vendredi 7 décembre 2012

Al-Qaïda, soutenue par l’Occident, ne vaincra pas le peuple syrien...Le peuple syrien est confronté à un cocktail terroriste multinational, soutenu par les « nations civilisées ». Son droit inaliénable est de se défendre par tous les moyens pour préserver son pays et son identité. Dans cette guerre, les mercenaires n’ont aucune chance de gagner.


La Syrie et ses forces armées continuent de résister farouchement à la guerre mondiale qui les prend pour cible. L’Etat s’emploie par tous les moyens à assurer les besoins économiques nécessaires pour la résistance, et l’armée a lancé des opérations militaires stratégiques dans certaines provinces pour détruire les bases des terroristes, dont plusieurs dizaines de milliers se sont infiltrés de Turquie ces dernières semaines.
Les opérations militaires ont atteint leur objectif primordial en faisant échec au plan du Premier ministre turc Recep Tayyeb Erdogan, qui consistait à établir de facto une zone tampon. Des informations sûres indiquent que les groupes armés ne sont plus présents dans la ville d’Alep que dans de petites poches, alors que l’armée régulière contrôle la majeure partie de la grande métropole du Nord.
A Homs, la vie a pratiquement repris son cours normal et pour se venger, les terroristes ont recours aux attentats aux voitures piégées, comme celui qui a fait 15 morts et des dizaines de blessés hier dimanche. La plus grande partie de la province de Deir Ezzor, limitrophe de l’Irak, est également sous le contrôle de l’armée nationale. A Damas et sa région, l’armée a lancé une offensive d’envergure pour briser les groupes terroristes qui s’apprêtaient à déclencher une attaque massive contre la capitale. Les données militaires laissent croire que dans les semaines à venir, l’Etat va reprendre le contrôle des chefs-lieux de toutes les provinces et des régions frontalières. Complètement désorganisés, les groupes armés perdront l’initiative et se livreront à des attaques terroristes, des assassinats et des actes de sabotage. L’Etat se prépare déjà à ce scénario, mais la priorité reste, pour lui, de relancer le cycle économique et de rétablir une vie normale dans l’ensemble de la Syrie. Les zones encore sous contrôle des rebelles seront encerclées et incapables de s’étendre et de constituer un danger stratégique.
Toutes les informations prouvent que la principale force de combat terroriste est l’organisation Al-Qaïda et les mouvements salafistes-jihadistes, ainsi que le bras armé de la Confrérie des Frères musulmans. Les groupes qui évoluent en dehors de cette mouvance extrémiste sont dispersés et ressemblent plus à des gangs locaux qu’à des mouvements organisés et structurés, évoluant dans le cadre d’une stratégie globale. Ils comportent une grande part de brigands, de malfaiteurs et de coupeurs de route. Les informations indiquent que les chambres d’opérations présentes en Turquie, dirigées par des officiers de la CIA, avec la participation de groupes qataris, saoudiens, libanais et libyens, donnent des ordres directs aux unités combattantes en Syrie, leur fixent les objectifs et les fournissent en armes, explosifs, argents et matériels de toutes sortes.
L’hypocrisie occidentale concernant le terrorisme et Al-Qaïda se confirme en Syrie. Si les mêmes critères établis après le 11 septembre 2001 lors des dizaines de conférences internationales de « lutte contre le terrorisme » avaient été mis en ouvre en Syrie, tous ceux qui financent et arment aujourd’hui les rebelles en Syrie auraient dû soutenir l’Etat syrien dans sa lutte contre le terrorisme.
L’hypocrisie des pseudo-souverainistes libanais n’est pas en reste. Après avoir crié au loup dans la bergerie, voilà que les faits prouvent que ce sont eux les vrais loups. Les révélations du quotidien libanais al-Akhbar prouvent l’implication directe de l’ancien Premier ministre Saad Hariri et de son principal lieutenant, le député Okab Sakr, dans le financement et l’armement des terroristes (Voir ci-après). La mort et la capture d’une vingtaine de jihadistes libanais vendredi dans une embuscade de l’armée syrienne, alors qu’ils se rendaient à Tall Kalakh pour y « pratiquer le Jihad » contre le peuple syrien, complète ce tableau. Le peuple syrien est confronté à un cocktail terroriste multinational, soutenu par les « nations civilisées ». Son droit inaliénable est de se défendre par tous les moyens pour préserver son pays et son identité. Dans cette guerre, les mercenaires n’ont aucune chance de gagner.
Ghaleb Kandil
http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=79983

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ARMES NUCLEAIRES : C’est Israël, le danger… pas l’Iran !...Alors que les Etats-Unis n’ont pas à craindre les bombes nucléaires israéliennes, les pays voisins d’Israël et leurs populations civiles ont été pendant des décennies (et continuent d’être) terrorisés par l’existence de ces mêmes bombes, et pour de bonnes raisons.


Pourtant, les États-Unis et Israël, qui ont été les principales menaces à la paix mondiale et même les principaux fauteurs de guerre au niveau mondial depuis la Seconde Guerre mondiale, insistent à prétendre que l’Iran, un pays dont le régime actuel n’a jamais envahi aucun pays – mais a plutôt été envahi par l’Irak de Saddam Hussein en 1981 à l’instigation des dictatures du Golfe riches en pétrole et leurs parrains américains et français – serait une menace pour la paix dans le monde si elle possédait une arme nucléaire.

Combien de fois faudra-t-il répéter cette histoire ? Elle est pourtant de notoriété publique aux Etats-Unis, en Europe, dans le monde arabe, et dans le monde entier.
En 1955, le président Dwight Eisenhower a donné à Israël son première petit réacteur nucléaire, installé à NahalSorek. En 1964, la France a permis à Israël de construire son réacteur nucléaire beaucoup plus puissant à Dimona dans le Naqab (Néguev). En 1965, Israël a volé 200 livres de composés riches en uranium aux Etats-Unis grâce à ses espions à la Nuclear Materials and Equipment Corporation company en Pennsylvanie. En 1968, Israël a détourné un navire libérien dans les eaux internationales et a volé ses 200 tonnes de yellowcake [concentré d’uranium avant purification].
L’entité sioniste possède des bombes nucléaires depuis 1970.
Malgré les démentis officiels américains, Golda Meir, le quatrième Premier ministre d’Israël, aurait préparé le lancement de 13 bombes nucléaires sur la Syrie et l’Egypte en 1973 et a été stoppée de justesse de commettre cet acte génocidaire quand Henry Kissinger a fourni à l’entité sioniste le transport aérien pour le plus massif transfert d’armes de toute l’Histoire, pour inverser le cours de la guerre de 1973 (comme l’avait rapporté Time Magazine).
L’entité sioniste a eu une collaboration permanente dans le domaine des armes nucléaires avec le régime sud-africain d’apartheid pendant des décennies, et cette collaboration ne s’est achevée qu’avec l’effondrement du régime en 1994. Depuis, les experts ont estimé qu’Israël avait en sa possession plus de 400 engins nucléaires, dont des armes thermonucléaires dans la gamme des mégatonnes, des bombes à neutrons, des armes nucléaires tactiques et des suitcase nuke [armes nucléaires suffisamment miniaturisées pour être transportables dans une mallette).
Il dispose également de systèmes de missiles pouvant être lancés avec une portée de 11500 km (qui peuvent donc aller au-delà de l’Iran). Israël a également des sous-marins capables de lancer des attaques nucléaires, ainsi que des chasseurs à réaction qui peuvent lâcher des charges nucléaires.
Israël a empêché avec zèle ses voisins de même acquérir des réacteurs nucléaires à des fins pacifiques. Cet Etat a violé le droit international en bombardant en 1981 le réacteur nucléaire d’Osirak - en cours de construction en Irak avec une collaboration française - dans une attaque sans aucune provocation préalable, et même si le réacteur devait être utilisé, selon les gouvernements français et irakien, à des fins pacifiques et scientifiques.Israël a aussi bombardé en 2007 ce qui, selon ce qu’affirmaient des rapports de ses services de renseignement, aurait été un réacteur nucléaire nord-coréen en construction en Syrie. Le Mossad israélien a également été lié au cours des dernières décennies à l’assassinat de nombreux égyptiens, irakiens et iraniens spécialistes du nucléaire. Israël continue de refuser de signer le Traité de non-prolifération nucléaire et refuse de permettre aux membres de la Commission internationale d’énergie atomique (IAEA) d’inspecter son réacteur de Dimona.
Israël, un pays prédateur et agressif qui a toujours lancé des guerres contre tous ses voisins depuis sa création, qui a expulsé des centaines de milliers de personnes, fait des millions de réfugiés palestiniens, libanais, égyptiens, et a assassiné des dizaines de milliers de civils et utilisé des armes interdites au niveau international (du napalm jusqu’aux bombes au phosphore, pour citer les cas les plus notoires), continue d’occuper les territoires palestiniens et d’opprimer le peuple palestinien en violation du droit international.
Israël s’appuie sur une idéologie étatique raciste, anti-arabe et anti-musulmane, à laquelle souscrivent ses dirigeants, les structures gouvernementales et les institutions et qui se retrouve dans sa culture populaire et politique et dans un grand éventail de ses lois.
En effet, Israël a non seulement constamment lancé des guerres contre ses voisins, mais il a aussi exhorté les puissances mondiales à envahir ces mêmes voisins tout en se faisant le commanditaire de campagnes racistes et haineuses anti-arabes et anti-musulmanes aux États-Unis et en Europe. Israël a intégré ce racisme dans ses programmes scolaires et universitaires et dans une grande partie de sa production culturelle.
Politiques racistes
Protecteur d’Israël, les Etats-Unis sont le seul pays au monde qui ait jamais délibérément utilisé des bombes nucléaires contre des populations civiles, qui continue de vouloir justifier cette décision 66 ans après cet acte génocidaire, et qui conditionne sa population, dans ses programmes scolaires et dans les médias pour continuer à la défendre.
Les Etats-Unis ont également assuré que l’arsenal nucléaire d’Israël ne serait jamais discuté au Conseil de sécurité des Nations unies, malgré les propositions régulières au fil des décennies pour pouvoir en parler. L’insistance des Etats-Unis à garder la capacité nucléaire d’Israël « secrète » [malgré son caractère public] a pour raison, entre autres choses, de faire perdurer l’aide américaine à l’entité sioniste car au niveau légal, une condition clé pour recevoir une telle aide est que les pays bénéficiaires soient signataires du Traité de non-prolifération nucléaire. Or Israël refuse de le signer.
Pourtant, les États-Unis et Israël, qui ont été les principales menaces à la paix mondiale et même les principaux fauteurs de guerre au niveau mondial depuis la Seconde Guerre mondiale, insistent à prétendre que l’Iran, un pays dont le régime actuel n’a jamais envahi aucun pays – mais a plutôt été envahi par l’Irak de Saddam Hussein en 1981 à l’instigation des dictatures du Golfe riches en pétrole et leurs parrains américains et français – serait une menace pour la paix dans le monde si elle possédait une arme nucléaire.
La politique raciste des États-Unis quant à savoir qui devrait être autorisé à posséder des armes nucléaires et qui ne l’est pas (en fonction de critères raciaux, au bénéfice de ceux qui sont européens ou de souche européenne), il doit être clair que dans la mesure où existerait une course au nucléaire au Moyen-Orient, elle est encouragée par le bellicisme d’Israël et sa possession de ce genre d’armes de destruction massive. Si le Moyen-Orient doit être une zone exempte d’armes nucléaires, alors les pressions internationales doivent commencer par s’appliquer sur Israël qui est le seul pays de la région à posséder de telles armes, et non pas par l’Iran, que celui-ci soit ou non en train d’en développer.Le racisme de l’administration Obama envers les Arabes et les Musulmans n’a vraiment pas de limites, mais pour les habitants du Moyen-Orient (Arabes, Turcs, et Iraniens), les critères racistes dont use Obama ne sont pas terriblement persuasifs. Avoir ou ne pas avoir l’arme nucléaire est une question de sécurité humaine et absolument pas un privilège racial européen. Alors que les Etats-Unis n’ont pas à craindre les bombes nucléaires israéliennes, les pays voisins d’Israël et leurs populations civiles ont été pendant des décennies (et continuent d’être) terrorisés par l’existence de ces mêmes bombes, et pour de bonnes raisons. Une fois que Barack Obama aura compris cela, les peuples de la région reconsidéreront leur opinion sur la crédibilité des Etats-Unis quand ceux-ci disent craindre une prétendue prolifération nucléaire.
J. Massad
http://www.reflexiondz.net/C-est-Israel-le-danger-pas-l-Iran...
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Armes chimiques en Syrie ?...un prétexte pour une intervention militaire occidentale dans le conflit syrien."plus le mensonge est gros, mieux il passe auprès de la population"


L'artillerie médiatique est à nouveau à l'œuvre pour conquérir les esprits et préparer l’opinion à la guerre. La peur des armes chimiques, la compassion devant les massacres imputés à l’armée de Bachar El Assad (cela n’est jamais vérifié !), visent à nous faire accepter l’inacceptable.
Aurions-nous déjà oublié la prestation pathétique de Colin Powell à l'assemblée générale de l'ONU ? Tout cela pour justifier l'invasion de l'Irak afin de piller ses ressources (se reporter au livre de Naomi Klein: "La stratégie du choc"). Ce représentant respectable des va-t-en guerre étatsuniens brandissait une fiole sensée contenir de l'anthrax, capable de répandre une épidémie mortelle en Amérique du nord qui décimerait la population. Cette mascarade avait fait suite à la tentative avortée d’accuser Saddam Hussein de posséder des armes nucléaires.
Aujourd’hui, les salves médiatiques honteuses, les bombardements d’images sans analyses sérieuses, ont pour objectif de rallier l’opinion à une intervention militaire.
Comment peut-on croire un instant que le président syrien utiliserait des armes chimiques contre son peuple ? Les victimes ne seraient pas seulement les terroristes à la solde de la fameuse communauté internationale qui a la caractéristique de se confondre avec les pays soumis à l’influence américaine.
Si on voulait bien regarder une carte de la région et dire la richesse en gaz du sous-sol syrien on comprendrait mieux l’acharnement honteux pour nous servir la solution impérialiste de la conquête coloniale au profit de quelques multinationales dont la française TOTAL.
Si d’aventure on poussait l’investigation à regarder les richesses du Golan en eau et en autres minerais nous aurions peut-être quelques réserves à l’aventure guerrière en préparation.
Cette dernière serait en tous points semblable à celle que Bernard-Henri Lévy a déjà réalisé en Libye en utilisant le concept orwellien de bombardements pour la protéger la paix.
Ces trois arguments, gaz-eau-BHL, sont suffisants pour réactiver notre esprit critique. En creusant un peu plus, on peut trouver facilement d’autres motifs d’intervention de l’OTAN dans cette partie du monde. Bien sur tout prétexte humanitaire pour justifier une intervention armée serait alors très vite discrédité, espérons-le.

jeudi 6 décembre 2012

Houari Boumédiène 23 août 1932 - 27 décembre 1978


Houari Boumédiène  هواري بومدين, 23 août 1932 - 27 décembre 1978


Militaire et homme politique,né le 23 août 1932 à Guelma et mort le 27 décembre 1978 à Alger.Il vécut dans une famille berbère pauvre du Constantinois, Boumédiène connut déjà très jeune les événements sanglants du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma, dont il dit plus tard : « Ce jour-là, j'ai vieilli prématurément. L'adolescent que j'étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »

Durant les années quarante, il entreprit des études coraniques à l'institut Kettania de Constantine, puis les poursuivit à l'institut Zitouna de Tunis ; il se dirigea par la suite vers l'institut al-Azhar du Caire.

En 1955, il retourne en Algérie où il rejoint les rangs de l'ALN (Armée de libération nationale). Très vite, il se fait remarquer et occupe le poste de Chef d'état-major. Une fois l'indépendance acquise, il devint vice-président et ministre de la Défense du Conseil de la Révolution qui est alors présidé par Ben Bella. Ne partageant pas les orientations politiques de ce dernier, il décide le 19 juin 1965 de mener un coup d'État au terme duquel il devient le nouveau président de l'Algérie. Sous sa direction, il entreprit plusieurs actions en vue d'estomper sur le plan intérieur, les tensions nées de la guerre d'indépendance.


 En 1968, il réussit à faire évacuer la dernière base militaire occupée par la France à Mers el Kébir (Oran) ; alors que sur le plan économique, il opte pour le modèle socialiste, il construisit sur la base de ce choix beaucoup d'usines et d'écoles, et contribua surtout, le 24 février 1971, au nom du principe de la récupération des richesses nationales, à la nationalisation des hydrocarbures, au grand dam de la France.

Cette nationalisation réussie conféra à Boumédiène une importante dimension internationale; En effet, Boumédiène venait de réussir là où l'Iranien Mossadegh avait échoué. L’année 1973 lui donne une nouvelle fois l’occasion d’affirmer son influence sur le plan international en organisant avec succès le sommet des non-alignés auquel les plus grands dirigeants du Tiers-Monde de l’époque ont assisté, il s’en suit dès lors une période durant laquelle l’Algérie de Boumédiène offrit un soutien très actif aux différents mouvements de libération d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, et c’est en véritable leader du Tiers Monde qu’il se déplaça en 1974 à New York, pour prendre part à une réunion spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les matières premières qu’il a lui-même convoquée au nom des non-alignés, il prononça à cette occasion un discours par lequel il exposa une doctrine économique, appelant entre autres à l’établissement d’un nouvel ordre économique international plus juste, qui prendrait en compte les intérêts du Tiers Monde. En 1975 il accueille le premier sommet de l'OPEP par le biais duquel les membres du cartel ont pu définir une politique pétrolière concertée. Dans le sillage de cette même réunion, il parvint à sceller la paix entre l'Iran du Chah et l'Irak de Saddam Hussein. Sur le plan intérieur, il fit voter en 1976 une charte en vertu de laquelle il promulgue la constitution d'une Assemblée législative ainsi que la création du poste de président de la République, soumis au suffrage universel.

À partir de l'année 1978, les apparitions publiques du président Houari Boumédiène se font de plus en plus rares, il s'est avéré qu'il souffrait d'une maladie du sang, la maladie de Waldenström, mais il reste que très peu de choses ont été dites à propos des circonstances qui entourent sa mort, qui survint le 27 décembre 1978.

Selon d'autres sources, les premiers ressentis de la maladie de Houari Boumédiene furent lors de son voyage du 20 septembre 1978 à Damas (Syrie) où, alors qu'il était accompagné de Taleb-Ibrahimi et de Bouteflika, ces derniers avaient remarqué sa fatigue inhabituelle. Le diagnostic avancé dès lors était « une hématurie avec tumeur maligne de la vessie ». Pour cela il choisit de se faire traiter en URSS du 29 septembre au 14 novembre 1978. Le 12 octobre, lors de la visite de son jeune frère Said venu le voir à Moscou, Boumediène n'apprécie pas que le voyage de son frère soit financé par de l'argent public et demande aussitôt qu'il soit retenu sur le salaire du président. Quelques jours après, il sera hospitalisé à l'hôpital d'Alger Mustapha Bacha où il décédera le 27 décembre 1978 à 4 heures du matin avec deux hématomes dans le cerveau. Les funérailles officielles auront lieu le 29 décembre 1978 au cimetière d' El Alia (à Alger).


 

Comandante Che Guevara ( N. Cardone ) - TRES BELLE CHANSON (Durée : 5 mn)

« Tu as disparu physiquement, mais ton image et tes idéaux restent et resteront présents en nous, parce que ceux-là ils ne pourront jamais les tuer avec des balles » Fidel Castro,le 18 Octobre 1967.

Nathalie Cardone: Comandante Che Guevara Hasta Siempre..........
Hasta siempre est une chanson écrite en 1965 par Carlos Puebla, elle parle du Commandant Ernesto Che Guevara au moment où celui-ci quitte le gouvernement de Fidel Castro, et part pour l'Afrique.
Cette chanson anticipe la fin tragique d'Ernesto Guevara à la Higuera en Bolivie. Elle relate l'histoire presque légendaire de la révolution cubaine, glorifie le « Che » et le place à l'avant de la scène. Il est confirmé dans son rôle de représentant de la révolution.
Hasta siempre comandante veut dire en français Pour toujours commandant et est une allusion au slogan "Hasta la victoria siempre".

LES PAROLES DE CHANSON EN LANGUE ESPAGNOLE:



TRADUCTION FRANÇAISE:
Nous avons appris à t'aimer
Depuis la hauteur historique
Où le soleil de ta bravoure
T'a poussé près de la mort.

Refrain:
Ici, demeure la claire,
L'intime transparence
De ta chère présence,
Commandant Che Guevara !

Ta main glorieuse et forte
Fait feu sur l'Histoire,
Lorsque tout Santa Clara
Se réveille pour te voir.

[Refrain]

Tu viens, brûlant la brise
Avec des soleils de printemps
Pour planter le drapeau
Avec la lumière de ton sourire.

[Refrain]

Ton amour révolutionnaire
Te conduit vers une nouvelle entreprise
Où l'on attend la fermeté
De ton bras libérateur.

[Refrain]

Nous continuerons de l'avant (seguir est dans le sens de continuer),
Comme près de toi nous avions suivi (seguir est dans le sens de suivre, le jeu de mots n'est pas traduisible),
Et avec Fidel, nous te disons
Adieu, Commandant.

Le Che et l’Algérie, une histoire d’amour révolutionnaire..Alger, surnommée « La Mecque des révolutionnaires ». Symbole d’après lui, de la victoire contre les « impérialistes ».


Ernesto Guevara a toujours souhaité appuyer les peuples du Tiers-Monde contre ce qu’il nommait « l’impérialisme ». Pour cette lutte interminable et périlleuse, le leader internationaliste a parcouru le monde, et bien évidemment l’Afrique lors de sa décolonisation. Parmi ses multiples étapes, une lui tenait tout particulièrement à cœur : Alger, surnommée « La Mecque des révolutionnaires ». Symbole d’après lui, de la victoire contre les « impérialistes ».
Che Guevara a effectué deux visites en Algérie, une en 1963, un an après l’indépendance du pays, puis une autre en 1965.
Lors de son premier voyage, le Che vient tout d’abord pour féliciter le Front de libération nationale (FLN) algérien pour sa victoire contre les « impérialistes français » et tisser des liens d’amitié avec celui-ci. Cependant, sa visite a de même un autre objectif. Il s’intéresse en effet à un combat de libération auquel Ahmed Ben Bella, alors Premier ministre algérien, est également sensible : celui du Sahara occidental, contre les colons espagnols. Il travaille donc à la formation d’une organisation révolutionnaire, avec le soutien de La Havane : le Mouvement de libération du Sahara (MLS), l’ancêtre du Front Polisario. Plusieurs centaines de Sahraouis hispanophones vont alors suivre une formation politique à Cuba et faire l’apprentissage des méthodes de lutte révolutionnaire.

L’alliance entre Cuba et l’Algérie est effective. La petite île révolutionnaire ne manque d’ailleurs pas de soutenir militairement l’Algérie lors de la guerre des Sables (octobre 1963-février 1964), qui l’oppose au Maroc. Fidel Castro envoie de l’artillerie, des avions, des blindés et même un contingent de plusieurs centaines d’hommes. En échange, les autorités algériennes acceptent de transformer Alger en base arrière des mouvements de libération d’Amérique latine, La Havane étant alors truffée d’espions américains.

Le discours de la polémique
La seconde venue du commandant cubain intervient à l’occasion du Séminaire économique de solidarité afro-asiatique, organisé à Alger du 22 au 27 février 1965. Le Che y prononce un discours, resté dans les annales. Il critique la politique du grand frère soviétique (sans jamais le nommer) envers les pays sous-développés et son manque d’ardeur dans la lutte contre l’impérialisme dans le monde : « Les pays socialistes ont le devoir moral de liquider leur complicité tacite avec les exploiteurs de l’Ouest. Il n’est pas pour nous d’autre définition du socialisme que l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme. Il est entendu que les pays socialistes doivent payer le développement des pays sous-développés. »
Ce discours, bien que reflétant une opinion largement partagée dans le Tiers-Monde, embarrasse Fidel Castro au plus haut point. Ce dernier doit composer avec l’allié soviétique, afin que Cuba continue de bénéficier de son soutien. Un appui tant économique que politique et militaire. L’île étant pratiquement dans une situation de perfusion, particulièrement depuis la mise en place de l’embargo américain en 1962. Cet évènement entraîne le divorce du couple révolutionnaire : le Che disparaît de la vie publique, puis démissionne en octobre 1965 en renonçant à sa nationalité cubaine pour continuer sa Révolution. « Non seulement je ne suis pas modéré, mais j’essaierai de ne jamais l’être » affirmait-il. Le Che est mort, deux ans plus tard en Bolivie.

TUNISIE - Luttes dans tous les secteurs : La révolution confisquée


Photothèque Rouge/JMB
Deux ans après une « révolution » confisquée, le pouvoir tunisien est plus fragile comme jamais. Sa politique, dans les intérêts des capitalistes locaux comme internationaux, est contestée autant par un mouvement de protestation porté par de puissantes luttes sociales.
 
Les émeutes de Silina, bourg à 120 km au sud-ouest de Tunis au cœur d'une vaste région céréalière, ont été l'étincelle.
Une semaine de manifestations et de grèves, de véritables « émeutes de la misère » violemment réprimées par le régime : 300 blessés, victimes des gaz lacrymogènes, du matraquage mais aussi de tirs à la chevrotine de la part des forces de police
Au-delà de l'exigence du départ du gouverneur corrompu issu de l'Ancien régime, c'est le désarroi social et la désillusion politique par rapport à une révolution confisquée qui ont poussé les Sillianais à la révolte.  
Cette révolte s’inscrit dans un contexte social explosif, pas une semaine depuis le début du mois de novembre sans un mouvement de grève dans un secteur :
Journalistes (octobre), personnel des aéroports (le 8 novembre), ouvriers agricoles (le 12), personnel de la santé publique et médecins (la semaine du 13), enseignants du secondaire (le 22), douaniers (le 27), sans oublier les grèves avortées dans les transports urbains de Tunis et les ports.
Tous ont porté l'exigence de meilleures conditions de travail et salariales. Ces puissants mouvements sectoriels ont révélé un potentiel de lutte inédit nécessitant la convergence des luttes pour faire plier le gouvernement.  
Si les émeutes de Siliana ont remis cette exigence au centre, la grève générale d'une semaine a été rapidement étouffée, non par la répression du gouvernement mais par le « dialogue social » ouvert entre le gouvernement central et la centrale syndicale UGTT qui a abouti à une suspension de la grève 

Montée de la colère sociale, canalisation des luttes et contradictions de l'UGTT  

Y-a-t-il vraiment bras-de-fer entre les islamistes d'Ennahda et la direction syndicale de l'UGTT ? Quel rôle joue l'UGTT ?
 
La tentative pour désamorcer le mouvement à Siliana, en accord avec le gouvernement, illustre aussi le rôle qu'a joué historiquement l''UGTT, relais et soupape de sécurité des divers régimes autoritaires qu'a connu la Tunisie.  
Centrale syndicale de référence pour une grande partie de la classe ouvrière tunisienne, héritière vivace du syndicat officiel de la dictature, l'UGTT canalise la montée des luttes leur donnant une issue ne menaçant pas l'ordre établi, hier du régime de Ben Ali, aujourd'hui du nouveau pouvoir.  
Ce rôle n'est pas sans contradictions. Pour canaliser la montée des luttes, l'UGTT doit s'en faire les relais et peut obtenir certaines concessions, maigres comme à Siliana.  
D'autre part, les tensions entre les bases syndicales et les directions se manifestent par des appels locaux à la « grève générale ». Les unions régionales de Sidi Bouzid, Kasserne, Gafsa et Sfax ont déjà appelé à une journée de grève générale ce jeudi 6 décembre. La direction syndicale de l'UGTT devrait suivre ces bases, en lançant un appel ultérieur, pour le 13 décembre.  
Des contradictions aiguisées par les provocations anti-syndicales des milices islamistes couvertes par le régime, en premier lieu la milice islamiste de la « Ligue de la protection de la révolution », multipliant les agressions conte les locaux syndicaux et les intimidations visant les syndicalistes.  
Ce mardi 4 décembre, les milices islamistes s'en sont pris au siège central de l'UGTT, place Mohammed Ali à Tunis, lors de la commémoration du martyr du militant syndical et anti-colonialiste Farhat Hached. 

La formule d'Ennahda : islamisation, libéralisme économique et politique étrangère pro-impérialiste  

Un an après son triomphe électoral, Ennahda révèle un visage qu'elle n'a jamais caché, suivant la formule déjà expérimentée par AKP en Tunisie : islamisation rampante de la société, libéralisme économique et alignement sur les puissances impérialistes.  
Comme l'AKP en Turquie, Ennahda soutient une islamisation progressive de la société, par le quadrillage embryonnaire de son organisation partisane et par la caution apportée aux groupes les plus radicaux, et en premier lieu les salafistes.  
Les valeurs de laïcité et les droits des femmes reculent méthodiquement, en dépit des prétentions contraires du parti islamiste. 
Le clivage « religieux-laics » a néanmoins servi à évacuer la question sociale, aujourd'hui remise à l'ordre du jour. L'alliance au pouvoir de forces islamistes et laïques (Ettakatol, CPR) révèle bien les convergences entre forces bourgeoises pour mener une politique économique libérale.  
Car Ennahda n'a pas caché son intention d'attirer les investisseurs étrangers en offrant un cadre favorable à l'entreprise privée. Parmi les premières mesures du gouvernement, des mesures de libéralisation, d'introduction en bourse de plusieurs entreprises, et la création d'un dinar convertible.  
Si les investisseurs, français en particulier, se disent satisfaits de la politique « modérée » d'Ennahda, l'instabilité sociale en Tunisie a conduit à une contraction de l'investissement, ce qui explique le raidissement du gouvernement – et son soutien à des milices para-fascistes – pour mater les protestations.  
Le gouvernement tunisien multiplie les appels du pied vers les organisations impérialistes mondiales pour obtenir leur « aide » financière conditionnée à l'adoption de réformes structurelles.
Si le FMI a déjà annoncé sa volonté de voir la Tunisie adopter dans l'immédiat ces réformes, la Banque mondiale a d'ores et déjà adopté un plan de financement de 500 millions de $, l'Union européenne a promis un plan à hauteur de 700 millions de $.  
Cet appel aux organisations économiques impérialistes s'articule à une position clairement pro-impérialiste sur la scène internationale de la Tunisie nouvelle.  
Le nouveau pouvoir a soutenu l'intervention dans le pays voisin, la Libye, proposant même depuis l'instauration d'un marché commun tunisiano-libyen. Elle a également appuyé récemment une intervention en Syrie, tout en ayant accueilli en début d'année la « Conférence des amis de la Syrie ».  
En échange de sa servilité vis-à-vis des puissances impérialistes, la Tunisie a bénéficié de plans d'aide dans les secteurs militaires et policiers, aidant le nouveau pouvoir à mater les contestations sociales.  
Les États-Unis ont ainsi conclu un accord militaire de 32 millions de $ depuis la « révolution » pour ré-organiser l'armée tunisienne. La France fournit toujours l'essentiel de l'équipement policier tunisien tandis que le Qatar a gracieusement offert 76 voitures de police à la police tunisienne avant les émeutes de Siliana.  
Le Qatar, comme en Libye ou en Syrie, joue un rôle de premier ordre en soutenant les forces islamistes les plus radicales et en pratiquant une politique d'investissement lui permettant de faire main basse sur les matières premières (mines de phosphate) et les installations industrielles (raffineries) du pays.
 
Deux ans après une révolution avortée, la lutte continue pour la classe ouvrière tunisienne, une lutte pour conquérir une véritable démocratie sociale qui passera par la satisfaction des besoins de base du peuple : paix (anti-impérialiste), pain et liberté.