mardi 26 mars 2013

SYRIE : L’ingérence de Médecins Sans Frontières en Syrie aux côtés de bandes terroristes est criminelle - Lettre adressée à Médecins Sans Frontières, en réaction de ses appels aux dons, par une personne de nationalité syrienne.

Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante...

Effectivement, pourquoi vos amis, les combattants d’une prétendue Armée syrienne libre, financés et armés par les monarchies pétrolières du golfe (comme vous-mêmes manifestement en Syrie) et des puissances occidentales - en étroite collusion avec les Frères Musulmans dans le monde - ciblent-ils des populations qui dites-vous « n’ont rien demandé » ?
Je vais vous le dire, tout en n’étant pas sûr que mon message soit entendu car votre parti pris - avec ces bandes armées qui font souffrir le peuple syrien et honnis d’eux - est flagrant, et ne vous innocente pas : la déstabilisation de la Syrie souveraine, est dirigée par ceux qui veulent agenouiller ce maillon clé de l’axe de la résistance à Israël.
Si vous voulez savoir ce que « les populations ont demandé », sachez qu’elles ont constamment appelé leur gouvernement et leurs forces armées à ce qu’ils les protègent des attaques des bandes armées que vous appelez « opposants » (notamment quand les observateurs internationaux circulaient en Syrie, et l’armée n’était pas censée intervenir)« Les populations », c’est-à-dire la grande majorité du peuple syrien, ont demandé la levée des sanctions économiques, ont manifesté massivement,- et quotidiennement contre l’ingérence, les « populations » se sont organisées en comités de défense des quartiers, les volontaires sont de plus en plus nombreux.

Le peuple syrien dans sa majorité soutient son gouvernement car il est garant de la stabilité du pays et de sa diversité

Vous n’êtes pas censés prendre parti…et pourtant !
Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante.
Les faux-témoins dont vous avez dit avoir recueilli le témoignage au Liban, et que vous avez présentés à la presse comme étant fiables, ont abondamment servi la propagande de votre organisation en faveur de ces bandes extrémistes qui ont mis la Syrie à feu et à sang. Nous avons constaté qu’aucun de ces « témoins, qui prétendaient avoir été persécutés par le gouvernement syrien jusque dans les hôpitaux en tant que blessés », ne s’exprimait avec un accent syrien ! Vos affirmations que nul journaliste, mise à part Silvia Cattori, n’a pris soin de vérifier, se retournent contre vous. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes abondamment financés et équipés par le Qatar, étaient sur place. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes étaient sur place, financés et équipés par le Qatar.
Il n’y a rien d’humanitaire dans votre engagement en Syrie !
Tout cela nous conduit à penser que vous n’êtes que les responsables dévoyés d’une ONG qui dans certains contextes de guerre vient à l’appui d’interventions directes ou indirectes de puissances qui, comme la France, s’appuient sur des bandes terroristes, et parmi eux une grande majorité de mercenaires, pour parvenir à leurs fins.
La respectabilité et la sympathie que les médecins inspirent dans leur dévouement à sauver des vies, est complètement détournée par des médecins « barbouzards » qui comme Jacques Bérès ont été financés et instrumentalisés par des associations musulmanes comme démontré par un échange avec vos sponsors que nous portons à votre connaissance ci-dessous.
Par conséquent, la description de vos actions supposées « héroïques », est méprisable. Vous n’avez pas aidé le peuple syrien, contrairement à ce que vous prétendez ; le fait est que vous prenez le parti de ceux qui vous financent. Par extension je me permets de croire que c’est le cas dans toutes vos interventions ; il n’y a pas de raison que vous soyez loyaux ailleurs, et si malhonnêtes dans le cas de la Syrie.
Est-il besoin d’être devin pour savoir que votre aide va aux soi-disant rebelles, les terroristes destructeurs de la Syrie, de son peuple, de son passé et probablement de son futur ? Aux pilleurs saccageurs de sites historiques ? Aux dépeceurs de l’économie et de l’industrie ? Aux faiseurs d’orphelins et de veuves ? Aux égorgeurs semeurs de terreur ? Aux poseurs de bombes, aux kamikazes qui n’hésitent pas à faire exploser l’université d’Alep et à massacrer des centaines d’étudiants ?
Si vous parlez réellement de population qui fuit, sachez qu’elle fuit à l’arrivée de ces libérateurs fous d’Allah, drogués, fanatisés à souhait, à qui vous apportez votre aide. (Tiens les mêmes que la France va combattre au Mali) ?!
« Les hôpitaux ont été ciblés », dites-vous ; certes mais aussi les lignes électriques, les écoles, les édifices publics, la liste est longue, et toujours par vos chers libérateurs.
Les bandes armées ont massacré, pris en embuscade, assassiné, attaqué des édifices publics et saboté des voies ferrées. Sur le financement : En cherchant à détruire le régime syrien, l’organisation des Frères Musulmans a un objectif commun avec les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite dont la paranoïa à propos de l’Islam chiite a atteint son paroxysme avec la contestation à Bahreïn. Wikileaks avait révélé à quel point l’Arabie Saoudite était impatiente de voir les USA attaquer l’Iran. Un objectif de rechange est la destruction de la relation stratégique ente l’Iran, le Hezbollah et la Syrie. Les Etats Unis et l’Arabie Saoudite peuvent avoir des raisons légèrement différentes de vouloir la destruction du régime baathiste dominé par les Alaouites à Damas… mais ce qui importe est qu’ils veulent le détruire…Les Etats Unis font tout ce qu’ils peuvent pour acculer la Syrie. Ils apportent un soutien financier aux dirigeants de l’opposition en exil. 
« Les obus de mortiers tombent » encore et toujours par le fait des mêmes prétendus « libérateurs » !
« Les guerres sont toujours sales » dites-vous, comme une fatalité, eh bien ne vous faites pas les anges gardiens des initiateurs de guerre !
Vous rentrez en Syrie de manière clandestine. En effet ; il paraît que cela donne des frissons et fait monter l’adrénaline ?! Mais pourquoi pas y aller de manière légale comme le fait la Croix-Rouge, si vous vouliez vraiment être efficaces et fidèles à vos principes affichés ? Votre charte ne vous permet pas que je sache, de rentrer illégalement en Syrie, mais vous vous en vantez dans votre courrier.
« Vu l’état du système de santé syrien après presque deux ans de conflit… », dites-vous ? Mais cela n’est-il pas normal dès lors que la Syrie a été punie, mise sous embargo ? Embargo qui pénalise et étouffe le peuple, pas le gouvernement, dont vous voulez avoir la peau à tout prix. Gouvernement d’un État qui est le dernier bastion laïc de la région, que veulent détruire ces prétendus libérateurs que vous allez soigner dans les zones qu’ils occupent par la violence (ils ne s’en cachent pas, ils le déclarent ouvertement). Un État syrien qui est garant des libertés confessionnelles, face à l’intolérance des instaurateurs de la charia, qui dès qu’ils le peuvent, proclament les zones conquises « émirats islamiques », comme ils l’ont fait à Baba Amr à Homs, et dans certains quartiers d’Alep.
C’est pour se rallier à ce camp de faux « libérateurs », que vous êtes entrés illégalement en Syrie, comme du reste tous ces autres journalistes français, embarqués comme vous avec la rébellion, qui ont inondé le public de propagande en présentant les bandes terroristes formées de mercenaires comme une authentique résistance.
« …Pour continuer à mener à bien cette mission en toute indépendance…. » dites-vous. Mais de quelle indépendance pouvez-vous vous encore vous prévaloir quand, comme cela a été établi par diverses sources, le médecin Jacques Bérès et l’anesthésiste Didier Peillon par exemple, sont entrés illégalement en Syrie plusieurs fois en 2012 et avec l’appui de Médecins Sans Frontières, financés et accompagnés là où le voulaient ces terroristes de l’ASL que vous osez honteusement appeler « opposants » ?
Vous n’êtes pas neutres. Votre engagement n’est pas humanitaire mais politique. Vous innocentez des « rebelles » qui violent les fillettes devant les yeux horrifiés de leur mère, qui ont égorgés des hommes parce qu’ils étaient chrétiens ou alaouites.Il y a des journalistes honnêtes qui sont allés eux du côté du peuple qui en sa majorité rejette ces rebelles que vous innocentez.
Ne vous attendez pas à ce que les patriotes syriens, qui sont eux horrifiés par les « opposants » terroristes de l’ASL, auxquels vous vous êtes associés, vous disent merci. Les patriotes syriens qui se sont ralliés à la résistance de leur gouvernement et leur armée syrienne face à la barbarie des bandes terroristes que vous appuyez, vous disent : honte à vous !
Ceux qui désavouent votre soutien aux criminels en Syrie, et croyez moi ils sont de plus en plus nombreux, vont désormais devoir se méfier de vos actions « humanitaires » politisées.
Majd Haddad - 15 mars 2013
http://www.silviacattori.net/article4300.html

ALGER : Le haik un patrimoine traditionnel et culturel algérien.

Le haïk au-delà de sa fonction vestimentaire traditionnelle était un acte de résistance contre la politique coloniale de déculturation. Par sa seule présence dans l’espace public, il permettait de réaffirmer quotidiennement l’attachement du peuple algérien à son identité, à sa liberté et à sa détermination à résister face à la barbarie de la colonisation.
 
Le haik un patrimoine traditionnel et culturel algérien,Étoffe rectangulaire de couleur blanche attachée à la taille par une ceinture, accompagné d’une pièce de tissu brodé cachant la partie inférieure du visage,riche en symboles et parfaite antithèse du noir obscur du wahhabisme.Il était pendant des siècles le symbole de la femme algérienne.
Le haïk a fait son grand retour à Alger la semaine dernière, à l'occasion d'un défilé,afin de promouvoir une tenue traditionnelle tombée en désuétude.
Une trentaine de jeunes femmes ainsi parées ont défilé, sous les encouragements et les applaudissements de leurs concitoyens, du cœur de la Casbah jusqu’à la Grande Poste de la capitale, où elles se sont dévoilées, le sourire aux lèvres,heureuses de l'accueil chaleureux qui leur a été réservé.
Le Haïk partie de notre culture met en valeur la femme d'aujourd'hui, tout en légèreté et élégance.
Les jeunes Algériennes, après avoir été cheveux au vent, ont majoritairement arboré le voile sous la pression des islamistes durant la « décennie noire ».
Merci à ces femmes d’Alger qui entrent en résistance contre le niqab, qui a fait irruption dans le paysage national au moment des années 90, pour donner une seconde vie au Haïk, cette tenue du terroir qui non seulement faisait, jadis, le charme de l’Algérienne, mais qui porte également dans ses plis l’âme révolutionnaire d'un pays tout entier.


Tunisie : Une opposition démocratique sans contenu social


La crise politique et la crise tout court mettent cependant le parti au pouvoir Ennahda dans une situation difficile et tendent à le discréditer auprès d’une partie de sa base. Il semble que, dans les manifestations de février, on ait pu entendre certains de ses électeurs déçus. C’est une situation qui, à la droite d’Ennahda, peut renforcer les salafistes et leurs surenchères. Par ailleurs, l’opposition de gauche aussi peut espérer en tirer profit sur le plan politique, et être amenée à jouer un rôle. Mais qu’ont à offrir ses dirigeants aux déçus de janvier 2011 ?
La composante la plus radicale de cette opposition de gauche est le Front populaire, autrefois Front du 14 janvier (date du départ de Ben Ali) où les militants les plus actifs étaient ceux du PCOT, le Parti communiste des ouvriers tunisiens. Actifs également sous la dictature, les militants du parti dirigé par Hamma Hammami furent bien souvent battus, emprisonnés, torturés pour leurs idées. Mais aujourd’hui, ce Front du 14 janvier devenu « populaire », qui rassemble une dizaine de partis de gauche et d’extrême gauche, prétend incarner uniquement une opposition « démocratique » et « laïque » aux partis islamistes.
En juillet 2011, le PCOT tenait à affirmer, à la suite de son congrès, « l’importance de l’union des forces démocratiques et révolutionnaires pour faire face aux forces de rétention et assurer l’aboutissement du processus démocratique ». Et ce n’est pas une coïncidence si, un an plus tard, le PCOT a changé de nom pour adopter celui, plus neutre, de Parti des travailleurs tunisiens. Au cours de la récente crise politique, Hamma Hammami a insisté pour que s’organise « un congrès national de salut qui prépare à des élections libres et loyales en Tunisie ». Au sein de ce Front populaire, où l’on trouve également des militants se réclamant du trotskysme, s’affiche ainsi la volonté d’incarner la même « transition démocratique » que brandissent les dirigeants impérialistes pour tenter de combler le vide politique laissé par le départ du dictateur. La défense des revendications des masses populaires est ainsi renvoyée à plus tard.
Malheureusement, cette « transition démocratique » restera un leurre, qu’elle soit conduite par l’une ou l’autre aile d’Ennahda, ou qu’elle le soit par des partis qui se présentent comme laïques et démocratiques.
Bien sûr, dans l’opposition de ces derniers au pouvoir d’Ennahda et aux menées des groupes islamistes, se manifestent nombre d’aspirations profondes et légitimes. En particulier, il n’est certes pas indifférent, pour les Tunisiennes, de savoir si les islamistes parviendront à inscrire dans la loi l’inégalité entre hommes et femmes, et à imposer un recul social tel qu’il les oblige à se voiler sous un niqab. La lutte est à mener pour la défense et l’élargissement de tous les droits démocratiques aujourd’hui menacés.
Mais pour des militants se réclamant de la classe ouvrière, le fait de s’engager dans ces luttes ou de les soutenir ne peut en aucun cas justifier d’appuyer ou, pire, de participer à une union nationale ou à une quelconque solution gouvernementale, simplement parce qu’elle se présenterait comme plus laïque ou plus démocratique.
Le problème qui se pose avant tout aux masses tunisiennes, c’est le chômage, la pauvreté, les hausses des prix, la faim. Ceux qui vivent cette misère sans espoir ne peuvent attendre cent ou deux cents ans qu’une transition achevée leur donne le pain et la liberté. C’est à cela que la classe ouvrière, et les militants qui s’en réclament, doivent pouvoir donner une réponse.
Dans la crise qui s’est ouverte en janvier 2011, et qui dure encore aujourd’hui, bien des travailleurs sont intervenus à tel ou tel niveau pour tenter de défendre leurs intérêts économiques immédiats. Mais la classe ouvrière jusqu’à présent n’est pas parvenue à avoir une intervention indépendante, en tant que classe défendant ses intérêts d’ensemble, ses intérêts politiques. Ses membres en sont ainsi réduits à mettre leur confiance dans la « transition démocratique » promise et dans ce qu’elle pourrait leur amener. Mais en fait de transition, même la situation présente risque fort de n’être qu’une brève étape.
Les classes dominantes ont de toute façon besoin de remettre en place une dictature. Celle-ci pourra se présenter sous le masque de l’islamisme, comme c’est déjà le cas actuellement. Mais elle pourrait tout aussi bien se présenter sous un masque laïc comme c’était le cas sous Ben Ali. Car en tout cas son but fondamental sera de tenir en respect les classes populaires et leurs revendications ; des revendications que, dans la situation de la Tunisie comme dans celle de tous les pays pauvres, la bourgeoisie est bien incapable de satisfaire.
Alors la classe ouvrière et la majorité des masses populaires n’ont pas vraiment le choix entre se limiter à soutenir des objectifs démocratiques, ou bien viser à renverser l’ordre social. Si elles veulent vraiment lutter pour imposer leurs exigences vitales, elles doivent être prêtes à aller jusqu’au bout de cette lutte, c’est-à-dire jusqu’à renverser le pouvoir de la bourgeoisie et de l’impérialisme et à imposer leur propre pouvoir.
La classe ouvrière, les masses populaires, ont besoin pour cela d’un parti prêt à mettre en avant leurs revendications envers et contre tout, face à tous ceux qui ont intérêt à maintenir l’exploitation dans les usines ou les centres d’appel, dans les mines et dans les campagnes. Car elles doivent continuer à les mettre en avant aussi face à tous ceux qui prêchent la patience, qui déclarent que tout n’est pas possible, qu’il faut laisser la transition se faire et que le moment n’est pas encore venu de remettre en cause l’exploitation capitaliste. Il leur faut un parti qui soit prêt à aller jusqu’au bout dans la remise en cause de cet ordre social.
Faute d’une telle perspective, non seulement la mal-nommée « révolution » de janvier 2011 se révélera n’avoir en rien révolutionné la société, mais même la « transition » promise se révèlera de plus en plus n’avoir mené à aucun progrès démocratique.
LUTTE OUVRIERE
EXTRAIT DE L'ARTICLE : Tunisie - L’impasse politique et l’impasse pour la population

dimanche 24 mars 2013

Plan américain de déstabilisation de la région, de l’Irak au Liban en passant par le Syrie et la Jordanie...avec la complicité active du Courant du futur et d’entreprises médiatiques au sein desquelles travaillent des délégués des services de renseignements américains du bureau de communication US, basé à Dubaï...


Ce n’est pas exagéré de dire que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Maura Connelly, a donné le coup d’envoi du nouveau plan américain visant à répandre le désordre sécuritaire et à créer une ambiance de confrontation qui conduira au vide dans le pays à l’occasion des élections législatives. Une échéance que Washington souhaite voir organiser à la date prévue au nom du respect des délais constitutionnels, alors qu’en réalité il l’utilise pour servir ses desseins.
Les mouvements coordonnés des groupes extrémistes takfiristes, leurs discours provocateurs exacerbant les tensions politiques et leurs campagnes médiatiques contre le Hezbollah font partis de ce plan américain destiné à encourager l’escalade sur le terrain, avec la complicité active du Courant du futur et d’entreprises médiatiques au sein desquelles travaillent des délégués des services de renseignements américains du bureau de communication US, basé à Dubaï. Ces deux dernières années, tous les efforts des Etats-Unis pour provoquer une discorde sectaire avaient échoué.
On pourrait se poser la question sur la relation entre les cheikh Ahmad al-Assir et Daï al-Islam al-Chabal d’un côté, les Etats-Unis de l’autre. La réponse est claire : cette relation est entretenue via les financiers du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït et le clan Hariri au Liban) de ces deux dignitaires extrémistes, qui sont directement liés aux Américains dont ils exécutent les instructions à la lettre.
Le plan américain consiste à asséner un coup à un des piliers de la stabilité du Liban, représenté par le formule du pouvoir mise en place au Liban depuis la formation du gouvernement de Najib Mikati. L’action de Washington vise à relier les dossiers explosifs de la région, notamment la Syrie, l’Irak, le Liban et la Jordanie. Son but est d’améliorer les conditions des négociations afin de renforcer l’influence de ses collaborateurs dans la région. Surtout que cette influence avait sérieusement reculé après le retrait américain d’Irak et les défaites israéliennes au Liban et en Palestine.
Dans ce contexte, Maura Connelly a transmis au président de la République Michel Sleiman, au Premier ministre Najib Mikati et au ministre de l’Intérieur Marwan Charbel, des messages leur demandant de commencer les préparatifs pour la tenue des élections législatives en juin prochain sur la base de la loi de 1960. Car le remplacement de cette loi conduirait à un recul supplémentaire de l’influence de Washington et de ses auxiliaires libanais et régionaux, y compris les centristes, dont les liens avec l’Occident ne sont plus un secret pour personne. La demande transmise par Mme Connelly a créé un climat électrifié à l’intérieur du gouvernement libanais après que MM. Sleiman, Mikati et Charbel aient cédé aux "souhaits" américains, qui reflètent un changement de la tactique des Etats-Unis qui ont décidé de tourner la page de la stabilité et d’opter pour l’escalade dans la région allant de l’Irak au Liban, en passant par la Syrie et la Jordanie.
Le mouvement entamé par le Conseil de coopération du Golfe pour faire pression sur le Liban et menacer d’expulser des milliers de Libanais travaillant dans ces Etats est une des illustrations de ce plan américain. De même que la féroce campagne de dénigrement lancée contre le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour et les informations sur le limogeage du chef de la diplomatie et des deux ministres du Hezbollah. Les fuites sur l’intention du président Sleiman de demander aux ministres qui lui sont proches de démissionner s’inscrivent dans ce même cadre. Toutes ces mesures, si elles sont mises en œuvre, porteraient un coup à la stabilité gouvernementale et politique aux plus hauts sommets de l’Etat.
Ces données apportent la preuve de l’existence d’un plan américain de déstabilisation dans le but d’élargir le champ de bataille syrien en y incluant le Liban, afin de mettre sur la table des négociations la question des armes de la Résistance. L’ultime objectif étant, bien entendu, de garantir la sécurité d’Israël en affaiblissent la Résistance.
Ghaleb Kandil

URL de cet article 19794

samedi 23 mars 2013

Il est interdit de laisser mourir Chavez...nous y consacrerons notre vie entière

Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il est mort, qui peut dire qu’il est possible de s’habituer à une idée aussi macabre ? Cet enfant à qui, un jour, l’on a refusé l’accès à l’école parce qu’il ne portait pas de chaussures, est devenu l’homme qui a enseigné à son pays à marcher.


CARACAS, Venezuela.— J’ai quitté Cuba, les drapeaux en berne. Depuis hier après-midi, néfaste après-midi, l’information est tombée : Chavez est mort. On parle de décès, d’obsèques, de dépouille, de cortège funèbre. Malgré mes efforts pour me faire à cette idée, je n’arrive pas à imaginer que Chavez ne soit plus de ce monde. En effet, c’est comme si le substantif était sans lien avec l’adjectif, comme si le langage était devenu fou.
Je suis arrivée à Caracas, avec l’incrédulité de celle qui se refuse à accepter. Et l’on en vient alors, à en vouloir à la vie (une expression plus dure serait ici plus opportune, mais je la réserve à la solitude de ma colère) car Chavez, au-delà de tout, était un homme bon. De ces hommes qui ont tant de choses à accomplir, de ces hommes que la mort devrait fuir, toujours.
Cette ville me fait mal. Et même s’ils disent que Chavez est mort, quel que soit l’endroit où se porte mon regard, je le vois. C’est un peu comme s’il avait échappé à la tristesse, comme s’il avait dépassé ce corps qui ne lui répondait plus, parce que lui, toujours aussi tenace, devait poursuivre la bataille.
C’est pourquoi il est toujours présent dans l’âme de son peuple, chez cette jeunesse qui, dans la nuit de Caracas, ne dort pas et soulage sa douleur « en tatouant » dans sa vie la vie de Chavez, chez ces mères qui, leurs enfants dans les bras, font la queue des heures durant, chez ces personnes âgées qui, malgré leur fragile santé, se protègent du soleil dans ces mêmes files d’attente afin voir leur président, chez ces hommes qui, dans l’attente, pleurent par moment, le leader qui leur a rappelé qu’ils étaient des êtres humains dignes.
J’ai quitté Cuba qui avait mis ses drapeaux en berne, un pays pleurant, lui aussi, un père. Mais par ces méandres indéchiffrables de l’existence, par ces clins d’œil que nous fait la vie, au plus profond de ma peine, je suis redevenue complice de la vie. L’avion qui m’a ramenée dans ce pays, était rempli de médecins, d’infirmières, de « guérisseurs » de l’âme, comme le signe évident que la lumière qu’alluma Chavez n’a pas la moindre intention de s’éteindre, parce que la vie continue, parce que le combat se poursuit, parce que la victoire s’est incarnée dans le peuple de cette terre, parce que Chavez est toujours parmi nous, parce qu’il a vaincu le destin et qu’il est devenu cette force qui porte aujourd’hui cette patrie sauvée.
Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il est mort, qui peut dire qu’il est possible de s’habituer à une idée aussi macabre ? Cet enfant à qui, un jour, l’on a refusé l’accès à l’école parce qu’il ne portait pas de chaussures, est devenu l’homme qui a enseigné à son pays à marcher.
Ceux qui aujourd’hui le pleurent, savent que ces pleurs sont passagers, parce que la Révolution n’admet ni le repos, ni l’attente, ni l’affliction. Parce que, comme l’a dit une âme bouleversée par ce drame du 5 mars : « Ceci est pour l’éternité, Hasta siempre. Il est interdit de laisser mourir Chavez, nous y consacrerons notre vie entière ».
Leticia Martinez Hernandez
http://www.granma.cu/frances/cuba-f/14marz-Il%20est%20interd...

URL de cet article 19815

Syrie : ?هل تغيّرت المعادلة السورية بعد الكيماوي؟!

 
الكاتب العميد د. أمين محمد حطيط
العميد د. أمين محمد حطيط
فوجئ البعض من لجوء الجماعات المسلحة الإرهابية المتحرّكة على الارض السورية إلى استعمال السلاح الكيماوي، كما استهجن ردّة الفعل الغربية جرّاء هذا الأمر، خاصة لجهة محاولة التمييع من جهة، او تحريف الحقائق واستثمار معطيات محرّفة من جهة أخرى، للتصعيد ضد سورية بما يترافق مع تعيين كردي أميركي رئيساً لما يسمى بـ»حكومة المعارضة السورية». ولوضع الأمور في نصابها نقارب الموضوع من جوانبه الأساسية التي لا بدّ من التطرق إليها، بحثاً عن الحقيقة وإظهارها وتحديد الموقع الفعلي بعد التصعيد.
ومن الطبيعي ان نبدأ بالتأكيد بتحديد المستخدم للسلاح الكيماوي، وهنا لا يبذل الباحث الموضوعي جهداً كبيراً لمعرفة الجهة التي أطلقت الصاروخ على خان العسل قرب حلب، إذ أن البقعة المقصوفة تحت السيطرة التامّة للجيش السوري ويقطنها مواطنون أظهروا تمسّكهم الكبير بالدولة وبالحكومة الشرعية القائمة، ورفضهم للمسلحين الغرباء، كما رفضهم لمن ضلّلوا ورفعوا السلاح في وجه دولتهم، هذا من جهة، ومن جهة أخرى جاء القصف في لحظة حرجة ظهر فيها عجز المسلحين بالقدرات التي يملكونها عن إحداث تغيير في الميدان لصالحهم يُكسبهم سيطرة على منطقة يغلقونها في وجه الدولة و ينازعونها الشرعية في حكمها، أضف إلى ذلك الأزمة التي تعيشها ما يسمى بـ «المعارضات السورية» المتنازعة والمشتتة بين داخل وخارج، إذ لا يجمعها إلا فكرة العداء للنظام ثمّ تفرقها شهوة السلطة.
كل هذا يقودنا إلى الجزم بأن الجماعات المسلحة لجأت وبقرار من قيادة العدوان وتسهيل وتواطؤ من المثلث الاقليمي والثنائي الأوروبي التنفيذي، لجأت إلى القصف الكيماوي رغبة منها في تحقيق ما يلي:
تخطي الأزمة البنيوية والعجز الميداني الذين تعاني منهما ما يوصف بالمعارضة، وإدخال سلاح جديد في المعركة من اجل تحقيق التوازن الذي تحلم به جبهة العدوان، الذي روّج له وزير خارجية فرنسا فابيوس بالقول «ان تسليح فرنسا للمعارضة هو بقصد منحها القوة التي تقيم التوازن وتدفع إلى حلّ السلمي». ونحن نعرف وفقاً لقواعد العلم العسكري والاستراتيجي، بأن الخصم في الميدان اذا عجز عن تحقيق الهدف، يلجأ إلى أحد أمرين أو الأمرين معاً: اما ان يطلب التعزيز بالقوى او ان يزجّ في الميدان سلاحاً جديداً، و بالعودة إلى واقع المسلحين فاننا نشهد عجزهم عن فرض السيطرة على الحالة العامة رغم تعزيز قدراتهم بالقوى البشرية التي وصلت في عديدها إلى 135 الف مسلح ثم انخفضت إلى 65 الف، تحت ضربات الجيش السوري ومتغيرات البيئة العامةـ لذلك لم يتبق لهؤلاء إلّا ان يستعملوا السلاح الكيماوي رغبة في تحقيق التوازن المفقود. وان المسلحين المأزومين سياسياً وميدانياً حاولو تفجير أزمتهم بصاروخ كيماوي يخرجهم منها.
رغبة تركية أطلسية ببعث رسالة جدية وحادة إلى سورية، بان التهديدات السابقة بتسليح المعارضة وتدريبها على استعمال أسلحة نوعية فتّاكة، قرار جدّي وعلى الحكومة السورية – برأيهم – ان تأخذه بالاعتبار وان تعيد حساباتها، كما صرح اكثر من مسؤول غربي في هذا الصدد. والحسابات المقصودة هنا تتعلق بتمسك الحكومة السورية والرئيس الاسد بالقرار الشعبي والانصياع له وحده ورفض الاملاءات الخارجية مهما كان مصدرها، وهي تهدف إلى تعيين الحكام مع تجاوز صناديق الاقتراع. وقد جاء تعيين اميركي من اصول كردية سورية رئيساً لحكومة مدّعاة، بمثابة النموذج الذي يريد الغرب فرضه على السوريين، وهو مرفوض طبعاً من قبل الشعب السوري ومن قبل قيادته الوطنية والقومية. لذلك جاء الصاروخ الكيماوي بقصد الترهيب والضغط والتهويل على القيادة السورية حتى تتراجع عن ثوابتها في فهم الحكم واختيار الحكام واتخاذ القرار المستقل.
حاجة أميركية لاختبار الواقع الحالي للقيادة السورية خاصة في تماسكها ورباطة جأشها ثم استدراجها إلى مبادلة الفعل الاجرامي الذي ارتكبته الجماعات المسلحة بالمثل، واللجوء إلى السلاح الكيماوي – هذا اذا فشلت في إلصاق الجريمة أصلا بالنظام - وعندها يكون لأميركا المبرّر الكافي – كما صرحت سابقاً- للتدخل عسكرياً في الازمة تحت غطاء من الهيئات الدولية او الاقليمية من أجل إسقاط النظام الذي صمد حتى الآن وهو قادر على الاستمرار والثبات رغم كثافة العدوان وحجم المعتدين، وعلى جعل دولة كروسيا تقول بوضوح بأن «سقوطه مستحيل».
ان القرار بإشعال غاز السارين هو قرار أميركي، وطأت له منذ شهرين (راجع التقرير الذي وزعته شبكة س ن ن في مطلع السنة تحت عنوان ما هو غاز السارين ولماذا قد تستخدمه دمشق) ورغبت جبهة العدوان من اللجوء اليه لتحقيق ما تقدّم، لكن أحلامها– كما يبدو – ذهبت كغيرها أدراج الرياح، فكانت ردّة الفعل السورية على الصعد العسكرية والسياسية والاعلامية متماسكة وواثقة بالنفس وبقدراتها ما جعل الخطة الغربية تفشل في تحقيق الاهداف الأساسية منها، لكن الفعل الاجرامي لم يذهب من دون نتائج وتداعيات، حيث ان دماء الشهداء الذين اختنقوا إثر هذه الجريمة ومعهم المصابين بغاز السارين (SAREN) الذي نتج عن الصاروخ الكيماوي المسبّب للاختناق والتأثير على الاعصاب، كان لها من المفاعيل ما دفع الامور في اتجاه معاكس للرغبات الاميركية، حيث اننا نسجل في هذا المضمار:
إدانة دولية شاملة وعامة أحرجت أميركا والغرب وأظهرت بشكل خاص النفاق الاميركي في المسألة، فبعد ان ادّعت أميركا انها لا تملك الدليل على استعمال السلاح هذا، عادت وزعمت انها لا تعرف الجهة التي استعملته، واضطرت للهروب إلى الامام للقول بأنها لن تقبل بأن يستعمل النظام السلاح الكيماوي، واذ بها تعترف ضمناً وبشكل مباشر بأنها تقبل وتشجع لا بل تأمر الجماعات المسلحة باستعمال هذا السلاح. ونقول إنها احرجت اميركا، رغم يقيننا بأن أميركا تتحرّك متفلتة من اي قيد قانوني او أخلاقي او إنساني، لكن هذا الموقف الذي وُضعت فيه الآن معطوف على البئية الدولية القائمة، ومن شأنه ان يعطل المسعى الأميركي للتذرّع بالسلاح الكيماوي لدفع المجتمع الدولي للتدخل عسكرياً في سورية.
فضيحة ما يسمى بـ»المعارضة السورية» وإحراج لها، زادا من تشتتها وتنافرها خاصة ان ضحايا الجريمة في معظمهم من الأطفال والنساء، وقد كان بليغا كلام تلك الطفلة السورية المصابة بالغاز السام وهي تقول «هذه هي حريتهم؟ الله لا يوفقهم؟»
ولن نعتني بمواقف الأعراب القابعين في حظيرة النعاج حيث يلتقون تحت اسم «جامعة دول عربية»، فهم لم يتخذوا مواقف اصلا، بل كان سكوتهم هو الموقف الذي يعني قبولهم واشتراكهم في الجريمة المنكرة والمدانة على لسان كل عاقل شريف، وطبعاً هذا لا يتوفر في قاموسهم.
ان لجوء الجبهة المعتدية على سورية المدعومة من قِبل القيادة الاميركية، إلى السلاح الكيماوي، وبالرغم من انه مثّل تصعيداً مهمّاً في الازمة ومجرياتها، الا انه عجز عن إحداث خرق في الميدان العسكري ولم يحقق شيئاً من التوازن الذي تستميت أميركا لتحقيقه قبل الجلوس إلى طاولة التفاوض، وأفقدها أوراق اضافية لن يعوّضها تعيين كردي اميركي مفوضاً سامياً او حاكماً لسورية برتبة «رئيس حكومة موقتة»، ونرى ان التصعيد على المستوى الميداني بالكيماوي، وعلى المستوى السياسي بتعيين اميركي رئيس حكومة مزعومة لسورية، لن يحقق شيئاً من المتوخى منه ولن يغيّر في جوهر المعادلة القائمة لمصلحة الدولة السورية وشرعيتها
AL-Binaa.

jeudi 21 mars 2013

L’Arme trouble de l’Occident impérialiste : mort, prison ou soumission ! Mais comme la vérité est révolutionnaire, il faut la cacher… c’est à nous de la faire exploser à la figure de cette bande de réactionnaires fascisants qui dirigent le monde avec une stratégie de la tension et de la terreur.

« Comment expliquer le fait que six leaders de pays latino-américains qui critiquaient la politique des Etats-Unis et tentaient de former leur propre bloc influent pour devenir souverains et indépendants, ont soudainement contracté la même maladie qu’Hugo Chavez ? » voilà la question qu’a posé Guennadi Ziouganov, le secrétaire général du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPR), ajoutant « J e pense que cet épisode est loin d’être fortuit, il faut engager une enquête sous contrôle international ».

 
Aussi, il est important de visionner cette vidéo dans laquelle Hugo Chavez déjà en 2011, s’interrogeait sur des faits qui engendraient l’apparition de maladies qui ont touché les dirigeants progressistes d’Amérique Latine.

Au grand dam des soi-disant experts et bienpensants de nos média corrompus par le capitalisme, qui depuis deux jours ne cessent de vomir à coups de mensonges leur haine du progressisme sud-américain et de la solidarité internationaliste, suite au décès du Président-Camarade Hugo Chavez ; au grand dam de tous ceux qui pensent qu’il n’y a ni plans ni complots contre les pays et les peuples pour leurs supprimer toute souveraineté ou tout droit qui ne correspondent pas aux puissances capitalistes et aux monopoles des multinationales … voilà que le russe Guennadi Ziouganov comme d’ailleurs Mahmoud Ahmadinejad, le Président iranien, et d’autres… pose la bonne question puisque ce sont des faits et les faits sont têtus, dans la nature il n’y a pas de place pour le hasard et tout est explicable scientifiquement même si la science n’a pas l’ensemble des connaissances pour tout expliquer.

Suite à cette légitime interrogation sur l’apparition de maladies suspectes et brutales chez les membres du camp progressiste et socialiste, il nous faut donc soulever le problème et aller jusqu’au fond de notre analyse. En effet, quand ce ne sont pas des maladies qui viennent frapper mortellement nos camarades qui s’opposent aux impérialistes, d’autres méthodes sont employées pour les éliminer physiquement.

Si certains comme Nelson Mandela ont échappé à la mort mais au prix de dizaines d’années d’emprisonnement et d’isolement, d’autres leaders politiques ont été sauvagement assassinés, et des milliers de prisonniers politiques ou de guerre de notre camp, restent bâillonnés et subissent une peine de mort lente en restant enfermés depuis des dizaines d’années dans des prisons sécurisés ou des camps spéciaux.

Bien sûr nous n’avons aucune pensée sympathique avec les anti progressistes, les mercenaires des services secrets ou les corrompus à la solde des impérialistes… nous sommes solidaires de ceux qui sont de notre côté de la barricade, nous pensons : au libanais Georges Ibrahim Abdallah, à l’afro-américain Mumia Abu Jamal, à l’amérindien Léonard Pelletier, trois condamnés à perpétuité au terme de procès bâclés, orientés et sans preuve, qui subissent des incarcérations depuis 30 ans, aux 5000 prisonniers palestiniens dont les leaders Ahmad Sa’adat du FPLP et Marouane Barghouti du Fatah, au chilien Abimael Guzmán du PCP-SL, aux antiterroristes cubains, Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labanino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez Llort, René Gonzalez Schwerert, aux milliers de prisonniers kurdes du PKK dont Abdullah Öcalan, aux 650 prisonniers basques de l’ETA, aux Corses du FNLC dont Yvan Colonna, aux Irlandais de l’IRA, aux Espagnols des Grapo, aux italiens des BR, aux allemands Sonja Suder et Christian Gauger des RZ, au soldat étasunien Bradley Manning, aux mapuches du Chili, aux zapatistes du Mexique, aux prisonniers du camp de concentration de la base étasunienne de Guantanamo, aux milliers d’Irakiens pro-Saddam et aux milliers de libyens pro-Kadhafi … et la liste est encore longue n’en déplaise à certains.

[N’hésitez à nous rappeler des noms, nous ajouterons… mais surtout pas de pussy riot, de pseudo « rebelles » syriens, d’opposants chinois ou coréens... ou autres mercenaires des services secrets ou corrompus à la solde des impérialistes]

Pinochet, Videla, Papon, Reagan, Mobutu, Bordaberry, Franco, Salazar, Assan II, Reza Pahlavi, Somoza, Batista, Duvallier, Houphouët-Boigny… et tant d’autres assassins sont morts dans leur lit… Thatcher, Bush, Alvarez, Kissinger, Sharon, même en mauvais état de santé, vivent encore… nous disons malheureusement… personne n’ayant réussi à les atteindre malgré toutes les « saloperies » dont ils ont été coupables. Sans oublier tous les escadrons de la mort, contras et mercenaires à la solde des services secrets occidentaux…

Ce qui n’a pas été le cas pour Ernesto Guevara, Martin Luther King, Malcom X, Mehdi Ben Barka, Steeve Biko, Patrice Lumumba, Jamal Abdel Nasser, Salvador Puig i Antich, Bobby Sand, Thomas Sankara, Pierre Goldman, Pierre Overney, Margherita Cagol, Andreas Baader, Ulrike Meinhof, Nisio Gomes, Mohamed Boudiaf, Moustapha Zibri, Laurent-Désiré Kabila Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez … et peut être Yasser Arafat et tant d’autres camarades de la résistance… qui n’ont pas eu cette chance de mourir tranquillement dans leur lit, ayant été assassinés pour avoir osé s’opposer au capitalisme, au colonialisme, au fascisme et à l’impérialisme.

Aujourd’hui le TPI (Tribunal Pénal International), juge Laurent Gbagbo, l’ancien président de Côte d’Ivoire, qui a voulu émanciper son pays et le libérer de la servitude de la françafrique gaullienne issue des pratiques colonialistes instiguées par des politiciens considérés aujourd’hui comme de grands humanistes issus de la France des Lumières et de la franc-maçonnerie.

Le TPI n’a aucune légitimité pour juger Laurent Gbagbo mais se permet de le juger comme un criminel de guerre alors que ce TPI n’a jamais jugé un membre des pays capitalistes coupables des pires atrocités de guerre, comme par exemple : l’emploi de l’Agent Orange au Vietnam, la création des Escadrons de la Mort en Amérique Latine, l’armement des Contras, des Talibans, des djihadistes, l’emploi d’uranium appauvri ou de phosphore blanc dans les armes de guerre, la pratique de la torture et de l’apartheid, la mise en place de camps spéciaux de concentration, les trafics d’armes… ou tous les assassinats d’opposants politiques…

Ainsi que dit dans le journal « Panafricain Africawatch » du 3 février 2013, le Président Equato-Guinéen, Obiang Nguema Basogo, qui fût Président de l’Unité Africaine, à propos de ce procès, en dénonçant de manière véhémente l’intervention de la France et de l’ONU dans les conflits ivoirien et libyen : « Eh bien, nous savons que la France s’est impliqué jusqu’au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s’est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n’est plus un arbitre impartial en Côte d’Ivoire. Elle devait donc se mettre à l’écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d’Ivoire », ajoutant « la France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l’autre partie. Mais elle n’allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l’intention d’utiliser l’armée française. Et c’est exactement ce qu’elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l’Afrique, siégeant à l’Union africaine, n’avait pas d’importance pour eux » … cela veut tout dire !

Et que Obiang Nguema Basogo sur l’ingérence de la France (et de l’Otan) dans le conflit libyen au côté des forces anti kadhafistes qui s’avèrent (nous le savions) aujourd’hui être des islamistes radicaux : « En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l’Est, qui n’avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l’Union africaine, et a soutenu l’organisation de quelque manière qu’il le pouvait. Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit de se défendre par le déploiement de son armée. C’est inscrit dans le droit international. Et c’est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire »… cela veut aussi tout dire !

Obiang Nguema Basogo prend là des risques en disant cette vérité qui n’a jamais été retranscrite par nos média bonimenteurs, exactement comme Hugo Chavez et tous les dirigeants d’Amérique Latine [tombés malades avec la même pathologie] n’ont cessé de dire depuis des années pour contrer toutes les tentatives mensongères à l’égard de leur pays et de leur politique sociale et progressiste.

Pourtant encore aujourd’hui, nos média qui ont clairement choisi le camp de la réaction continuent avec une malhonnêteté flagrante à semer la confusion en diabolisant ceux qui ne sont pas dans le camp impérialiste, et en dédiabolisation les faits d’armes des assassins, sérial-killers en col blanc cravaté, qui depuis plus de 50 ans mènent des guerres en contrebande contre les peuples et des guerres idéologiques qui ont déjà fait des millions de morts.

Mais comme la vérité est révolutionnaire, il faut la cacher… c’est à nous de la faire exploser à la figure de cette bande de réactionnaires fascisants qui dirigent le monde avec une stratégie de la tension et de la terreur.

RÉSISTANCE ET OFFENSIVE, SONT NOS SEULES SOLUTIONS !

Les Cahiers communistes de la « cellule ouvrière du bassin minier ouest du Pas-de-Calais »
comibase@gmail.com
n°38/ 12-03-2013
URL de cet article 19724