lundi 18 février 2013

Syrie : Appel du Parti Communiste unifié sur les graves conséquences de l’ingérence impérialiste*...Votre solidarité et votre soutien à notre peuple seront hautement appréciés par notre peuple en ces jours.

La Syrie ne croit pas non plus que la solution du problème est militaire. Au contraire, elle s’est prononcée depuis la naissance du problème pour une solution pacifique et politique à travers un dialogue national d’ensemble. En même temps, l’alliance agressive impose des conditions préalables au dialogue national de façon à rendre impossible la solution politique.

(Extraits)
Vous savez que notre pays- la Syrie - vit depuis plus de vingt mois, une guerre déclenchée contre elle par de nombreux pays impérialistes, aux côtés d’autres pays qui tournent autour d’eux comme des satellites. Leur but est de détruire l’Etat syrien qui se tient comme un obstacle sur le chemin de ceux qui essaient d’imposer le plan d’un " Grand Moyen Orient", après avoir brisé les Etats de la région en les divisant en petites entités se combattant les unes les autres, afin d’imposer une domination absolue sur les ressources pétrolières et en gaz ; éliminer le problème palestinien d’une manière entièrement opposée aux intérêts du peuple palestinien.
Ces pays ont exploité les erreurs et les défauts du régime d’un côté, et les mouvements s’opposant à ces défauts, de l’autre. Ces mouvements étaient au début pacifiques. Ensuite certains se transformèrent en mouvements armés recevant le soutien sur une vaste échelle de l’alliance qui a émergé comprenant les USA, la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite. La Turquie a occupé la frontière existante avec la Syrie pour aider à la contrebande des armes, l’entrée de milliers de mercenaires se nommant eux-mêmes "Jihadistes". Ils ont ouvert des camps pour l’entraînement de leurs soutiens et de leurs alliés. Des milliards de pétrodollars US ont été dispensés dans ce but. Ils ont eu recours aux formes les plus provocantes de la guerre psychologique, relayées par les l’action d’environ une centaine de stations de TV pour semer le sectarisme et les conflits ethniques dans les esprits et parmi les membres d’un même peuple. Ensuite, les prétendus groupes djihadistes se sont mis à détruire l’économie syrienne. Ils ont déclaré la guerre contre le peuple syrien en décrétant l’embargo économique et les sanctions. Des attaques armées furent déclenchées contre les propriétés populaires et privées. Des explosifs et des véhicules chargés d’explosifs furent aussi utilisés.
Les stations génératrices d’électricité ont été dynamitées. Les câbles des réseaux d’électricité ont été détruits, les puits de pétrole incendiés, les tankers transportant le pétrole brûlés. Des milliers de tonnes d’acier ont été dérobés et passés en contrebande en Turquie. Environ un millier d’usines et ateliers d’Alep ont été pillés. Les machines de ces usines ont été revendues en pièces détaches en Turquie à de bas prix. Les projets d’irrigation et également les centres d’élevage des animaux ont été attaqués, les routes reliant les villes et les cités entre elles à travers la Syrie fermées ; les centres de santé, les écoles et les universités ciblées. Des scientifiques, des docteurs ont été ciblés, kidnappés ou capturés et souvent assassinés.
Des milliers de soldats et également des civils ont été kidnappés. Il a été découvert que les gangs armés ont mis à exécution les massacres. Les corps des victimes ont été jetés dans les rivières.
Certaines victimes ont été décapitées. D’autres ont été mutilées. Ces formes de crimes appartiennent au moyen âge.
Peu de jours après, les criminels mirent à exécution une série de crimes au moyen de véhicules chargés d’explosifs, particulièrement à Alep où 85 étudiants de l’université ont été tués et des centaines blessés.
Aujourd’hui la Syrie est directement la cible de la Turquie à travers une guerre directe. La Turquie a admis publiquement qu’elle fournit aux terroristes et aux criminels, des armes de toutes sortes, des assassins qui appartiennent à 20 pays.
Ces actions sont contraires de façon flagrante au droit international qui interdit à tout pays d’utiliser ses territoires pour attaquer ses voisins. Nous savons que la Turquie, seule, ne peut pas du tout accomplir ces choses sans le soutien des Etats américain, européens et du Golf. De toute manière, la Syrie qui est un pays en auto-défense résiste à cette agression et inflige de lourdes pertes à ces gangs. En conséquence, les criminels et aussi bien les terroristes ne sont pas en mesure d’atteindre tous leurs objectifs. Mais les Syriens paient un lourd prix dans leur résistance.
La Syrie ne croit pas non plus que la solution du problème est militaire. Au contraire, elle s’est prononcée depuis la naissance du problème pour une solution pacifique et politique à travers un dialogue national d’ensemble. En même temps, l’alliance agressive impose des conditions préalables au dialogue national de façon à rendre impossible la solution politique.
Le gouvernement syrien a fait une déclaration importante en lançant une nouvelle initiative pacifique, en accord total avec le droit international qui interdit l’ingérence dans les affaires des pays voisins. Les initiatives soulignent encore plus le besoin de réformes démocratiques, une nouvelle Constitution, à côté d’un nouveau pacte général et national qui serait préparé par toutes les forces y compris l’opposition. Le pacte insisterait sur la fin de toutes les opérations militaires conduites d’une part par l’Armée Syrienne, et d’autre part la cessation de l’infiltration de mercenaires en Syrie. Malheureusement, l’initiative a été immédiatement refusée par les groupes armés terroristes et par ceux qui les soutiennent et qui incitent à la poursuite de la violence et du terrorisme.
La situation a connu il y a deux jours un nouveau développement, susceptible de changer la direction des événements en Syrie. Que signifie l’agression soudaine d’Israël contre le centre de recherche scientifique de Syrie près des frontières syriennes et libanaises ? En commettant une telle agression, Israël a dévoilé sa nature réelle, ses tentatives de manipuler les événements actuels en Syrie pour affaiblir l’armée syrienne et ouvrir de nouveaux fronts.
Plus encore le peuple syrien doit payer un très lourd prix, des dizaines de milliers de civils ont été tués. Aujourd’hui la Syrie est exposée à une catastrophe humanitaire.
Environ trois millions de citoyens syriens ont fui leurs domiciles et deviennent des réfugiés constamment déplacés dans les pays voisins vivant dans des conditions misérables incroyables et ils ont des besoins en nourriture et en médicaments. Ces réfugiés en appellent à l’opinion publique internationale pour faire pression sur les gouvernements des USA et d’Europe, du Qatar et de l’Arabie Saoudite afin qu’ils mettent un terme au siège économique et aux sanctions imposées à la Syrie. En outre, ils demandent que le soutien armé aux gangs cesse immédiatement, parce qu’il menace non seulement la Syrie mais un grand nombres de régions dans le monde.
Votre solidarité et votre soutien à notre peuple seront hautement appréciés par notre peuple en ces jours. Plus encore, ils représentent une autre preuve indiquant l’unité et la solidarité des forces révolutionnaires dans le monde entier.
Damas, le 9/02/2013
http://www.alger-republicain.com/spip.php?article1075
* Traduction légèrement revue par la rédaction d’Alger républicain
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Syrie : Les rebelles s’en prennent au patrimoine culturel syrien...L’Irak a été pillé en son temps sous l’œil complice des troupes d’occupation. C’est désormais au tour de la Syrie.


On pouvait malheureusement s’y attendre. Les sites archéologiques syriens sont le point de mire des rebelles. Le patrimoine culturel de la Syrie, héritage d’une histoire millénaire, est la partie la plus vulnérable mais aussi la plus attrayante pour les destructeurs du pays arabe. Complètement indifférents à la valeur qu’ont les sites et les pièces de collection aux yeux des Syriens mais aussi pour les personnes un tant soit peu civilisées, les rebelles sont en train de faire des ravages pour en tirer quelque profit. L’Irak a été pillé en son temps sous l’œil complice des troupes d’occupation. C’est désormais au tour de la Syrie. « Certains jours nous sommes des combattants et d’autres, nous sommes archéologues », déclare ironiquement dans un entretien au Washington Post un jeune rebelle de 27 ans originaire de la ville d’Idlib. Comme lui, d’autres rebelles interrogés par le quotidien d’Outre-Atlantique ont admis la contrebande d’antiquités, officiellement pour financer leur lutte contre le gouvernement de Bachar el-Assad.
Toujours selon le Washington Post, des dizaines d’œuvres ont disparu en quelques mois à peines. Pis, certaines sont irrémédiablement endommagées. Parmi les objets volés, une statue en or datant de l’époque araméenne (VIIIème siècle avant l’EC) provenant du musée d’Hama et désormais inscrite sur les tablettes d’Interpol. Plus grave encore, des mosaïques byzantines de la cité romaine d’Apamée, près d’Alep, ont été retirées au bulldozer.
Ceci n’est pourtant que la partie émergée de l’iceberg, et quand on sait tout ce que la Syrie recèle en matière de patrimoine (Palmyre, les châteaux des croisés, les sites pré-phéniciens, les villes de Damas et Alep, etc.), on peut facilement imaginer que les contrebandiers y trouveront leur compte.
Il existe, selon le Washington Post, de véritables équipes de fouilles composées de jeunes dont la mission est de trouver dans les sites archéologiques de l’or, des statuettes, des mosaïques, et tout ce qui peut avoir une valeur marchande, fut-ce au prix d’irréparables déprédations. La destination principale des œuvres volées est la Jordanie, où la contrebande est favorisée par le flux quotidien de quelque 2.000 réfugiés. « Tous les jours, nous sommes contactés pour acheter de l’or syrien, des mosaïques syriennes et des statuettes syriennes », a confirmé un antiquaire d’Amman. « Damas est vendue ici à Amman, pièce par pièce ».
La contrebande syrienne rappelle ce qui est survenu durant l’invasion de l’Irak par les États-Unis, car la Jordanie était également considérée comme un point de passage obligé pour les trésors volés. « Il est encore trop tôt pour comparer la situation en Syrie avec ce qui s’est passé en Irak », a dit Nayef Al Fayez, ministre du tourisme et des antiquités de Jordanie, «  mais quand il y a des problèmes de sécurité, les sites archéologiques en sont les premières victimes. Et nous nous attendons à ce que ces événements se multiplient ».
L’UNESCO n’a pas été en mesure pour le moment de quantifier l’ampleur des pillages et des détériorations du fait de la difficulté d’accéder aux sites historiques dans un pays en proie à des attaques terroristes. Le krak des chevaliers, l’un des plus beaux châteaux inscrit au patrimoine de l’humanité, a été exposé à des tirs et à des bombardements. Les anciens souks d’Alep sont partis en fumée et la ville de Bosra, jadis capitale de la province romaine d’Arabie, a subi également d’importants dommages.
« Les gens peuvent nous condamner et nous traiter de voleurs », commente Abou Majed, un déserteur âgé de 30 ans qui dirige les chemins de la contrebande dans le sud du pays, « mais parfois, on doit sacrifier le passé pour garantir le futur ». Du fanatisme à la barbarie, il n’y a qu’un pas.
Capitaine Martin
http://www.resistance-politique.fr/article-les-rebelles-s-en-prennent-au-patrimoine-culturel-syrien-115441047.html
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samedi 16 février 2013

15 février 2013 - VIDEO - Cisjordanie : manifestations en faveur des détenus en grève de la faim

 
 
Des dizaines de Pales­ti­niens ont été blessés lors de heurts avec les forces israé­liennes en Cis­jor­danie à l’occasion de mani­fes­ta­tions de soli­darité ven­dredi avec des détenus par Israël en grève de la faim.
Des centaines de citoyens se sont rassemblés devant la prison d'Ofer, près de Ramallah, en soutien aux héroïques grévistes de la faim Samer Issawi, Ayman Sharawna, Tareq Qa'adan, Jaafar Azzedine et Fadi Washha.

 

Autrement dit : L’âge de glace du Printemps arabe....À la pointe de ce combat pour un "printemps", élaboré pour des Arabes dans des laboratoires non arabes,...


On l’appréhendait depuis plusieurs mois, certains prédisaient même le pire après la victoire du parti "Ennahdha" et la formation d’un gouvernement "islamiste" en Tunisie. De ce côté-ci de la frontière, on espérait même voir le pays voisin échapper aux convulsions et aux souffrances que nous avons connues en Algérie. Las, les derniers événements, les attentats contre les libertés, puis le meurtre, mercredi dernier, d’une éminente figure de l’opposition tunisienne, nous interpellent de nouveau. Sans doute, n’est-ce pas le lieu de rappeler ici la solitude qui fut la nôtre, et la façon scandaleuse dont certaines voix, à l’Est et à l’Ouest, se sont empressées de se démarquer. Il y a eu des commentaires désobligeants, et blessants dans le contexte, sur les capacités de certaines nations, mieux outillées que d’autres face aux crises. 

Ces jours-ci, encore, alors que mausolées et tombes étaient profanés et détruits, la même antienne est revenue, mais comme un acte futile d’exorcisme. Heureusement, ils ne sont plus très nombreux, en Tunisie, à vouloir se persuader qu’ils ne vivraient pas le drame, vers lequel ils se précipitaient pourtant tout droit. Nos voisins sont désormais bien conscients que le langage de la violence engendre la violence et les liquidations physiques, que l’extase religieuse n’autorise pas la négation de l’autre. Aujourd’hui, il est encore plus évident que les mêmes causes produisent les mêmes effets, à fortiori dans une région de population aussi homogène que le Maghreb. On voit, aujourd’hui, que les révolutions qui ont triomphé, sans violence ou avec un minimum de dégâts, ne faisaient que différer cette violence.
 Tout avait pourtant bien commencé en Tunisie, d’où l’odeur du jasmin se répandait sur toute la rive Sud de la Méditerranée, mais les soubresauts continus mettent à nu l’inanité de certains néologismes, trop vite hissés au rang de dogme immuable. C’est le cas de ce Printemps arabe, lancé par quelques nostalgiques qui ont raté ou refusé de respirer l’air du Printemps de Prague. Depuis les années soixante, la terminologie n’a pas évolué, et de vieux slogans sont ressortis des placards, hâtivement époussetés, pour un usage de circonstance. 
L’absurdité suprême, ou l’audace suprême du vocabulaire de la conspiration, aura été de vouloir faire pousser du jasmin partout. Même là où il avait fort peu de chances de pousser, et même là où l’on n’avait pas du tout envie de cultiver ce genre, préférant les orties locales à un jasmin, aux forts relents de "Chanel".
De Tunis à Bahreïn, on a vu, et aussi entendu, ce slogan racoleur auquel ont succombé les Arabes eux-mêmes, en proie à une crise de psittacisme, sans égale dans leur histoire.
 À la pointe de ce combat pour un "printemps", élaboré pour des Arabes dans des laboratoires non arabes, on a retrouvé un certain Sarkozy. A la barre d’une France, que son timonier dirigeait "à droite toute", l’ancien président n’a réussi qu’un seul prodige : détester les Arabes de Saint-Denis, en le montrant bien sûr, et aimer, de façon tout aussi ostentatoire, d’autres Arabes, ceux de Benghazi. En Tunisie, il n’a pas osé, parce que la ficelle aurait été trop grosse, au regard des relations de Paris avec le régime déchu. Ensuite, il y a eu d’autres "printemps", ou des ersatz de la saison des floraisons, comme en Egypte où Moubarak, lâché par Washington, a abandonné. Puis, on s’est attaqué à la Syrie, dont le régime semble résister plus que jamais aux coups de boutoir des factions armées, germant çà et là, printemps oblige, après le passage des semeurs étrangers. Là, on ne se donne même plus la peine d’agir, selon la tradition, en se contentant de signer des chèques.
Désormais, les financiers tiennent à contrôler eux-mêmes, et sur place, la destination et l’usage final de leur argent.
Salah Arezki
http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/4947-autrement-dit...
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vendredi 15 février 2013

TUNISIE - CHOKRI BELAID : (VIDEO) Le requisitoire qui enrageait les assassins


Espagne : Beatriz Talegón, la jeune femme qui, de l’intérieur, a couvert de honte l’Internationale Socialiste.

"La gauche est maintenant au service des élites, elle danse avec le capitalisme, elle est bureaucratique. Elle a perdu complètement le nord, le contact avec la base, et c’est quelque chose que la gauche ne peut pas se permettre.Ils produisent des discours qui ne veulent rien dire. Mais les gens ne sont pas bêtes".
 
11 Février 2013. Beatriz Talegón, de l’Union Internationale des Jeunes Socialistes, met les points sur les "i" aux dirigeants socialistes du monde entier, pendant qu’ils sont dans un hôtel cinq étoiles à Cascais (Portugal) pour la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste, en les accusant d’être responsables de la gravité de la situation actuelle.

"Je suis très étonnée que nous prétendions faire la révolution depuis un hôtel cinq étoiles à Cascais, en venant dans des voitures de luxe. Je me demande, à la vérité, si nous pouvons apporter une réponse aux citoyens quand vous, responsables politiques, vous leur dites que vous comprenez, que vous souffrez, parce-que nous sommes socialistes. Réellement, est-ce qu’on sent cette souffrance à l’intérieur de cet endroit ? Réellement, est-ce qu’on peut comprendre depuis un hôtel cinq étoiles ce qu’on demande au monde ?
"Malheureusement, nous n’avons pas été les socialistes qui dans le monde ont poussé les gens à sortir dans la rue ou à se mobiliser, et ce qui devrait nous faire souffrir est que ceux-ci demandent la démocratie, demandent la liberté, demandent la fraternité, demandent l’éducation publique, la santé publique, et nous ne sommes pas là.
"Vous, les leaders, mal nommés leaders parce que vous êtes les responsables de ce qui se passe,"Après que vous en aurez eu plein la bouche de discours parlant de l’emploi des jeunes, de ce que les jeunes vous préoccupent beaucoup : on ne s’en préoccupe pas vraiment, en fait, parce que vous nous tenez ici et que vous ne venez pas non plus nous demander notre point de vue sur la question.
"Nous avons beaucoup à dire parce que ça intéresse les gens de savoir ce que les jeunes pensent, dans la mesure où ce sont nous qui sommes en train de payer les conséquence de votre action - ou de votre inaction".
Source : http://www.aporrea.org/internacionales/n223103.html
Son intervention au complet, enregistrée et diffusée en vidéo (Si Youtube retire celle ci, il y en a beaucoup d’autres), a fait un triomphe dans les réseaux sociaux et a été l’objet d’une couverture médiatique au Portugal, où elle a fait son discours.
Elle dit aussi : "La gauche est maintenant au service des élites, elle danse avec le capitalisme, elle est bureaucratique. Elle a perdu complètement le nord, le contact avec la base, et c’est quelque chose que la gauche ne peut pas se permettre"
"Ils produisent des discours qui ne veulent rien dire. Mais les gens ne sont pas bêtes. Et ils perdent les élections les unes après les autres."

Source : http://www.huffingtonpost.es/2013/02/11/beatriz-talegon-los-...



mercredi 13 février 2013

Financement du terrorisme : les Européens jouent aux pompiers pyromanes..Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ?

....L’Algérie a passé vingt ans à tenter de convaincre la communauté internationale, notamment aux Nations unies, pour criminaliser le paiement des rançons. Que payer pour un otage équivaut à acheter une arme pour tuer d’autres innocents....


...Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ?

Sortez les calculettes : les gouvernements européens ont payé, en sept années, 89 millions d’euros aux terroristes d’Aqmi. À elle seule, la France a versé 17 millions à Abou Zeïd et ses amis. Soit 2,5 millions d’euros par an.
 Pour une fois, ce n’est pas l’Algérie qui se plaint de l’argent des rançons payées aux terroristes, mais l’ancien ambassadeur américain au Mali, Vicki Huddleston, qui a lâché une bombe dans l’univers hypocrite de la diplomatie internationale : oui, les gouvernements européens, français, allemand, espagnol et même canadien, ont obéit au chantage des terroristes d’Aqmi. Oui, ils ont versé des sommes colossales à Droukdel, Abderezak El-Para, Abou Zeïd et Belmokhtar. Oui, le gouvernement malien a servi d’intermédiaire à ces transactions criminelles.

L’Algérie a passé vingt ans à tenter de convaincre la communauté internationale, notamment aux Nations unies, pour criminaliser le paiement des rançons. Que payer pour un otage équivaut à acheter une arme pour tuer d’autres innocents.
 89 millions d’euros est une somme faramineuse, une subvention considérable à l’Ansej de Belmokhtar. Un crime sans nom. Un scandale.

Mais le plus invraisemblable, ce sont les discours lénifiants des Européens sur la lutte contre le terrorisme. Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ? Comment peut-on, d’un côté, s’interroger sur la puissance de feu des terroristes qui ont attaqué In Amenas et de l’autre, leur fournir assez de fric, de quoi s’acheter un avion de chasse ? Comment peut-on appeler à protéger un gouvernement malien, celui d’ATT et les autres, alors que ses membres agissent comme des coursiers pour le compte du terrorisme international ?

Huddleston l’explique très bien et brise l’omerta autour de ces questions de rançon que tout le monde dit n’avoir jamais payée. Maintenant, c’est à la communauté internationale d’aller plus loin, de juger les intermédiaires efficaces de ces transactions, notamment l’incontournable imam Chaâfi, le Mauritanien protégé par Blaise Compaoré, toujours en activité tant qu’il y a des otages français dans la région.
Et surtout cesser de donner des leçons de lutte contre le terrorisme, particulièrement à l’Algérie ; quand on donne à manger aux terroristes.
http://www.liberte-algerie.com
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