vendredi 8 mars 2013

Hugo Chavez Maudit sois-tu, Etat d'Israël ! Maudit sois-tu, terroriste et assassin! Vive le peuple palestinien

Hugo Chavez, fervent défenseur de la création d'un État palestinien, est également l'un des dirigeants les plus critiques à l'égard de la politique des États-Unis.
 
 
"Maudit sois-tu, Etat d'Israël", a lancé le président vénézuélien Hugo Chavez hier au cours d'une cérémonie publique où il a une nouvelle fois condamné l'assaut israélien meurtrier contre un bateau turc d'une flottille humanitaire internationale en route pour Gaza.

"Maudit sois-tu, Etat d'Israël! Maudit sois-tu, terroriste et assassin! Vive le peuple palestinien", a dit le chef de file de la gauche radicale latino-américaine, qui a rompu ses relations avec l'Etat hébreu en janvier 2009 en réaction à l'offensive israélienne contre la bande de Gaza.

M. Chavez a également critiqué la réponse, trop mesurée à son goût, du gouvernement américain qui s'est dit "préoccupé". "Comme c'est Israël, tout est permis", a-t-il commenté lors de cette cérémonie retransmise par la télévision officielle.

"Le gouvernement (du président américain Barack) Obama condamne le terrorisme systématiquement sauf quand il est commis par lui-même ou l'un de ses alliés, Israël. Ils nous accusent de parrainer le terrorisme (alors que) ce sont eux qui parrainent le terrorisme", a-t-il ajouté.

Chavez, pour mémoire : La Révolution ne sera pas télévisée (Documentaire 64 mn)


 
Documentaire diffusé sur Arte en 2004, réalisé par Kim Bartley et Donnacha O’Briain.
En avril 2002, alors que deux réalisatrices irlandaises préparent un documentaire sur Hugo Chavez, elles vivent en direct du palais présidentiel le coup d’État conduit par les propriétaires de chaînes privées, les cadres des compagnies pétrolières et une poignée de dirigeants militaires soutenus par les USA, l’Espagne, la Colombie et le Salvador. Mémorable...

jeudi 7 mars 2013

(Documentaire vidéo) 96 mn - Hugo Chavez... qui est-il vraiment ?

Ce documentaire argentin, diffusé à travers toute l'amérique latine en février 2010, retrace la vie du Président vénézuélien Hugo Chavez, depuis son enfance jusqu'à la rébellion du 4 février 1992.

Après la mort de Chavez, je rêve...Moi, simple citoyen des classes populaires, aujourd’hui, je rêve d’être à mon tour victime d’un affreux clientélisme électoral.

Avec la mort de Hugo Chavez, les médias m’ont appris que créer des programmes sociaux pour les plus pauvres, éradiquer l’analphabétisme dans son pays ou augmenter le salaire minimum de 30% n’étaient en fait que des pratiques clientélistes, et n’avaient d’autre visée que de remplir les urnes de bulletins de vote à son nom.
Moi, simple citoyen des classes populaires, aujourd’hui, je rêve d’être à mon tour victime d’un affreux clientélisme électoral.
Je rêve qu’un président de la République sans morale propose de garantir une réelle sécurité sociale gratuite pour tous et augmenter les effectifs des personnels soignants des hôpitaux, osant déclarer au peuple crédule que « la santé, ça n’a pas de prix ».
Je rêve qu’un président de la république, dans l’irrespect total de toute logique économique pure, interdise les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices et refuse le dialogue social avec le patronat qui consiste en l’imposition inévitable de la flexibilité pour « sauver les emplois », dans l’unique but de flatter les bas instincts du peuple au temps libre et aux loisirs.
Je rêve qu’un président de la République, sans tenir compte de la rationalité indubitable des agences de notation et du FMI, augmente le SMIC et plafonne les hauts revenus, avec l’objectif fallacieux de plaire à l’électorat le plus pauvre.
Je rêve qu’un président de la République irresponsable augmente, contre toute logique comptable de « bon père de famille », le nombre d’enseignants, dans le dessein incroyablement machiavélique de préparer le vote futur de nos enfants.
En somme, dans ce monde à l’envers où, comme dirait Eduardo Galeano, les mots ne veulent dire que leur contraire, je rêve qu’un affreux clientélisme menace les bases mêmes de notre « démocratie ».
La dernière fois que cela fut fait, on avait appelé ça le « Conseil National de la Résistance », il paraît.
Gwendal Evenou
URL de cet article 19660

mercredi 6 mars 2013

Hugo Chavez est mort,...on ne pourra qu’apprendre cette nouvelle avec tristesse.

Hugo Chavez est mort, et si on a le coeur à gauche ou si on partage les idéaux d’émancipation ou de justice sociale qui ont été les siens, on ne pourra qu’apprendre cette nouvelle avec tristesse.

Après tout il n’y a pas beaucoup de chefs d’État en Amérique latine ou ailleurs qui ont été capables, avec autant d’acharnement et de passion, de s’attaquer aux si inégales conditions sociales et économiques qui encore en 1998 faisaient qu’au Venezuela, 49% de la population vivaient sous le seuil de pauvreté, et 21% en état d’extrême pauvreté. En 2012 : après 14 ans de révolution bolivarienne, ces taux ont été ramenés respectivement à 27 et 7%. Ce n’est pas rien, surtout en cette ère néolibérale où presque partout ailleurs, on ne parle que de privatisations, de libéralisation des échanges et partant d’accroissement des inégalités, de coupures dans les programmes sociaux ou de dégradation des conditions de vie. Il faut le dire : il y avait quelque chose de l’exploit à opter pour le chemin inverse : celui de renforcer l’État, ou de redistribuer la rente pétrolière vers les secteurs populaires depuis toujours marginalisés, en leur redonnant au passage dignité, ou encore de s’opposer d’arrache-pied aux si nombreuses intromissions étasuniennes.
On comprendra donc que sa disparition secouera toute l’Amérique latine et inquiétera ces pays qui –comme Cuba, La Bolivie et l’Équateur—avaient chacun à leur manière des liens privilégiés avec le Venezuela bolivarien, profitant sans doute des échanges pétroliers effectués avec lui, mais aussi et surtout de cette volonté politique commune de faire entendre la voix d’une Amérique latine unie, capable d’échapper enfin à la tutelle impériale des USA et de s’orienter pas à pas vers un autre mode de développement “sud/sud, moins soumis aux logiques perverses de la dépendance et de l’échange inégal.
Sans doute, il y a aussi des côtés moins lumineux dans cette expérience de transformation sociale absolument inédite, et Hugo Chavez n’y est pas totalement étranger. Mais on ne peut les juger en toute justice sans tenir compte du lourd héritage qu’il a dû assumer : celui d’un pays où le pétrole est autant un cadeau qu’une malédiction ; celui d’une société longtemps désarticulée et dans laquelle n’existait pas de tradition de mouvements sociaux forts et indépendants. Et sans doute certains ne manqueront pas de stigmatiser le caractère personnaliste de sa gouvernance (son “hyperleadership” !) ou les dimensions erratiques ou inachevées de bien des réformes qu’il a parrainées. Mais ces critiques, à bien y regarder, sont d’abord du ressort de ceux qui comme lui ont aspiré –loin du capitalisme néolibéral— à “un autre monde possible”, et continuent à lutter pour qu’il devienne réalité à travers plus de justice, de liberté et de dignité pour les peuples. C’est à eux que revient la tâche d’en faire le bilan intransigeant et d’aller plus loin ! Quant à lui, rendons-lui pour l’instant ce qui lui revient : cette farouche volonté d’avoir –au milieu de tant d’adversités—initié puis rendu possible un tel espoir.
Pierre Mouterde
Source : PRESSE-TOI A GAUCHE


Hugo Chavez : l’homme qui a donné vie à tout un peuple et à tout un continent.....QUE CHAVEZ VIVE DANS LE CŒUR ET L’ESPRIT DE TOUS LES PEUPLES

Hugo Chavez le porte-parole des pauvres, des déshérités des laissés pour compte, des exploités,..
 

Il y a moins de 40 minutes, le 5 mars 2014, à 16 h 35, Hugo Chavez s’est envolé vers le Nazaréen, celui qui l’aura inspiré durant toutes ces années de luttes et de solidarité au service d’un peuple et de tout un Continent.
Véritable Bolivar des temps modernes, son action s’inscrivit dans le cadre de la seconde indépendance du Venezuela, son indépendance économique et politique, et dans celle du réveil de tous les peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes, les unissant tous dans la poursuite d’un destin commun. (CELAC)
Celui qui a su se faire le porte-parole des pauvres, des déshérités des laissés pour compte, des exploités, celui qui a allumé en ces derniers la flamme de la dignité, de la confiance, de la solidarité, du courage, celui qui a défié les forces oligarchiques et impériales, celui pour qui les peuples du monde ont prié et qui pleurent aujourd’hui son décès, aura réussi à enraciner son rêve dans le cœur et dans l’âme de dizaines de millions de Vénézuéliens et de Latino-américains.
Seuls, ses adversaires, ces oligarchies qui passèrent des années à puiser à pleine main dans les coffrets de l’État pour gonfler leurs fortunes et les États-Unis d’Amérique qui y trônaient en empereur pour disposer des immenses richesses pétrolières, se réjouissent de son décès.
À ces derniers, il faut ajouter tous ces professionnels de l’information qui se sont prêtés honteusement à couvrir les centaines de machinations mises en place pour faire disparaître cet homme au destin surhumain. Nos médias n’y échappent pas, tout comme nos politiciens serviles à Washington.
Avec la mort d’Hugo Chavez, ce sont des millions de Chavez, que ses adversaires auront devant eux. Ils réaliseront qu’il y a maintenant un peuple, une patrie et un Continent qui sont devenus conscience, dignité, courage, solidarité. Si pendant des décennies les maîtres du monde ont tué des hommes, des femmes et des enfants, dans l’indifférence des peuples, aujourd’hui, leurs armes ne sauraient atteindre cette conscience, élevée au niveau d’un continent et de nombreux peuples à travers le monde.
QUE CHAVEZ VIVE DANS LE CŒUR ET L’ESPRIT DE TOUS LES PEUPLES
Oscar Fortin
Québec, le 5 mars 2013
http://humanisme.blogspot.com
URL de cet article 19634

mardi 5 mars 2013

Nous sommes Chavez...En écrivant ces mots, il est difficile à tout révolutionnaire de ne pas verser quelques larmes de douleur et de rage. Chavez est encore indispensable non seulement à son peuple mais aux processus de libération et d’intégration en Amérique latine, à la gauche mondiale, convalescente.

Il y a des hommes qui peuvent partir mais qui ne meurent jamais, qui renaissent sans cesse.
J’ai appris ce qu’être "chaviste" signifie, implique : comptez sur moi, "hasta el final".


Hugo Chavez est hospitalisé à l’Hôpital Militaire de Caracas.
Il continue à recevoir une chimiothérapie massive et d’autres traitements complémentaires.
Le gouvernement soutient sa famille et appelle le peuple à rester mobiliser, uni, discipliné,
face à la "guerre psychologique", la haine et les insultes de la droite nationale et internationale ; elles visent à déstabiliser le pays, son économie,à créer un climat anxiogène... L’exemple chilien n’est pas très loin...
En écrivant ces mots, il est difficile à tout révolutionnaire de ne pas verser quelques larmes de douleur et de rage. Chavez est encore indispensable non seulement à son peuple mais aux processus de libération et d’intégration en Amérique latine, à la gauche mondiale, convalescente. Il est, en Amérique latine, le fer de lance le plus résolu, le plus respecté, le plus aimé. Chavez est désormais devenu un drapeau, un porteur de valeurs, un ’Chavez collectif’, un ’Chavez-peuples". Seuls quelques mercenaires de la pensée parleront de "culte de la personnalité"...Pauvres diables ! Il y a des hommes sans qui des processus d’émancipation auraient été impossibles, des hommes en osmose avec leur moment historique et les mouvements populaires, des catalyseurs, des fédérateurs... Des hommes au charisme propulsif, contagieux, qui assument leurs actes, qui font ce qu’ils disent, qui se jouent la vie pour le bonheur des exclus, des sans visages, des sans droits, des surexploités, des humiliés de toujours, qui affrontent les puissants, qui "conscientisent" les hommes et les femmes, les mettent en mouvement.... Pour les exploiter, il faut au contraire les rendre inertes, aliénés.
Oui je pleure ce matin parce que sans Chavez la révolution bolivarienne n’aurait pas eu lieu, parce que j’ai senti au plus profond de moi l’amour que lui portent les millions de pauvres (jadis un non-monde), comme à un Christ rédempteur.
Oui je pleure parce que nombre des miens seront passés à côté d’un homme comme l’histoire en produit peu. Il méritait et mérite que l’on ne chipote pas sur la solidarité (lucide) à lui apporter, sur l’internationalisme concret, au quotidien. La confiance se construit sur des luttes, des résistances, des victoires et des idéaux partagés. Que dire aussi du naufrage des intellectuels français, de la censure de la pensée libre, dissensuelle ?
Au moment où l’humanité marche à reculons vers l’avenir, Chavez nous a ouvert un horizon, nous a proposé le chemin vers une étoile : "le socialisme du 21e siècle", sans copie ni modèle, à inventer, sans jeter Marx, mais en lui ajoutant Bolivar, la "théologie de la libération", la cosmogonie des peuples indiens . "Caudillo", "dictateur", Chavez ? Il aura tenu une élection par an !! Un record mondial.
Oui le héros est nécessaire. Les peuples, les militants, ont besoin de s’identifier à des porteurs d’éthique, d’espoir, d’alternatives... Ceux qui, à gauche, le nient ont laissé les années rider leur âme, leurs idéaux de jadis. On admire le monde à travers les éveilleurs de conscience, les porteurs de sublime, de dignité, de spiritualité, de sens, de courage.
Il y a des hommes qui peuvent partir mais qui ne meurent jamais, qui renaissent sans cesse.
J’ai appris ce qu’être "chaviste" signifie, implique : comptez sur moi, "hasta el final".
Jean Ortiz
Universitaire
URL de cet article 19616