dimanche 12 août 2012

Monde Arabe : Le Qatar, l'Arabie Saoudite et les autres dictatures arabes

Il y a deux ans, on m'aurait annoncé que le Qatar et l'Arabie Saoudite seraient un jour les promoteurs officiels de la démocratie dans le monde arabe, j'aurais cru à une blague grotesque et improbable.

 Pourtant, c'est à ce jeu de haute voltige que s'exerce la diplomatie de ces deux pays depuis plus d'un an et demi en prenant comme cibles idéales des régimes arabes autocratiques avec lesquels elle avait déjà eu quelques différends à régler.
Les relations entre les présidents et les monarques arabes n'ont jamais été au beau fixe. Et cette tension était perceptible surtout à l'occasion de sommets de la ligue arabe que l'actualité leur imposait.
Le citoyen arabe restait tout pantois devant ces spectacles kafkaïens et désolants auxquel il assistait impuissant lors desquels un Kadhafi, un Hamad Ben Khalifa Al Thani ou un Abdallah ( la liste est longue) échangeaient des mots d'oiseau, se faisaient des menaces explicites ou sortait carrément leurs flingues comme de vulgaires gangsters.
Généralement, un ou deux chefs d'état exaspérés finissent par claquer la porte. On met fin au sommet avant l'heure. L'incident est clos. Chacun regagne son bled et en principe tout rentre dans l'ordre. Mais les ressentiments, eux, restent.
L'avènement du "Printemps arabe" a brouillé toutes les cartes et a réveillé de vieux démons. La naissance de troubles dans certains pays ont fait en effet le bonheur de certains chefs d'état, en particulier celui de l'émir Hamad Ben Khalifa Al Thani et à moindre mesure celui du Roi Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud.
C'était l'occasion rêvée pour mettre à exécution leurs vengeances. L'émir du Qatar, par exemple, s'était toujours senti mal aimé par ses pairs arabes en raison de la manière indigne par laquelle il avait accédé au pouvoir en montant un coup d'état blanc contre son propre père qui se trouvait alors en visite privée en Suisse.
Le Roi Abdallah d'Arabie Saoudite, lui, représentait pour la majorité de ses pairs l'image du traître par excellence en raison de sa promiscuité plus que douteuse avec Washington. Avec l'émir du Qatar, il forme un binôme de larbins de service pour la Maison Blanche, tout juste bons à exécuter les basses besognes.
Dans ce "Printemps arabe" pré-fabriqué et taillé sur mesure, l'émir et le roi ont joué des rôles décisifs dans l'abandon du pouvoir par Moubarrak , dans les départs de Ben Ali et d'Ali Abdallah Saleh , et enfin dans la déroute de leur ennemi commun: Kadhafi.
Les Assad père et fils ont quant à eux toujours été mis à l'écart dans le monde arabe en raison de leur appartenance à cette minorité alaouite qui prône un islam proche du chiisme iranien, en complète opposition avec le wahhabisme sunnite diffusée par la monarchie saoudite qui a engendré 14 des 19 terroristes impliqués dans les attentats du 11 Septembre.
L'action du Qatar et de l'Arabie Saoudite contre les autres régimes arabes n'est pas uniquement une affaire de vengeance ou de différence religieuse. Elle s'inscrit aussi dans un vaste projet de démocratisation du monde arabe initié par Georges Bush et les néo-conservateurs, et complété par Obama.
L'Arabie Saoudite et le Qatar représentent eux-mêmes les pires dictatures du monde arabe. Comme de vulgaires indics à la solde des USA, ils ont activement collaboré à la chute de plusieurs régimes arabes. Mais ce qu'ils ne savent pas ou plutôt feignent de ne pas savoir c'est que viendra le jour où ils subiront eux aussi le même sort.

Telle est la volonté américaine. Tous les moyens sont bons pour l'accomplir. L'objectif ultime de l'administration américaine est de se débarrasser de tous les despotes arabes afin d'instaurer la démocratie et de lutter contre le terrorisme. Mais en armant des groupes salafistes elle prend le risque qu'un jour ces mêmes armes se retournent contre elle. Sur mon blog du Monde: http://ahfir.blog.lemonde.fr/2012/08/12/le-qatar-et-larabie-saoudite-ou-la-guerre-des-dictatures/  Par Rachid Barbouch Source : MEDIAPART

Syrie : La performance honteuse des médias occidentaux (américains, britanniques, français et autres) sur le conflit syrien est tout à fait honteuse.

La performance des médias occidentaux (américains, britanniques, français et autres) sur le conflit syrien est tout à fait honteuse. On n'attend pas grand chose des médias américains. Des éditorialistes et des correspondants étrangers mal informés et la lâcheté politique en ont fait des outils de la politique étrangère des Etats-Unis. C'est particulièrement vrai quand il s'agit de la couverture du Moyen Orient, où un supplément de courage politique et un niveau singulier de connaissance et d'expertise sont plutôt rares, bien que ce soit des éléments essentiels pour contester la politique étrangère US. Mais au sujet de la Syrie, les médias britanniques - y compris le libéral Guardian qui a souvent courageusement dénoncé les politiques étrangères et les guerres de l'occident - sont sur la même ligne que les médias américains.

Ces médias ont floué leurs lecteurs à maints niveaux. Leurs manquements peuvent être résumés comme suit :
1. Avoir recours à des méthodes de documentation qui ne sont jamais acceptées pour la couverture du "conflit arabo-isaélien", comme s'appuyer sur des témoignages, par Skype et par email, de gens dont les noms ne sont pas obtenus par un processus aléatoire, et la dépendance aux agences de presse saoudiennes et quataris.

2. Se cacher derrière le cliché que "le gouvernement syrien n'autorise pas les journalistes à entrer" pour justifier les florilèges variés d'erreurs contenues dans les articles. De nombreux journalistes ont soit été autorisés à entrer ou se sont arrangés pour entrer en douce ; l'exonération générale de responsabilité utilisée quotidiennement dans le New York Times est donc inexacte et induit les lecteurs en erreur. Une telle exonération n'est jamais utilisée contre Israël, qui impose des formes strictes de censure aux reportages sur Israël, en particulier quand il perpètre ses crimes de guerre et massacres habituels.

3. Le recours aux comptes-rendus de l'opposition syrienne en exil sans aucun examen ni scepticisme sain.

4. L'hypothèse que les organes médiatiques financés par les Saoudiens ou par les Qataris ne véhiculent pas les programmes de ces gouvernements.

5. Obscurcir exprès le rôle lourd des Frères musulmans dans l'opposition syrienne en exil dans le but de projeter l'image trompeuse d'une opposition laïque.

6. Le rôle que la plupart des journalistes et correspondants occidentaux ont joué sur Twitter pour mener la claque de l'Armée syrienne libre et l'opposition syrienne en exil. La prétention à l'objectivité est abandonnée.

7. Le recours constant (en particulier dans la presse états-unienne) à des "experts" de l'Institut sioniste de Washington pour la politique du Proche-Orient comme s'il n'avait pas de programme de lobby idéologique. La référence à cet Institut n'informe les lecteurs que sur son orientation politique - et c'est un euphémisme.

8. La distorsion délibérée et la fausse représentation d'un camp dans le conflit.

9. L'insistance à affirmer que Bashar al-Assad n'a pas de base de pouvoir en Syrie - en dehors de la communauté alaouite - quand l'endurance montrée par le régime requiert davantage que le recours à la force brutale, pour laquelle le régime est bien connu.

10. L'écart entre la couverture passée de la Syrie, qui a négligé les violations des droits de l'homme par le régime Assad pendant ses années d'entente avec les gouvernements occidentaux et la soudaine découverte de la brutalité du régime.

11. L'obsession des préoccupations israéliennes : les médias couvrent effrontément l'histoire de provenance israélienne sur des armes chimiques syriennes sans jamais mentionner l'énorme arsenal israélien d'armes de destruction massive.

12. Le manque de vérification des informations publiées.

13. Brouiller les lignes entre la politique éditoriale et les articles - ceci a été vrai même dans The Economist - un des meilleurs échantillons du journaliste moderne.

14. Couvrir l'histoire de la Syrie depuis d'autres capitales, à commencer par Beyrouth, où les journalistes sont largement dépendants des services, suggestions et même instructions du bureau de presse Hariri (l'ancien chef du bureau de CNN travaille maintenant pour la famille Hariri).

15. La peur de s'inscrire en faux vis-à-vis des hypothèses et orientations de la politique occidentale.

16. L'absence d'ironie dans les articles sur le soutien qatari et saoudien à la lutte démocratique en Syrie.

17. Couvrir les crimes de guerre et autres méfaits de l'Armée syrienne libre.

18. La réticence à écrire sur les combattants jihadistes étrangers en Syrie jusqu'à ce que le gouvernement US admettent leur présence.

19. La tendance à reprendre les mêmes informations.

20. L'absence d'hésitation à rapporter les mensonges et les fabrications tant qu'ils servent la cause des gouvernements occidentaux et tant qu'ils nuisent à la cause du régime syrien ennemi.

21. Le mépris pour le contexte politique de certains des opposants de dernière minute au régime syrien. Les médias occidentaux n'ont toujours pas écrit sur ces personnalités qui furent des partisans du régime syrien et qui ont prétendu qu'ils étaient des opposants au régime lorsque c'est devenu politiquement et financièrement opportun.

22. Le recours à des journalistes qui ne connaissent pas l'arabe et ne connaissent pas la région continue. Le New York Times continue d'envoyer des reporters qui ont couvert la politique américaine ou les rondes de la police à NYC pour couvrir la région du Moyen Orient.

Personne n'a à rendre compte et il est peu vraisemblable qu'un livre sorte sur les manquements et les échecs des médias occidentaux, qui ont également commercialisé l'histoire de la Libye et qui n'ont jamais eu à rendre compte des mensonges qu'ils ont colportés à son sujet.
Source : Al Akhbar
Traduction : MR pour ISM
Par As'ad AbuKhalil

jeudi 9 août 2012

Egypte - Sinaï : à qui profite le crime ? - Qui donc se cache derrière cette attaque terroriste ? Quel est le parti que bénéficiera le plus de l’agression dans le Sinaï ?

Je peine à exprimer ma colère et le choc terrible ressenti après le crime commis dans la nuit de dimanche contre les soldats égyptiens dans le Sinaï. Dix-sept soldats ont perdu la vie et beaucoup d’autres ont été blessés.
Peu importe les résultats attendus de l’enquête qui se déroule actuellement, cet acte brutal affecte les Égyptiens, les Palestiniens et tout le monde arabo-musulman.
Qui donc se cache derrière cette attaque terroriste ? Quel est le parti que bénéficiera le plus de l’agression dans le Sinaï ?
Dans les grandes lignes, je vais main dans la main avec le scénario selon lequel Israël est le cerveau de l’inhumaine opération qui comme d’habitude a été attribuée aux Palestiniens.
Plusieurs arguments attestent qu’Israël est le plus susceptible d’être à l’origine de cette attaque et qu’il tire tous les avantages de la détérioration des relations palestino-égyptiennes :
1. L’objectif est de déstabiliser le système de sécurité de l’Égypte et maintenir le statu quo en paralysant les projets de développement promis par le nouveau président de l’Égypte, et en particulier dans le Sinaï.
2. Israël est mécontent de l’évolution des relations du Hamas de Gaza et du nouveau gouvernement égyptien. Récemment, lors d’une visite historique, Morsi a chaleureusement accueilli le Premier ministre du gouvernement de Gaza, Ismaël Haniyeh. L’Égypte avait alors clairement déclaré qu’elle mettrait fin au blocus de Gaza ou du moins l’atténuerait.
3. Au cours des six dernières années, Israël s’est efforcée de propager et maintenir une fausse image de la bande de Gaza, la dépeignant comme dirigée par « une bande islamiste radicale " (ce qui n’a jamais été prouvé dans les faits). Ainsi, Israël peut justifier son blocus illégal sur la bande de Gaza en prétextant la nécessité de maintenir et de resserrer le blocus sur la bande de Gaza.
1. Le mouvement de protestation sociale à l’intérieur d’Israël a rapidement élargi ses demandes de « justice sociale » au sein de la société israélienne. Au cours des dernières semaines, un certain nombre de citoyens israéliens se sont immolés par le feu, ce qui constitue une menace réelle pour le gouvernement de droite de Netanyahou. Grâce à l’émergence de menaces à la sécurité (fabriquées par Israël) à la frontière égypto-israélienne, ce mouvement populaire est le plus susceptible de diminuer.
Avant même que soit révélée l’identité des auteurs du crime, il y a certaines évidences doivent être prises en considération établissant qu’Israël est responsable de cette agression. Israël a alerté et a demandé à ses citoyens de quitter le Sinaï immédiatement et de retourner en Israël. Des sources palestiniennes ont signalé que le personnel du point de passage de Kerem Shalom s’est vu intimé l’ordre d’évacuer le passage les heures qui ont précédé l’attaque.
Les 1,7 millions de Palestiniens vivant à Gaza ont totalement condamné l’agression irresponsable et anti-islamique. La société gazaouie dans sa totalité a exprimé sa solidarité avec tout le peuple égyptien pour la perte de 17 de ses fils. Les habitants de Gaza vivent depuis six années sous un siège drastique qui a rendu leur vie littéralement impossible. Ils ne bénéficie en rien de ce qui s’est passé, bien au contraire. Quelle que soit l’identité de ceux qui ont perpétré cette agression, qu’ils soient palestiniens ou égyptiens, il y a un consensus général selon lequel cet acte est anti-islamique, anti-arabe, et anti-palestinien.

* Ayman T. Quader peut être joint à :ayman.quader@gmail.com
Consultez son blog à : http://peaceforgaza.blogspot.com/20... 
Source : Info-Palestine

Prisonniers palestiniens en grève de la faim « Nous exhortons la communauté internationale à intervenir auprès d’Israël pour la défense de ces détenus avant que leur état ne se détériore encore davantage. »...

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont publié ce mercredi une déclaration commune condamnant les « mauvais traitements scandaleux », dont des agressions physiques, appliqués aux prisonniers palestiniens en grève de la faim.
« Nous sommes indignés par les mauvais traitements et les attaques violentes sur les prisonniers palestiniens en général, et en particulier dans les cas des grévistes de la faim, en situation si fragile », a déclaré un communiqué de presse conjoint de l’organisation de soutien aux prisonniers Addameer et des organisations de défense des droits de l’homme, Al-Haq et Physicians for Human Rights -Israël (PHR-IL).
« Nous exhortons la communauté internationale à intervenir auprès d’Israël pour la défense de ces détenus avant que leur état ne se détériore encore davantage. »
Les médecins et avocats des organisations qui ont pu visiter les prisonniers dans le centre médical de la prison de Ramleh ont exprimé une préoccupation particulière pour la vie de deux détenus administratifs, Samer Al-Barq et Hassan Safadi, qui ont fait l’objet de mauvais traitements systématiques de la part de l’IPS (administration pénitentiaire israélienne).
« Dans le proche avenir, la santé des deux grévistes va se détériorer encore plus, et donc leur état requiert une attention particulière et une surveillance étroite », a déclaré un médecin de PHR-IL à la suite de sa visite aux prisonniers.
Les deux détenus refusent à présent les vitamines et sels minéraux, afin de protester contre « les traitements humiliants et violents par le personnel de l’IPS ». Le même médecin a demandé que les patients soient examinés une fois par semaine par un médecin impartial, sans la nécessité d’une ordonnance du tribunal.
Les médecins de PHR-IL ont également signalé que la petite cellule de 1,5 sur 1,8 mètre, partagée par les deux prisonniers, n’avait pas un espace suffisant pour les fauteuils roulants dont ils ont besoin pour leurs activités quotidiennes, comme aller aux toilettes et à la douche.
Selon les organisations, Samer Al-Barq, qui est actuellement à son 78e grève de sa seconde grève de la faim - après avoir déjà accompli une grève de la faim de 30 jours - « a été violemment tabassé lors de son transfert » de Ramleh vers le tribunal militaire d’Ofer le 31 juillet.
Les forces spéciales IPS sont réputées pour leur traitement particulièrement brutal des prisonniers pendant les transferts.
Hassan Safadi, qui est maintenant à son 48e jour de grève de sa seconde grève de la faim - après une première grève de la faim de 71 jours - a fait état de mauvais traitements similaires de la part du personnel de l’IPS qui effectue régulièrement des fouilles violentes dans leur cellule.
Dans un de ces raids « ils l’ont insulté et roué de coups sur tout le corps », le laissant avec une jambe blessée.
En juin, Israël a rompu un accord conclu avec le comité des prisonniers palestiniens et qui mettait fin à une grève de la faim de masse, en renouvelant la détention de Hassan Safadi pendant encore six mois.
Hassan Safadi est emprisonné depuis le 29 juin 2011 (sans procès ni même accusation) et le renouvellement de sa détention administrative constitue une violation de l’accord entre le comité des prisonniers et les responsables israéliens des prisons.
La grève de la faim de masse de plus de 2000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes plus tôt cette année, était une protestation contre la cruelle politique israélienne de détention administrative, ainsi que contre les conditions difficiles qui leur sont imposées pendant leur emprisonnement.
La grève avait pour but de faire pression sur Israël pour abandonner la détention administrative, mais l’État juif n’a pas répondu aux demandes de changement de sa politique vis à vis des prisonniers.
Cette loi remonte à l’époque du mandat britannique sur la Palestine historique et permet à Israël de détenir les Palestiniens sans inculpation pendant des périodes de six mois renouvelables, sans limite de temps.
Amnesty International et Human Rights Watch ont déjà condamné cette politique comme étant une violation du droit international humanitaire.
Deux autres prisonniers politiques palestiniens sont en grève de la faim : Ayman Sharawna et Samer Al-Issawi, depuis respectivement 38 et 7 jours. Les deux ont été libérés en octobre dernier suite à un échange de prisonniers, et par la suite kidnappés à nouveau.
Israël a été accusé de mettre en œuvre une véritable politique d’apartheid envers les Palestiniens autochtones.
8 août 2012 - Al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à : http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.net - Al-Mukhtar

Entre l’élu et la rue...La dé­mo­cratie est une phrase....La rue, un moyen d’expression de la… ma­jo­rité silencieuse..

La dé­mo­cratie est une phrase
Le vote aux quatre ans n’est qu’un des mo­ments de la démocratie.
La dé­mo­cratie est comme une phrase dans la­quelle le vote est l’équivalent du point final. Le plus im­por­tant est tout ce qui pré­cède. Le sujet (les ci­toyens), le verbe (les ac­tions) et les com­plé­ments (la dis­cus­sion, longue et nuancée, des en­jeux de la so­ciété).
La dé­mo­cratie est d’abord consti­tuée des dé­bats pu­blics qui se dé­roulent entre les élec­tions. Ces dé­bats sti­mulent la par­ti­ci­pa­tion des ci­toyens à la re­cherche de so­lu­tions communes.
Parmi les moyens dont dis­posent les ci­toyens pour par­ti­ciper à ce débat per­ma­nent, les ma­ni­fes­ta­tions sont lé­gi­times. Mettre au ban ces moyens-là, en­traîne un ré­tré­cis­se­ment de l’espace politique.
La rue, un moyen d’expression de la… ma­jo­rité silencieuse
On ne peut pas op­poser la rue à la ma­jo­rité si­len­cieuse. Car la rue est un moyen d’expression de la ma­jo­rité silencieuse.
La di­ver­sité qui ca­rac­té­rise dé­sor­mais nos so­ciétés plu­ra­listes et moins consen­suelles, for­mées de ci­toyens plus sco­la­risés, plus in­formés, plus libres et plus au­to­nomes, rend la gou­verne de plus en plus com­plexe. Prendre la meilleure dé­ci­sion po­li­tique de­vient un sport ex­trême. Il est de­venu im­pos­sible d’imposer uni­la­té­ra­le­ment une dé­ci­sion du­rable. De­puis quelques dé­cen­nies, il est ap­paru, par­tout dans le monde, que la bonne gou­ver­nance in­clut aussi des mé­ca­nismes so­phis­ti­qués de consul­ta­tion et de par­ti­ci­pa­tion pu­blique. La dé­mo­cratie re­pré­sen­ta­tive a be­soin d’être com­plétée par la dé­mo­cratie participative.
Ainsi, est-il vain d’opposer l’élu et la rue. Car en dé­mo­cratie, nous avons be­soin des deux.
extrait d'un article de  
Nouveaux Cahiers du Socialisme

mercredi 8 août 2012

SYRIE : L’avenir " libérée " : Nettoyage ethnique religieux et génocide (Countercurrents)... l’Armée Syrienne Libre n’est pas le fruit d’une révolution populaire - mais de l’argent et des armes de l’Arabie Saoudite - il fallait que la guerre pour abattre le gouvernement syrien soit une guerre ethnique et religieuse...

...Comme l’Armée Syrienne Libre n’est pas le fruit d’une révolution populaire - mais de l’argent et des armes de l’Arabie Saoudite - il fallait que la guerre pour abattre le gouvernement syrien soit une guerre ethnique et religieuse. L’Arabie Saoudite se sert depuis longtemps du Wahhabisme, une forme rare d’extrémisme de l’Islam sunnite, comme d’une outil politique, en l’exportant dans les pays dont elle veut renverser les gouvernements...

Un revirement fascinant s’est opéré dans les médias-systèmes étasuniens : Au bout d’un an de propagande anti-syrienne et de mensonges, des bribes de la vérité commencent à être révélées au public. Il se peut que ce soit trop peu et trop tard : le pays se débat dans un cauchemar de nettoyage ethnique religieux et de massacres.
Après avoir incité à la guerre sans discontinuer, le New York Times s’est donné une seconde pour essuyer le sang de ses mains avant de se mettre à décrire le véritable état des choses en Syrie. Apparemment, les reportages précédents affirmant que l’armée syrienne massacrait sans discrimination les citoyens de Homs n’étaient qu’un mensonge qui tournait en boucle dans les médias.
Il apparaît maintenant que c’était exactement le contraire.
En réalité, beaucoup des réfugiés qui se sont enfuis de Homs étaient des chrétiens persécutés, attaqués par des membres de l’Armée Syrienne Libre qui ont aussi assassiné des membres de minorités religieuses dans le but de recruter des Sunnites radicaux en Syrie pour mener une guerre religieuse contre l’état laïque syrien.
Le contexte
Comme l’Armée Syrienne Libre n’est pas le fruit d’une révolution populaire - mais de l’argent et des armes de l’Arabie Saoudite - il fallait que la guerre pour abattre le gouvernement syrien soit une guerre ethnique et religieuse. L’Arabie Saoudite se sert depuis longtemps du Wahhabisme, une forme rare d’extrémisme de l’Islam sunnite, comme d’une outil politique, en l’exportant dans les pays dont elle veut renverser les gouvernements.
Les Etats-Unis soutiennent depuis longtemps les efforts de l’Arabie Saoudite dans ce sens dans une dynamique qui a progressivement donné naissance aux Talibans et à Al Qaeda. Les Etats-Unis refusent de renoncer à cette stratégie parce qu’elle est incroyablement efficace pour renverser des gouvernements "hostiles", ce qui n’empêche pas de maintenir de grandes parties du Moyen-Orient dans l’Islam traditionnel qui exerce un bon contrôle des activités politiques de la classe laborieuse, d’autant plus qu’en Arabie Saoudite les manifestations, les syndicats et les droits civils sont illégaux.
Les minorités religieuses persécutées de Homs considéraient le gouvernement syrien comme leur allié contre les "libérateurs" de l’ASL, les chéris des médias étasuniens et les marionnettes au service de la politique étrangère de l’Arabie Saoudite.
La persécution des minorités
Un article d’opinion du New York Times (*) a décrit les faits mieux qu’aucun reportage précédent :
"L’opposition [l’armée Syrienne Libre] armée et financée par l’Arabie Saoudite a "nettoyé" la province de Homs de 80 000 chrétiens en les chassant de chez eux... en mars et ces chrétiens ont petit à petit abandonné l’espoir de rentrer chez eux un jour".
"Le nettoyage ethnique perpétré par les rebelles [l’Armée Syrienne Libre] a conduit une partie des Sunnites qui au départ soutenaient les rebelles et des Syriens qui hésitaient entre les deux camps à se rallier à Assad. Beaucoup de gens qui auparavant considéraient le régime comme une kleptocratie, le voient maintenant comme le meilleur défenseur du pluralisme [ethnique et religieux] en danger. "
La complicité des Etats-Unis
Cette soudaine volte-face révèle des faits qui sont connus depuis longtemps par le gouvernement et les médias étasuniens. Le New York Times ajoute :
"Washington est conscient de l’ampleur du problème [fanatisme religieux et persécution des minorités]. Déjà en juin 2011, Robert Stephen Ford, l’ambassadeur étasunien en Syrie, avait prévenu ses homologues à Damas de ce qu’Al Qaeda avait infiltré les forces de l’opposition. En s’entêtant à soutenir la tentative de l’Arabie Saoudite pour déstabiliser la Syrie, Washington, loin d’aider Israël ou d’affaiblir l’Iran, contribue a créer une crise humanitaire qui reviendra hanter les Etats-Unis.
En résumé : les politiciens étasuniens des deux partis politiques ont menti au public sur la vraie nature du conflit en Syrie parce que le spectacle d’un pays non allié des Etats-Unis détruit par de barbares luttes ethniques et religieuses leur donnait un avantage politique.

Un dernier extrait de l’article du New York Times :
"L’indifférence apparente de la communauté internationale à la dégradation de la situation des minorités religieuses syriennes -et le fait que les gouvernements occidentaux unis contre Assad n’aient quasiment jamais critiqué les forces d’opposition- nourrit un profond sentiment anti-étasunien parmi les Syrien laïcs qui voient les Etats-Unis s’aligner sur l’Arabie Saoudite, le berceau du Wahhabisme [sunnisme extrémiste], contre l’état le plus résolument laïc du monde arabe."
Voilà. il a fallu plus d’un an, mais tout à coup, tout n’est plus blanc ou noir dans la guerre syrienne, ce n’est plus les bons contre les méchants. Il n’est pas question de porter le gouvernement syrien aux nues, mais la dévastation infligée au pays l’a été sur de fausses prémices à l’instigation de puissances étrangères -l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis- qui voulaient à tous prix annihiler le pays pour isoler l’Iran et faciliter le renversement de ce dernier.
 Prétendre que cette entreprise meurtrière est une avancée de la démocratie -comme l’ont fait les politiciens et les médias étasuniens- n’est pas seulement un sommet d’hypocrisie ; cela rentre dans la catégorie réservée à ceux qu’on appelle des criminels de guerre.
Shamus Cooke
Shamus Cooke est assistant social et syndicaliste, et il écrit pour Workers Action (www.workerscompass.org).
Note : * Lien de l’article en question : http://www.nytimes.com/2012/08/04/opinion/syrias-crumbling-p...
Pour consulter l’original : http://www.countercurrents.org/cooke050812.htm
Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 17389 http://www.legrandsoir.info/l-avenir-de-la-syrie-liberee-nettoyage-ethnique-religieux-et-genocide-countercurrents.html

mardi 7 août 2012

الاوراق الاميركية الجديدة ضد سوريا : مفضوحة و ساقطة ايضاً العميد امين حطيط Syrie : États-Unis et terrorisme international… nouvelles cartes… même combat !

Il arrive un moment où les mots les plus simples traduisent  les situations les plus compliquées parce qu’elles finissent par ne plus prêter à discussion : toutes les guerres sont sales, mais la guerre non déclarée à la Syrie par 133 pays plus ou moins directement concernés est la plus sale de toutes, progrès oblige ! Reste à savoir quelles sont les catégories réellement responsables du pilonnage médiatique immonde, mis à part les dirigeants politiques qui n’osent même pas invoquer les raisons de leur acharnement à détruire toujours plus en invoquant leur « Responsabilité De Protéger », alors qu’ils ne semblent pas pouvoir protéger leurs propres populations des menaces  qui s’accumulent à l’horizon [1]… Une guerre groupée tellement sale et inavouable qu’elle a mobilisé la soi-disant fine fleur de leurs médias, journalistes, intellectuels, experts, et prétendus amis… non seulement pour lobotomiser tous ceux qui sont en situation de leur donner un blanc seing ou qui ne se sentent pas concernés, mais aussi pour faire taire ceux qu’ils agressent au cas ou la lobotomie serait imparfaite. Comment parler autrement de la non-condamnation des attaques criminelles menées bombes battantes  contre des journalistes syriens qui ne font rien d’autre que tenter de lever le voile sur leurs mensonges au prix de leur propre vie ?  Propagande nous dira-t-on ! Dans ce cas, un récent exemple suffira peut-être à réviser leur accusation, celui du présentateur journaliste de la télévision syrienne Mohamed al-Saeed dont l’enlèvement, à Damas à la mi-juillet, a pourtant été signalé par « Reporters sans frontières » [2] ! Le 4 Août, al-Nusra émanation du réseau al-Qaïda a revendiqué son meurtre et posté sa photo prise avant sa mort… est-ce que la corporation des journalistes de France, de Navarre, ou d’ailleurs s’en est offusquée et a cessé de mentir ? Cet homme le voici dans son environnement naturel [3], la Syrie, pays certainement imparfait mais où l’on assassine un mode de vie, un multiculturalisme, une multiethnicité harmonieuse depuis des siècles malgré des épisodes de zizanie semés par toutes sortes d’envahisseurs et de croisades, mais qui est devenu un danger menaçant les plans successifs de partition du Moyen-Orient, comme si les conséquences de celle réalisée par les accords de Sykes-Picot en 1916 n’avaient pas assez fait de dégâts et de malheurs pour en ajouter une seconde couche ! Le colonialisme déclaré n’est plus acceptable par des sociétés a priori civilisées ? Qu’à cela ne tienne, reste la solution du colonialisme déguisé… déguisé par les médias des sociétés civilisées [4] !  Mais la Syrie se défend et résiste comme nous l’explique le Général Hoteit, et quelles que soient les rumeurs allégrement colportées par l’Armada de journalistes engagés, bon gré mal gré, depuis bientôt un an et demi…  [NdT].
Il n’aura pas fallu plus de deux jours aux USA  pour jeter de nouvelles cartes dans ce qu’il est convenu d’appeler « la crise syrienne » : d’abord celle de la démission  de Mr Kofi Annan,  puis celle de la résolution adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU sur la base d’un projet dicté aux saoudiens [5], suivies de leur décision déclarée et explicite d’armer la soi-disant opposition syrienne… [6]. Certains observateurs pourront toujours se dispenser de faire le lien entre ces trois cartes ;  nous pensons qu’elles relèvent du même jeu, répondent pratiquement aux mêmes raisons, et sont censées mener aux mêmes objectifs. 
Pour commencer, il nous faut rappeler ce que nous avons précédemment dit quant à l’étroite collusion de Mr Annan avec l'administration américaine pendant et après l’exercice de ses fonctions au poste de Secrétaire général de l’ONU. J’en ai moi-même fait l’expérience  en 2000 [Israël se retire du Liban sud mettant fin à 22 ans d’occupation… Mr Annan propose ses bons offices pour la certification du retrait israélien… NdT] où j’ai pu constater l’ampleur de sa stricte obéissance  aux ordres des USA, même lorsqu’ils étaient donnés au détriment de la justice et de l'équité. Dès lors, sa nomination en tant que représentant du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en Syrie n'a pu se faire que par leur volonté, d’autant plus que  Ban Ki-moon - le Secrétaire général actuel -  est le plus inféodé de tous ses prédécesseurs, au point que beaucoup le considèrent comme un simple « fonctionnaire US » rattaché à cette organisation. C’est pourquoi nous disons que la démission de Mr Annan a été au minimum planifiée collectivement dès le départ ou, et c’est plus probable, a été exécutée sur ordre décrété par les USA tout comme la dernière résolution adoptée par l'Assemblée générale de l’ONU qui a nécessité le paiement de trois milliards de pétrodollars saoudiens et qataris pour obtenir une majorité de votants, aussi maigre soit-elle.
Ce qui est remarquable est que ces prises de position sont arrivées au cours de  la semaine suivant les opérations menées par l'Armée syrienne pour parer au coup fatal du plan mis au point par les États-Unis et baptisé " volcan à Damas… séisme en Syrie », plan qui a mobilisé d’énormes moyens pour, selon eux, mettre à genoux Damas et Alep, puis détruire la Syrie et renverser son gouvernement ! Mais le plan a échoué à Damas où l’Armée a réussi à contrecarrer l'agression en empêchant les terroristes de prendre les commandes dans neuf quartiers nettoyés de leur présence en un temps record, avant de se diriger vers Alep pour traiter le problème comme il se doit par une confrontation décrite comme la  « bataille décisive » ou la « bataille finale » de la crise syrienne…
Cette évolution sur le terrain a déclenché la mobilisation d’une agressivité médiatique paroxystique « internationale » devant le simple fait que les autorités syriennes aient décidé de nettoyer Alep des agresseurs entrés pour propager le terrorisme US… Une décision que les USA ont jugée menaçante pour la réussite de leur plan d’attaque à partir du moment où ils ont réalisé que sa mise à exécution n’était plus qu’une question de temps, fonction  des moyens adéquats permettant le minimum de pertes possibles. C’est donc quasi immédiatement que les USA ont jeté leurs nouvelles cartes dans la bataille et c’est ainsi que nous avons assisté à une démission, suivie d’une résolution de l'Assemblée générale de l’ONU, puis du soutien présidentiel déclaré aux terroristes et confié pour exécution à  la  CIA !  Ce qui nous amène à aborder les objectifs visés par ce dernier jeu de cartes US, tout en notant  que la démission de Kofi Annan est probablement formelle puisque la nomination d’un remplaçant ne pose pas problème et que la résolution votée par l'Assemblée générale des Nations unies n'a pas de valeur juridique contraignante, d’autant plus qu’elle a été adoptée par un groupe de pays US contre un autre groupe de pays qui rejette la politique US, consacrant la division de la communauté internationale sur la crise syrienne ; ce qui n’a rien changé à la donne mise à part la décision US d’armer des terroristes ! Ceci dit, ce n’est pas nouveau puisque les États-Unis sont les donneurs d’ordre aux serviteurs du Qatar, de l'Arabie saoudite et de la Turquie ; les maitres qui ont exigé jusqu’ici le financement de toutes les fournitures d’armes aux terroristes, ce qui n’a pu échapper à n’importe quel observateur doué de raison. Par conséquent nous pouvons dire que ces trois cartes n’auront pas modifié le fond de l’affaire !
Il n’en demeure pas moins qu’il est important de passer en revue  les objectifs attendus  par ce nouveau jeu de cartes US : 
1. Mettre la pression sur les autorités syriennes pour qu’elles s’abstiennent d’entrer  dans la bataille de nettoyage d'Alep tout en donnant aux terroristes une chance supplémentaire pour compenser leurs pertes à Damas,  et surtout renforcer leurs positions dans l'espoir de la convertir en une nouvelle Benghazi syrienne ; la ville d’Alep étant devenue, de leur point de vue, le centre principal d’une bataille qu’il n’est pas concevable de perdre alors qu’une intervention militaire directe pour la sauvegarde des terroristes est toujours impossible. Les trois nouvelles cartes auraient pu être autant d’atouts pour y parvenir, mais ça n’a pas fonctionné…
2.  Rendre les autorités syriennes seules  responsables de l'échec de la mission de paix de Kofi Annan, faire pression sur les Russes et les Chinois pour qu’ils  changent de comportement au sein du Conseil de sécurité, et réussir à mettre la Syrie sous tutelle en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Nous n'avons pas été surpris par le discours de Mr Annan expliquant le processus de transition… suite à sa démission. Il correspondait aux concepts développés par les USA après la Conférence de Genève pour exiger encore une fois la destitution du Président Bachar al-Assad ; ce qui avait été rejeté le jour même par le ministre russe des Affaires étrangères, et ce qui semble toujours hors d’atteinte étant donné la division de la communauté internationale sur le sujet.
3. Remonter le moral des terroristes, après l'effondrement qui a poussé l’un des   chefs  de cette "Armée libre du terrorisme US " à déclarer qu’ils allaient se retirer des villes en raison de leur incapacité à poursuivre la confrontation, un message destiné à ceux qui sont concernés par le maintien du terrorisme vu qu’une solution pacifique à la crise syrienne est désormais totalement incompatible avec le plan US et que le seul moyen de le sortir de l’impasse passe par des agressions armées successives nécessitant un  recrutement  maximum de moyens pour pouvoir se poursuivre.
4. Pousser le groupe des « prétendus amis de la Syrie » et « les oppositions syriennes rivales » à la cohésion souhaitée pour renforcer les forces attaquantes,  surtout après les conflits apparus au grand jour pour toujours plus d'argent et de pouvoir.
Il n’empêche que ce constat est arrivé dans des circonstances qui permettent à tout observateur de déduire des vérités que les USA et son « Axe agresseur de la Syrie » ont voulu dissimiler ou falsifier  depuis près d'un an et demi :
1. Leur propre conviction que la Syrie est encore forte et solide de par  son peuple et son armée et que malgré toute la violence de leur attaque il leur a été impossible d’atteindre leurs objectifs.
2. La solidité des prises de position du front régional, international, et stratégique du camp clairement opposé à l'agression US quels qu’en soient les prétextes et sous n’importe quelles conditions.
3. L’échec et l’effet contraire du marché de dupe attendu par la soi-disant mission de paix - déclarée morte avant même d’être née - de Kofi Annan dont la démission les a ramenés devant l’Assemblée générale des nations unies pour ne déboucher que sur la décision US d’armer les oppositions syriennes qui n’en ont jamais voulue ; ce qui confirme que Mr Annan n’était qu’un « cheval de Troie » qui n’a réussi ni à tromper les Syriens, ni à convaincre leurs alliés de céder à l’exigence première du plan US :  la destitution du Président syrien pour faire main basse sur la Syrie. Mr Annan a donc démissionné non sans essayer de masquer la responsabilité de l’Occident dans  l’échec de sa mission par la résolution de l'Assemblée générale de l’ONU.
En revanche, les mêmes cartes jetées dans cette guerre ouverte contre la Syrie lui ont permis ainsi qu’à ses alliés de réaliser des bénéfices non négligeables :
1. Prouver la complicité et la scandaleuse servitude de l'Arabie saoudite devant l’occupation israélienne de deux de ses iles depuis 1967 sans coup férir pour les libérer, son unique souci se résumant à travailler à l’intervention militaire étrangère en Syrie pour la détruire ; ce qui a été clairement dénoncé par le délégué permanent syrien auprès des Nations Unies, Mr Bachar al-Jaafari.
2. Amener les USA à se dévoiler en tant que vrais parrains du terrorisme mondial puisque après avoir confirmé devant le monde entier que l’organisation d’al-Qaïda était grandement responsable des actes terroristes infligés à la Syrie, ils ont publiquement annoncé leur volonté d’armer ce terrorisme et par décision présidentielle de surcroit ; ce qui signifie qu’ils reconnaissent qu’USA et al-Qaïda mènent un même combat !
3. Confirmer la légitimité du combat de la Syrie face au terrorisme armé ; ce qui fait échec à toutes les calomnies passées ou futures à cet égard.
Dr Amin Hoteit
Article original : Al-tayyar
الاوراق الاميركية الجديدة ضد سوريا : مفضوحة و ساقطة ايضاً 
http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/amine-heteit-hh-9125.htm
Article traduit  de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca.
Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.