vendredi 9 novembre 2012

Documentaire : Comment la C I A prépare les révolutions colorées dans les pays de l'Est.

"Dans ce documentaire tourné en 2005 Manon Loizeau dévoile ceux qui financent et fomentent les révolutions dans les pays de l’est traditionnellement favorable à la Russie. Très utile afin de comprendre la situation actuelle dans les pays arabes , et les promoteurs du mouvement…"

Vu de l'extérieur au premier abord, ces régimes autoritaires qui cèdent devant la volonté du peuple de reprendre la main suscitent de l'espoir et de la sympathie. Et puis quand on découvre en arrière-plan le rôle des officines habituelles de ces révolutions téléguidées de l'extérieur on commence à s'interroger... Surtout quand à l'épreuve du temps, les peuples concernés prennent conscience que leurs révolutions leur ont été confisqués sur l'autel d'un plan géostratégique exécuté par la CIA.
Un reportage très intéressant à l’heure actuelle afin de comprendre les rouages complexes, de ces manipulations de plus en plus subtiles. L’exportation de la Démocratie Made In USA par le menu. Sur place ou à emporter ?



Syrie: Washington cherche de nouveaux pantins pour un changement de régime

...L’objectif de Washington est de rapiécer un groupe qui puisse servir de base à un régime fantoche à Damas, tout comme il l’a fait avec divers exilés irakiens en préparation à la guerre de 2003 contre l’Irak...

S’exprimant depuis Zagreb, en Croatie, mercredi, la ministre des Affaires étrangères Hillary Clinton a annoncée que Washington réorganise le front qui représente les prétendus “rebelles” en Syrie. Ce réarrangement, qui comprend le retrait du soutien américain au Conseil national syrien (CNS), fait évidemment partie des préparatifs pour une intervention plus directe des États-Unis une fois les élections de mardi prochain terminées.
Répondant à une question sur la politique américaine en Syrie, Clinton a dénigré les efforts de l’envoyé spécial des Nations unies, Lakhdar Brahimi, déclarant que les États-Unis « ne peuvent et ne vont pas attendre » que l’ONU parvienne à une solution politique à la guerre en Syrie. À la place, Washington cherchera unilatéralement à intensifier la guerre pour réaliser un changement de régime et installer un gouvernement fantoche aligné sur les intérêts américains au Moyen-Orient.
Clinton a poursuivi en décrivant les tentatives américaines pour préparer une nouvelle direction qui puisse servir de façade au projet néocolonial de Washington. Elle s’est permis de faire savoir que le gouvernement américain avait « facilité l’exfiltration de quelques représentants de l’opposition interne syrienne » pour qu’ils puissent se présenter devant les prétendus Amis de la Syrie, comprenant les États-Unis et leurs alliés.
La ministre des Affaires étrangères américaine a traité avec un mépris affiché le Conseil national syrien, qu’en décembre dernier, elle qualifiait encore de « principaux et légitimes représentants des Syriens qui cherchent une transition démocratique pacifique. » L’opposition syrienne, a-t-elle proclamée, ne peut consister en des gens qui ne sont « pas entrés en Syrie depuis 20, 30, ou 40 ans. » Elle devrait plutôt être constituée de « ceux qui sont sur les lignes de front, qui se battent et qui meurent aujourd’hui pour obtenir leur liberté. »
Ce largage en public du groupe de façade que Clinton avait encore si récemment promu comme les sauveteurs du peuple syrien, en faveur d’un assemblage encore non-identifié de nouveaux “révolutionnaires” – sélectionnés par le ministère des Affaires étrangères américain – revient à admettre l’échec de la politique américaine en Syrie jusqu’à présent.
Il est clair que Washington avait anticipé que sa politique d’armer et de financer en sous-main les milices en Syrie, avec l’aide de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et du Qatar, aurait jusqu’à présent réussi à faire tomber le gouvernement du Président Bashar al-Assad. Ce qui est devenu évident, c’est que d’importantes parties de la population syrienne, tout en étant hostiles au régime d’Assad, sont encore plus opposées aux prétendus rebelles, voire même les craignent, car ils ne sont qu’un conglomérat de groupes armés de plus en plus dominés par des éléments islamistes djihadistes, souvent liés à Al-Quaïda, et des groupes sectaires sunnites.
Les déclarations de Clinton interviennent en préparation d’une conférence qui se tiendra à Doha, au Qatar, la semaine prochaine, où le nouveau conseil de l’opposition sera officiellement constitué sous la tutelle de Washington et de l’ex-ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford. Celui-ci a été directement impliqué dans le repérage et la sélection de « révolutionnaires » ayant le plus de chances de suivre la ligne des États-Unis.
« Nous avons recommandé des noms et des organisations dont nous pensons qu’elles devraient entrer dans toute structure de direction, » a dit Clinton à la conférence de presse de Zagreb. « Nous avons clairement dit que le CNS ne peut plus être considéré comme la direction visible de l’opposition. Ils peuvent faire partie d’une opposition plus large, mais cette opposition doit comprendre des gens de l’intérieur de la Syrie et d’autres qui ont une voix légitime qui devrait être entendue. »
On peut difficilement surpasser le cynisme et l’insolence de l’approche de la ministre américaine. Après avoir adoubé le CNS comme le représentant « légitime » du peuple syrien, elle décide maintenant qu’ils ne sont plus utiles comme « direction visible » de l’opposition. En d’autres termes, il faut un nouveau visage syrien à l’attention du public pour l’intervention impérialiste américain, et Washington a sélectionné avec soin les individus qui en feront partie.
Il ne fait aucun doute que cela est dicté en partie par l’identification de la direction du CNS avec la branche syrienne des Frères musulmans et par les inquiétudes américaines sur le fait qu’en Syrie cela ne fait que renforcer l’hostilité de ceux qui considèrent cette tentative de faire tomber le gouvernement d’Assad comme une guerre sectaire soutenue par Washington.
Alors même que les dirigeants du CNS auraient toujours un rôle à jouer, peut-être un tiers de la direction sous le nouvel arrangement de Washington, ils devraient céder formellement le contrôle à un nouveau front, qui comprendra ceux qui ont « une voix légitime qui devrait être entendue. » Ce sera au ministère des Affaires étrangères américain de déterminer quelles sont ces voix syriennes « légitimes », lequel, sans aucun doute, voudra y voir figurer tout une collection de «contacts» alaouites, shiites, kurdes et chrétiens.
Mais le CNS lui-même a rejeté le projet américain, convoquant sa propre conférence à Doha immédiatement avant la conférence organisée par les Américains, et indiquant qu’il est prêt à lutter pour conserver sa franchise d’opposition « légitime » soutenue par les puissances impérialistes et les régimes musulmans sunnites d’Arabie saoudite, de la Turquie et du Qatar. Ce que vont faire ces régimes, qui ont leurs propres intérêts en jeu dans la guerre civile syrienne, n’est pas encore clair, et il a été rapporté que la Turquie et le Qatar soutiendraient le CNS.
Il est tout à fait possible que la réunion organisée à Doha se transforme en une lutte fratricide de chaque faction contre toutes les autres, à la manière d’une conférence du même genre organisée au Caire en juin dernier, où les délégués avaient fini par se battre et se jeter des meubles à la figure.
« Nous avons également besoin d’une opposition qui sera exemplaire pour résister aux efforts des extrémistes de s’emparer de la révolution syrienne, » a déclaré Clinton à la conférence de presse de mercredi. Encore une fois, la question est, pour Washington et ses alliés impérialistes, de savoir ce dont ils ont besoin, et non ce que veulent les Syriens.
En tout état de cause, une dissociation aussi formelle d’avec les « extrémistes » et des changements cosmétiques parmi les dirigeants en exil qui se présentent en gouvernement en attente, ne vont pas modifier réellement le caractère sectaire de la guerre civile qui se prolonge. La CIA, qui orchestre l’envoi d’armes fournies par les régimes d’Arabie Saoudite, de la Turquie et du Qatar, a admis que la majeure partie de ces armes vont aux milices islamistes.
L’objectif de Washington est de rapiécer un groupe qui puisse servir de base à un régime fantoche à Damas, tout comme il l’a fait avec divers exilés irakiens en préparation à la guerre de 2003 contre l’Irak. Comme l’a dit sous le couvert de l’anonymat un membre de haut rang de l’administration au magazine Foreign Policy, « Nous appelons ça un proto-parlement. On pourrait même le décrire comme un Continental Congress [assemblée constituante à l'origine des États-Unis, ndt]. »
Qu’une telle institution soit en préparation indique fortement que le gouvernement Obama se prépare à une escalade rapide de l’intervention américaine en Syrie après les élections du 6 novembre, probablement avec usage de la force militaire pour se tailler une “zone sûre”. Une telle intervention entrerait dans le cadre d’une campagne plus large en préparation d’une guerre contre l’Iran, créant le risque d’une conflagration militaire régionale ou même mondiale.
Toute cette manœuvre sordide à Doha souligne le véritable caractère de la prétendue « révolution » syrienne, dont la direction est directement sélectionnée et installée par le ministère des Affaires étrangères américain. Cela démasque davantage encore le rôle des forces de pseudo-gauche, comme l’International socialist organisation aux États-Unis, le Socialist Workers Party en Grande-Bretagne, et le Nouveau Parti anticapitaliste en France, qui ont cherché à promouvoir cette guerre voulue par les États-Unis pour un changement de régime et à légitimer le prétexte des « droits de l’Homme » pour les interventions impérialistes.
(Article original paru le 2 novembre 2012)
Mondialisation.ca

Les leçons d’un ouragan...Cuba ne fait pas recette et Sandy semble nous dire que lors du passage d’un ouragan mieux vaut être Cubain que new-yorkais ou haïtien.

« Selon que vous serez puissant ou misérable ». On connaît la fable de Jean de Lafontaine. Il avait vu juste en son temps et cette phrase, d’apparence anodine, trouve dans les événements récents de sinistres échos. Tenez, par exemple, le traitement de Sandy.
Pendant plus de deux semaines, l’ouragan a dévasté des régions entières d’Haïti et de Cuba avant de s’abattre sur New York et plusieurs Etats US. Les grands médias européens, particulièrement français, ont réservé l’essentiel de leur temps d’antenne et de lignes imprimées aux retombées du déluge d’eau et de vents sur les Etats-Unis laissant volontairement de côté les deux premiers pays cités.
La discrétion sur Haïti, légèrement modifiée ces derniers jours, s’explique aisément : l’ouragan a ajouté un peu plus de misère à l’effroyable dénuement. Un million d’habitants totalement abandonnés et menacés de famine dans un pays ravagé qui attend toujours l’argent de la solidarité internationale recueillie après le tremblement de terre de 2010, cela n’intéresse pas le cynique rouleau compresseur médiatique.
Le silence entretenu sur les effets de Sandy à Cuba mérite une autre explication : la peur de dire la vérité. Face à la désespérante situation en Haïti, un des pays les plus pauvres du monde où travaillent des centaines de médecins cubains et à l’incapacité de la plus grande puissance économique mondiale de limiter les dégâts, Cuba apparaît comme un pays capable d’organiser la prévention (55.000 personnes évacuées) puis le retour à la vie en comptant sur ses propres forces dans le calme et la solidarité. Santiago de Cuba dévasté, des champs entiers de canne à sucre et d’autres cultures anéantis, des milliers d’habitations détruites mais pas d’alerte à la famine, pas de foules désespérées. Les « dissidents » officiels ayant disparu des radars, Cuba ne fait pas recette et Sandy semble nous dire que lors du passage d’un ouragan mieux vaut être Cubain que new-yorkais ou haïtien.
José Fort
L’Humanité, Cactus 8/11

jeudi 8 novembre 2012

Il est temps pour la Palestine ...La «paix» et la «sécurité» ne seront assurées que par la reconnaissance des droits palestiniens, et non par leur violation. La Palestine demande son Etat, qui lui revient de droit.


Mouvement jeunes communistes de France ;
Mouvement jeunes socialistes ;
Union des étudiants communistes.
Groupe jeunesse ;
Etudiants musulmans de France ;
Jeunes écologistes ;
Association France Palestine Solidarité
Réseaux jeunes du Parti de Gauche ;
Secteur jeune de Gauche unitaire ;
   
Nous sommes les enfants d’Oslo. Nous avons innocemment cru que ces accords, que cette poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, pouvaient être prémices de paix et de justice pour le peuple palestinien, de paix et de sécurité pour le peuple israélien. Nous avons grandi et constaté que rien n’avait changé, tout au contraire, que le processus de négociation était au point mort.
 
En toute impunité et en toute illégalité au regard du droit international, l’occupation militaire perdure et le nombre de colonies s’accroît en Cisjordanie. Elles privent les Palestiniens de leurs terres, celles qu’ils ont héritées de leurs ancêtres. Le mur, reconnu illégal le 9 juillet 2004 par la Cour internationale de justice, participe au cloisonnement et à la séparation des populations. A l’heure où l’on écrit ces lignes, plus de 4 600 Palestiniens hommes, femmes et enfants, croupissent dans les prisons de l’armée israélienne après être passés devant un tribunal militaire, tout aussi illégal au regard du droit international. La bande de Gaza, véritable prison à ciel ouvert, où 54% de la population souffre d’insécurité alimentaire, subit les maux d’un blocus inadmissible et condamné.

Nous n’acceptons plus l’idée selon laquelle la paix pourrait venir de négociations entre le pot de terre et le pot de fer, le tout sous l’arbitrage partial des Etats-Unis. L’heure tourne, sans qu’aucune réelle tentative de reprise du processus, sur la base du droit international, n’ait été engagée. Le gouvernement israélien joue la montre, rendant chaque jour la solution à deux Etats plus incertaine. Les accords d’Oslo devaient permettre à l’Etat d’Israël de «vivre en paix et dans la sécurité». La «paix» et la «sécurité» ne seront assurées que par la reconnaissance des droits palestiniens, et non par leur violation. La Palestine demande son Etat, qui lui revient de droit.
 
Il est temps de ne plus être passif face à cette situation et de prendre enfin nos responsabilités. L’Organisation de libération de la Palestine, en la personne de Mahmoud Abbas, a plaidé le 27 septembre au siège des Nations unies pour obtenir le statut d’Etat non-membre.
 
La France, pays de la Déclaration des droits de l’homme, doit mettre ses valeurs en application et reconnaître le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il est temps de faire preuve de courage politique, que notre pays se souvienne de ce qu’il a produit de plus beau et reprenne sa place sur la scène internationale, en particulier dans cette région du monde. Cette paix n’est envisageable qu’avec un Etat de Palestine souverain. C’est pourquoi, nous, organisations de jeunesse, appelons la France, à reconnaître l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, et à voter pour son admission à l’ONU.
 
Libération
 
http://www.mleray.info/article-il-est-temps-pour-la-palestine-112216819.html

mercredi 7 novembre 2012

SYRIE : Clinton dissout le « Conseil national syrien ». Voilà pourquoi !...L’Etat syrien livre donc une résistance légitime à une agression destinée à détruire le pays, démanteler ses institutions et démembrer sa géographie.

Mme Clinton a invoqué la nécessité de faire face aux dérives extrémistes qui augmentent sur le terrain. Elle veut parler des groupes takfiristes et autres mouvances qaïdistes. Mais ce que la cheffe de la diplomatie américaine ne dit pas, c’est que tous ces groupes ont été créés et ont prospéré sous la supervision directe des Etats-Unis ou de leurs proches alliés, turcs ou arabes du Golfe, qui ont offert armes, argent, soutien logistique et expertises.
L’Administration américaine a décidé de dissoudre le Conseil national syrien (CSN) et de restructurer l’opposition selon des conditions et des normes qu’elle a elle-même posées pour le choix des forces et des personnalités qui la composeront. Cette décision constitue une preuve criante que cette opposition n’est, en fait, qu’un instrument lié aux Etats-Unis et que son rôle consiste uniquement à exécuter le complot de l’alliance impérialiste dirigée par Washington, et qui regroupe l’Otan et des Etats de la région liés à l’Occident.
Cette décision annoncée par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton met donc en relief certains aspects des liens existant entre ladite opposition syrienne de l’extérieur et certains partis et figures de l’intérieur. Elle prouve qu’il ne s’agit pas de personnalités et de forces patriotiques et indépendantes, qui placent l’intérêt de la Syrie au-dessus de tout, comme elles le prétendent. Leur principal souci est en réalité de satisfaire les Etats-Unis et les pays arabes et régionaux qui leur offrent argent et soutien, et en contrepartie, elles doivent mettre à exécution le plan dessiné pour elle, lequel sert, bien entendu, les intérêts américano-sionistes. Ainsi, les officines de l’opposition et leurs groupes armés ne sont que des outils chargés de mettre en œuvre un complot extérieur, exactement comme l’affirme le commandement syrien depuis le premier jour de l’éclatement de la crise. L’Etat syrien livre donc une résistance légitime à une agression destinée à détruire le pays, démanteler ses institutions et démembrer sa géographie.
Pour justifier sa décision de restructurer l’opposition syrienne, Mme Clinton a invoqué la nécessité de faire face aux dérives extrémistes qui augmentent sur le terrain. Elle veut parler des groupes takfiristes et autres mouvances qaïdistes. Mais ce que la cheffe de la diplomatie américaine ne dit pas, c’est que tous ces groupes ont été créés et ont prospéré sous la supervision directe des Etats-Unis ou de leurs proches alliés, turcs ou arabes du Golfe, qui ont offert armes, argent, soutien logistique et expertises. Si ces groupes avaient réussi dans la mission qui leur avait été confiée, celle de détruire l’Etat syrien, Washington n’aurait pas vu la nécessité de les « restructurer ». Mais comme ils font du surplace depuis des mois et que leurs pratiques sauvages et barbares commencent à apparaitre aux yeux du monde entier, Mme Clinton a été contrainte de faire ces « aveux ». Dans le même temps, cette « nouvelle structure » devrait lui servir à mieux négocier une stratégie de sortie de crise avec l’Etat syrien, sous la direction du président Bachar al-Assad, et sous l’égide de la Russie et de la Chine. Les Etats-Unis espèrent que cette façade sera leur représentant lors des prochaines élections présidentielles, prévues en 2014.
Juste après l’annonce du faire part de décès du CNS par Mme Clinton, toutes les divergences entre les oppositions syriennes sont remontées à la surface, montrant à quel point ceux qui prétendaient vouloir diriger la Syrie de demain sont légers, irresponsables, manipulés par l’extérieur et sans vision. Derrière eux se dressent leurs multiples mentors régionaux qui tentent de préserver un brin d’influence au sein de la « nouvelle structure » inventée et filtrée par les Américains. Mais ces derniers ne laisseront que des miettes à leurs partenaires.
Des mercenaires, dénués de tout sens patriotiques, voilà le vrai visage de ladite opposition syrienne.
Source : New Orient News

mardi 6 novembre 2012

Proche Orient : Israël - Quel est le pays du Moyen Orient dont le premier ministre déclare à son équipe qu’elle ne doit pas s’inquiéter des déclarations du gouvernement des Etats-Unis, parce que "Nous contrôlons l’Amérique" ?

Quel est le seul pays du Moyen Orient à posséder des armes nucléaires ?
Quel pays du Moyen Orient refuse de signer le traité de non-prolifération nucléaire et interdit les inspections internationales de ses sites ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui s’est emparé par la force de territoires appartenant à des Etats souverains et qui continue de les occuper au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ?

Vue des installations nucléaires de Dimona
Quel est le pays du Moyen Orient qui, de manière routinière, viole les frontières internationales d’un autre pays au moyen d’avions, de navires de guerre et de tirs d’artillerie ?
Quel allié des Etats-Unis au Moyen Orient a, durant des années, envoyé des assassins dans d’autres pays pour tuer ses adversaires politiques (une pratique appelée exportation du terrorisme) ?
Dans quel pays du Moyen Orient des hauts responsables militaires ont admis publiquement que des prisonniers de guerre désarmés ont été exécutés ?
Quel pays du Moyen Orient refuse de poursuivre ses soldats qui ont reconnu avoir exécuté des prisonniers de guerre ?
Quel pays du Moyen Orient a créé des millions de réfugiés et refuse de les laisser retourner à leurs maisons, fermes et commerces ?
Quel pays du Moyen Orient refuse de payer des compensations à ceux dont les terres, les comptes bancaires et les commerces ont été confisqués ?
Dans quel pays du Moyen Orient a un haut fonctionnaire des Nations Unies été assassiné ?
Dans quel pays du Moyen Orient, celui qui a ordonné l’assassinat du haut fonctionnaire des Nations Unies est-il devenu premier ministre ?
Quel pays du Moyen Orient a attaqué des installations diplomatiques américaines en Egypte et un navire de guerre américain, le USS Liberty, dans les eaux internationales, tuant 34 marins et en blessant 171 ?
Quel pays du Moyen Orient a employé un espion, Jonathan Pollard, pour voler des documents secrets aux Etats-Unis et transmettre certains d’entre eux à l’Union soviétique ?
Quel pays du Moyen Orient a d’abord nié toute relation avec Jonathan Pollard, puis lui a accordé sa citoyenneté et ne cesse de demander au président des Etats-Unis de le gracier ?
Quel pays du Moyen Orient autorise les assassins juifs américains à trouver refuge chez lui et refuse ensuite de les extrader ?
Quel pays du Moyen Orient prêche contre la haine, mais construit un mausolée et un monument dédiés à un assassin qui a tué 29 Palestiniens alors qu’ils priaient dans une mosquée ?
Quel est le pays sur cette planète qui a le second lobby le plus puissant aux Etats-Unis, selon une récente enquête du magazine Fortune consacrée aux insiders de Washington ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a délibérément pris pour cible un camp de réfugiés de l’ONU, à Qana, au Liban, tuant 103 hommes, femmes et enfants ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a violé 69 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et a échappé à 29 autres grâce au veto des Etats-Unis ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui, bien que classé seizième pays le plus riche du monde, reçoit plus d’un tiers de l’aide internationale des Etats-Unis ?
Quel pays du Moyen Orient a reçu gratuitement des armes américaines, puis a vendu la technologie à la Chine, malgré les objections des Etats-Unis ?
Quel pays du Moyen Orient envoie de manière routinière son premier ministre déclarer au Congrès des Etats-Unis qu’il ne doit pas diminuer le montant de son aide ?
Quel est le pays du Moyen Orient dont le premier ministre déclare à son équipe qu’elle ne doit pas s’inquiéter des déclarations du gouvernement des Etats-Unis, parce que "Nous contrôlons l’Amérique" ? Quel est le pays du Moyen Orient cité par Amnesty International pour avoir détruit plus de 4000 maisons palestiniennes dans un but de nettoyage ethnique ?
Quel pays du Moyen Orient a récemment largué une bombe d’une tonne au centre d’une zone densément peuplée, tuant 15 civils dont 9 enfants ?
Quel pays du Moyen Orient tue de manière routinière des jeunes Palestiniens pour le seul motif qu’ils ont lancé des pierres contre des véhicules blindés, des bulldozers ou des tanks ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a signé les accords d’Oslo, promettant de geler la construction de colonies juives, mais qui en a construit plus de 270 supplémentaires depuis la date de la signature ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a assassiné plus de cent adversaires politiques au cours des deux dernières années, tuant des centaines de civils, y compris des dizaines d’enfants, au cours de ces crimes ? Quel est le pays du Moyen Orient qui viole régulièrement les Conventions de Genève en imposant des punitions collectives à des localités entières, et n’hésite pas à détruire des villages entiers alors que les habitants sont toujours dans leurs maisons ?
Anthony LAWSON
Source :Palestine Solidarité

samedi 3 novembre 2012

Analyse des guerres et conflits actuels - Qui est l'ennemi des musulmans ? ...l'Occident et le régime sioniste font tout pour diviser les musulmans et les enfermer dans des luttes fratricides pour pouvoir continuer de prospérer… au détriment des peuples moyen-orientaux.

On peut mesurer la période actuelle, marquée par des conflits et des guerres de toutes sortes dans le monde islamique, à la lumière de deux constats : 
  • les guerres qui ravagent le monde musulman sont le résultat de querelles internes entre les musulmans,

  • les guerres qui ravagent le monde musulman sont le résultat des politiques agressives des puissances étrangères qui ont des visées coloniales sur les régions à majorité musulmane, et ce de l'Afrique du Nord jusqu’au sous-continent indien.
Partons du premier point. Objectivement, nous avons pu apprécier ces dernières années, surtout au Moyen-Orient, comment certains pays de la région, craignant une menace à l’intérieur du monde islamique, ont mobilisé des hommes et des armes en vue de déstabiliser d’autres pays. En focalisant notre attention sur cette partie du monde, nous voyons comment les pays liés aux États-Unis, parmi lesquels les pays de la péninsule arabe, forts de leurs disponibilités financières, ont commencé une guerre pour le compte de tiers contre l’axe de la Résistance au sionisme et à l’impérialisme étasunien (Syrie, Iran, résistances libanaise et palestinienne).

Ce projet trouve son origine en Irak, administré à l’époque par le proconsul américain Bremer. Le but était avant tout d’éviter la naissance d'un Irak fort, uni et pro-iranien, après la chute de Saddam Hussein. Pour ce faire, les terroristes wahhabites financés avec l'approbation des Américains par l'Arabie saoudite, sont allés en masse en Irak pour déstabiliser le pays en employant la plupart du temps une « stratégie de la tension », frappant indistinctement les communautés irakiennes sunnite et chiite (sans parler des chrétiens) avec l'objectif évident d’attiser l’esprit de vengeance parmi les différents groupes religieux qui avaient vécu jusque-là en bon entendement.

La stratégie saoudienne et américaine a ensuite consisté à libaniser l’Irak, formant de facto dans le nord du pays à majorité kurde un gouvernement capable d’entretenir des relations internationales sans le consentement du gouvernement central basé à Bagdad.

En somme, l'alliance entre les Saoudiens, les Étatsuniens et les terroristes wahhabites a fortement déstabilisé l'Irak, faisant glisser le pays dans une spirale de violence dont il peine encore à émerger. Le gouvernement irakien ne réussit d’ailleurs toujours pas à apparaître clairement comme un acteur influent dans la dynamique régionale : les bonnes relations avec l'Iran sont contrebalancées par la région autonome kurde qui oscille finalement vers le nouvel axe Ankara-Riyad. Il n’est d’ailleurs pas surprenant de constater que la Turquie y va aussi de son rôle déstabilisateur en Irak, soutenant tour à tour certains actes terroristes (tels que le projet de meurtre d’une avocate et d’un général ayant conduit la justice irakienne à condamner par contumace le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, réfugié depuis… en Turquie) et des groupes séparatistes kurdes.

Mais ce dernier point est une des grandes contradictions de la politique étrangère du premier ministre turc Erdoğan. Il n'est pas rare de voir l’aviation turque pénétrer dans l'espace aérien irakien, et ce de façon totalement abusive, pour bombarder les positions du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, en opposition armée avec le gouvernement turc depuis 1984. Mais la Turquie soutient parallèlement à ce combat les efforts séparatistes en Irak et en Syrie, dans le but d'accroître son influence régionale au détriment concrètement de la Résistance au sionisme et à l'impérialisme étasunien. Et c'est justement en Syrie que les terroristes wahhabites, financés par les cheiks du golfe Persique,  entraînés par Ankara  et armés comme il apparaît aujourd'hui de plus en plus nettement par les États-Unis et par le régime sioniste, effectuent leurs opérations.

Au cours des deux dernières années, l'attaque terroriste contre la Syrie, vue par certains milieux arabes et par quelques lobbies occidentaux comme l’aboutissement d’un processus révolutionnaire, a mis à nu les ambitions de certains acteurs régionaux, beaucoup plus intéressés par l’influence qu’ils peuvent avoir dans la région que par la libération de Jérusalem du joug sioniste, et ce bien évidemment au détriment des ennemis du régime sioniste et de l'impérialisme étasunien.

Venons-en maintenant au deuxième point, à savoir le rôle de la colonisation de la région des terres musulmanes par les puissances occidentales. Les États-Unis sont « naturellement » attirés par les richesses minérales (l’or noir) qui s’y trouvent. On peut dire peu ou prou la même chose des autres pays occidentaux.

Depuis soixante ans, l'hégémonie occidentale dans la région se concrétise à travers le soutien sans faille à l'entité sioniste. Juste retour des choses, cette dernière est devenue la gardienne des intérêts occidentaux au Moyen-Orient. Et toutes les souffrances et les humiliations vécues par les Arabes et les musulmans dans les pays voisins de la Palestine occupée et dans les territoires palestiniens eux-mêmes sont le fruit des différents soutiens occidentaux au régime sioniste.

Ce n'est d’ailleurs pas une coïncidence si l'un des principaux dirigeants du monde islamique dans les dernières décennies, l'imam Khomeiny, le chef de la Révolution islamique en Iran, a décrit le gouvernement étasunien et le régime sioniste comme les principales menaces extérieures au monde islamique. Sarcastiquement, il appelait l’Oncle Sam  le « Grand Satan » et l'entité sioniste le « Petit Satan ». Il est triste de voir aujourd'hui de présumés chefs spirituels du monde islamique appeler à la lutte contre le mal, visant clairement l'Iran, la Syrie, le Hezbollah, la Russie et la Chine. Quelle est donc la faute du Hezbollah ? Avoir bouté les sionistes hors du Liban ? Pourquoi blâmer l'Iran et la Syrie ? Parce que ces deux pays ont soutenu la résistance palestinienne (arabe et sunnite) dans la guerre de Gaza ? Quelle est la faute de la Russie et de la Chine ? Éviter une « zone d'exclusion aérienne » à cause du veto au Conseil de sécurité des Nations-Unies, afin de prévenir le bombardement du peuple syrien, constitué à majorité d’Arabes et de sunnites ?

Il apparaît à la lecture de ce qui précède comme une évidence que l'Occident et le régime sioniste font tout pour diviser les musulmans et les enfermer dans des luttes fratricides pour pouvoir continuer de prospérer… au détriment des peuples moyen-orientaux.

Il importe que les dirigeants musulmans évitent cet écueil et fassent en sorte que les peuples du Moyen-Orient s’unissent contre les vrais ennemis de la communauté islamique, contre le « Grand Satan » et le Petit Satan », comme le disait si justement l’imam Khomeiny.

Jérusalem est aujourd’hui occupée par les Juifs. Mais les défenseurs d’al-Qods, ce sont aujourd’hui la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah…

Capitaine Martin
Jeudi 1 novembre 2012
Source : Résistance.fr