lundi 21 janvier 2013

"Pétrole contre nourriture" Pain, pétrole et corruption : Le pire scandale de L’ONU - L’une des plus grandes affaires de corruption de l’histoire moderne.

Le programme « pétrole contre nourriture » avait été lancé en 1996, à la suite de l’embargo total qui frappa l’Irak après son invasion du Koweit, en 1990. Il devait permettre à l’Etat irakien d’échanger du pétrole brut contre des denrées de première nécessité sous le contrôle de l’Organisation des Nations unies (ONU), afin que sa population souffre moins de l’embargo.
On estime que le programme a permis à l’Irak d’exporter pour plus de 60 milliards de dollars de pétrole.
En janvier 2004, un journal irakien faisait éclater le scandale en publiant une liste de 270 noms de personnes et de sociétés ayant reçus des dessous de table dans le cadre du programme. Cette liste incluait les noms de responsables onusiens, accusés d’avoir favorisé certaines entreprises, et ceux d’hommes politiques et d’entreprises accusés d’avoir profité de détournements de fonds.
Il devait permettre à l’Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l’ONU, et d’acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, « Pétrole contre nourriture » va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d’entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate.
L’ONU constitue discrètement une commission d’enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays.
Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares…

Contrebande d’État :

Dans un univers confiné où se croisent ambassadeurs, anciens agents de services de renseignement, journalistes, fonctionnaires de l’ONU, avocats, affairistes, politiciens et médecins irakiens s’est joué l’une des plus grandes affaires de corruption de l’histoire moderne. Une affaire que, pourtant, le monde entier a très vite oubliée. De Dubaï à Genève en passant par Amman, Paris et New York, les réalisateurs remontent une à une toutes les étapes qui ont permis cette gigantesque contrebande pétrolière. À l’aide de documents inédits, d’archives et de témoignages d’acteurs directs, ils reconstituent avec précision ce qu’il faut bien nommer un pillage, dont la principale victime a été le peuple irakien.

samedi 19 janvier 2013

Samer Issawi écrit depuis la prison : « Ma famille vit l’enfer »......« A la lumière de tout ce qui se passe, je me demande bien où sont les organisations internationales des droits de l’homme ? Israël poursuit ses crimes contre nous et le monde répond par le silence. Le peuple Palestinien est-il exclu du droit international ?...

« J’adresse mes remerciements et ma profonde reconnaissance à tous ceux qui se joignent à moi dans cette bataille et qui sortent pour soutenir cette cause. Je ne vous appellerai pas des solidaires, vous êtes des guerriers. » Écrit Samer.

Le stress nous pousse à développer certains tics. Comme je vis dans la Bande de Gaza où le stress fait partie du quotidien, je m’acharne contre mes doigts...
 
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Il est vrai que j’’ai plusieurs fois essayé de me débarrasser de cette mauvaise habitude mais en vain ; dès que je commence à stresser, je les mords. A présent, j’ai l’index enflé et j’avoue que ça fait très mal, surtout quand il fait froid. Ce matin, la douleur a dépassé les normes du supportable au point où j’ai pleuré, mais j’ai vite fini par essuyer mes larmes. En effet, comment pleurer d’une petite douleur au doigt alors que quelque part, dans une des prisons israéliennes, notre héros Samer Issawi est en ce moment même en train de souffrir de douleurs tellement atroces que le cerveau humain ne peut imaginer.
Samer Issawi souffre certes, mais il est le symbole d’une lutte soutenue pour la justice et nous en sommes fiers. Son corps a brisé les limites de la faim et la faim a brisé le silence pour mettre enfin à nu et combattre l’injustice et l’oppression d’Israël.
Je pense sans cesse à lui. Samer Issawi a vraiment marqué et hanté mon esprit tandis que la nature se déchaîne dehors où pluies torrentielles et vents violents persistent. Tout en observant les quelques personnes qui marchent dans la rue, et les quelques voitures qui circulent encore, j’ai pensé à ma propre grève de la faim entamée lundi dernier. Un « jeûne » de 24 heures seulement, au terme desquels je me suis retrouvée avec une mal de tête insupportable qui m’a empêché de me concentrer sur mes révisions pour les examens finaux. Toutes ces scènes m’ont réorientée vers le cas de Samer. Je ne pouvais que lui témoigner de mon profond respect et de ma grande admiration, tout en m’inclinant devant sa capacité et volonté choquante à refuser la nourriture pendant plus de 168 jours. Un tel courage mérite une attention particulière, c’est pourquoi, j’ai mis mes révisions de côté et j’ai commencé par dresser son portrait.
Oui, mais comment ? Il n’y a pas plus douloureux que d’essayer de l’imaginer à cet instant même, d’essayer d’imaginer à quel point il souffre de l’oppression constante d’Israël, de la négligence médicale, de la douleur, de la faim et du froid. Je dis cela car j’essaie de me mettre à sa place ; je suis dans mon lit, bien au chaud et c’est à peine si peux me lever pour aller dans la salle de bain. Réfugiée sous trois couvertures, je suis en train de réviser et de pitonner sur mon ordinateur avec des doigts qui tremblent. Qu’en est-il pour Samer ? Ce froid ne doit pas être clément avec lui. Chez moi, ma mère est aux petits soins ; il lui arrive de m’apporter le manger jusqu’à mon lit afin que mes révisions ne soient pas interrompues, ni la chaleur dans laquelle je me suis blottie d’ailleurs. Pendant ce temps, Samer souffre tout seul. Ceux qui l’entourent ne sont pas là pour soulager ses souffrances et ses douleurs, bien au contraire. Samer n’a personne pour le réconforter, il est entouré de ceux qui le harcèlent constamment.
Toutefois, alors que je suis dans mon lit douillet, je me rends compte que j’ai perdu le contrôle de mes pensées : elles sont partagées entre mes livres et Samer Issawi. Cette confusion n’a pas trop duré puisque je n’ai pas pu m’empêcher de m’envoler jusqu’à Samer qui doit maintenant se trouver en isolement cellulaire, dans l’une des cellules glaciales, sales et étroites que comporte l’hôpital de la prison de Ramleh.
Enchaîné
Samer peut à peine se tenir debout sur ses jambes et se tourne difficilement dans son borsh, un lit métallique contenant un matelas très fin et pas commode, d’ailleurs, mon père et des amis qui sont déjà passés par les prisons israéliennes se plaignent souvent des douleurs au dos causées par ces lits et leurs matelas.
La souffrance s’intensifie en hiver où les services pénitentiaires israéliens utilisent les pratiques les plus brutales qui soient pour persécuter nos prisonniers. Ces derniers sont privés du minimum requis en hiver, à savoir des couvertures épaisses et des vêtements chauds, voire même de l’eau chaude. Et c’est pour ces raisons que Shireen, la sœur de Samer s’inquiète davantage pour l’état de santé de son frère.
En effet, Jérusalem a sorti son manteau blanc d’hiver qui amène Shireen à penser : « D’habitude, lorsque les premiers flocons de neige font leur apparition, je suis tout particulièrement joyeuse. Mais cette fois, je suis indifférente devant ce décor où les couches de neige ont couvert toute la ville. Si quelqu’un souffre d’une blessure, aussi banale soit elle, le froid la rend insupportable. Que dire alors de la situation de Samer qui est à son 168ème jour de grève de la faim, sans couvertures et sans vêtements épais. Imaginons un instant son état après avoir été sauvagement attaqué par des soldats israéliens barbares, le laissant avec des fractures au niveau de la cage thoracique. Ce sont des douleurs insupportables qu’aucune personne ne peut endurer. Pourtant, Samer vit avec ces douleurs et souffre le martyre chaque jour, à chaque instant. »
Oui, Samer est enchaîné par les mains et par les pieds et attaché à son lit ou à son fauteuil roulant. En d’autres termes, on ne lui a rien laissé pour se défendre. Malgré cela, les soldats israéliens restent très acharnés contre lui et ne manquent pas une occasion pour le tabasser. En vérité, Israël emploie tous les moyens inhumains et sauvages pour l’obliger à mettre fin à sa grève. Et ce n’est pas tout. Il convient de souligner que Samer n’est pas le seul à payer par ces actes de barbarie ; il y a sa famille, les gens dans le village Issawiyeh et même les tentes de solidarité plantées pour lui apporter le soutien dont il a besoin.
Des bulldozers israéliens ont récemment démoli la maison en construction du frère de Samer, ne laissant que des décombres. Cette agression n’a pas été à la hauteur de la ténacité du frère de Samer qui a fait part de son soulagement car après tout, son sort est meilleur que celui de beaucoup de Palestiniens qui n’ont pas le temps de quitter leurs maisons et finissent par être enterrés vivants.
Sadiques
De plus, les forces israéliennes, sadiques au point d’en éprouver un grand plaisir, continuent d’accabler tout ce que le cœur d’une mère chérit le plus : ses enfants. Les israéliens ont à maintes reprises arrêté son fils Fares et sa fille Shireen. Ils les ont plusieurs fois convoqués pour des centres d’investigation, leur tort étant d’avoir fait parvenir à la conscience humaine la voix étouffée de Samer aspirant à briser les murs racistes.
Plusieurs fois, peu importe s’il est minuit ou si c’est l’après-midi, la maison de la famille de Samer a été prise d’assaut. Israël a même fait plus, il a coupé l’alimentation en eau de la maison familiale. En fait, les forces israéliennes se réjouissent de torturer la famille de Samer nuit et jour, comme si l’emprisonnement et l’agonie de leur fils ne suffisait pas !
D’autre part, Samer reste au fait de tout ce qui touche sa famille par le biais de son avocat. Dans un message transmis par son avocat, Samer a puissamment commenté les récentes pratiques inhumaines israéliennes contre sa famille. Il déclare à ce sujet : « Avec toute la pression exercée sans vergogne aussi bien sur ma famille que sur moi, Israël vise à me forcer à en finir avec ma grève de la faim. Les dernières agressions reflètent leur sentiment de défaite traduit par la soif de me punir et de punir ma famille, comme si ma détention et ma vie en danger ne suffisaient pas. »
Par ailleurs, Samer s’indigne : « Après une mise en scène sans scrupule où Israël a bien évidemment joué le rôle de la victime, on m’attribuant le rôle de l’agresseur pendant que ma famille et moi étions agressés et ouvertement attaqués, il y a un mois de cela au sein du tribunal raciste israélien et ce, malgré mon état de santé critique, les forces israéliennes se sont précipitées pour démolir la maison de mon frère. Pourquoi maintenant ? » S’interroge-t-il.
Il explique : « A travers cette démolition, Israël a voulu me passer un message, une menace. J’avais planifié de me marier dans cette maison et de fonder mon propre foyer lorsque, dans le cadre de l’accord d’échange des prisonniers [Accord Shalit], j’ai été libéré des prisons israéliennes au terme de 10 années de détention. De plus, en réaction à l’échec des services de renseignements israéliens à tromper et à duper l’opinion publique autour des véritables raisons de ma nouvelle arrestation, on s’en est pris à ma famille en lui coupant l’approvisionnement en eau sans se soucier de leurs souffrances. Ce fut donc une autre menace dont l’objectif était de faire pression sur ma volonté pour m’amener à baisser les bras et à abandonner mon combat. »
Samer poursuit : « Toutes ces agressions n’ont pas réussi à assouvir l’envie israélienne à rendre la vie de ma famille infernale. Israël continue, de temps à autre, à provoquer ma famille en convoquant ma sœur Shireen et mon frère Fares dans des centres d’interrogatoires et en les arrêtant afin de les empêcher de parler en mon nom et de faire parvenir mon message au monde entier. Ils veulent tout simplement briser ma détermination qui, je peux les assurer, ne faiblira jamais. »
Samer Issawi conclut son message : « A la lumière de tout ce qui se passe, je me demande bien où sont les organisations internationales des droits de l’homme ? Israël poursuit ses crimes contre nous et le monde répond par le silence. Le peuple Palestinien est-il exclu du droit international ? Ou alors on ne nous considère pas comme des êtres humains et c’est pourquoi ces droits et lois ne s’appliquent pas sur nous ? »
Gratitude
Toutefois, et malgré toutes les douleurs et souffrances qui rongent le corps frêle de Samer, notre héros a tenu à transmettre un message de gratitude et de reconnaissance à tous ceux qui le soutiennent. Le message a été envoyé avec son avocat qui a, lors de la dernière visite, pris acte de la terrible détérioration de son état de santé. C’est avec beaucoup de joie, d’espoir et de confiance dans le rôle de l’humanité que Samer a appris la nouvelle de la toute récente grève de la faim internationale, organisée par Malaka Mohamed. Des personnes de différentes nationalités ont jeûné pendant 24 heures pour faire part de leur solidarité avec Samer. De plus, il y a eu des messages de soutien du monde entier appelant pour sa libération. « J’adresse mes remerciements et ma profonde reconnaissance à tous ceux qui se joignent à moi dans cette bataille et qui sortent pour soutenir cette cause. Je ne vous appellerai pas des solidaires, vous êtes des guerriers. » Écrit Samer.
Que nos voix s’élèvent haut et fort au point de briser les murs racistes pour parvenir jusqu’à Samer et lui procurer la force dont il a besoin pour résister au supplice. Conjuguons nos efforts pour préserver sa vie. Contribuons ensemble pour que sa voix résonne dans chaque coin du monde et scandons avec lui « La liberté et la dignité sont plus précieuses que la nourriture. » Samer Issawi ne doit pas rester seul dans sa lutte contre l’injustice.
« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier, » disait un jour Martin Luther King Jr. J’écris cela pour vous inviter tous à vous inspirer des paroles de King afin de soutenir et d’accompagner Samer dans sa lutte contre les injustices israéliennes. Sa mort serait une véritable menace pour votre sécurité, pour votre humanité, pour vos valeurs de justice et des droits de l’homme. Nous les Palestiniens, nous exigeons que notre légende Samer Issawi reste en vie, car il mérite de vivre libre et digne.
Shahd Abusalam
10 janvier 2013 – Palestine from my eyes – Vous pouvez consulter cet article à :http://palestinefrommyeyes.wordpres... Traduction : Info-Palestine.net - Niha

Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l'ingérence étrangère......Depuis près de deux ans, la Syrie souveraine, est l’objet d’une agression extérieure.

Source : Réseau Voltaire. 14 janvier 2013
Une coordination d’associations françaises anti-impérialistes vient de se constituer à Paris pour s’opposer à l’intervention française en Syrie. Dans son manifeste, elle affirme son attachement au « droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise » et souligne l’identité du combat pour la souveraineté de la Syrie et pour celle de la France.
Depuis près de deux ans, la Syrie souveraine, est l’objet d’une agression extérieure.
Cette guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz ainsi que pour des objectifs géopolitiques, est initiée par l’impérialisme, les gouvernements des États-Unis et Israël avec leurs auxiliaires occidentaux, alliés aux forces les plus rétrogrades de l’islam, takfiriste et wahhabiste, s’appuyant sur les factions dominantes des États esclavagistes du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ceux-ci financent et soutiennent les mercenaires terroristes qu’ils introduisent notamment depuis la Turquie et par dizaines de milliers en Syrie, pour semer mort et désolation.
Dans cette coalition qui entend susciter une guerre civile de nature interconfessionnelle, la France officielle joue un rôle particulièrement belliciste, symbolisé par les déclarations provocatrices de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de notre pays.
Dans le contexte contradictoire du « Printemps arabe » dont les aspirations légitimes ont été dévoyées par la manipulation occidentale, un mouvement populaire est apparu en Syrie développant des revendications pour plus de libertés démocratiques et dénonçant même l’essor de l’influence néolibérale du FMI qui entravait toujours plus, le progrès économique et social. Les revendications démocratiques ont été depuis largement acceptées sous l’impulsion du Président el-Assad, y compris l’abolition de l’état d’urgence.
Très vite ce mouvement pacifique a été supplanté par la violence armée au service de l’étranger. La crise est essentiellement devenue militaire. Elle a été prise en main par les pays de l’OTAN, du Qatar et de l’Arabie saoudite qui ont financé des mercenaires qui ont massivement entrepris d’envahir la Syrie. L’intervention étrangère présente dès le début de la crise en est devenu l’élément dominant.
L’ingérence étrangère systématique crée un risque d’extension et de généralisation régionale du conflit pouvant conduire à une guerre contre l’Iran, et une généralisation du conflit avec la Russie et la Chine visées à travers l’aventure syrienne.
Cette politique est en contradiction fondamentale avec la stratégie équilibrée que représentait la politique arabe de la France conçue par le Général De Gaulle. Les dirigeants occidentaux, dont ceux de France, fournissent des aides multiples aux mercenaires étrangers, notamment des armes qui tombent nécessairement aux mains des forces d’Al-Qaïda .
Elle est en outre contraire à tous les usages diplomatiques qui veulent qu’on ne prononce pas de jugement irrévocable sur une situation et qu’on respecte les positions des autres puissances même si on ne les partage pas. Les déclarations bassement injurieuses sur les dirigeants syriens et russes sont indignes et entachent le renom de la France dans le monde.
Une solution négociée de la crise paraît aujourd’hui possible grâce à la médiation russe et aux pressions de certaines forces réalistes étasuniennes. Dans ce cas, notre diplomatie se sera mise d’elle-même même dans une impasse qui l’empêchera de peser sur le règlement.
Au lieu de prendre part, avec ou sans réticences, à des aventures qui peuvent conduire au pire, une France digne de ses valeurs républicaines devrait donner l’exemple d’une politique de détente, d’entente et de coopération et fournir à toute l’Asie du Sud-Ouest les moyens d’une paix par le développement mutuel, qui constitue l’alternative à la guerre de tous contre tous.
Les Français sont l’objet d’une politique de désinformation systématique, massive et généralisée afin de neutraliser leurs réactions et faciliter les manœuvres bellicistes du gouvernement. La conséquence de cette véritable guerre idéologique relayée de façon contre nature, par des forces politiques et syndicales inattendues, se traduit par un développement insuffisant de la solidarité militante envers l’État–nation et le peuple de la Syrie souveraine.
La question de savoir qui gouverne en Syrie revient au peuple syrien et à lui seul.
Résidant en France, nous n’avons pas à prendre partie sur les questions intérieures à la société syrienne, mais nous nous opposons fondamentalement aux interventions extérieures.
C’est pourquoi un groupe d’associations et de militants venus d’horizons divers ont pris l’initiative de créer une structure liaison et de coordination républicaine pour la solidarité avec la Syrie souveraine qui prend le nom de : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère. Cette Coordination soutient le droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise.
L’objectif de cette coordination est de promouvoir des initiatives diverses dans cette perspective.
Premières signatures
Comité Valmy
Collectif pas en notre nom
Solidarité et Progrès
Collectif Résistance et Renouveau Gaullien
Réseau Voltaire France
Cercles des volontaires
Planète Non–violence
L’Appel Franco-Arabe
Association Afamia
Union des Patriotes Syriens
URL de cet article 18980

mercredi 16 janvier 2013

SYRIE : Des ruses stratégiques dont certains Arabes sont les victimes

...Un objectif difficile à atteindre car la Syrie est plus forte et plus digne que de se plier devant ces attroupements d’égarés qui font cause commune avec tout genre de rancuniers, de mercenaires et de malfrats que manipulent des agents des services secrets occidentaux et israéliens, et qui les utilisent comme carburants dans leurs guerres soft, secrètes ou indirectes. Mais au moment où commencent à briller à l’horizon tout proche les rayons de la victoire de la Syrie, voilà que Washington les classe sur la liste des mouvements terroristes....

Que les Etats-Unis aient renoncé à leur projet visant à renverser le régime syrien en s’accordant avec la Russie sur le principe d’une solution pacifique du conflit, cela est possible à la lumière d’innombrables données.
En premier lieu, figure l’avancée réalisée par l’armée syrienne sur le terrain à laquelle s’ajoutent d’autres données comme l’état de faiblesse et d’épuisement subi par le projet des ennemis de la Syrie en raison de sa résistance malgré la férocité de l’offensive et des prémonitions qu’on ressasse quotidiennement depuis plus de 20 mois au sujet de la fameuse chute imminente du régime.
Il y a aussi la hantise des frais exorbitants qu’auront à payer les partis qui participent à la guerre contre la Syrie lorsque les combats s’achèvent par une victoire éclatante de la Syrie, de son peuple, de son armée et de son régime, mais également au front de la résistance et aux peuples arabes et non arabes qui aspirent à être les maîtres de leurs destins et à secouer le joug de l’hégémonie.
Non moins importante est la hantise des Etats-Unis de s’embourber dans une guerre directe ouverte à une défaite supplémentaire qui pourrait être fatale après toutes les défaites qu’ils ont encaissées dans la région durant ces dernières années, surtout que l’économie américaine est arrivée au bord de l’abîme en dépit du soutien volontiers et obligatoire fourni en trillion de dollars par les monarchies pétrolières du Golfe.
Cependant, le recul américain -s’il y en a effectivement recul- ne signifie pas que le problème est résolu : Dans toute guerre s’alternent des attaques et des retraites. De plus, la ruse et la tromperie peuvent y jouer pleinement. Si les ruses tactiques sont bien connues au long et au large de l’histoire, les puissances arrogantes et hégémoniques sont aussi bien versées dans le domaine des ruses stratégiques.
Il suffit en effet de rappeler que l’histoire arabe contemporaine toute jalonnée de drames et de catastrophes dont la « Nakba » de la Palestine est entièrement fondée, depuis la « Grande Révolution Arabe » qui a mis fin au califat ottoman, sur une ruse stratégique. Celle-ci a nourri chez les Arabes l’illusion de s’affranchir, d’acquérir leur indépendance, d’avoir leur Etat unifié et de progresser en prenant parti pour les Alliés dans la première guerre mondiale.
Il est certain qu’une autre ruse stratégique fut à l’origine de la ruée des « moudjahidin » mobilisés et financés par l’Arabie Saoudite vers l’Afghanistan où ils ont joué un rôle déterminant non seulement dans la défaite soviétique dans ce pays, mais aussi dans l’effondrement de l’Union Soviétique et de l’ensemble du monde communiste pour le compte des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux.
Dans les deux cas, les résultats furent catastrophiques. Pour leur rôle dans l’écrasement de l’empire ottoman, les Arabes dirigés par un sous-officier britannique du nom de Thomas Edward Lawrence (Lawrence d’Arabe), ont été généreusement récompensés.
D’abord par la Déclaration de Balfour qui a donné suite à l’usurpation de la Palestine par les sionistes. Puis par les accords de Saykes-Picot qui, à la place du royaume arabe promis, ont divisé le mashrek arabe (la péninsule arabique, l’Iraq, la Syrie naturelle comprenant, outre la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie et la Palestine) en plusieurs Etats antagonistes sous mandats britanniques et français.
Quant au Golfe, Il a été divisé en plusieurs dizaines de protectorats dirigés par des compagnies pétrolières sous le couvert d’une « légalité » octroyée à des rois, émirs et cheikh ayant droit à une partie des rentes mais qui, à l’exemple du célèbre « nuage » d’Haroun ar-Rachid, finissent par prendre leur chemin vers leur place finale dans les banques occidentales.
Quant aux « moudjahidin » en Afghanistan, leur chance n’était pas plus heureuse que celle des auteurs de la Grande Révolution Arabe contre le califat ottoman. Les Américains et leurs alliés les ont récompensés en envahissant le pays dans lequel ils ont fondé leur émirat islamique et en le transformant, avec son voisin le Pakistan, en un foyer du chaos. Et c’est ainsi qu’il ne resta aux moudjahidin que la seule option de devenir des terroristes et des « Arabes afghans » mis à l’index et poursuivis par la malédiction là où ils se trouvent, même par les « modérés » qui les libèrent aujourd’hui des prisons et les envoient en Syrie afin de la détruire, massacrer son peuple et en faire un nouvel Afghanistan.
Un objectif difficile à atteindre car la Syrie est plus forte et plus digne que de se plier devant ces attroupements d’égarés qui font cause commune avec tout genre de rancuniers, de mercenaires et de malfrats que manipulent des agents des services secrets occidentaux et israéliens, et qui les utilisent comme carburants dans leurs guerres soft, secrètes ou indirectes. Mais au moment où commencent à briller à l’horizon tout proche les rayons de la victoire de la Syrie, voilà que Washington les classe sur la liste des mouvements terroristes.
La guerre soft, secrète ou indirecte adoptée ouvertement par les Etats-Unis lors du premier mandat de Barack Obama est, en premier lieu, une « guerre de loin » avec le minimum possible de frais et le maximum possible de gains… tant que les Etats-Unis et leurs alliés, y compris l’entité sioniste, trouvent parmi les Arabes et les Musulmans des égarés et des rancuniers qui ne tirent pas les leçons de l’histoire même récente, qui trahissent leurs grandes causes et qui se laissent utiliser comme carburant des guerres qui ne profitent qu’aux ennemis de la Nation.
Akil Hussein
http://www.french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=8412&amp...

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Les partisans de Georges Ibrahim Abdallah en colère devant l’ambassade de France au Liban...« Est-ce que le gouvernement est contre les juges et contre la liberté, pour les Etats-Unis et pour Israël ? », a fulminé son avocat Jacques Vergès, interrogé par l’AFP.

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....Les Etats-Unis avaient dénoncé vendredi la décision de la justice française. « Nous sommes déçus par la décision de la cour (d’appel) française de remettre en liberté M. Abdallah. Nous nous sommes constamment opposés à sa sortie de prison », a fustigé la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland....

Le 14/01/2013

Des dizaines de proches et des partisans de Georges Ibrahim Abdallah ont manifesté et bloqué la route devant les locaux de l’ambassade de France, rue de Damas, à Beyrouth, lundi après-midi, pour protester contre le report par le tribunal d’application des peines de Paris (TAP) au 28 janvier de la décision d’accorder ou non une libération conditionnelle à l’ancien activiste libanais.

La manifestation a lieu au milieu d’un déploiement massif des Forces de sécurité intérieure (FSI). Des accrochages ont été signalés entre les forces de l’ordre et les protestataires quand ces derniers ont tenté d’écrire le nom de Georges Ibrahim Abdallah (GIA) sur le mur de l’ambassade et ont lancé des œufs en direction de la représentation diplomatique.
Les manifestants brandissaient des affiches et des photos de l’activiste libanais incarcéré depuis 29 ans en France. En début de soirée, ils ont installé une tente pour poursuivre un sit-in devant la représentation française jusqu’au 28 janvier
Ils ont également inscrit sur un mur proche de l’ambassade : « France = pute américaine » en français et en arabe, reprenant les termes de l’avocat Jacques Vergès, qui a dénoncé la « mainmise des Etats-Unis » derrière le maintien en détention de son client.

Lundi matin, Joseph Abdallah, le frère du militant libanais avait appelé, dans un entretien avec la chaîne libanaise al-Jadeed, les partisans de GIA à manifester devant l’ambassade. Il avait également accusé les autorités françaises de « céder » aux pressions américaines, soulignant que la décision de reporter la libération de son frère « n’a aucune base légale ». Joseph Abdallah a par ailleurs critiqué « la passivité » du gouvernement libanais vis-à-vis de cette affaire.

Préalable indispensable à une sortie de prison de Georges Ibrahim Abdallah, aucun arrêté d’expulsion du territoire français n’avait été signé lundi lorsque les juges du TAP se sont réunis en début de matinée pour examiner une nouvelle fois le cas de cet ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), incarcéré en France pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates, en 1982. « Le TAP n’a pas encore pris de décision dans l’attente d’un titre d’expulsion », a-t-on indiqué de source judiciaire.

Sans arrêté d’expulsion du ministère de l’Intérieur, cette juridiction ne peut autoriser la sortie de prison de M. Abdallah détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Le 21 novembre, cette juridiction avait pourtant émis un avis positif de principe sur sa demande de libération avec ajournement de la décision au 14 janvier, dans l’attente d’un arrêté d’expulsion. Le parquet y est opposé.

Cet ajournement traduit, aux yeux des défenseurs du Libanais, un affrontement à fleurets mouchetés entre la justice et l’exécutif français sur le sort de l’ancien activiste.

« Est-ce que le gouvernement est contre les juges et contre la liberté, pour les Etats-Unis et pour Israël ? », a fulminé son avocat Jacques Vergès, interrogé par l’AFP.

Engagé auprès du mouvement palestinien radical FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), le Libanais avait été arrêté en 1984 et condamné à perpétuité trois ans plus tard pour complicité dans les assassinats, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l’Américain Charles Robert Ray et l’Israélien Yacov Barsimantov.

Les Etats-Unis avaient dénoncé vendredi la décision de la justice française. « Nous sommes déçus par la décision de la cour (d’appel) française de remettre en liberté M. Abdallah. Nous nous sommes constamment opposés à sa sortie de prison », a fustigé la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland.

« Il n’a jamais exprimé de remords pour ses meurtres », a encore dit Mme Nuland, « pas plus que pour sa tentative d’assassinat du consul général américain à Strasbourg ». « Nous avons des inquiétudes légitimes quant au danger qu’un M. Abdallah libre représenterait pour la communauté internationale », a encore prévenu la diplomate américaine.

L’avocat du Libanais, Me Jacques Vergès, a régulièrement dénoncé la « main des Etats-Unis » derrière le maintien en détention de son client.

Dans une déclaration à L’Orient-Le Jour, Me Vergès avait pourtant estimé dimanche qu’il était, cette fois-ci, improbable que les pressions américaines et israéliennes retardent la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Improbable, mais pas impossible, avait-il toutefois souligné.

Rappelant que son client avait obtenu en 2003 une libération conditionnelle refusée un an plus tard par la cour d’appel, Me Vergès avait indiqué à L’Orient-Le Jour, que ces années d’emprisonnement supplémentaires sont dues au fait que GIA a toujours refusé de s’excuser auprès des parents de ses victimes et de les indemniser, arguant du fait qu’il « avait accompli son devoir » et que, du fait de sa détention, il n’avait pas les moyens de verser les réparations qui lui sont demandées.

Citant la direction de la prison de Lannemezan, le célèbre avocat français a affirmé que GIA a toujours été un détenu exemplaire et qu’il n’a jamais pris parti lors des nombreux incidents qui ont eu lieu dans sa prison sauf une seule fois où il a sauvé des gardiens d’un lynchage que s’apprêtaient à commettre ses compagnons de cellule.

Le Liban a accueilli favorablement la libération attendue de Georges Ibrahim Abdallah. « Sa libération est accueillie favorablement au Liban, tant au niveau officiel que populaire, d’autant qu’il a accompli sa peine et même plus que sa peine », a déclaré vendredi à la presse le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnan Mansour. « L’ambassade du Liban à Paris lui délivrera un laisser-passer pour rentrer dans son pays » avait-il ajouté.

Lundi, le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, a appelé l’ambassadeur de France au Liban pour s’enquérir des raisons du report de la libération de GIA, selon un communiqué. Le responsable libanais a ajouté que le retard dans la libération du militant libanais est injustifié et porte atteinte à ses droits civiques. Il a également souhaité que les autorités françaises compétente accélèrent sa libération.

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CUBA sur ARTE. ARTE se couvre de honte !...Pour ce genre de production des plus malhonnêtes, le but n’est pas de comprendre Cuba, non, sa finalité c’est d’abattre Cuba.

Lettre ouverte à sa Présidente Mme Véronique Cayla
Madame la Présidente,

ARTE 15.01.2013 : I love democracy !
Un "documentaire" de propagande grossier sur Cuba, radicalement hostile et parfaitement obscène a été diffusé le soir du 15 janvier 2013 sur Arte en collaboration avec France-Inter (chaînes publiques).

Daniel Lecomte et ses sbires ont produit un film en tous points contraire à l’éthique journalistique : Manipulation des images, Commentaires honteux, Contradictions flagrantes entre les images et les propos tenus par les cubains et ceux des commentateurs enregistrés en voix off, Procédés crapuleux comme le recours à des vidéos anonymes récupérées sur internet dont personne ne peut dire si elles ont été tournées à Cuba, Interviews d’anti-castristes et de contre-révolutionnaires notoires exclusivement, etc... Pour ce genre de production des plus malhonnêtes, le but n’est pas de comprendre Cuba, non, sa finalité c’est d’abattre Cuba.
Alors la fin justifie tous les moyens même les plus grossiers. En effet, même le système de santé cubain qui est une des grandes réalisations de la Révolution que plus personne au monde ne conteste, est sali de manière indigne et particulièrement fielleuse. Je reviendrai en détail sur le contenu de ce torchon et sur la prétendue maladie de la pauvre "journaleuse" en particulier. Car l’histoire abracadabrantesque (au sens d’invraisemblable) qu’elle nous débite révèle sa haine de Cuba et sa volonté à tout prix de lui nuire. C’est atterrant de trouver encore des gens pour accomplir ce genre de forfait au nom du journalisme.
Notre ami, le journaliste cubano-canadien Jean-Guy Allard dont les propos sont tronqués et sortis de leur contexte, est considéré appartenant aux défenseurs dogmatiques de Cuba donc sans aucune crédibilité. Par contre, Julio Cesar Galvez, Regis Iglesias, Eduardo Manet, Zoé Valdes et Pierre Rigoulot, anti-castristes notoires, contre-révolutionnaires patentés et anti-communistes viscéraux, sont pour Lecomte des interlocuteurs d’une parfaite objectivité et des plus légitimes.
Il est donc inutile à ses yeux, voire incongru, de faire entendre la voix des défenseurs de Cuba. Une telle vision du pluralisme le discrédite à tout jamais comme journaliste et citoyen. Le gouvernement cubain a donc eu tout à fait raison de lui refuser son visa pour Cuba, d’autant qu’il avait déjà commis en 2001 un portrait ordurier de Fidel Castro.
Pour réaliser ce SCUD nauséabond de propagande, point n’était nécessaire de se rendre à Cuba puisque quasiment toutes les interviews et les images censées salir Cuba ont été tournées en dehors du pays ou proviennent de sombres vidéos anonymes.
Cuba Si France proteste énergiquement contre de telles méthodes qui ternissent le métier de journaliste et utilisent notre redevance à des fins partisanes. Cuba Si France exige un droit de réponse face à ce déferlement hystérique de mauvaise foi et de propagande sectaire.
Bonne réception,
Cuba Si France

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lundi 14 janvier 2013

« América Latina », la célèbre chanson de Calle 13, accompagnée ici par l’Orquesta Sinfonica Simón Bolívar de la République Bolivarienne - (Vidéo ) -

« Ici on partage. Ce qui est à moi est à toi »
...Tu ne peux pas acheter ma vie.(Nous marchons).LA TERRE NE SE VEND PAS...


Español
Le français
Soy,
Soy lo que dejaron,
soy toda la sobra de lo que se robaron.
Un pueblo escondido en la cima,
mi piel es de cuero por eso aguanta cualquier clima.
Je suis,
Je suis ce qu’on a laissé
Je suis les restes de ce qu’on a voléçUn peuple caché dans les sommets,Ma peau est de cuir c’est pour ça qu’elle résiste à tous les climats.
Soy una fábrica de humo,
mano de obra campesina para tu consumo
Frente de frio en el medio del verano,
el amor en los tiempos del cólera, mi hermano.
Je suis une usine de fumée
Main d’oeuvre paysanne pour ta consommation
Front de froid au milieu de l’été,L’amour aux temps du choléra, mon frère.
El sol que nace y el día que muere,
con los mejores atardeceres.
Soy el desarrollo en carne viva,
un discurso político sin saliva.
Le soleil qui naît et le jour qui meurt,Avec les meilleurs couchers de soleils ;Je suis le développement en chair et en os,Un discours politique sans salive.
Las caras más bonitas que he conocido,
soy la fotografía de un desaparecido.
la sangre dentro de tus venas,
soy un pedazo de tierra que vale la pena.
Les visages les plus jolis que j’ai rencontrés,Je suis la photo d’un disparu,Le sang dans tes veines,Je suis un morceau de terre qui en vaut la peine.
Una canasta con frijoles,
soy Maradona contra Inglaterra anotándote dos goles.
Soy lo que sostiene mi bandera,
la espina dorsal del planeta es mi cordillera.
Un panier de haricots,Je suis Maradona contre l’Angleterre marquant deux buts.Je suis ce qui porte mon drapeau,L’épine dorsale de la planète est ma cordillère.
Soy lo que me enseño mi padre,
el que no quiere a su patria no quiere a su madre.
Soy América Latina,
un pueblo sin piernas pero que camina.
Je suis ce que m’a appris mon pèreCelui que n’aime pas sa patrie, n’aime pas sa mère.Je suis l’Amérique Latine,Un peuple sans jambes mais qui marche.
Tú no puedes comprar al viento.
Tú no puedes comprar al sol.
Tú no puedes comprar la lluvia.
Tú no puedes comprar el calor.
Tú no puedes comprar las nubes.
Tú no puedes comprar los colores.
Tú no puedes comprar mi alegría.
Tú no puedes comprar mis dolores.
(Bis)
Tu ne peux pas acheter le vent.
Tu ne peux pas acheter le soleil.
Tu ne peux pas acheter la pluie.Tu ne peux pas acheter la chaleur.Tu ne peux pas acheter les nuages.Tu ne peux pas acheter les couleurs.Tu ne peux pas acheter ma joie.Tu ne peux pas acheter mes douleurs.(Bis)
Tengo los lagos, tengo los ríos.
Tengo mis dientes pa` cuando me sonrío.
La nieve que maquilla mis montañas.
Tengo el sol que me seca y la lluvia que me baña.
J’ai les lacs, j’ai les rivières.J’ai mes dents pour quand je souris.La neige qui maquille mes montagnes.J’ai le soleil qui me sèche et la pluie qui me baigne.
Un desierto embriagado con peyoteun trago de pulque para cantar con los coyotes,todo lo que necesito.
Tengo a mis pulmones respirando azul clarito.
Un désert ivre de peyotlUne gorgée de pulque pour chanter avec les coyotes, tout ce dont j’ai besoinJ’ai mes poumons qui respirent le bleu clair.
La altura que sofoca.
Soy las muelas de mi boca mascando coca.
El otoño con sus hojas desmayadas.
Los versos escritos bajo la noche estrellada.
La hauteur qui étouffe.Je suis les dents de ma bouche mâchant la coca,L’automne avec ses feuilles évanouiesLes vers écrits sous la nuit étoilée.
Una viña repleta de uvas.
Un cañaveral bajo el sol en Cuba.
Soy el mar Caribe que vigila las casitas,
Haciendo rituales de agua bendita.
Une vigne remplie de raisinsUn champ de canne sous le soleil de Cuba,Je suis la mer Caraïbe qui protège les petites maisonsen faisant des rituels d’eau bénite.
El viento que peina mi cabello.
Soy todos los santos que cuelgan de mi cuello.
El jugo de mi lucha no es artificial,
Porque el abono de mi tierra es natural.
Le vent qui coiffe mes cheveuxJe suis tous les saints qui pendent à mon couLe jus de ma lutte n’est pas artificielParce que l’engrais de ma terre est naturel.
Tú no puedes comprar al viento.
Tú no puedes comprar al sol.
Tú no puedes comprar la lluvia.
Tú no puedes comprar el calor.
Tú no puedes comprar las nubes.
Tú no puedes comprar los colores.
Tú no puedes comprar mi alegría.
Tú no puedes comprar mis dolores.
Tu ne peux pas acheter le ventTu ne peux pas acheter le soleil.Tu ne peux pas acheter la pluie.Tu ne peux pas acheter la chaleur.Tu ne peux pas acheter les nuages.Tu ne peux pas acheter les couleurs.Tu ne peux pas acheter ma joie.Tu ne peux pas acheter mes douleurs..
No puedes comprar el sol.
No puedes comprar la lluvia.
(Vamos caminando, vamos caminando.Vamos dibujando el camino)
No puedes comprar mi vida.(Vamos caminando)
LA TIERRA NO SE VENDE.
Tu ne peux pas acheter le soleil.
Tu ne peux pas acheter la pluie,
nous marchons, nous marchons,en dessinant le chemin)Tu ne peux pas acheter ma vie.(Nous marchons).LA TERRE NE SE VEND PAS.
Trabajo en bruto pero con orgullo,
Aquí se comparte, lo mío es tuyo.
Este pueblo no se ahoga con marullos,
Y si se derrumba yo lo reconstruyo.
Du travail brut mais fierIci on partage, le mien est tien,Ce peuple, on ne le noie pas avec des houlesEt si s’effondre je le reconstruis.
Tampoco pestañeo cuando te miro,
Para que te acuerdes de mi apellido.
La operación cóndor invadiendo mi nido,
¡Perdono pero nunca olvido !
Oye !!
Je ne cille pas quand je te regarde,
Pour que tu te rappelles mon nom.L’opération Condor envahissant mon nid,Je pardonne mais je n’oublie jamais,Ecoute !!!!
(Vamos caminando)
Aquí se respira lucha.
(Vamos caminando)
Yo canto porque se escucha.
(On marche)Ici on respire la lutte.(On marche)Je chante pour qu’on l’entende.
(Vamos dibujando el camino)
Aquí estamos de pie
¡Que viva La América !
(Nous dessinons le chemin)Ici nous sommes debout !Vive l’Amérique !

Traduction de la chanson : Rory Alejandra Rojas
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