mercredi 7 novembre 2012

SYRIE : Clinton dissout le « Conseil national syrien ». Voilà pourquoi !...L’Etat syrien livre donc une résistance légitime à une agression destinée à détruire le pays, démanteler ses institutions et démembrer sa géographie.

Mme Clinton a invoqué la nécessité de faire face aux dérives extrémistes qui augmentent sur le terrain. Elle veut parler des groupes takfiristes et autres mouvances qaïdistes. Mais ce que la cheffe de la diplomatie américaine ne dit pas, c’est que tous ces groupes ont été créés et ont prospéré sous la supervision directe des Etats-Unis ou de leurs proches alliés, turcs ou arabes du Golfe, qui ont offert armes, argent, soutien logistique et expertises.
L’Administration américaine a décidé de dissoudre le Conseil national syrien (CSN) et de restructurer l’opposition selon des conditions et des normes qu’elle a elle-même posées pour le choix des forces et des personnalités qui la composeront. Cette décision constitue une preuve criante que cette opposition n’est, en fait, qu’un instrument lié aux Etats-Unis et que son rôle consiste uniquement à exécuter le complot de l’alliance impérialiste dirigée par Washington, et qui regroupe l’Otan et des Etats de la région liés à l’Occident.
Cette décision annoncée par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton met donc en relief certains aspects des liens existant entre ladite opposition syrienne de l’extérieur et certains partis et figures de l’intérieur. Elle prouve qu’il ne s’agit pas de personnalités et de forces patriotiques et indépendantes, qui placent l’intérêt de la Syrie au-dessus de tout, comme elles le prétendent. Leur principal souci est en réalité de satisfaire les Etats-Unis et les pays arabes et régionaux qui leur offrent argent et soutien, et en contrepartie, elles doivent mettre à exécution le plan dessiné pour elle, lequel sert, bien entendu, les intérêts américano-sionistes. Ainsi, les officines de l’opposition et leurs groupes armés ne sont que des outils chargés de mettre en œuvre un complot extérieur, exactement comme l’affirme le commandement syrien depuis le premier jour de l’éclatement de la crise. L’Etat syrien livre donc une résistance légitime à une agression destinée à détruire le pays, démanteler ses institutions et démembrer sa géographie.
Pour justifier sa décision de restructurer l’opposition syrienne, Mme Clinton a invoqué la nécessité de faire face aux dérives extrémistes qui augmentent sur le terrain. Elle veut parler des groupes takfiristes et autres mouvances qaïdistes. Mais ce que la cheffe de la diplomatie américaine ne dit pas, c’est que tous ces groupes ont été créés et ont prospéré sous la supervision directe des Etats-Unis ou de leurs proches alliés, turcs ou arabes du Golfe, qui ont offert armes, argent, soutien logistique et expertises. Si ces groupes avaient réussi dans la mission qui leur avait été confiée, celle de détruire l’Etat syrien, Washington n’aurait pas vu la nécessité de les « restructurer ». Mais comme ils font du surplace depuis des mois et que leurs pratiques sauvages et barbares commencent à apparaitre aux yeux du monde entier, Mme Clinton a été contrainte de faire ces « aveux ». Dans le même temps, cette « nouvelle structure » devrait lui servir à mieux négocier une stratégie de sortie de crise avec l’Etat syrien, sous la direction du président Bachar al-Assad, et sous l’égide de la Russie et de la Chine. Les Etats-Unis espèrent que cette façade sera leur représentant lors des prochaines élections présidentielles, prévues en 2014.
Juste après l’annonce du faire part de décès du CNS par Mme Clinton, toutes les divergences entre les oppositions syriennes sont remontées à la surface, montrant à quel point ceux qui prétendaient vouloir diriger la Syrie de demain sont légers, irresponsables, manipulés par l’extérieur et sans vision. Derrière eux se dressent leurs multiples mentors régionaux qui tentent de préserver un brin d’influence au sein de la « nouvelle structure » inventée et filtrée par les Américains. Mais ces derniers ne laisseront que des miettes à leurs partenaires.
Des mercenaires, dénués de tout sens patriotiques, voilà le vrai visage de ladite opposition syrienne.
Source : New Orient News

mardi 6 novembre 2012

Proche Orient : Israël - Quel est le pays du Moyen Orient dont le premier ministre déclare à son équipe qu’elle ne doit pas s’inquiéter des déclarations du gouvernement des Etats-Unis, parce que "Nous contrôlons l’Amérique" ?

Quel est le seul pays du Moyen Orient à posséder des armes nucléaires ?
Quel pays du Moyen Orient refuse de signer le traité de non-prolifération nucléaire et interdit les inspections internationales de ses sites ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui s’est emparé par la force de territoires appartenant à des Etats souverains et qui continue de les occuper au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ?

Vue des installations nucléaires de Dimona
Quel est le pays du Moyen Orient qui, de manière routinière, viole les frontières internationales d’un autre pays au moyen d’avions, de navires de guerre et de tirs d’artillerie ?
Quel allié des Etats-Unis au Moyen Orient a, durant des années, envoyé des assassins dans d’autres pays pour tuer ses adversaires politiques (une pratique appelée exportation du terrorisme) ?
Dans quel pays du Moyen Orient des hauts responsables militaires ont admis publiquement que des prisonniers de guerre désarmés ont été exécutés ?
Quel pays du Moyen Orient refuse de poursuivre ses soldats qui ont reconnu avoir exécuté des prisonniers de guerre ?
Quel pays du Moyen Orient a créé des millions de réfugiés et refuse de les laisser retourner à leurs maisons, fermes et commerces ?
Quel pays du Moyen Orient refuse de payer des compensations à ceux dont les terres, les comptes bancaires et les commerces ont été confisqués ?
Dans quel pays du Moyen Orient a un haut fonctionnaire des Nations Unies été assassiné ?
Dans quel pays du Moyen Orient, celui qui a ordonné l’assassinat du haut fonctionnaire des Nations Unies est-il devenu premier ministre ?
Quel pays du Moyen Orient a attaqué des installations diplomatiques américaines en Egypte et un navire de guerre américain, le USS Liberty, dans les eaux internationales, tuant 34 marins et en blessant 171 ?
Quel pays du Moyen Orient a employé un espion, Jonathan Pollard, pour voler des documents secrets aux Etats-Unis et transmettre certains d’entre eux à l’Union soviétique ?
Quel pays du Moyen Orient a d’abord nié toute relation avec Jonathan Pollard, puis lui a accordé sa citoyenneté et ne cesse de demander au président des Etats-Unis de le gracier ?
Quel pays du Moyen Orient autorise les assassins juifs américains à trouver refuge chez lui et refuse ensuite de les extrader ?
Quel pays du Moyen Orient prêche contre la haine, mais construit un mausolée et un monument dédiés à un assassin qui a tué 29 Palestiniens alors qu’ils priaient dans une mosquée ?
Quel est le pays sur cette planète qui a le second lobby le plus puissant aux Etats-Unis, selon une récente enquête du magazine Fortune consacrée aux insiders de Washington ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a délibérément pris pour cible un camp de réfugiés de l’ONU, à Qana, au Liban, tuant 103 hommes, femmes et enfants ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a violé 69 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et a échappé à 29 autres grâce au veto des Etats-Unis ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui, bien que classé seizième pays le plus riche du monde, reçoit plus d’un tiers de l’aide internationale des Etats-Unis ?
Quel pays du Moyen Orient a reçu gratuitement des armes américaines, puis a vendu la technologie à la Chine, malgré les objections des Etats-Unis ?
Quel pays du Moyen Orient envoie de manière routinière son premier ministre déclarer au Congrès des Etats-Unis qu’il ne doit pas diminuer le montant de son aide ?
Quel est le pays du Moyen Orient dont le premier ministre déclare à son équipe qu’elle ne doit pas s’inquiéter des déclarations du gouvernement des Etats-Unis, parce que "Nous contrôlons l’Amérique" ? Quel est le pays du Moyen Orient cité par Amnesty International pour avoir détruit plus de 4000 maisons palestiniennes dans un but de nettoyage ethnique ?
Quel pays du Moyen Orient a récemment largué une bombe d’une tonne au centre d’une zone densément peuplée, tuant 15 civils dont 9 enfants ?
Quel pays du Moyen Orient tue de manière routinière des jeunes Palestiniens pour le seul motif qu’ils ont lancé des pierres contre des véhicules blindés, des bulldozers ou des tanks ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a signé les accords d’Oslo, promettant de geler la construction de colonies juives, mais qui en a construit plus de 270 supplémentaires depuis la date de la signature ?
Quel est le pays du Moyen Orient qui a assassiné plus de cent adversaires politiques au cours des deux dernières années, tuant des centaines de civils, y compris des dizaines d’enfants, au cours de ces crimes ? Quel est le pays du Moyen Orient qui viole régulièrement les Conventions de Genève en imposant des punitions collectives à des localités entières, et n’hésite pas à détruire des villages entiers alors que les habitants sont toujours dans leurs maisons ?
Anthony LAWSON
Source :Palestine Solidarité

samedi 3 novembre 2012

Analyse des guerres et conflits actuels - Qui est l'ennemi des musulmans ? ...l'Occident et le régime sioniste font tout pour diviser les musulmans et les enfermer dans des luttes fratricides pour pouvoir continuer de prospérer… au détriment des peuples moyen-orientaux.

On peut mesurer la période actuelle, marquée par des conflits et des guerres de toutes sortes dans le monde islamique, à la lumière de deux constats : 
  • les guerres qui ravagent le monde musulman sont le résultat de querelles internes entre les musulmans,

  • les guerres qui ravagent le monde musulman sont le résultat des politiques agressives des puissances étrangères qui ont des visées coloniales sur les régions à majorité musulmane, et ce de l'Afrique du Nord jusqu’au sous-continent indien.
Partons du premier point. Objectivement, nous avons pu apprécier ces dernières années, surtout au Moyen-Orient, comment certains pays de la région, craignant une menace à l’intérieur du monde islamique, ont mobilisé des hommes et des armes en vue de déstabiliser d’autres pays. En focalisant notre attention sur cette partie du monde, nous voyons comment les pays liés aux États-Unis, parmi lesquels les pays de la péninsule arabe, forts de leurs disponibilités financières, ont commencé une guerre pour le compte de tiers contre l’axe de la Résistance au sionisme et à l’impérialisme étasunien (Syrie, Iran, résistances libanaise et palestinienne).

Ce projet trouve son origine en Irak, administré à l’époque par le proconsul américain Bremer. Le but était avant tout d’éviter la naissance d'un Irak fort, uni et pro-iranien, après la chute de Saddam Hussein. Pour ce faire, les terroristes wahhabites financés avec l'approbation des Américains par l'Arabie saoudite, sont allés en masse en Irak pour déstabiliser le pays en employant la plupart du temps une « stratégie de la tension », frappant indistinctement les communautés irakiennes sunnite et chiite (sans parler des chrétiens) avec l'objectif évident d’attiser l’esprit de vengeance parmi les différents groupes religieux qui avaient vécu jusque-là en bon entendement.

La stratégie saoudienne et américaine a ensuite consisté à libaniser l’Irak, formant de facto dans le nord du pays à majorité kurde un gouvernement capable d’entretenir des relations internationales sans le consentement du gouvernement central basé à Bagdad.

En somme, l'alliance entre les Saoudiens, les Étatsuniens et les terroristes wahhabites a fortement déstabilisé l'Irak, faisant glisser le pays dans une spirale de violence dont il peine encore à émerger. Le gouvernement irakien ne réussit d’ailleurs toujours pas à apparaître clairement comme un acteur influent dans la dynamique régionale : les bonnes relations avec l'Iran sont contrebalancées par la région autonome kurde qui oscille finalement vers le nouvel axe Ankara-Riyad. Il n’est d’ailleurs pas surprenant de constater que la Turquie y va aussi de son rôle déstabilisateur en Irak, soutenant tour à tour certains actes terroristes (tels que le projet de meurtre d’une avocate et d’un général ayant conduit la justice irakienne à condamner par contumace le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, réfugié depuis… en Turquie) et des groupes séparatistes kurdes.

Mais ce dernier point est une des grandes contradictions de la politique étrangère du premier ministre turc Erdoğan. Il n'est pas rare de voir l’aviation turque pénétrer dans l'espace aérien irakien, et ce de façon totalement abusive, pour bombarder les positions du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, en opposition armée avec le gouvernement turc depuis 1984. Mais la Turquie soutient parallèlement à ce combat les efforts séparatistes en Irak et en Syrie, dans le but d'accroître son influence régionale au détriment concrètement de la Résistance au sionisme et à l'impérialisme étasunien. Et c'est justement en Syrie que les terroristes wahhabites, financés par les cheiks du golfe Persique,  entraînés par Ankara  et armés comme il apparaît aujourd'hui de plus en plus nettement par les États-Unis et par le régime sioniste, effectuent leurs opérations.

Au cours des deux dernières années, l'attaque terroriste contre la Syrie, vue par certains milieux arabes et par quelques lobbies occidentaux comme l’aboutissement d’un processus révolutionnaire, a mis à nu les ambitions de certains acteurs régionaux, beaucoup plus intéressés par l’influence qu’ils peuvent avoir dans la région que par la libération de Jérusalem du joug sioniste, et ce bien évidemment au détriment des ennemis du régime sioniste et de l'impérialisme étasunien.

Venons-en maintenant au deuxième point, à savoir le rôle de la colonisation de la région des terres musulmanes par les puissances occidentales. Les États-Unis sont « naturellement » attirés par les richesses minérales (l’or noir) qui s’y trouvent. On peut dire peu ou prou la même chose des autres pays occidentaux.

Depuis soixante ans, l'hégémonie occidentale dans la région se concrétise à travers le soutien sans faille à l'entité sioniste. Juste retour des choses, cette dernière est devenue la gardienne des intérêts occidentaux au Moyen-Orient. Et toutes les souffrances et les humiliations vécues par les Arabes et les musulmans dans les pays voisins de la Palestine occupée et dans les territoires palestiniens eux-mêmes sont le fruit des différents soutiens occidentaux au régime sioniste.

Ce n'est d’ailleurs pas une coïncidence si l'un des principaux dirigeants du monde islamique dans les dernières décennies, l'imam Khomeiny, le chef de la Révolution islamique en Iran, a décrit le gouvernement étasunien et le régime sioniste comme les principales menaces extérieures au monde islamique. Sarcastiquement, il appelait l’Oncle Sam  le « Grand Satan » et l'entité sioniste le « Petit Satan ». Il est triste de voir aujourd'hui de présumés chefs spirituels du monde islamique appeler à la lutte contre le mal, visant clairement l'Iran, la Syrie, le Hezbollah, la Russie et la Chine. Quelle est donc la faute du Hezbollah ? Avoir bouté les sionistes hors du Liban ? Pourquoi blâmer l'Iran et la Syrie ? Parce que ces deux pays ont soutenu la résistance palestinienne (arabe et sunnite) dans la guerre de Gaza ? Quelle est la faute de la Russie et de la Chine ? Éviter une « zone d'exclusion aérienne » à cause du veto au Conseil de sécurité des Nations-Unies, afin de prévenir le bombardement du peuple syrien, constitué à majorité d’Arabes et de sunnites ?

Il apparaît à la lecture de ce qui précède comme une évidence que l'Occident et le régime sioniste font tout pour diviser les musulmans et les enfermer dans des luttes fratricides pour pouvoir continuer de prospérer… au détriment des peuples moyen-orientaux.

Il importe que les dirigeants musulmans évitent cet écueil et fassent en sorte que les peuples du Moyen-Orient s’unissent contre les vrais ennemis de la communauté islamique, contre le « Grand Satan » et le Petit Satan », comme le disait si justement l’imam Khomeiny.

Jérusalem est aujourd’hui occupée par les Juifs. Mais les défenseurs d’al-Qods, ce sont aujourd’hui la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah…

Capitaine Martin
Jeudi 1 novembre 2012
Source : Résistance.fr

Une chanson pour Gaza : le Crif pour la censure ?...Titre : Une vie de moins...

Une seule réponse, écouter cette chanson et la diffuser.

La liberté d’expression a des limites, tout le monde vous le dira. Il est bien sûr légitime de publier des caricatures du Prophète de l’islam, de conspuer l’islam à longueur de colonnes, de considérer les musulmans comme des « ennemis de l’intérieur » qu’il nous faut dénoncer, en revanche, critiquer Israël devient de plus en plus risqué.
Dans un article publié le 15 octobre sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) intitulé «  Une chanson qui risque de promouvoir la haine d’Israël chez les jeunes », l’auteur prend à partie la chanson « Une vie de moins », du groupe Zebda, dont les paroles ont été écrites par Jean-Pierre Filiu. Il écrit :
«  Le premier symbole auquel s’attaque la chanson est la valeur supérieure de la vie dans le judaïsme avec le titre, “Une vie de moins”, qui suggère le peu de cas que les Israéliens feraient de la vie des Palestiniens (comme si une vie de plus ou de moins ne changeait pas véritablement la donne). Ce titre désacralise ainsi l’un des principes fondamentaux du judaïsme en vertu duquel “Celui qui tue un homme tue toute l’humanité”. »

Ainsi donc, les auteurs de la chanson ne sont pas seulement des anti-israéliens, mais des antijuifs, soit des antisémites. Accusation qui devient habituelle contre tous ceux qui critiquent la politique de l’entité sioniste. L’auteur de ce texte ne réalise pas (ou peut-être, au contraire, le fait-il délibérément) le danger qu’il y a à assimiler Israël aux principes du judaïsme. L’armée israélienne, qui envahit le Liban en juin 1982, qui réprime par la force les Intifadas, qui attaque encore le Liban en 2006, défend-elle les valeurs du judaïsme ? L’Etat qui a utilisé la torture à grande échelle défend-il la valeur supérieure de la vie humaine ? En le prétendant, l’auteur favorise tous les amalgames entre Israël, le judaïsme et les juifs du monde, pris en otage par une politique dont ils ne portent pas la responsabilité.
Dans l’introduction de l’article, il est précisé que « Richard Prasquier a adressé une lettre à Rémy Pfimlin, président de France Télévisions, à propos de la nouvelle chanson du groupe Zelda “Une vie de moins”. Nous publierons cette lettre dans une prochaine newsletter. » Et le site du CRIF a publié «  Incitations à la haine » de son inénarrable président. Ce n’est pas une lettre à France Télévisions ; en revanche dans cet éditorial, l’auteur reproche à la chaîne d’avoir diffusé la chanson. « On pourrait penser, dans le contexte actuel, que chacun dans son domaine prendrait garde à ne pas ajouter de l’huile sur le feu qui flambe de l’antisémitisme. Que non ! Au contraire peut-être. Il convient avant tout de montrer que cet antisémitisme –- pardon cet antisionisme, vous demanderez la différence à ceux qui hurlent contre les “yahoud” –- est au fond justifié. Et France Télévisions se prête au jeu. Vous avez dit “irresponsable ?”…  » Donc, il faut interdire la chanson...
Cette campagne contre Zebda et Jean-Pïerre Filiu s’est intensifiée sur toute une série de sites pro-israéliens. Le comble de l’ignominie allant à Sylvie Bensaid de Tribune juive (24 octobre) qui résume la chanson : « Traduisons : Israël, l’occupant qui prend plaisir à piétiner le peuple arabe de Gaza, est un tueur d’enfants. L’accusation des Juifs d’assassiner les enfants trouve ses racines pluriséculaires dans le vieux discours antisémite chrétien, avant de faire les beaux jours du nazisme et d’imprégner aujourd’hui l’islamisme radical. Le martyr Merah, saisissant par les cheveux la petite Myriam Monsonégo, 8 ans, et lui collant le canon de son arme sur le front, rétablit enfin l’injustice faite aux enfants palestiniens. »
Elle ne déshonore que ses auteurs.
Une seule réponse, écouter cette chanson et la diffuser.
Alain Gresh
http://blog.mondediplo.net/2012-11-02-Une-chanson-pour-Gaza-...
URL de cet article 18172

jeudi 1 novembre 2012

Etats-Unis : Pseudo-démocratie et vraie idéologie....La presse est « libre » mais « elle est dominée par l’argent »,Le débat public est également très limité.

« Parce que l’armée reste dans les casernes et que la domination n’est pas totale, nous pouvons prétendre vivre en "démocratie" », observait Howard Zinn.
« Son ouverture et sa souplesse rendent une telle société plus séduisante que bien d’autres, mais elles induisent également un type de contrôle bien plus efficace ».
Son pluralisme est « très limité » : il y a « le parti démocrate et le parti républicain mais les autres partis ne sont ni ouvertement tolérés ni encouragés et encore moins financés ».
La presse est « libre » mais « elle est dominée par l’argent  ».
La presse d’opposition ou indépendante ne peut donc atteindre « qu’un public limité » car elle ne dispose ni des capitaux des grands médias ni des ressources générées par la publicité.
Le débat public est également très limité.
Ainsi, la guerre du Vietnam opposa « ceux qui prônaient un bombardement généralisé » de ce pays à ceux qui privilégiaient des « bombardements ciblés » mais, jamais, « l’option du retrait pur et simple ne fut envisagée ».
Quant aux idées discordantes, elles se trouvent « noyées sous un flot de critiques et discréditées comme ne faisant pas partie des choix acceptables ».
Elles ne sont « autorisées à survivre dans certaines marges culturelles » que comme une preuve « du caractère démocratique, tolérant et pluraliste » de la société américaine.
Le système « surveille attentivement ses détracteurs, prêt à les contrer, à les intimider, voire à les supprimer » mais ces formes de dissuasion restent exceptionnelles.
Au quotidien, ce que l’on constate c’est la prédominance d’ « un certains nombres d’idées orthodoxes promues, financées et mises en avant par le biais des plus puissantes machines culturelles du pays » : la famille, l’école, les églises, les médias...
Cette idéologie est faite de préjugés aussi courants que « quand on travaille suffisamment dur on gagne bien sa vie et que ceux qui sont pauvres ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes » ou qu'il est normal que les Etats-Unis interviennent « dans différentes régions du monde pour endiguer le communisme et promouvoir la démocratie ».
Si un beau jour nous réalisons que ces croyances ne correspondent pas « à l’expérience que nous avons du monde réel », alors nous serons en mesure de « contester l’idéologie américaine »,  concluait l'historien et militant américain.
JPD

mardi 30 octobre 2012

Colombie : Dialogues de paix,deux visions opposées d’emblée

La paix n’a jamais signifié obligatoirement le désarmement d’une des parties, mais en revanche cela signifie justice, liberté, bien-être collectif, arrêt des combats armés et pleine garantie de la réalisation de ce qui a été convenu dans des accords grâce à une grande participation et vigilance populaire. Et la paix colombienne ne saurait être l’exception.

L’interminable guerre civile colombienne trouve ses causes dans le violent et cruel régime de domination, d’exploitation et d’exclusion sociale, économique, politique, culturelle…formé tout au long de son histoire, et plus particulièrement au cours des 60 dernières années.
C’est le fruit du modèle agraire, le latifundium, de la dépendance, des aberrations d’un capitalisme constamment recolonisé, du système de répression et de terreur politique sous les auspices des USA et de leurs doctrines militaires, du déni de démocratie, de la culture violente despotique déployée par la classe dominante au pouvoir pendant six décennies, de l’empreinte déprédatrice et appauvrissante du néolibéralisme tout au long des 20 dernières années et de l’intervention croissante d’unités militaires spécialisées et de bases d’opérations US et israéliennes en territoire colombien, appuyant une guerre de basse et moyenne intensité contre les forces insurgées et la population mécontente.
Tout ceci s’est traduit par de la faim, des inégalités scandaleuses, de profondes injustices sociales de toute sorte, des abus de pouvoir, des tortures, un paramilitarisme (exalté et soutenu de façon perverse par l’Etat), un narco-militarisme et une narco-politique, des assassinats à foison, (incluant les personnes exécutées à la tronçonneuse, les fameux « faux positifs », les grandes fosses communes camouflées ou les cimetières clandestins), des spoliations cruelles et massives, de nombreux déplacements forcés , des restrictions de libertés, une délinquance d’Etat et une corruption du système traditionnel des partis...
L’insurrection armée et la révolte sociale et politique non armée ont été une réponse socio-politique à cette cruelle réalité, à cette guerre sale intégrale ; guerre d’Etat, de la classe dominante, du pouvoir impérialiste et des mafias associées à ces forces.
Le problème de la détention et de l’usage des armes
Les armes aux mains des révolutionnaires civils/hommes et femmes des FARC-EP et de l’ELN ne sont pas la cause de cette guerre mais la réponse obligée à la violence sociale, économique, culturelle, politique, militaire et paramilitaire imposée d’en haut ; utilisée de façon systématique comme moyen de soumission, d’oppression et de représailles.
On peut posséder des armes sans pour autant les utiliser, elles peuvent être nécessaires ou inutiles, on peut les utiliser et cesser de les utiliser, selon les circonstances. On ne doit pas nécessairement les rendre pendant les luttes populaires, encore moins quand elles servent de garanties pour de nombreuses choses justes, y compris des dialogues en vue de la paix.
Les premiers/ères à les posséder et à les utiliser n’ont pas été ceux et celles qui constituaient les forces insurgées et révolutionnaires colombiennes, bien qu’ils aient été les premiers à proposer un cessez-le-feu pour créer un climat propice à la paix, au cours de cette deuxième phase de dialogues initiés à Oslo-Norvège, le 18 octobre 2012.
Agenda commun et intentions démasquées
Le commandant Iván Márquez –que je connais, apprécie et admire- en parlant au nom de la délégation des FARC-EP au cours de cet acte inaugural, a réussi au sens propre, et de façon élégante et profonde à aller au cœur des problèmes, aux causes profondes du conflit armé, à identifier la guerre avec ses injustices et ses iniquités, à traiter du modèle agraire, du modèle minier, de la dépendance et de l’intervention étrangère, du type de société, du système politique excluant… de la nécessité d’un changement intégral et profond. Il l’a fait d’ailleurs en respectant le cadre de l’ordre du jour préliminaire approuvé par les deux parties.
Le représentant du gouvernement et du pouvoir en place en Colombie, l’ex-vice-président Humberto De la Calle, a répliqué en disant que "ni le modèle économique, ni la doctrine militaire, ni l’investissement étranger ne sont en discussion. La table se limitera aux thèmes qui sont à l’ordre du jour. Les idées que les FARC veulent divulguer leur appartiennent une fois que le conflit sera terminé et ils devront le faire sans les armes".
Cependant, il se trouve que l’ordre du jour approuvé aborde la question agraire, la participation politique, le trafic de drogue, la situation des victimes, et la fin du conflit ; dans cet ordre et sans que nulle part ne soit stipulée la remise préalable et unilatérale des armes par les FARC-EP.
Monsieur De la Calle - personnage qui a déjà pris quelques chemins de traverse - a laissé transparaître, volens nolens, les intentions fondamentales des puissants secteurs des forces au pouvoir pro-impérialistes dans ces dialogues : cerner, faire pression en bloc sur les FARC-EP, pour qu’elles consentent à remettre unilatéralement leurs armes ; en présentant l’armée populaire formée par les guérilleros/as au cours de décennies de sacrifices, comme la cause essentielle et presque unique de la guerre et de la violence.
De la Calle a mis précocement et imprudemment en évidence l’intention gouvernementale d’occulter les racines du conflit armé, en identifiant l’insurrection armée comme cause et non comme conséquence du conflit, tout en faisant pression dans le sens d’une reddition des FARC, qui entraînerait son désarmement, sa démobilisation et sa « légalisation », sans toucher au système et à ses modèles sectoriels ou juste avec quelques réformes limitées et des changements domestiques.
Pour un traitement spécial du thème des armes
Le représentant du président Manuel Santos, dont le gouvernement est confronté à une crise systémique intégrale et est menacé par un mouvement politico-social ascendant (armé et non armé), a ignoré que maintenant plus que jamais le mot paix en Colombie signifie justice ; les accords entre les parties impliquent des changements substantiels, et la question des armes exige un traitement totalement différent du traitement traditionnel.
Ceci est valable pour les FARC-EP et l’ELN ainsi que pour l’ignominieux régime colombien.
Personne ne doit penser que la plus ancienne, la plus expérimentée et la plus héroïque des guérillas de l’histoire universelle moderne est stupide - et j’avoue qu’une erreur de cette taille serait une surprise déconcertante et désagréable pour moi- comme de reproduire les erreurs coûteuses du M-19 suite à la démobilisation et au dépôt des armes, des accords qui ont donné lieu à la vie légale-électorale de l’Union Patriotique, du pacte conclu au Guatemala et y compris ce qui s’est passé sur ce plan- bien qu’avec des conséquences moindres- au Salvador.

Souvenons-nous de Marulanda

Je n’oublierai jamais ce que m’a dit le camarade Manuel Marulanda pendant une très longue discussion en tête-à-tête lorsque je me suis rendu en Colombie suite aux dialogues pour la paix de Caguán, m’assurant que jamais les dirigeants des FARC n’allaient accepter de dissoudre à une table de discussions l’armée populaire qu’ils avaient construite au prix d’importants sacrifices pendant plus de quatre décennies, en me faisant bien remarquer qu’il s’agissait d’un patrimoine appartenant au peuple en lutte et à la révolution à venir, que celle-ci devait être une partie prenante et une garantie pour les changements à entreprendre, même dans le cadre d’un accord quelconque vers une étape pour la paix et la transition démocratique.
J’ai confiance en cette nouvelle et talentueuse direction des forces insurgées pour qu’elle reste loyale à cette conception essentielle exposée par leur leader légendaire, qui en plus de défendre adroitement les acquis grâce à l’effort révolutionnaire collectif, maintient son refus catégorique de l’idée d’un désarmement unilatéral et du monopole militaire de la droite et du bloc dominant.
La fin de l’actuel conflit armé en Colombie est le dernier point qui doit être abordé dans l’ordre du jour. Son positionnement implique que son traitement adéquat dépendra des succès obtenus sur les points préalables et que d’aucune manière la fin du conflit armé ne sera inexorablement assujettie à la remise des armes par aucune des deux parties, même si, bien sûr, par définition, on entend par paix la cessation de l’ usage des armes et par conséquent des conflits armés.
Je suis de ceux qui pensent que dans ce cas, une paix avec des garanties durables, sans gros risques de déséquilibres monstrueux et de violations précoces, ne s’obtient pas en dissolvant les armées populaires constituées, mais en recherchant des formes originales de coexistence de celles-ci dans le processus de transition démocratique et de création de nouvelles institutions.
Les FARC et l’ELN sont des organisations politico-militaires ayant une forte présence nationale. Leurs caractères militaire, politique et social conjugués sont la garantie de la poursuite de leur existence et de leur puissance, de la réalisation de l’agenda des changements nationaux et de la défense et la montée des mouvements démocratiques, patriotiques et révolutionnaires civils. Si on les désarmait unilatéralement, on signerait malheureusement leur extermination progressive et la perte de ce qui pourrait être obtenu par les conversations pour la paix. Voici une donnée très importante de l’histoire de la Colombie et de cette phase particulièrement dangereuse conséquente à la décadence et à l’agressivité de l’impérialisme US.
La paix n’a jamais signifié obligatoirement le désarmement d’une des parties, mais en revanche cela signifie justice, liberté, bien-être collectif, arrêt des combats armés et pleine garantie de la réalisation de ce qui a été convenu dans des accords grâce à une grande participation et vigilance populaire. Et la paix colombienne ne saurait être l’exception.
Traduit par Pascale Cognet
Edité par Fausto Giudice فاوستو جيوديشي
Source :
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=8458
Source originale : http://isaconde.info/?p=3113
Date de parution de l’article original : 19/10/2012
URL de cet article 18127

L’arme du silence médiatique (Il Manifesto)...Il est surtout précieux comme instrument de manipulation de l’opinion publique, Par exemple, combien de gens savent qu’il y a une semaine la capitale du Soudan, Khartoum, a été bombardée ?


On dit que le silence est d’or. Il l’est, sans aucun doute, mais pas seulement dans le sens du proverbe. Il est surtout précieux comme instrument de manipulation de l’opinion publique : si dans les journaux, dans les télé-journaux et dans les talk show on ne parle pas d’un acte de guerre, il n’existe pas dans l’esprit de ceux qui sont convaincus que n’existe que ce dont parlent les media. Par exemple, combien de gens savent qu’il y a une semaine la capitale du Soudan, Khartoum, a été bombardée ? L’attaque a été effectuée par des chasseurs bombardiers, qui ont frappé de nuit une usine de munitions. Celle qui, d’après Tel Aviv, fournirait les Palestiniens de Gaza. Israël est le seul à posséder dans la région des avions capables de frapper à 1900Kms de distance, d’échapper aux radars et de provoquer le blackout des télécommunications, capables de lancer des missiles et des bombes à guidage de précision depuis des dizaines de Kms de l’objectif. Des photos satellitaires montrent, dans un rayon de 700 mètres de l’épicentre, six énormes cratères ouverts par de très puissantes têtes explosives, qui ont provoqué des morts et des blessés. Le gouvernement israélien garde le silence officiel, en se bornant à affirmer que le Soudan est « un dangereux état terroriste, soutenu par l’Iran ». Par contre les analystes stratèges parlent, donnant pour sûre la matrice de l’attaque, soulignant que ce pourrait être un essai de celle des sites nucléaires iraniens. La requête soudanaise que l’Onu condamne l’attaque israélienne et la déclaration du Parlement arabe, qui accuse Israël de violation de la souveraineté soudanaise et du droit international, ont été ignorées par les grands media.
Le bombardement israélien de Khartoum a ainsi disparu sous la chape du silence médiatique. Comme le massacre de Bani Walid, la ville libyenne attaquée par les milices « gouvernementales » de Misrata. Des vidéos et photos, diffusées via Internet, montrent d’impressionnantes images du massacre de civils, enfant compris. Dans un témoignage vidéo dramatique depuis l’hôpital de Bani Walid assiégé, le Dr. Meleshe Shandoly parle des symptômes que présentent les blessés, typiques des effets du phosphore blanc et des gaz asphyxiants. On a appris immédiatement après que le médecin a été égorgé. Il y a cependant d’autres témoignages, comme celui de l’avocat Afaf Yusef, que de nombreuses personnes sont mortes sans être touchées par des projectiles ou des explosions. Corps intacts, comme momifiés, semblables à ceux de Fallujah, la ville irakienne attaquée en 2004 par les forces étasuniennes avec des projectiles au phosphore blanc et des armes nouvelles à l’uranium. D’autres témoins parlent d’un bateau transportant des armes et des munitions, arrivé à Misrata peu avant l’attaque contre Bani Walid. D’autres encore parlent de bombardements aériens, d’assassinats et de viols, de maisons démolies au bulldozer. Mais leurs voix aussi ont été étouffées sous la chape du silence médiatique. Tout comme l’information que les Etats-Unis, pendant l’assaut contre Bani Walid, ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu la proposition russe de résoudre le conflit par des moyens pacifiques.
Informations qui n’arrivent pas, et arriveront de moins en moins, dans nos maisons. Le réseau satellitaire mondiale Intelsat, dont le quartier général est à Washington, vient de bloquer les transmissions iraniennes en Europe, et le réseau satellitaire européen Eutelsat a fait de même. A l’époque de l’ « information globale », on ne doit écouter que la Voix de son Maître. [1]
Manlio Dinucci
Edition de mardi 30 octobre 2012 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
[1] Référence ironique à la maison de disques britannique His master’s Voice, fameuse en Italie surtout dans les années Trente. NdA.
URL de cet article 18129