jeudi 13 juin 2013

Turquie : (VIDEO) - Arrestation de 73 avocats au Palais de Justice d’Istanbul

VIDEO - La police a interpellé mardi plus de 70 avocats qui protestaient contre l’intervention dans la matinée des forces de l’ordre contre les manifestants occupant la place Taksim d’Istanbul.

En grève depuis le début de la fronde qui vise le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan il y a douze jours, ces avocats se sont réunis dans l’enceinte du palais de justice d’Istanbul pour dénoncer la police, qui a repris manu militari le contrôle de la place Taksim.
La police est alors intervenue dans le palais de justice pour les en déloger. Après de brèves échauffourées, environ 73 manifestants ont été interpellés.
lejournaldusiecle.com

Le droit des puissants!…..Ce sont, dans le cas de la Syrie, trois pays membres permanents du Conseil de sécurité et puissances nucléaires - Etats-Unis, Grande-Bretagne et France - qui font fi de la Charte des Nations unies et du droit international encourageant, ostensiblement, une rébellion contre un Etat souverain.

C'est cela le «nouvel ordre» mondial ?
La Syrie - avec les événements qui s'y déroulent au quotidien depuis plus de deux ans induits par des scènes de carnages et d'horreur répétitifs - administre au monde comment les puissants conçoivent la paix et la sécurité du monde et les rapports entre les nations. Ainsi, c'est ceux qui disposent de la puissance militaire, financière et politique qui dessinent les destinés des peuples et des Etats. Cela est devenu évident dans le sillage dudit «Printemps arabe» et singulièrement son exploitation insultante pour le droit et les lois internationaux. Il en est ainsi des tentatives d'abattre le dernier régime arabe qui n'entre pas dans les plans de l'Occident pour le «Monde arabe». On ne peut pas comprendre les événements de Syrie si on ne les replace pas dans le contexte de la déstabilisation organisée par des puissances telles que la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ces deux nations s'étant, dès le départ, montrées les plus déterminées à faire un sort aux pouvoirs arabes, qui ne répondent pas aux critères qu'elles veulent imposer à cette région riche en gaz et en pétrole. On ne peut omettre de souligner que c'est Londres et Paris - par leurs représentants, les ambassadeurs Sykes et Picot - qui ont charcuté (à leur profit) le Moyen-Orient au lendemain de la chute de l'Empire ottoman en 1920. C'est avec cette même donne que ces deux puissances interviennent aujourd'hui dans le conflit syrien. Comment en effet, comprendre l'anomalie du soutien qu'apportent Paris et Londres aux groupes insurrectionnels contre la Syrie si on ne la remet pas dans le contexte d'injonctions faites aux plus faibles «faites ceci, ne faites pas cela...». Ce sont, dans le cas de la Syrie, trois pays membres permanents du Conseil de sécurité et puissances nucléaires - Etats-Unis, Grande-Bretagne et France - qui font fi de la Charte des Nations unies et du droit international encourageant, ostensiblement, une rébellion contre un Etat souverain. Du jamais-vu dans les annales du droit et des relations internationale où des Etat s'engagent aussi officiellement dans la déstabilisation d'un pays tiers. Cela d'autant plus que ces puissances influentes soutiennent des déserteurs, des mercenaires engagés par des monarchies du Golfe, et aussi des jihadistes recrutés dans divers pays arabes. Ceux-ci tuent sans état d'âme les Syriens. Carnages que des médias internationaux complaisants mettent sur le compte de l'armée du régime syrien. Décryptés, Paris, Washington et Londres soutiennent de tout leur poids des tueurs - dont au moins un, le Front Al Nusra, figure sur la liste des groupes terroristes établie par les Etats-Unis - que l'on pourchasse ailleurs en Afghanistan et au Mali. Nécessité fait loi! Or, l'exécution barbare, dimanche, d'un enfant de 14 ans dans le nord de la Syrie par un groupe islamiste armé met en évidence la cruauté de la phalange sur laquelle s'appuient ces puissances pour faire tomber le régime de Damas à défaut de pouvoir intervenir - dans le contexte mondial actuel - directement comme cela a été le cas en Libye par Otan interposée. En fait, la Syrie est devenue - du fait même de la vacuité de l'«opposition» portée à bout de bras par le Qatar - un champ de bataille où tous les coups sont bons sous l'oeil indulgent de ceux-là mêmes qui réclament plus d'armes pour la rébellion. En Syrie, les puissances occidentales et leurs sous-traitants du Golfe ont maltraité le droit international à leur convenance. C'est ainsi que le chef de la diplomatie britannique, William Hague, regrette que le régime syrien - qui, jusqu'à preuve du contraire, est reconnu par l'ONU - regagne du terrain au plan militaire, ce qui rend, selon lui, «plus difficile l'organisation et le succès d'une conférence internationale de paix sur la Syrie». Ce qui laisse entendre que le régime syrien n'avait pas le droit de se défendre dès lors que ces puissances en ont décidé ainsi. C'est pourtant, ce même diplomate britannique qui, plutôt que de condamner l'agression caractérisée d'Israël, contre la Syrie (le 5 mai dernier), lui trouve une justification et estime - le comble - qu'il «fallait respecter» la décision d'Israël de «protéger sa sécurité». Israël a le droit de protéger sa «sécurité» pas la Syrie attaquée par des rebelles soutenus par la Grande-Bretagne, armés et financés par les monarchies et les puissances influentes occidentales. C'est cela le «nouvel ordre» mondial ?
L'Expression

mercredi 12 juin 2013

Syrie après la bataille de Qousseyr : En finir avec l’hypocrisie !...Dès le début du conflit syrien, les groupes armés venus de plusieurs régions du monde participent à une guerre contre la Syrie et son peuple ! Tout ce « beau monde » ne peut être pris pour une « intervention étrangère », seul le Hezbollah l’est.

Le projet américano-sioniste pour la région ne passera pas, n’en déplaise à tous les propagandistes de l’axe américano-sioniste !

Depuis près de deux semaines, soit depuis que le secrétaire général du Hezbollah, sayyid Hassan Nasrullah, a déclaré que la résistance islamique participera à la guerre en Syrie, et plus précisément dans la région syrienne frontalière de la Bekaa, le Hezbollah ne serait plus qu’une « officine iranienne », qui exécute l’agenda iranien dans la région, tout comme il ne serait plus un parti de résistance, mais juste une milice, shi’ite de surcroît, utilisée pour combattre les sunnites syriens, et même le sunnisme en général. La lutte contre l’ennemi sioniste n’aurait été qu’un épisode accidentel dans le parcours de ce parti. Ces mêmes voix s’indignent de ce qu’ils considèrent comme une « intervention étrangère » dans le conflit syrien, qui risque semble-t-il, d’élargir le champ du conflit vers le Liban et la région.
C’est grosso modo ce qu’on peut lire dans certains articles, certaines lettres et déclarations de musulmans, arabes et non arabes, ou même de non musulmans, arabes ou non arabes. Une large propagande est lancée, surtout après le discours du sayyid le 25 mai dernier, pour discréditer le Hezbollah, devenu, surtout après la résistance contre la guerre criminelle sioniste, un des principaux mouvements de résistance au sionisme et son allié, l’impérialisme.
Lors de son discours, sayyid Nasrullah a bien expliqué le pourquoi de son intervention et la limite de celle-ci, disant qu’il s’avère de plus en plus, avec le développement du conflit syrien, que c’est la résistance islamique qui est visée, le but étant d’anéantir tout ce qui peut représenter une résistance au sionisme et à l’impérialisme dans la région. Ce qui oblige la résistance à protéger son existence. D’autre part, les bandes armées rebelles ne cessent, depuis plus d’un an, de bombarder des villages frontaliers et les quelques villages syriens frontaliers habités depuis des décennies par des Libanais, sont la cible de ces bandes armées. Ni l’Etat libanais, ni l’armée libanaise, ne protègent ces villages et villageois. Ce qui a nécessité l’intervention du Hezbollah.
Ce discours n’a été ni entendu, ni compris par ceux qui ne veulent ni entendre, ni comprendre car il est vrai qu’à un certain stade, on ferme les yeux et on se bouche les oreilles, pour ne pas avoir à réfléchir, à hésiter, à peser les choses, étant donné la complexité et les enjeux de la situation. Dès le début de la crise syrienne, dès les premières manifestations, avant même que le Hezbollah ne prenne position ou se prononce, des manifestants ont levé des pancartes hostiles au parti et lancé des slogans contre l’Iran et le Hezbollah. Ce qui ne s’était passé ni en Egypte, ni en Tunisie, à ma connaissance. Ce fut un signe avant-coureur, pas plus. Mais quelques mois après, des dizaines, puis des centaines, puis des milliers de musulmans venus d’Europe (France, Grande-Bretagne, Belgique et Allemagne entre autres) et de pays arabes (Tunisie, Libye, Yémen, Arabie saoudite, Qatar, Egypte, et Liban, entre autres) et musulmans (Tchétchénie, Caucase, Turquie entre autres) ont débarqué pour lutter, non seulement contre le régime syrien, mais contre le peuple syrien et la Syrie en tant que pays arabe, pour instaurer un émirat islamique.
Les déclarations d’un ministre britannique craignant le retour au pays de ces « combattants » expérimentés, la crainte des pouvoirs tunisiens et les négociations entre la Tunisie révolutionnaire et le régime syrien pour le rapatriement de ces « égarés », qui ont abandonné familles, femmes et enfants parfois, répondant à l’appel de quelques « illuminés », ont été ignorés. Et les Tchétchènes, pardi ! Ils sont également en Syrie, pour combattre « au nom de Dieu » tout le tissu social syrien, que chrétiens et musulmans, kurdes et arabes, ont forgé depuis des millénaires sur la terre syrienne. Les Tchétchènes kidnappent deux dignitaires religieux chrétiens à Alep, mais qui s’en émeut ? Une dizaine de Libanais sont otages depuis plus d’un an d’un groupe armé, et sont devenus un enjeu politique inter-libanais et inter-régional, la Turquie et le Qatar, Saad Hariri et ses amis fixent les enchères de leur remise en liberté, pendant qu’al-Jazeera (la chaîne qatarie) s’amuse à jouer les intermédiaires. De quelle « révolution » parlons-nous ? Depuis quand le peuple syrien porte-t-il ces « valeurs » barbares ?
Tout ce « beau monde » ne peut être pris pour une «  intervention étrangère », seul le Hezbollah l’est. L’intervention politique et médiatique, l’envoi de matériel militaire et d’équipements sophistiqués, l’envoi des services de renseignements, souvent par journalistes interposés, par les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite ne sont pas des «  interventions étrangères », seule la présence de combattants du Hezbollah l’est ! Et sans parler du financement de ces rebelles !!!
Les hôpitaux de terrain ouverts dans la ville de Tripoli au nord, pour accueillir les combattants blessés, syriens et autres, le retour des cercueils de « combattants » libanais, enrôlés pour cette guerre, il y a plusieurs mois, les multiples accrochages à la frontière entre l’armée syrienne et les bandes armées venant du Liban, comprenant d’ailleurs toutes sortes de nationalités, tout cela ne peut être considéré comme une participation du Liban à la guerre en Syrie, l’aéroport et les ports d’où débarquent des centaines d’étrangers, avant de se rendre en Syrie, n’est pas une intervention du Liban dans la guerre en Syrie. Il a juste suffi que le Hezbollah annonce qu’il mènera une bataille précise, en expliquant pourquoi, pour que les médias, les politiques, la Ligue arabe, les Etats-Unis et l’ONU se déclarent effarés et crient « au loup » ! puisque le Hezbollah serait en train, d’après eux, d’entraîner le Liban dans le conflit syrien, comme s’il n’y était pas, en plein, depuis le commencement. Que les Libanais le disent, cela fait partie du jeu politique, où toute déclaration peut être comprise à dix niveaux différents. Mais que la Ligue arabe, l’ONU, et toute la clique nauséabonde de l’impérialisme se mette à pérorer sur la participation du Hezbollah ! L’hypocrisie est à son comble !
Dès le début du conflit syrien, les groupes armés venus de plusieurs régions du monde participent à une guerre contre la Syrie et son peuple ! L’opposition politique, qu’elle soit interne ou externe, ne contrôle rien et n’a aucune prise sur la situation. Certes, il y a une opposition financée par le Qatar et soutenue par la France, qui aboie et menace, qui encourage les rebelles armés mais s’en désolidarise lorsqu’il faut présenter ses lettres de créances à l’Union européenne, afin de recevoir des armes et des sous. C’est cette opposition qui applique les directives du sheikh sénile, basé à Qatar, qui a fait appel aux Etats-Unis pour bombarder et finalement détruire la Libye puis à présent, la Syrie, et qui ose lancer l’anathème contre des confessions musulmanes, différentes de la sienne. Pour toute cette mouvance, le Hezbollah serait une officine iranienne, puisqu’il est pour « Wali al-Faqih », alors qu’il n’ont rien compris, ni au « wali al-Faqih » ni au Hezbollah ! Il faudrait lire ou entendre ces sheikhs ou écrivains pour réaliser l’ignorance crasse dans laquelle ils veulent nous plonger et dans laquelle ils se complaisent ! Et les « spécialistes » en politique, religion, Iran, Syrie, mouvements islamiques, et tout ce qui s’ensuit, des chaînes françaises n’ont rien à leur envier. La compétition est lancée pour savoir qui peut niveler au plus bas la conscience des musulmans et des arabes. D’après cette mouvance, qui a fermé les yeux et qui s’est bouché les oreilles, l’Iran serait l’ennemi. C’est de nouveau le persan, le shi’ite, le « majous », l’ennemi, mais des musulmans ? Pas seulement, il serait l’ennemi des Arabes, puisque le nouveau discours joue sur la corde de l’arabité, qu’ils viennent de découvrir, à Qatar et ailleurs. Qatar, ou l’Arabie saoudite, comme chantres de l’arabité ? Il faut vraiment être acculturé pour y croire.
Et al-Qussayr, alors ? Al-Qussayr, ville syrienne très modeste, est devenue du jour au lendemain le « Stalingrad » des groupes armés rebelles. Il est vrai qu’ils y avaient installé des milliers de combattants et leurs familles, que c’était une place-forte de liaison et d’accueil pour les groupes armés venant du Liban. Elle fut fortifiée pour être le lieu d’où partent les attaques sur la région de Damas, vers le sud, et vers le nord. Au-delà de l’importance accordée par les rebelles à cette ville, parce qu’ils y ont accumulé les armes et creusé les tunnels, sa prise par l’armée syrienne signifie aussi qu’elle peut désormais couper la voie aux armes et aux groupes armés en provenance du Liban, ce qui explique d’ailleurs toute cette propagande mensongère et hypocrite des cercles de l’impérialisme. Dès les premiers jours de cette bataille, l’armée syrienne avait ouvert un « corridor » pour la sortie des civils, à peine quelques centaines. Ensuite, il n’y eut que des combattants et leurs pertes furent très lourdes, en humains et en matériels. Ils ont aussi perdu la ville, et toutes les possibilités qui y étaient offertes.
De nouveau, les mensonges et la propagande. Certains ont voulu nous faire croire à des massacres. Qui fut massacré ? Des civils ? non. Il n’y en avait presque plus.
Des combattants armés, dont certains peuvent être anthropophages et prêts à mâcher le cœur et le foie de leurs ennemis, en direct sur les écrans des télévisions ? Oui. Les combattants furent défaits et plusieurs centaines, semble-t-il, ont trouvé la mort.
D’autres, blessés, furent convoyés vers les hôpitaux au Liban, après que le politicien Joumblatt ait demandé un geste au Hezbollah pour qu’il autorise leur transfert. Cela fut fait, et plusieurs de ces combattants sont des Libanais. Parler de massacres signifie nécessairement qu’il s’agit de civils, mais est-ce que ces combattants, qu’ils soient syriens, tchetchènes, qataris ou autres, n’ont-ils pas choisi la voie armée pour lutter contre la Syrie, son régime et son peuple ? Ne faut-il pas plutôt dénoncer ceux qui les ont envoyés par des fatwas enflammés (les sheikhs qui lancent l’anathème), les financeurs, les livreurs d’armes, les supports politiques et médiatiques, avant de dénoncer le Hezbollah, rendu à présent responsable de ces morts ? Le Hezbollah n’a fait que se défendre, défendre sa présence et le maintien de sa force, nécessaire pour affronter l’ennemi sioniste. Cette bataille ne fut pas la sienne, dans le sens où il y a été entraîné. Mais il l’a menée avec honneur, comme toutes les batailles qu’il mène. La propagande ennemie, qu’elle soit diffusée par des Arabes, musulmans ou autres, n’y changera rien. Le projet américano-sioniste pour la région ne passera pas, n’en déplaise à tous les propagandistes de l’axe américano-sioniste !
Rim al-Khatib

La CPI (Cour Pénale Internationale) se révèle n’être qu’un autre Guantanamo....Elle est l’œuvre des pays dits démocratiques, mais échappe complètement aux peuples de ces pays, et ne parlons même pas des peuples africains qui fournissent la matière première pour son fonctionnement.


Ils s’étaient pourtant donné beaucoup de mal pour lui donner un aspect respectable, lui peaufiner un caractère universel. Ils lui ont affecté de grands juristes attifés de leurs grandes robes solennelles censées représenter la sérénité de la justice. Cette belle entité universelle, c’est la Cour Pénale Internationale, la CPI, sise à La Haye. Cœur sur la main, ils avaient juré, grâce à elle, de lutter contre l’impunité, les injustices et les crimes contre l’humanité partout dans le monde. Aucun dictateur ne devait plus dormir sur ses deux oreilles.
Depuis sa création, il en est passé du monde sur le banc des accusés. La CPI remplit donc pleinement la mission qui lui avait été confiée. C’est nous qui n’avions pas compris. Nous croyions bêtement aux définitions du Larousse des notions telles que ‘’dictateurs’’, ‘’crimes de guerre’’, ‘’génocide’’ ou ‘’crimes contre l’humanité’’. Nous ne savions pas que toutes ces notions n’existent pas en elles-mêmes, elles se décrètent. Et pas par n’importe qui. Elles ne concernent pas n’importe qui, non plus. Pour être concerné, if faut certaines conditions basées sur le critère géographique, pour ne pas dire racial. Seule l’Afrique est concernée. Il semble que ce continent grouille de dictateurs avérés ou en devenir, entourés de massacreurs et de génocidaires.
On avait quand même fini par comprendre cette petite vérité. Mais une vérité peut en cacher une autre. Que, de manière évidente, les clients de la CPI soient tous noirs, tout le monde avait commencé à s’y faire. Facile. Toutes les prisons anglaises, américaines, ou françaises, n’ont-elles pas une surreprésentation de la population bronzée par rapport à leur nombre dans la société ? Mais la révélation, qui vient d’être mise en évidence, dans le cas du Président Laurent Gbagbo, c’est qu’il n’y a besoin, finalement, d’aucun motif pour incarcérer quelqu’un qui a été décrété dictateur, ou auteur de crimes contre l’humanité.
Après plusieurs mois d’incarcération, la CPI annonce n’avoir pas de preuves lui permettant de confirmer les charges contre Laurent Gbagbo. En clair, ils disent : « nous vous accusons sans preuves ». S’ils osaient, avec tous les risques que cela comporte pour leurs carrières, ils auraient même pu rajouter que les preuves dont ils disposent accusent sans ambiguïté quelqu’un d’autre..
Accusé et maintenu en détention sans preuves. Ça ne vous rappelle rien ? Guantanamo, bien sûr. Nous y voilà. Tous ces grands mots, tous ces maquillages et faux semblants n’avaient d’autres buts que de camoufler une réalité. L’empire doit se doter de camps d’internement pour recevoir tous ses ennemis. Si on peut l’habiller d’oripeaux juridiques, tant mieux, sinon nécessité fait loi. Laurent Gbagbo restera enfermé, jusqu’à ce qu’on en trouve la raison.
Au-delà de l’injustice faite au président Gbagbo, à la côte d’Ivoire et à l’Afrique, une autre vérité saute aux yeux. Cette entité juridique ne devrait pas s’appeler CPI mais CPS, pour Cour Pénale Supranationale. Elle est l’œuvre des pays dits démocratiques, mais échappe complètement aux peuples de ces pays, et ne parlons même pas des peuples africains qui fournissent la matière première pour son fonctionnement. C’est l’illustration même du monde d’aujourd’hui, où différentes structures censées être d’émanation populaire, ne sont en fait que des structures dictatoriales et des machines à broyer. Avec toujours la même excuse qui consiste à dire : « ce n’est pas parfait, mais il vaut mieux ça que rien, en attendant mieux ». Alors, messieurs les africains (ou les cobayes ?), patience …
Avic
* http://avicennesy.wordpress.com/2013/06/07/la-cpi-se-revele-netre-quun...
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mardi 11 juin 2013

TURQUIE : Un mouvement inattendu fait face aux violences policières ...« nous aussi nous sommes là, nous existons ».

Le mouvement spontané qui s’est déclenché à Istanbul a pris une dimension sans précédent dans l’histoire du pays et s’étend maintenant aux 67 des 85 villes du pays.
Tout a commencé quand, pour exprimer l’opposition au réaménagement du parc Gezi et au déplacement des arbres pour l’aménagement du terrain, un groupe de citoyens a décidé d’occuper pacifiquement, ne serait-ce que pour quelques jours, la place Taksim en plein centre d’Istanbul. Le parc Gezi, selon les déclarations explicites mêmes du Premier ministre Erdogan, serait l’objet d’un projet de réaménagement comprenant également la reconstruction comme centre commercial de luxe d’une caserne d’artillerie, qui avait été démolie à la suite d’un soulèvement restaurationniste en 1909 contre la Révolution des Jeunes Turques de 1908 et dont les ruines avaient été définitivement rasées en 1940. Ce projet est d’ailleurs dénoncé par de nombreux spécialistes dont des urbanistes, des architectes et des écologistes.
Vendredi le 31 mai, le jour même où un tribunal administratif d’Istanbul prenait la décision de suspendre le projet de reconstruction de la caserne, la police a attaqué les occupants pacifiques du parc Gezi et les a évacués. Cette agression a suscité une réaction massive de la part des habitants qui se sont solidarisés avec les occupants du parc. Après de violents affrontements, la police a enfin reculé, libéré les lieux les 1er et 2 juin. et perdu le contrôle de la place Taksim. Les guerres de rue se sont poursuivies jour et nuit dans de plusieurs quartiers du centre d’Istanbul.
L’étincelle

Plusieurs sujets de conflits peuvent être considérés comme éléments déclencheurs de cette explosion spontanée : le fait que le Parti de la justice et du développement (AKP), qui est au pouvoir depuis dix ans, ait pris un tournant autoritaire et exclu tous ceux qui ne sont pas dans son camp ; les réactions dans de larges segments de la jeunesse aux politiques néolibérales ; l’intervention de la police qui est entrée dans le parc pour évacuer brutalement les protestataires et leurs enfants et qui a incendié leurs tentes… Tout cela a largement fournit l’étincelle qui était nécessaire pour déclencher l’explosion.
L’AKP, qui a une base électorale confortable de 50 %, a subi une toute première défaite et cela dans la rue. L’AKP, considéré par la moitié de la population comme un parti qui a réalisé d’importants changements, venait juste de se mettre à table de négociations avec les Kurdes pour trouver une solution pacifique a la question nationale. Ses politiques n’étaient jusqu’alors contestées que par des milieux de gauche militants mais peu influents. C’est un ensemble hétérogène de personnes difficilement définissable qui a conquis le centre de la ville après s’être affronté courageusement avec la police.
Malgré l’importance de la participation aux manifestations des milieux kémalistes laïques, mécontents du pouvoir de l’AKP, aussi bien que des groupes de gauche, la majorité sont des manifestants de 20-30 ans qui, pour la première fois, se sont engagés dans une lutte politique. Il faut souligner que c’étaient des jeunes femmes qui occupaient les premiers rangs pendant les affrontements avec la police. La proximité des quartiers de pauvres a facilité la participation aux manifestations de jeunes habitants de ces quartiers. Les gens venus de partout se sont orientés vers le centre-ville. À l’aube, un important convoi de manifestants a traversé le pont du Bosphore à pied et rejoint les autres manifestants. Même si cela restait limité, certaines membres du parti d’extrême-droite MHP ont participé aux manifestations, mais la direction du parti leur a tout de suite donné l’ordre de quitter les rangs. Il y a un mélange de jeunes filles qui portent de foulard, de « musulmans anticapitalistes », de fans de clubs de foot, de groupes LGBT, de Kurdes, de kémalistes et surtout de tous ceux qui disaient contre le Premier ministre Tayyip Erdogan : « nous aussi nous sommes là, nous existons ».
Les mots d’ordre importants étaient « Tayyip démissionne ! », « Au coude à coude contre le fascisme ! », « Ce n’est qu’un début, la lutte continue ! ». Pourtant aucune revendication nette n’a été exprimée par la foule. Même si l’initiative de la place Taksim a formulé la revendication de la démission du ministre de l’Intérieur, cette revendication n’est pas encore très répandue dans la masse.
Ce qui est plus important, ce sont des discussions au sujet de l’apparition éventuelle d’une opposition qui pourrait s’étendre de « Nous sommes » à « Nous serons », est le fait que, pour la première fois, de centaines de milliers de gens se rendent d’une façon indépendante sur les places publiques, sans être appelés ou dirigés par un centre connu (un parti, un syndicat ou l’État), afin de s’opposer aux politiques du gouvernement qui prend de plus en plus une tournure autoritaire. Même si les revendications sociales n’ont pas encore vu le jour, il est bien évident que la mise en œuvre des politiques néolibérales provoque l’indignation de ces masses.
La revanche du 1er mai ou les guerres de mémoire

Le gouvernement avait, le 1er mai dernier, fermé aux manifestations la place Taksim, qui a une importance symbolique, sous prétexte de travaux en cours. Il a paralysé le transport maritime et routier afin d’empêcher les manifestations du 1er mai. Il a déployé des policiers partout. Suite à l’adoption par le gouvernement d’une méthode à la Poutine pour d’étouffer le souffle de l’opposition sociale la ville avait été paralysée.
Il y a une guerre de mémoire entre la gauche et le gouvernement au sujet de la place Taksim, connue comme place du 1er mai. Face à une gauche qui souhaiterait perpétuer la mémoire de 42 personnes qui sont tombés sur cette place le 1er mai 1977, ainsi que les idéaux de la classe ouvrière, le gouvernement voudrait en reconstruisant la caserne d’artillerie, à la fois « revivifier l’histoire » et, en transformant le caserne en centre commercial, créer sa propre légitimité historique.
En humiliant les manifestants, qu’il stigmatise comme maraudeurs et provocateurs, Erdogan a révélé à quel point il était peu « consistant » en s'opposant à la répression israélienne à Gaza ou en critiquant Assad en Syrie. Au cours des deux prochaines années auront lieu les élections municipales et législatives, ainsi que l’élection présidentielle. Selon de nombreux analystes, il est presque certain qu’Erdogan sera élu comme président. Et il voudrait faire adopter un amendement constitutionnel lui permettant de constituer un régime présidentiel à la Poutine.
Cependant ces derniers événements sont pour lui une défaite inattendue.
Dorénavant ce dont nous avons besoin, c’est de nouvelles expériences massives. 
Masis Kürkçügil
Masis Kürkçügil, analyste politique et écrivain, ancien membre de la direction du Parti de la liberté et de la solidarité de Turquie (ÖDP), est un des dirigeants de Sosyalist Demokrasi İçin Yeniyol (Cours nouveau pour la démocratie socialiste, section turque de la IVe Internationale). Exilé en France au cours des années 1980, il fut le rédacteur de la revue Enternasyonalen, acheminée clandestinement en Turquie.
Source : Imprecor

TURQUIE : Parc Gezi, Place ¨Taksim (EN IMAGES)


 























lundi 10 juin 2013

Le complot occidental en Syrie agonise ...il est clair que les Etats-Unis et avec eux les monarchies rétrogrades du Golfe et le gouvernement du mirage ottomane, ont épuisé toutes les possibilités pour intensifier leur agression contre la Syrie.

La victoire enregistrée par l'Armée arabe syrienne dans la région de Qoussair n'est pas une exception mais une tendance générale confirmée. Les gangs terroristes takfiristes s'effondrent en raison du recul du soutien populaire à la rébellion armée. La règle historique indiscutable est que toute force militaire, même s'il s'agit d'une armée puissante, nombreuse et bien équipée, perd ses capacités de résistance si elle ne jouit plus d'un environnement social favorable. Que dire alors de groupes de mercenaires assoiffés de sang, venus de 82 pays différents, qui commettent les pires crimes contre les populations locales. Le dernier en date étant, dimanche, l'exécution d'un enfant de 15 ans devant sa famille pour blasphème (Voir ci-dessous). Plus grave encore, le peuple syrien a découvert que ces groupes sont étroitement liés à Israël. Commentant la situation en Syrie, le chef des services de renseignements allemands, cité par le Der Spiegel, a reconnu que l'armée syrienne allait poursuivre son avancée pour reprendre le contrôle de la plupart des régions ces trois prochains mois. Cette évaluation rejoint les informations selon lesquelles le qatari Hamad Ben Jassem a exprimé devant le président Barak Obama ses craintes de voir une victoire de l'Etat syrien sur les gangs takfiristes que les dirigeants qataris ont créés, formés, entrainés et financés.
Le grand déséquilibre des rapports de forces en Syrie, en faveur de l'Etat national, apparait de plus en plus clairement. La popularité croissante du président Bachar al-Assad n'est plus un secret. Même les rapports de l'Otan affirment que près des deux tiers des Syriens soutiennent leur président. Il est évident que ce sondage, commandé par des puissances membres de l'Otan, a été réalisé dans les zones qui échappent au contrôle de l'Etat.
Ces réalités résultent de l'attachement d'une majorité de syriens à leur Etat, à l'indépendance de leur pays et à leur armée. Le fait que le projet hégémonique ait utilisé les groupes takfiris comme principal outil a permis aux Syriens de comprendre très vite la nature du complot occidental qui cible leur patrie, et qui vise à déchirer le tissu national des peuples de la région. Le projet occidental s'est brisé sur un bloc transcommunautaire, qui comprend une bonne majorité de sunnites et de chrétiens orientaux, qui affichent des choix arabes et nationaux. Si ce bloc n'existait, l'Etat se serait effondré depuis longtemps.
Les événements en Turquie sont une expression supplémentaire des revers successifs subis par l'alliance anti-syrienne. Ils se reflètent dans l'impuissance et la confusion qui caractérisent l'action des Etats-Unis. La purge opérée par Barak Obama au sein de son administration en est la preuve: Hillary Clinton, David Petraeus, Robert Ford... autant de figures qui ont disparu de la scène ou sont en voie de disparition.
Un an après l'accord de Genève, il est clair que les Etats-Unis et avec eux les monarchies rétrogrades du Golfe et le gouvernement du mirage ottomane, ont épuisé toutes les possibilités pour intensifier leur agression contre la Syrie. Mais en dépit des gigantesques moyens mis en œuvre, cette alliance s'est brisée sur la résistance de l'Etat national syrien, de son armé et du peuple, sans compter la détermination et la volonté d'acier du président Bachar al-Assad. Les solides alliances  régionales et internationales bâties par la Syrie ces dernières décennies ont également constitué un atout majeur qui a renforcé les capacités de résistance de la Syrie.
TENDANCES DE L’ORIENT