel commander orders his snipers not to shoot us."
Would-be defectors were given papers allowing them to pass through Syrian army checkpoints, and then waited in a safe house until the officials could get their names removed from wanted lists held by the more hardline defence ministry and intelligence agencies.
The rebels "did not sign up to be part of extremist Islamist groups that have now gained influence", he said. "Now they want to come back to a normal life."
In the days before the regime took the town of Qusayr last month, The Telegraph saw mediators on the Lebanese border work with the Syrian army to secure an amnesty for fighters wanting to surrender.
The phone rang with desperate calls from the parents of the rebels. "These mothers know that this is the last chance for their sons. If they don't give up their weapons now they will die because they are losing the battle," said Ali Fayez Uwad, the mediator.
The Telegraph

SYRIE : Des rebelles syriens passent dans le camp du gouvernement (The Daily Telegraph)....Déçus par la tournure islamiste prise par la « révolution » en Syrie, épuisés après plus de deux années de conflit et ayant le sentiment d’être en train de perdre, un nombre croissant de rebelles acceptent une amnistie négociée offerte par le régime d’Assad.

Par Ruth Sherlock, The Daily Telegraph (UK) 24 juillet 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Beyrouth : Des centaines d’hommes qui avaient pris les armes contre le président Bachar al-Assad font de nouveau défection pour repasser du côté du gouvernement.
Déçus par la tournure islamiste prise par la « révolution » en Syrie, épuisés après plus de deux années de conflit et ayant le sentiment d’être en train de perdre, un nombre croissant de rebelles acceptent une amnistie négociée offerte par le régime d’Assad.
Dans le même temps, les familles des combattants qui se retirent du combat ont entamé discrètement leur retour dans le territoire contrôlé par le gouvernement, considérée comme un endroit sûr pour vivre tandis que le régime continue une offensive militaire intense contre les zones tenues par les rebelles.
Cette évolution est un signe d’une plus grande confiance en lui du régime, qui a mis en place ce qu’il appelle un « ministère de la réconciliation" avec pour tâche de donner la possibilité à d’anciens opposants de revenir du côté du gouvernement.
Ali Haider, le ministre chargé de ce dossier, a déclaré : « Notre message est :« Si vous voulez vraiment défendre le peuple syrien, déposez vos armes et venez défendre la Syrie dans le droit chemin, à travers le dialogue. "
M. Haider, qui a une réputation de modéré au sein du régime, a mis en place un système dans lequel les combattants de l’opposition déposent leurs armes en échange d’un sauf conduit vers des zones tenues par le gouvernement.
Les combattants rebelles reconnaissent en privé être au courant de l’offre d’amnistie, et que certains hommes ont choisi de l’accepter, même si ils disent que les effectifs concernés ne représentent encore qu’une petite proportion de ceux qui luttent contre le gouvernement.
« Je me suis battu pour la révolution, mais maintenant je pense que nous avons perdu ce pour quoi nous nous battions", déclare Mohammed, un rebelle musulman modéré de la ville septentrionale de Raqqa qui a refusé de donner son nom de famille. "Maintenant les extrémistes contrôlent ma ville. Ma famille a déménagé vers la zone gouvernementale, car notre ville est trop dangereuse. Assad est terrible, mais l’alternative est pire."
La prévalence des groupes islamistes extrémistes dans les zones tenues par les rebelles, en particulier dans le nord, a amené certains combattants de l’opposition à « abandonner » leur cause.
Ziad Abu Jabal est originaire de l’un des villages de la province de Homs dont les habitants ont récemment convenu de cesser de combattre le régime. « Quand nous avons rejoint les manifestations, nous voulions avoir plus de droits droits", dit-il.. "Après avoir vu la destruction et la puissance des djihadistes, nous sommes arrivés à un accord avec le gouvernement."
M. Haider dit avoir assisté à une cérémonie mardi après-midi au cours de laquelle 180 combattants de l’opposition ont rejoint les forces de police du gouvernement, d’où ils avaient fait auparavant défection.
Bien qu’il n’ait pas été possible de vérifier cette affirmation, lorsque le Daily Telegraph de Londres avait visité le siège du ministère de la réconciliation à Damas le bureau était bondé de membres de familles de rebelles qui combattent dans la banlieue de la ville qui affirmaient que leurs hommes voulaient rentrer.
Un négociateur du ministère, qui n’a donné comme nom que Ahmed, était en train d’organiser la défection d’un commandant rebelle et de 10 de ses hommes dans le secteur de la Ghouta.
« Il nous a fallu trois mois de négociations et ceci a valeur de test", a-t-il dit. "Si tout se passe bien, le commandant dit que 50 autres suivront."
Il a décrit les mesures prises pour permettre le retour des combattants prêts à déposer les armes. Tout d’abord, dit-il, un négociateur doit traverser la ligne de front pour une réunion dans le territoire tenu par les rebelles. « Nous devons espérer que le commandant rebelle ordonne à ses tireurs embusqués de ne pas nous tirer dessus. »
Les transfuges potentiels reçoivent des documents qui leur permettent de passer les contrôles de l’armée syrienne avant de rejoindre un lieu sûr en attendant que les officiels puissent faire retirer leurs noms des listes de personnes recherchées tenues par les administrations plus dures que sont le ministère de la défense et les services de renseignements.
Les rebelles « ne s’étaient pas engagés pour appartenir aux organisations islamistes extrémistes qui ont maintenant gagné en influence, » dit-il. « Ils veulent maintenant retourner à une vue normale. »
Dans les jours qui avaient précédé la prise de la ville de Qusayr le mois dernier, le Daily Telegraph avait vu des médiateurs à la frontière libanaise travailler avec l’armée syrienne pour obtenir une amnistie pour les combattants qui acceptaient de se rendre.
Le téléphone sonnait avec les appels désespérés des parents des rebelles. « Ces mères savent que c’est la dernière chance pour leurs fils. S’ils ne déposent pas les armes maintenant, ils mourront parce qu’ils sont en train de perdre la bataille, » affirme Ali Fayez Uwad, le médiateur.
Ruth Sherlock
SOURCE : http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/10198632/Sy...
traduit de l’anglais par Djazaïri http://mounadil.wordpress.com/2013/07/25/syrie-au-tour-des-rebelles-de...
* http://mounadil.wordpress.com/2013/07/25/syrie-au-tour-des-rebelles-de...
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mercredi 24 juillet 2013

Royaume-Uni : Le Royal baby et les 1,6 million d'enfants britanniques sous-alimentés...Le Prince qui va vivre sur le dos des Britanniques est né une cuillère en argent dans la bouche. Ce n’est pas le cas des nombreux enfants vivant dans la pauvreté en Grande-Bretagne

 Le Royaume-Uni célèbre la naissance du "royal baby"

1,6 million d'enfants britanniques sont sous alimentés et vivent dans des appartements insalubres. Mais on préfère parler du Royal baby qui n'aura pas ces problèmes-là.
C’est fait. Après des jours et des jours d’attente, le petit est arrivé. Pardon, le Prince, le fils de Kate Middleton, l’épouse du prince William. Et figurez-vous que le rejeton, selon le communiqué officiel, est arrivé «  en bonne santé », lundi, à 16h24. Il pèse 3,8 k et Elizabeth II, celle qui ne pouvait pas souffrir Diana, la grand-mère du Royal baby, est « ravie d’apprendre la nouvelle ». Le spectacle va continuer de plus belle: sortie de la maternité de luxe, dont une nuit en chambre avec petit salon coûte près de 6000 euros, frais d'accouchement inclus, mais pas les honoraires des médecins. Puis photos, puis, plus tard, annonce du prénom. Tous les envoyés spécieux de la presse mondiale vont devoir rester sur place encore un moment.
Cuillère dans la bouche
Le Prince qui va vivre sur le dos des Britanniques est né une cuillère en argent dans la bouche. Ce n’est pas le cas des nombreux enfants vivant dans la pauvreté en Grande-Bretagne. Selon l’association Save the Children, un enfant sur trois grandit dans une famille gagnant moins de 60% du salaire britannique moyen. L’association précise qu’un million six cent mille enfants sont sous alimentés et vivent dans des appartements insalubres et surpeuplés. Il y a fort à parier que le Royal Baby ne vivra pas dans le quartier londonien de Bethnal Green and Bow, où 42% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Il devrait plus fréquenté les quartiers huppés de Richmond (7%) ou de Kingston (11%).
Parmi les autres chiffres concernant la pauvreté des enfants britanniques, signalons ceux-ci:
  • 61% des parents pauvres britanniques avouent avoir diminué leurs dépenses alimentaires
  • 26% expliquent même sauter des repas
  • 19% affirment ne pas avoir les moyens de racheter une paire de chaussures à leur enfant lorsque celui-ci en a besoin, ne pas pouvoir l'envoyer en voyage scolaire ni lui acheter un manteau chaud pour l'hiver
  • Seuls 20% des parents pauvres n'ont pas eu recours à un crédit pour leurs dépenses alimentaires ou vestimentaires.
l'Humanité

mardi 23 juillet 2013

la Résistance libanaise, classée « organisation terroriste »....Devant l’impossibilité de contester au Hezbollah sa qualité de mouvement de résistance contre l’occupation, on a inventé ce prétexte,

Classer le Hezbollah comme organisation terroriste, c’est condamner le principe de « résistance à l’oppression » qui constitue le quatrième droit de l’Homme et du Citoyen (article 2 de la Déclaration de 1789). C’est pourtant ce qu’ont fait les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. André Chamy revient sur ce reniement de l’esprit européen, sous pression des États-Unis et d’Israël.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé, le 22 juillet 2013, d’inscrire la branche militaire du Hezbollah sur leur liste des organisations terroristes.
« Un accord a été trouvé pour y inscrire le Hezbollah », a déclaré un diplomate de l’UE en marge de cette réunion à Bruxelles. Trois autres diplomates ont confirmé ses dires.
Le Royaume-Uni, soutenu entre autres par la France et les Pays-Bas, cherchait depuis le mois de mai à persuader les autres États européens de prendre cette décision.
Londres a mis notamment en avant des « preuves » de l’implication de la branche militaire du Parti de Dieu dans un attentat à la bombe contre un autobus de touristes israéliens, en juillet 2012, dans une station balnéaire de Bulgarie. Cinq Israéliens et leur chauffeur avaient trouvé la mort.
En outre, les partisans des sanctions ont souligné que l’implication croissante du Hezbollah dans la « guerre civile » en Syrie montrait que le Liban était déjà dans une situation fragile et que l’UE devait considérer la possibilité d’attentats en Europe. Cette décision entraîne le gel immédiat des actifs que posséderait éventuellement le mouvement chiite libanais dans les 28 pays de l’UE.
« C’est une bonne chose que l’Union européenne ait décidé de qualifier le Hezbollah tel qu’il est : une organisation terroriste », a commenté le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, en marge de la réunion. « Nous avons franchi une étape importante aujourd’hui en sanctionnant la branche militaire, en gelant ses actifs, en perturbant son financement et ainsi en limitant sa capacité à agir », a-t-il ajouté.
Jusqu’à maintenant, l’UE avait résisté aux pressions des États-Unis et d’Israël pour inscrire le Hezbollah sur sa liste noire en expliquant qu’une telle décision pourrait compliquer ses relations avec le Liban, où le mouvement chiite participe au gouvernement, et accroître les tensions au Proche-Orient.
L’implication croissante du Hezbollah dans le conflit syrien, aux côtés de l’armée nationale, n’est pas citée par l’UE, mais elle semble être décisive, car rien de nouveau ne s’est produit pour justifier une décision de nature aussi inique, qui n’est qu’une reculade supplémentaire de l’UE devant les autorités états-uniennes et israéliennes.
Qu’en est-il de cette décision, qui intervient de façon aussi inopportune ?
Les mouvements de résistance sont souvent mal vus, car ils déstabilisent l’autorité établie. L’exemple de Nelson Mandela et de l’ANC est flagrant. Aujourd’hui aucun des puissants ne tarit d’éloge sur Mandela, et sur le sage qu’il était, reconnaissant son intelligence et sa clairvoyance. L’on oublie opportunément que l’ancien président sud-africain et Prix Nobel de la paix, Nelson Mandela a longtemps été inscrit sur la liste noire états-unienne du terrorisme et avec lui son parti, l’ANC. Ces noms ne furent retirés de cette liste que le 28 juillet 2008.
Le Hezbollah, et le Hamas sont aussi mal perçus, alors qu’ils ne sont que la réponse de populations opprimées après des années de mépris et d’humiliation. Qu’est ce qui justifierait que ces populations soient obligées de supporter pendant des années encore les exactions d’une armée d’occupation ? Rien. Il ne leur reste donc que la résistance.
Cette résistance transforme les États ou les groupes qui y adhèrent en bêtes à abattre. Il existe un ordre économique et politique auquel il n’est pas permis de résister. De temps à autre, quelques déclarations d’intention viennent tenter d’atténuer l’impact de l’oppression ressentie, ce à l’instar de quelques voix qui se sont élevées pour protester contre l’invasion israélienne du Liban en 1982, mais aucune n’a été jusqu’à demander une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU pour exiger le retrait immédiat, comme cela a été fait contre l’Irak après l’invasion du Koweït.
Aucune sanction n’a été prise contre Israël pour sanctionner ses exactions contre des civils au Liban ou en Palestine. Il vient d’attaquer un territoire souverain, en l’occurrence celui de la Syrie, et aucune voix ne s’est élevée pour exprimer sa désapprobation. Tout est toléré venant de cet État qui agit comme seul au monde, dont les frontières évoluent chaque seconde en fonction du grignotage et de l’annexion des territoires, des maisons, des vergers et des lieux de cultes palestiniens.
Évidemment, on n’ira pas jusqu’à préparer une campagne militaire pour obliger les Israéliens à quitter le Liban, lequel est resté sous leur occupation pendant plus de dix-huit ans. Peut-on objectivement faire le moindre reproche à l’encontre de ceux qui ont résisté, si ce n’est que pour certains politiciens libanais corrompus il ne fallait pas s’en prendre aux soldats israéliens ! Le problème est qu’ils sont une armée d’occupation.
Le Hezbollah a pu mener sa guerre de résistance, obligeant l’armée israélienne à se retirer de l’essentiel des territoires qu’elle a occupés pendant dix-huit ans. Ce parti est devenu un acteur à part entière de la scène politique. Il a fait du Liban, qui était balloté par les guerres des autres puissances, une pièce indispensable dans un front de refus et de résistance.
Le Hezbollah a su, grâce aux liens ancestraux entre les chiites du Sud du Liban et ceux d’Iran, bénéficier des aides lui permettant de soutenir la population locale dans sa résistance pour éviter qu’elle abandonne ses terres. Des efforts colossaux étaient nécessaires pour créer des services d’éducation, de santé, d’aides sociales. En même temps il fallait harceler l’occupant pour le pousser vers la sortie.
Plus les opérations étaient spectaculaires, plus leur impact était négatif chez les soldats israéliens, mais positif au sein de la population locale. Au-delà, une large frange de la population libanaise s’identifiait à ces jeunes résistants qui défiaient les soldats sur-entraînés et équipés de Tsahal.
Ces jeunes résistants prolongent l’épopée de l’imam Hussein, participant tous les ans à la fête d’Achoura, qui plutôt qu’une fête est une cérémonie de larmes destinée à raviver la flamme du sacrifice parmi eux. Ils se sont fixés un objectif, celui de l’évacuation des soldats israéliens du sud du Liban. Plus aucun soldat ne sera toléré, c’est ainsi qu’en ont décidé les référents de l’autorité religieuse et politique.
C’est ainsi que l’on retrouve le cheik Ragheb Harb, et le sayed Abbas Moussawi, deux chefs religieux, grands tribuns et très écoutés par le peuple du Sud. Ils se sont dévoués à la cause de l’indépendance contre ceux qui ont, selon eux, souillé leur terre sacrée. Cette terre qui porte sur elle les cicatrices de l’imam Hussein, que l’on guérit au sein des Husseiniehs de chaque bourgade. Ces mêmes Husseiniehs, lieux de recueillement, mais aussi lieux de discussions, de prêches et d’enseignement, ont permis discrètement mais sûrement un travail sur le terrain impliquant toute la population dans cette lutte armée contre l’occupant.
Le cheik Harb et sayed Abbas Moussawi ont été assassinés par les Israéliens, mais leur combat n’a pas cessé. Le calcul misant sur l’anéantissement du mouvement de résistance suite à la disparition d’un de ses chefs a échoué. Rien n’a changé car le projet était en marche avec une structure implacable, se renforçant sans cesse. L’arrivée de l’emblématique sayed Hassan Nassrallah est dans la lignée des autres figures de cette résistance.
Des hommes comme Imad Moughnieh, l’un des chefs militaires de la résistance, assassiné à Damas —est ce un hasard ?—, se comptent actuellement par centaines. Tous n’ont qu’un seul objectif : libérer la dernière parcelle de terrain occupée par Israël. Pour ces jeunes hommes très bien formés, cette guerre n’a rien d’un jeu vidéo suivie sur un réseau informatique, elle est leur guerre, menée sur une terre dont ils connaissent tous les recoins.
Au mois de mai 2000, les soldats israéliens ont dû abandonner leurs postes, leurs prisonniers, et leurs collaborateurs à la cloche de bois. Ils n’ont pas demandé leur reste. Leur erreur était d’avoir continué à occuper une bande de terrain libanais dans l’extrême sud et dans le sud-est du Liban. C’est cette occupation qui allait provoquer l’étincelle de la guerre de 33 jours (juillet-août 2006). Cette bande de terre continuera de hanter les nuits des Israéliens, car ils savent que leur présence n’est pas souhaitée et ne le sera jamais. L’esprit de la Husseinieh s’est définitivement réveillé.
Concernant la situation d’Israël par rapport à la Syrie et au Liban, sous le titre « La guerre qui fait entrer Israël contre le Hezbollah et ses alliés » l’ancien directeur du renseignement Proche-Orient/Afrique du Nord au ministère US de la défense Jeffrey White a publié une étude fort « instructive ». Son élément le plus important est que « si la guerre éclatait à nouveau sur les frontières de la Palestine pour tenter d’occuper le Liban, elle ne sera pas comme le conflit de juillet 2006, mais elle sera peut-être "décisive", et conduira à une transformation de toute la région ».
Surprenante analyse, qui reprend des termes utilisés par le sayed Hassan Nassrallah, rappelant dans ses discours depuis plus de deux ans que si Israël ose s’attaquer le Liban, c’est la région entière qui changera. Cette affirmation semble donc être intégrée dans les réflexions des officines de sécurité aux États-Unis.
Jeffrey White, qui est maintenant expert au Washington Institute for Near East Studies, a donné une conférence pour présenter son étude. Il y a souligné que « Le théâtre des hostilités comprendra 40 000 miles carrés », ce qui équivaut à 64 000 kilomètres carrés, comprenant le « Liban et Israël, ainsi que des parties de la Syrie ». Il a ajouté que « la fin des hostilités en 2006, a marqué le point de départ des préparatifs de la prochaine guerre », et que « les parties ont utilisé une approche offensive par rapport aux précédentes confrontations. »
White a prédit que les combats se concentreront sur la frontière nord d’Israël et dans le sud du Liban, avec un certain nombre de « théâtres secondaires » pour les affrontements. « Le Hezbollah au Liban sud essayera de repousser violemment l’attaque vers le sol de l’agresseur, tandis qu’Israël va essayer d’atteindre le [fleuve] Litani, et même au-delà du Litani, où se trouveraient les roquettes du Hezbollah », a t-il poursuivi.
Dans une tentative de décrire l’« importance des pertes libanaises » dans cette guerre, White a déclaré qu’ « Israël viserait à brûler l’herbe au Liban au lieu de la tondre », et a souligné que le sort de la guerre dépendrait de «  l’invasion terrestre israélienne. » Il a affirmé que bien que l’armée israélienne ait été entraînée pour se battre dans des villes et zones peuplées, elle subirait des pertes importantes. Il a déclaré que le Hezbollah essayerait d’absorber l’attaque Israélienne, mais ne reculera pas. «  La bataille du Sud serait décisive ».
White a déclaré que les prévisions israéliennes indiquent que le « Parti de Dieu procédera aux tirs de roquettes à raison de 500 ou 600 par jour en direction d’Israël ». Il a noté que la qualité de la plupart des roquettes possédées du Hezbollah est devenue nettement supérieure à ce qu’elle était en 2006. Il a ajouté que contrairement à 2006, « Israël agira pour détruire l’infrastructure civile libanaise tout en alléguant que le gouvernement libanais est responsable des actions du Hezbollah ».
Il a conclu que les scénarios de la guerre sont au nombre de trois, et comprennent :
- une solution décisive,
- des combattants fatigués,
- ou une solution imposée.
Selon White la solution décisive ne pourra qu’être en faveur d’Israël afin de mettre fin à la menace du Hezbollah et de dicter ses conditions. En revanche, les deuxième et troisième scénarios aboutiront à un « désordre, comme à la fin de la guerre en 1973 et 2006, et les combattants continueront de se préparer pour une nouvelle guerre ».
À son tour, a averti l’ancien officier de l’armée US et chercheur au Center for a New American Security, Andrew M. Exum, toute occupation israélienne du Liban serait un cauchemar pour les Israéliens. Diplômé de l’Université américaine de Beyrouth, il a déclaré que « l’intérêt supérieur d’Israël, dans le cas où le Hezbollah tuerait un diplomate israélien en représailles à l’assassinat d’Imad Moughnieh, ou s’il procédait à l’enlèvement d’un soldat, nécessiterait des frappes particulièrement douloureuses au cours des trois ou quatre jours suivants ».
Exum a indiqué qu’au cours de la guerre de 2006, la communauté internationale était favorable à Israël durant la première semaine, mais au vu des pertes libanaises par rapport aux israéliennes et compte tenu de l’habilité des Libanais dans leurs rapports avec les médias internationaux, la sympathie à l’égard d’Israël s’est inversée et s’est retournée contre l’État Hébreu.
Il a dit que, sur la base de l’expérience de la guerre de 2006, quand « les Israéliens promettent qu’ils détruiront la banlieue sud (de Beyrouth) complètement, le monde sait qu’ils le feront », ainsi selon cet ancien officier, cette situation « contribue à renforcer l’équilibre de la terreur et de la dissuasion entre les parties et augmente la pression sur les épaules du Hezbollah pour éviter de fournir un prétexte à Israël justifiant son attaque contre le Liban ».
Exum explique que « la trêve sur le terrain entre Israël et le Hezbollah, est la démonstration de l’équilibre des forces. Elle est la meilleure garantie de paix et de dissuasion », qui serait selon lui « nuisible pour le Hezbollah sur le long terme ». Il a conclu que « toute nouvelle guerre ne serait pas dans l’intérêt des Israéliens et des Libanais, ni dans l’intérêt des États-Unis » au Proche-Orient en général.
Ce que les deux spécialistes ont omis de préciser est qu’Israël craint actuellement de se battre sur un front intérieur, car l’idée que le Hezbollah ait pu recruter des agents sur son territoire hante les esprits de certains de leurs responsables. Au mois d’octobre 2002, un ancien lieutenant-colonel de Tsahal a été inculpé pour espionnage. Cette décision a été rendue publique le 24 octobre 2002. L’inquiétude régnait déjà dans l’État hébreu.
Ces informations sont prises très au sérieux par l’opinion israélienne, et prennent de plus en plus d’ampleur. Cette situation ne s’est pas arrangée après que le chef du Hezbollah, sayed Hassan Nassrallah, ait divulgué des images captées par les drones israéliens et piratées par les équipes techniques du Parti de Dieu. Les autorités israéliennes ont fini par reconnaître la réalité du piratage tout en précisant qu’elles l’avaient su et avaient modifié le codage de leur transmission en conséquence.
Ce même piratage avait permis au Hezbollah de piéger une escouade de soldats israéliens au cours d’une opération d’infiltration dans la commune d’Anassarieh au sud du Liban pour assassiner un de ses responsables. C’est l’ensemble de cette formation de Tsahal qui s’est trouvée prise en tenaille et a été décimée.
En tout cas, ces histoires réelles font partie des éléments remarquablement utilisés par la communication du Hezbollah et qui font très mal à l’opinion israélienne. Elles contribuent à maintenir ce climat de terreur et de dissuasion entre les parties sur le terrain, car si le Liban craint certainement les destructions massives, Israël craint beaucoup autant pour ses soldats que pour ses civils. Cela conduit à ce que chacun sache qu’il a un prix à payer, sans que personne n’ait envie de payer l’addition.
Se retirer totalement du territoire libanais serait considéré comme un camouflet supplémentaire pour l’« armée invincible ». Y rester devient de plus en plus dangereux. Surtout rester pour quoi faire ? Jusqu’à présent le rôle de l’armée israélienne était celui d’un gendarme, mais si l’on n’a plus peur du gendarme, à quoi sert-il ? Le pire pour Israël est que l’équation s’est totalement modifiée, son armée ne maîtrise plus toutes les données et est actuellement exposée à de fortes probabilités d’échec dans ses opérations.
Cette situation finit par atteindre le moral des troupes à tel point que les soldats ne savent plus pourquoi ils doivent se battre. Tsahal est-il toujours l’armée de « défense d’Israël », ou est-il devenu l’armée des massacres de Qana et des « bavures » ? Une armée qui se bat contre un ennemi invisible commet nécessairement des bavures et en commettra encore. Jusqu’à quand l’armée et la société israéliennes supporteront-elles ces infamies ? Les habitants de Qana disent de leur ville : « C’est là que Jésus a transformé l’eau en vin, et c’est là que les Israéliens ont transformé l’eau en sang ».
Ces contradictions ont fait qu’au fil des années la critique de la politique israélienne n’est plus un tabou. Jusqu’à l’invasion du Liban, oser critiquer les décisions israéliennes était assimilé à un acte antisémite. Tel est de moins en moins le cas. Des juifs et des non juifs critiquent cette politique expansionniste. L’appel de JCALL (European Jewish Call for Reason) est la démonstration qu’il existe bien une cassure dans le soutien dont bénéficiait la politique et les gouvernements israéliens.
Cet appel est intéressant, car tout en assurant un soutien indéfectible à l’État d’Israël, il se montre particulièrement en opposition avec les décisions prises par les gouvernements successifs, notamment en matière d’annexion et de colonisation. Les signataires estiment qu’Israël devra changer de politique pour survivre.
Or nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue de la colonisation de la Cisjordanie et des quartiers arabes de Jérusalem-Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.
Ces faits expliquent le malaise vécu, entre autres, par la diaspora juive. Ces mêmes sentiments sont également exprimés par une frange de la population israélienne de l’intérieur, laquelle ne semble pas être écoutée par une classe politique qui rivalise d’outrance et d’excès.
L’UE vient à travers sa décision de déclencher les hostilités, en allant dans le sens contraire de l’Histoire. Les responsables Européens savent parfaitement que cette décision n’a sur le plan pratique aucune utilité. Les membres de la branche armée du Hezbollah sont inconnus. Leur force est justement le secret qui les entoure. Quelles sanctions prendre contre des hommes invisibles.. ?
Quant aux sanctions économiques, elles sont risibles, car les services de renseignement européens savent que le Hezbollah ou ses membres n’ont pas d’avoirs en Europe. La décision est donc symbolique et est aussi précaire qu’injustifié. En effet, concernant l’attentat de Bulgarie, cet État vient de déclarer qu’il n’existe aucune preuve de l’implication du Hezbollah.
Devant l’impossibilité de contester au Hezbollah sa qualité de mouvement de résistance contre l’occupation, on a inventé ce prétexte, et on a laissé filtrer la vraie raison, mais qui n’est pas reprise officiellement : sa participation au conflit syrien.
C’est d’autant plus étonnant que depuis le début du conflit syrien le mouvement politique libanais du Futur, entre autres —avec ses responsables, à commencer par l’ancien Premier ministre Saad Hariri—, a brillé par sa participation plus qu’active en hommes et en armes, sans pour autant être qualifié de mouvement terroriste.
Le Hezbollah a combattu et combat en Syrie Jabhat Al-Noussra, considéré aujourd’hui par les occidentaux comme une organisation terroriste. Comment peut-on combattre les terroristes et être considéré terroriste ? En réalité, le Hezbollah a pour le moins perturbé les projets occidentaux pariant sur la chute de l’État syrien devant les agressions internes et externes, il doit en payer le prix.
En combattant en Syrie, le Hezbollah protège ses arrières. Les vrais terroristes, terrorisaient les civils libanais dans la plaine de la Bekaa, à Akkar à l’est et dans le Nord du Liban. Ces groupent se sont bien installés dans plusieurs dizaines de villages au Liban au prétexte d’être des réfugiés, sans que personne en l’absence d’un État fort, ne puisse vérifier leur qualité.
Ils ont commis des attaques contre l’armée libanaise accusée maintenant d’être pro-Hezbollah, lequel prône le slogan de la résistance « Le Peuple, l’Armée et la Résistance sont la force du Liban contre toute agression ». Fallait-il que le Hezbollah néglige ces risques pour éviter d’être classé organisation terroriste ? Informé de cette rumeur de classement depuis des mois, sayed Hassan Nasrallah avait du reste annoncé qu’il n’en avait cure…
Toutefois, cette annonce est regrettable et menace d’une multitude de répercussions. A-t-on mesuré la portée de cette décision, dont l’effet médiatique serait le seul intérêt ? Pire encore ! le présent article sera t-il considéré comme une « apologie du terrorisme » ? … Seul l’avenir nous le dira. Le but final serait de faire taire toutes les voix qui défendent les mouvements de résistance.
La vérité est que les Européens sont devenus schizophrènes, car ils voient la paille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre dans le leur.

Syrie. Quand Washington parie sur le cheval de Troie «wahhabite»....Obama savait que sa politique au Moyen Orient a échoué car le régime syrien n'est pas défait, la Libye s'est transformé en état fantômatique, coeur battant de trafic d'armes et de munitions dans différentes parties du monde . La Tunisie et l'Egypte ont une situation chaotique et la Turquie vient d'être piégée dans ses propres politiques et de faire face à une crise politique d'envergure.

Les alliances US se font et se défont dans la région du Moyen Orient à une vitesse propre à donner du vertige ,ce qui est selon les analystes , le signe d'un total déboussolement de la politique moyen orientale de Washington. 
Selon Al Nachra, si les Américains emboitent aujourd'hui le pas sans grande innovation le pas aux britanniques, vrais fondateurs du wahhabisme et du Akhvanisme, c'est qu'ils ont perdu totalement l'initiative. " Tous les efforts américains après le 11 septembre pour répondre à cette question ' pourquoi ils nous détestent?' ont échoué"
Selon le site, il faut reconnaitre d'ailleurs que les Etats Unis n'ont pas fourni de réels efforts pour y trouver la réponse. le général déchu Petraeus a dans le temps osé dénoncé les politiques sionistes et leurs impacts sur la politique étrangère des Etats Unis . Depuis Bush, les Etats Unis tentent de se montrer partisans de la démocratie et des droits des peuples. Mais cette politique là a montré ses limites et a déjà échoué en Irak. Obama n'avait pas plus de chance que son prédécesseur. Il s'est engagé dans la campagne éléctorale en dénonçant le bellicisme de Bush. Une fois élu s'est rendu en Egypte et tenu un discours enthousiaste en faveur de l'ouverture envers les pays musulmans, il a défendu l'Islam modéré , se dit prêt à réconcilier avec l'islam politique. Une fois le printemps arabe déclenché, Obama a toutefois commis l'erreur de vouloir le tourner à son avantage: en abuser pour écarter les régimes dicatoriaux traditionnels sans s'engager directement et ainsi préparer le terrain à un réajustement du Moyen Orient suivant les dessins US pour le 21 ème siècle... Obama s'est érigé ainsi en  commandant à l'arrière front , et a tenté de soutenir l'islam politique.
Mais quel a été son objectif? mettre à profit les potentiels existants au sein de cette école de l'islam politique et les tourner dans le sens des objectifs stratégiques US dans la région. Cela devrait lui permettre de "neutraliser l'Iran , de normaliser les relations de tous les états de la région avec israel et de lui assurer sa sécurité ainsi que la sécurité de toutes les voies de transit d'énergie"
Et le site d'ajouter : "peu de temps avant sa participation a la réunion de G8 , Obama savait que sa politique au Moyen Orient a échoué car le régime syrien n'est pas défait, la Libye s'est transformé en état fantômatique, coeur battant de trafic d'armes et de munitions dans différentes parties du monde . La Tunisie et l'Egypte ont une situation chaotique et la Turquie vient d'être piégée dans ses propres politiques et de faire face à une crise politique d'envergure. Les amis européens d'Obama se sont éloignés de lui et ils sont inquiets d'une amplification du terrorisme dans une zone géographique aussi importente que le Moyen Orient. Mais quelle a été la réaction d'Obama? "
Au lieu de reconnaitre son échec et de chercher à trouver une solution en compagnie des dirigeants d'autres pays, Obama s'enfonce dans l'erreur et son attitude n'est qu'une fuite en avant dans une région qui va trop rapidement vers l'implosion .. c'est en ce sens qu'il a décidé de rétablir " l'équilibre des forces" et d'armer les rebelles syriens , ce qui revient à troubler davantage la situation , à déstabiliser davantage le Moyen Orient.
L'auteur voit dans la stratégie américaine " la principale raison de l'échec des représentants du salafisme politique et des Frères musulmans de la région "
" En effet ces régimes issus des Frères ont pour le seul atout l'appuie massive des Etats Unis et ils se considèrent comme représentant absolu des Américains " Au début, les Etats Unis ont donc apporté leur soutien aux Frères musulmans et c'est en ce sens que l'octroie du commandement à la Turquie et au qatar a provoqué en effet une guerre latente et parfois patente dont les parties ont été le Qatar et la Turquie et l'Arabie saoudite. C'est justement cette guerre qui a fait échec à la politique américaine de soutien aux Frères. L'Egypte s'est effondré apres l'arrivée au pouvoir des Frères. Les divergences créées dans la foulée de ce changement n'ont pas mis longtemps à se manifester dans le propre camp pro occidental . Et les impacts de cette erreur se sont fait sentir en Syrie où les Anti Assad se sont déchirés . Mais les Américains ont-ils tiré leçon de cette erreur stratégique?"
Non , puisque "c'est désormais sur le cheval de Troie wahhabite que comptent désormais les Américains . Mais le cheval de Troie wahhabite est amené désormais à faire une démonstration de sa force et à réussir là où les Frères ont échoué. Or cette manière de faire ne fait qu'attiser les guerres fratricides au sein du camp pro occidental car chacun de ces vasseaux , Frères et Wahhabites tentent de faire preuve de son allégeance envers les Etats Unis , ce qui suscite davantage de rivalités et d'adversité "
Cameroonvoice