Qui a mobilisé ces terroristes du monde entier pour les envoyer en Syrie ?
Qui a ordonné à la Turquie, au Qatar, à l’Arabie saoudite, à la Libye et au Courant du futur libanais d’offrir argent, armes, entrainement, soutiens logistiques et couverture politique et médiatique aux groupes takfiristes ?
N’est-ce pas l’Amérique ?
Quel est le secret de ce revirement ?
La semaine dernière a été marquée par une série d’indices illustrant un
changement fondamental dans le discours politique et médiatique américain sur la
Syrie, en prélude à un aveu franc de l’échec du plan de Washington dans ce pays,
qui devrait apparaitre après le sommet russo-américain.
Qui a ordonné à la Turquie, au Qatar, à l’Arabie saoudite, à la Libye et au Courant du futur libanais d’offrir argent, armes, entrainement, soutiens logistiques et couverture politique et médiatique aux groupes takfiristes ?
N’est-ce pas l’Amérique ?
Quel est le secret de ce revirement ?
La semaine dernière a été marquée par une série d’indices illustrant un
changement fondamental dans le discours politique et médiatique américain sur la
Syrie, en prélude à un aveu franc de l’échec du plan de Washington dans ce pays,
qui devrait apparaitre après le sommet russo-américain.
Ainsi, Washington a sciemment fait savoir que le président Barack Obama avait
rejeté un plan d’armement des rebelles syriens présenté par Hillary Clinton,
David Petraeus et Leon Panetta, qui ont été remplacés dans le nouvelle
administration. Ce trio dirigeait la guerre universelle menée contre la Syrie
dans les domaines sécuritaire, militaire et économique. Le nouveau secrétaire
d’Etat, John Kerry, a mis l’accent dans ses déclarations sur la nécessité de
trouver un règlement politique à la crise à travers des négociations entre les
oppositions et l’Etat national syrien, dirigé par son président Bachar al-Assad.
Kerry a préparé le terrain à une éventuelle rencontre avec Assad dans plusieurs
déclarations faisant état d’"idées" susceptibles de convaincre le dirigeant
syrien de négocier avec ses détracteurs. Il est important de souligner que
l’initiative proposée par le président Assad le 6 janvier dernier est la seule
initiative sérieuse pour organiser le dialogue et le partenariat avec
l’opposition. Toutefois, le chef de la diplomatie américaine semble vouloir
préparer son opinion publique et les gouvernements de la région à la scène dont
il rêve mais qu’il ne lui sera pas facile de concrétiser : un photo le montrant
en train de présenter ses respects au dirigeant de la Syrie, en sa qualité de
secrétaire d’Etat américain. Un dirigeant que les Américains ont cru à un
certain moment pouvoir renverser.
Tous ceux qui suivent de près les développements de la crise syrienne ne
peuvent qu’être écœurés de l’attitude trompeuse et hypocrite des Etats-Unis, qui
ont déversé ces derniers jours -via la Maison Blanche, le Pentagone et le
Département d’Etat- un flot de déclarations sur le fait que le Front qaïdiste
al-Nosra constitue la principale source de danger menaçant la sécurité du monde
arabe et des pays occidentaux. Qui a mobilisé ces terroristes du monde entier
pour les envoyer en Syrie ? Qui a ordonné à la Turquie, au Qatar, à l’Arabie
saoudite, à la Libye et au Courant du futur libanais d’offrir argent, armes,
entrainement, soutiens logistiques et couverture politique et médiatique aux
groupes takfiristes ? N’est-ce pas l’Amérique ? Quel est le secret de ce
revirement ?
Certainement pas un éveil de la conscience américaine. C’est tout simplement
l’échec du plan occidental contre la Syrie devant la résistance tenace et
acharnée du peuple et de l’armée syrienne et de leurs alliés dans la région et
dans le monde ; devant la détermination inébranlable de Bachar al-Assad qu’ils
n’ont pas réussi à briser et qui se prépare dores et déjà à une nouvelle
victoire historique après ses succès en Irak, dans la guerre de juillet 2006 au
Liban et à deux reprises à Gaza en 2008 et 2012.
L’empire américain a perdu sa guerre contre Assad et contre la Syrie et se
prépare à accepter le mécanisme de fin de la violence proposé par le président
syrien. C’est-à-dire que Washington va être contraint, dans un proche avenir, de
mettre en œuvre des engagements portant sur l’arrêt de l’armement et du
financement des groupes terroristes par ses Etats auxiliaires dans la
région.
C’est à ce moment là que les vrais problèmes de ces Etats vont commencer.
Ghaleb Kandil
URL de cet article 19422 http://www.legrandsoir.info/la-defaite-americaine-face-a-bachar-al-assad.html


