mardi 26 juin 2012

le soutien aveugle au terrorisme sioniste....« Celui qui voit un problème et qui ne fait rien, fait partie du problème » M. Ghandi

....Les chefs sionistes sont des êtres pervers qui ont perdu le sens des réalités. Leurs extravagances criminelles, au mépris du droit international, ont porté la violence à son paroxysme au cœur de la société palestinienne, ont fini par ruiner la paix au Moyen-Orient....

Depuis le partage de la Palestine imposé en 1947 par l’ONU (pressurée par les Etats-Unis), l’entité sioniste n’a cessé de terrifier les Palestiniens, de les emprisonner (souvent sans procès), de les diaboliser, d’anéantir leur patrimoine culturel, de les exproprier, de détruire leurs champs, de les assassiner – cela à portée du regard du monde entier. Dans les prisons de l’occupant, les conditions de détention sont épouvantables : les détenus palestiniens n’ont pas droit à un avocat ; ils sont violés à l’aide de matraques, privés de sommeil, torturés avec beaucoup de cruauté (et de plaisir)… Les enfants n’échappent pas à la barbarie : une vingtaine par jour sont trainés devant la Cour militaire de « Ofer ». « Les arrestations sont effectuées au milieu de la nuit, généralement sur simple dénonciation de quelqu’un qui n’est souvent qu’un enfant lui-même »... (1)
La politique d’apartheid, désormais banalisée, est une humiliation quotidienne. Les Palestiniens survivent dans des « bantoustans isolés, entourés de murs menaçants, de tireurs d’élite embusqués, de checkpoints, de routes réservées aux colons et de constructions incessantes de colonies juives sur la terre confisquée ». (2) Jamais dans l’histoire humaine, une force d’occupation n’a été aussi fasciste, aussi meurtrière. Jamais on n’a vu autant d’arrogance.
Les chefs sionistes sont des êtres pervers qui ont perdu le sens des réalités. Leurs extravagances criminelles, au mépris du droit international, ont porté la violence à son paroxysme au cœur de la société palestinienne, ont fini par ruiner la paix au Moyen-Orient. Alice Walker, auteur du roman « Couleur pourpre » (qui a refusé que celui-ci soit publié en Israël), affirme que la politique israélienne est pire que la ségrégation qu’elle avait subie jadis en tant que noire américaine et pire que le système d’apartheid qui a sévi en Afrique du Sud. (3)
Les atrocités commises par les colons (armés) et les soldats sont presque toujours ignorées/justifiées par les médias aux ordres. L’imposture, les mensonges et les innombrables complicités ont atteint un stade tel que l’indignation semble vaine. De temps en temps, Abbas et sa clique (Fayyad, Erekat et Qoreï) ressortent le canular appelé « processus de paix ». Pendant qu’ils simulent l’autorité, l’expansion territoriale s’accélère. « Nous sommes les rois du faire traîner et ça marche toujours ! », disent les meneurs sionistes.
Comment se fait-il que des malfrats ayant commis des crimes monstrueux, tout à fait établis et pendant tant d’années contre une population civile sans défense, réussissent encore à se faire passer pour des victimes ? Comment peut-on croire au spectre du « rejet à la mer » et aux « pogroms d’extermination » par des roquettes artisanales ? Applaudir et soutenir des êtres sanguinaires (Sharon, Lieberman, etc.), les recevoir avec tous les honneurs est extrêmement dangereux. L’incroyable lâcheté/complicité affichée par les maîtres du monde est inconcevable autant qu’insupportable.
L’appui fanatique de Washington
L’État juif, d’aucuns aujourd’hui le considèrent comme la menace la plus immédiate pour l’avenir de la planète. Qu’importe, il est aux anges : les chancelleries occidentales soutiennent ses visées hégémoniques et le Conseil de Sécurité, faisant preuve d’une irresponsabilité abyssale, lui permet d’accroître sa puissance nucléaire loin de tout contrôle…
Il y a bien sûr l’appui silencieux de l’Europe, mais il y a surtout le soutien actif et fanatique de l’allié étasunien. La politisation et la militarisation extrêmes du sionisme n’ont été possibles que grâce à ce soutien. Elles n’auraient pas été possibles sans l’appui énergique de la diaspora juive américaine, dont le pouvoir et l’influence se sont développés d’une manière phénoménale après la Seconde Guerre. Le lobby juif – nettement et notoirement israélien – est l’un des lobbies les plus imposants. Il fait partie intégrante du champ politique aux Etats-Unis. Près de trois quarts des membres du Congrès assistent à la conférence annuelle de l’AIPAC. Mark Twain a dit un jour que ces individus étaient « les esprits les plus petits […] et les cœurs les plus lâches que Dieu ait faits ». (4)
Les fameuses « négociations » avec les Israéliens sont une mascarade à couper le souffle. Les Barak, Olmert et Livni ont demandé toujours plus. La mise en scène se répète à l’infini. Il va sans dire qu’un peuple affaibli, dépossédé de tout, trahi par tous, ne peut pas négocier avec un occupant surpuissant. Les documents divulgués l’an dernier par Wikileaks montrent le mépris total de l’intervenant étasunien pour les demandes palestiniennes et son impuissance absolue à obtenir du protagoniste sioniste la moindre concession. Le fait que Washington, en tant que « médiateur », soit à la fois juge et partie montre déjà l’ampleur de la mystification.
On comprend dès lors que le travail de nettoyage ethnique en Palestine se poursuive sans aucune retenue ni contrainte. « Obama nous apprend que la sixième armée au monde – qui fabrique ses avions, ses drones, ses canons, ses satellites ses bombes atomiques – doit pouvoir et a le droit de se défendre contre des guerriers qui en sont encore aux arbalètes. Outre ses moyens propres, la communauté internationale veillera sur elle ». (5) Voilà où nous en sommes.
Un jour, l’ONU parvient à présenter une résolution contre les colonies. Que fait alors l’Empereur Obama ? Par automatisme et sans aucun scrupule, il oppose son veto, dit oui à la spoliation effrénée… Devant l’AIPAC, il déclare sagement que les Etasuniens partagent les mêmes valeurs avec l’Etat juif. Quelles valeurs ?... Et voilà que l’Histoire nous rappelle que les Etats-Unis sont une société de colons. Des colons qui ont exterminé les Amérindiens, méthodiquement et sur une longue période. « Le colonialisme de peuplement c’est ce qu’il y a de pire comme impérialisme, le genre le plus sauvage parce qu’il requiert l’élimination de la population indigène. Ce n’est pas sans relation, je crois, avec le soutien automatique des Etats-Unis à Israël, qui est aussi une société coloniale. La politique d’Israël d’une certaine façon fait écho à l’histoire étasunienne, en est une réplique ». (6)
Les Etats-Unis sont dans le fond une société raciste. Ce ne sont pas leurs soldats qui urinaient sur les cadavres de talibans en Afghanistan, qui se faisaient photographier à côté de cadavres d’Irakiens (pour le souvenir, pour montrer aux copains) ? Aujourd’hui, des touristes étasuniens affluent vers le camp de Gush Etzion, en Cisjordanie occupée, pour suivre des cours sur l’assassinat et la liquidation de « terroristes ». Ils vivent pour un temps l’excitation de l’extrémisme hébreu, assimilent « les valeurs du sionisme » et obtiennent un diplôme ! (7)
Le soutien inconditionnel à Israël s’explique, de plus, par le caractère profondément religieux de la société étasunienne, par l’idée bien incrustée dans les esprits de « la terre promise par Dieu à Israël ». Les chrétiens sionistes ont joué un rôle clé dans la prééminence accordée historiquement à Israël par le pouvoir. Et l’on notera que « le sionisme chrétien précède le sionisme juif et il est beaucoup plus puissant ». (8)
Ces brèves considérations montrent que le problème ne se limite pas aux décideurs : « le meurtre d’une nation par Israël, prévient Chomsky, est aussi commis de nos mains ». (9) Car la responsabilité des destructions et des crimes perpétrés en Palestine (comme en Irak, en Afghanistan, en Libye) repose sur les dirigeants au pouvoir autant que sur ceux qui adhèrent à leur politique. Les citoyens américains ne sont pas innocents : ils paient des impôts et acceptent tacitement le financement des crimes sionistes. Ils sont bel et bien impliqués dans l’action des politiques qu’ils ont élus. S’il est certain que ceux-ci ont trahi les Palestiniens, la société civile devrait normalement prendre la relève.
L’Europe : le crime du silence
L’Etat hébreu, doté d’une quantité excessive d’armes, est assuré en plus du soutien inconditionnel des Européens. Un tel soutien peut s’expliquer par les intérêts économiques ou/et par le sentiment de culpabilité découlant des histoires martelées sur « l’holocauste ». Il s’explique surtout par l’influence pesante et sans-gêne de Washington.
L’Apartheid fait partie des infractions visées par le Statut de Rome, mais jamais les représentants de l’Union européenne n’ont pris position contre l’apartheid israélien et son renforcement. L’accord d’association UE-Israël, foncièrement contre nature, comprend une clause formelle sur le respect des droits de l’homme. « L’UE a l’obligation d’invoquer cette clause et de punir Israël si nécessaire quand il dépasse les limites. Pour moi le problème est la lâcheté de nos politiciens qui n’ont pas la volonté politique d’affronter le pouvoir hégémonique des Etasuniens ou des Israéliens dans les affaires internationales ». (10)
L’Europe prête le flanc à toutes les fourberies. Par exemple, en Grande-Bretagne, le Fonds National Juif (JNF) se présente comme une association écologique qui œuvre pour le reboisement des terres en Palestine, alors qu’il est en réalité « un auxiliaire de l’Etat d’Israël, spécialisé dans le vol de terres palestiniennes ». Grâce au statut caritatif qu’il a acquis, le JNF parvient à recueillir de l’argent « sur le dos des contribuables britanniques ». Un membre des Verts, affirme : « Le JNF est un outil majeur de l’apartheid et du nettoyage ethnique palestinien, qui opère de manière paraétatique sur l’administration des terres ». (11)
Manifestement, l’entité sioniste sous-traite sa politique aux Etats européens. Elle profite depuis longtemps et sans vergogne de leur complicité (au moins de leur silence). Ceux-ci, à n’en pas douter, devraient rendre des comptes pour une telle collaboration. L’assentiment qui accueille les forfaits commis à répétition est une forme extrêmement grave d’entente criminelle ; il révèle aussi la faillite morale du monde « civilisé ».
En France, le gouvernement, en se livrant à un odieux chantage à l’antisémitisme, encourage l’occupation et les visées hégémoniques de l’Etat juif. Les intellectuels qui soutiennent le peuple palestinien se font insulter. Il y a un an, les 400 élus qui ont soutenu la flottille de solidarité turque ont été « nommément traités de collabos et comparés à ceux qui dénonçaient les Juifs pendant la 2ème guerre mondiale ». (12) Récemment, ceux qui ont appelé au boycott d’Israël (campagne BDS) ont été accusés de provocation, de discrimination et d’incitation à la violence. Personne ne s’est indigné des appels au boycott du Mexique, de la Chine, de la Syrie… Seul le boycott d’Israël constituerait une « discrimination contre une nation ».
Les énergumènes de la Ligue de Défense Juive ont la double nationalité, agressent et blessent des citoyens, saccagent des locaux (Librairie Résistances à Paris), recrutent sur leur site des tueurs « pour aller casser du Palestinien en Cisjordanie, s’entraînent militairement dans les locaux connus de la police française »… (13) C’est évidemment très grave, mais personne ne s’en offusque.
Aucun pays n’échappe aux intimidations des sionistes, surtout s’il est faible. Ainsi, en été dernier, la Grèce a été acculée à renoncer à son soutien à la flottille humanitaire pour Gaza. Prise en tenaille, elle a été menacée d’annulation du projet de construction d’un pipeline de gaz en Méditerranée. « Il y a un soutien public énorme pour la flottille mais le gouvernement est violemment pressuré par les Israéliens… Israël va tenter de détruire l’économie grecque s’ils laissent la flottille sortir des ports grecs ». (14) Cela fait penser à la Turquie : il suffirait de brandir le chantage sur l’Arménie pour que son gouvernement perde sa dignité sans la moindre résistance.
Pays arabes : apathie et complicité
L’Egypte, une dictature brutale, était fermement soutenue par les Etasuniens, en raison de son dévouement à « maintenir la stabilité » au Moyen-Orient. Pour les chefs sionistes, le pays voisin idéal est celui qui est dirigé par un autocrate docile. La disparition aujourd’hui de Moubarak n’est pas pour les réjouir. C’est grâce au soutien servile de ce collabo sans scrupules que la politique de nettoyage ethnique et le blocus de la bande de Gaza ont été rendus possibles.
Le jargon utilisé est particulièrement révélateur des obsessions de l’Empire. Les termes « stabilité » et « modération » ne désignent rien d’autre qu’une orientation pro-israélienne. Lorsqu’on entend que les Etats-Unis veulent « renforcer l’engagement de la Jordanie en faveur de la paix, la stabilité, la modération et la lutte contre le terrorisme », il faut comprendre : « en faveur de la soumission totale aux intérêts sécuritaires d’Israël et contre la lutte héroïque des Palestiniens ». (15)
Que dire de l’Arabie saoudite, le second allié majeur des Etasuniens (après Israël) ? Le seul souci de la dynastie wahhabite est de se maintenir au pouvoir et cela est garanti par Washington. A ce titre, K. Christison écrit : « Les USA ont réussi à endiguer toute velléité saoudienne de défendre les Palestiniens et les ont convaincus de s’aligner au moins implicitement sur Israël dans la plupart des cas, comme pendant l’attaque du Liban en 2006 ou pendant l’assaut contre Gaza de 2008-2009, ou en ce qui concerne la menace supposée que représente l’Iran. Le temps où les Saoudiens en voulaient aux USA de leur soutien à Israël pour déclarer un embargo pétrolier comme en 1973, est depuis longtemps révolu ». (16)
Le Qatar, quant à lui, a été le premier des États du Golfe à établir des relations avec l’entité sioniste. Il agit en étroite collaboration avec les Etats-Unis pour appuyer à fond leur mainmise sur la région. Actuellement, il joue le rôle du porte-monnaie dans lequel les conspirateurs occidentaux se servent sans vergogne pour financer les attaques meurtrières contre la Syrie.
Alors les questions latentes et inévitables se posent. En acquiesçant à l’hégémonie sioniste, l’Occident américano-centré ne favorise-t-il pas les menées les plus préjudiciables pour l’Etat qu’il couve ? En incitant cet Etat créé de toutes pièces à l’aveuglement et à la rigidité, en lui faisant croire qu’il peut continuer indéfiniment sur la voie de la démesure, ne le destine-t-il pas en fin de parcours à faire face à son propre sort ?
Les affairistes cyniques et les marchands de l’armement, les officines sionistes et les média-menteurs ne sauraient garantir ad vitam aeternam la constance de la relation privilégiée entre l’Empire et l’entité sioniste. « Et même si cette relation se poursuit un certain temps, sa base est maintenant beaucoup plus fragile. Si on considère, à l’autre bout de l’échiquier, les persistantes puissances régionales anti-étasuniennes [… et] le renversement des derniers dictateurs pro-étasuniens, on se rend compte que, même s’il dure, le soutien étasunien ne sera peut-être pas suffisant pour maintenir dans l’avenir un "Etat juif" raciste et ethnique au cœur d’un monde arabe en plein bouleversement ». (17)
Le doute n’est pas permis : les droits des Palestiniens sur leur terre sont imprescriptibles et inaliénables. L’injustice criminelle, la cruauté et la haine arrogantes finiront tôt ou tard par provoquer une résistance générale. Le journal israélien Yediot Ahranot le reconnaît : « la réputation d’Israël est à son plus bas niveau. Les acteurs et les académiciens nous boycottent ». (18) Aucun Empire n’est éternel. L’ouvrage de Fareed Zakaria « The Post American World » (2008) a montré que « l’émergence de la Chine et, dans une moindre mesure, de l’Inde et du Brésil, voire le retour de la Russie obligent l’hyperpuissance à moins de manichéisme ». (19) Obama, qui a lu le livre, devrait comprendre une telle vérité.
Thami BOUHMOUCH
Professeur univ., Casablanca
http://bouhmouch.blogspot.com
Juin 2012
URL de cet article 17071 http://www.legrandsoir.info/vomito-blanco-le-soutien-aveugle-au-terrorisme-sioniste.html

Paraguay (juin 2012) - Scénario d’un coup d’Etat - Wikileaks : Les Etats-Unis savaient depuis 2009 que l’opposition, au Paraguay, avait l’intention de destituer le président Fernando Lugo, selon un câble publié l’an dernier.

« Il y a des rumeurs qui courent selon lesquelles le leader de la UNACE, le général Lino Oviedo, et l’ex président Nicanor Duarte Frutos, chercheraient à destituer Fernando Lugo au moyen d’un procès politique .à l’intérieur du parlement » disait le texte qui date du 28 mars 2009, envoyé sous le sceau du secret, de l’ambassade des Etats-Unis à Asunción au Département d’Etat dont le siège est à Washington.
La divulgation, publiée en août 2011 par la fondation de Julian Assange met en évidence quelques uns des désaccords observés entre le président et son vice-président.
Selon le câble, l’objectif de Oviedo et de Duarte Frutos serait de profiter de quelques erreur de l’ancien évêque pour mettre sur pied un jugement politique au congrès et s’assurer la suprématie politique. Selon la publication, en cas de victoire du plan des leaders, Franco assumerait la présidence. Duarte, quant à lui, assumerait la présidence du sénat, devenant le troisième
Bien que le libéral (vraisemblablement au sens latino-américain : c’est-à-dire partisan de la liberté plus pour les hommes que pour les marchés) Franco soit le président, Oviedo et Duarte Frutos contrôleraient le Congrès et les tribunaux, disait la publication.
De même, le message secret parlait aussi des « requins de la politique » qui entouraient le chef de l’Etat.
« Nous pensons qu’il se trouve soumis à de grandes pressions », disait le texte, où, par la suite, était décrite la possibilité que quelques uns arrivent à ce qu’il renonce ou affronte un jugement politique.
La destitution de Fernando Lugo par le biais d’un jugement politique a été rejetée par tout le MERCOSUR et une grande partie de l’Amérique Latine : l’Argentine, le Brésil et le Vénézuéla ont déjà retiré leurs ambassadeurs au Paraguay
Informations de Russia Today
Article complet : http://actualidad.rt.com/actualidad/view/47860-WikiLeaks-EE....
Commentaire sur Cubadebate :
jose angel : c’est pour ça qu’ils veulent mettre la main sur Assange. On voit une fois de plus la main de l’Oncle Sam.
http://www.cubadebate.cu/noticias/2012/06/25/segun-cable-de-...

dimanche 24 juin 2012

TROTSKY Léon : Qu’est-ce que la révolution permanente ? (Thèses) - 30 novembre 1929

1. La théorie de la révolution permanente exige actuellement la plus grande attention de la part de tout marxiste, car le développement de la lutte idéologique et de la lutte de classe a définitivement fait sortir cette question du domaine des souvenirs des vieilles divergences entre marxistes russes et l’a posée comme la question du caractère, des liens internes et des méthodes de la révolution internationale en général.
2. Pour les pays à développement bourgeois retardataire et, en particulier pour les pays coloniaux et semi-coloniaux, la théorie de la révolution permanente signifie que la solution véritable et complète de leurs tâches démocratiques et de libération nationale ne peut être que la dictature du prolétariat, qui prend la tête de la nation opprimée, avant tout de ses masses paysannes.
3. Non seulement la question agraire mais aussi la question nationale assignent à la paysannerie, qui constitue l’énorme majorité de la population des pays arriérés, un rôle primordial dans la révolution démocratique. Sans une alliance entre le prolétariat et la paysannerie, les tâches de la révolution démocratique ne peuvent pas être résolues ; elles ne peuvent même pas être sérieusement posées. Mais l’alliance de ces deux classes ne se réalisera pas autrement que dans une lutte implacable contre l’influence de la bourgeoisie libérale nationale.
4. Quelles que soient les premières étapes épisodiques de la révolution dans les différents pays, l’alliance révolutionnaire du prolétariat et de la paysannerie n’est concevable que sous la direction politique de l’avant-garde prolétarienne organisée en parti communiste. Ce qui signifie à son tour que la victoire de la révolution démocratique n’est concevable qu’au moyen de la dictature du prolétariat qui s’appuie sur son alliance avec la paysannerie et résout, en premier lieu, les tâches de la révolution démocratique.
5. Envisagé du point de vue historique, l’ancien mot d’ordre bolchevique, la « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie », exprimait exactement les rapports, caractérisés plus haut, entre le prolétariat, la paysannerie et la bourgeoisie libérale. Cela fut démontré par l’expérience d’Octobre. Mais l’ancienne formule de Lénine ne préjugeait pas quels seraient les rapports politiques réciproques du prolétariat et de la paysannerie à l’intérieur du bloc révolutionnaire. En d’autres termes, la formule admettait consciemment un certain nombre d’inconnues algébriques qui, au cours de l’expérience historique, devaient céder la place à des éléments arithmétiques précis. Cette expérience a prouvé, dans des circonstances qui éliminent toute autre interprétation, que le rôle de la paysannerie, quelle que soit son importance révolutionnaire, ne peut être un rôle indépendant et encore moins un rôle dirigeant. Le paysan suit ou l’ouvrier ou le bourgeois. Cela signifie que la « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie » n’est concevable que comme dictature du prolétariat entraînant derrière lui les masses paysannes.
6. Une dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie, en tant que régime se distinguant, par son contenu de classe, de la dictature du prolétariat, ne serait réalisable que dans le cas où pourrait être mis sur pied un parti révolutionnaire indépendant, qui exprimerait les intérêts de la démocratie paysanne et petite-bourgeoise en général, un parti capable, avec l’aide du prolétariat, de conquérir le pouvoir et d’en déterminer le programme révolutionnaire. L’histoire moderne, notamment l’histoire de la Russie au cours des vingt-cinq dernières années, nous montre que l’obstacle infranchissable qui s’oppose à la formation d’un parti paysan est le manque d’indépendance économique et politique de la petite bourgeoisie (paysannerie) et sa profonde différenciation interne qui permet à ses couches supérieures de s’allier à la grande bourgeoisie lors d’événements décisifs, surtout lors de guerre et de révolution, tandis que ses couches inférieures s’allient au prolétariat, ce qui oblige ses couches moyennes à choisir entre ces deux forces. Entre le régime de Kerensky et le pouvoir bolchevique, entre le Kuomintang et la dictature du prolétariat, il n’y a, il ne peut y avoir aucun régime intermédiaire, c’est-à-dire aucune dictature démocratique des ouvriers et des paysans.
7. La tentative faite par l’Internationale communiste pour imposer aujourd’hui aux pays d’Orient le mot d’ordre de la dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie, depuis longtemps dépassé par l’histoire, ne peut avoir qu’un sens réactionnaire. Dans la mesure où l’on oppose ce mot d’ordre à celui de la dictature du prolétariat, il contribue politiquement à la dissolution et à la décomposition du prolétariat dans les masses petites-bourgeoises et crée ainsi des conditions favorables à l’hégémonie de la bourgeoisie nationale, donc à la faillite et à l’effondrement de la révolution démocratique. Introduire ce mot d’ordre dans le programme de l’Internationale communiste signifie véritablement trahir le marxisme et les traditions d’Octobre du bolchevisme.
8. La dictature du prolétariat qui a pris le pouvoir comme force dirigeante de la révolution démocratique est inévitablement et très rapidement placée devant des tâches qui la forceront à faire des incursions profondes dans le droit de propriété bourgeois. La révolution démocratique, au cours de son développement, se transforme directement en révolution socialiste et devient ainsi une révolution permanente.
9. La conquête du pouvoir par le prolétariat ne met pas un terme à la révolution, elle ne fait que l’inaugurer. La construction socialiste n’est concevable que sur la base de la lutte de classe à l’échelle nationale et internationale. Cette lutte, étant donné la domination décisive des rapports capitalistes sur l’arène mondiale, amènera inévitablement des éruptions violentes, c’est-à-dire à l’intérieur des guerres civiles et à l’extérieur des guerres révolutionnaires. C’est en cela que consiste le caractère permanent de la révolution socialiste elle-même, qu’il s’agisse d’un pays arriéré qui vient d’accomplir sa révolution démocratique ou d’un vieux pays capitaliste qui a déjà passé par une longue période de démocratie et de parlementarisme.
10. La révolution socialiste ne peut être achevée dans les limites nationales. Une des causes essentielles de la crise de la société bourgeoise vient de ce que les forces productives qu’elle a créées tendent à sortir du cadre de l’Etat national. D’où les guerres impérialistes d’une part, et l’utopie des Etats-Unis bourgeois d’Europe d’autre part. La révolution socialiste commence sur le terrain national, se développe sur l’arène internationale et s’achève sur l’arène mondiale. Ainsi la révolution socialiste devient permanente au sens nouveau et le plus large du terme : elle ne s’achève que dans le triomphe définitif de la nouvelle société sur toute notre planète.
11. Le schéma du développement de la révolution mondiale tracé plus haut élimine la question des pays « mûrs » ou « non mûrs » pour le socialisme, selon cette classification pédante et figée que le programme actuel de l’Internationale communiste a établie. Dans la mesure où le capitalisme a créé le marché mondial, la division mondiale du travail et les forces productives mondiales, il a préparé l’ensemble de l’économie mondiale à la reconstruction socialiste.
Les différents pays y arriveront avec des rythmes différents. Dans certaines circonstances, des pays arriérés peuvent arriver à la dictature du prolétariat plus rapidement que des pays avancés, mais ils parviendront au socialisme plus tard que ceux-ci.
Un pays colonial ou semi-colonial arriéré dont le prolétariat n’est pas suffisamment préparé pour grouper autour de lui la paysannerie et pour conquérir le pouvoir est de ce fait même incapable de mener à bien la révolution démocratique. Par contre, dans un pays où le prolétariat arrive au pouvoir à la suite d’une révolution démocratique, le sort ultérieur de la dictature et du socialisme dépendra moins, en fin de compte, des forces productives nationales que du développement de la révolution socialiste internationale.
12. La théorie du socialisme dans un seul pays, qui a germé sur le fumier de la réaction contre Octobre, est la seule théorie qui s’oppose d’une manière profonde et conséquente à la théorie de la révolution permanente.
La tentative faite par les épigones pour limiter, sous les coups de la critique, l’application de la théorie du socialisme dans un seul pays à la seule Russie, à cause de ses propriétés particulières (l’espace, les richesses naturelles), n’améliore rien, mais au contraire aggrave tout. La renonciation à une attitude internationale mène inévitablement au messianisme national, c’est-à-dire à la reconnaissance d’avantages et de particularités spécifiques, qui permettent à un pays de jouer un rôle auquel les autres ne sauraient s’élever.
La division mondiale du travail, la dépendance de l’industrie soviétique à l’égard de la technique étrangère, la dépendance des forces productives des pays avancés à l’égard des matières premières asiatiques, etc., rendent impossible la construction d’une société socialiste autonome, isolée dans n’importe quelle contrée du monde.
13. La théorie de Staline-Boukharine oppose non seulement d’une façon mécanique la révolution démocratique à la révolution socialiste, en dépit des expériences des révolutions russes, mais elle détache aussi la révolution nationale de la révolution internationale.
Elle place les révolutions des pays arriérés devant la tâche d’instaurer le régime irréalisable de la dictature démocratique, qu’elle oppose à la dictature du prolétariat. Ainsi, elle introduit en politique des illusions et des fictions, elle paralyse la lutte du prolétariat pour le pouvoir en Orient et elle freine la victoire des révolutions coloniales.
Du point de vue de la théorie des épigones, la conquête du pouvoir par le prolétariat constitue, à elle seule, l’accomplissement de la révolution (pour les « neuf dixièmes », selon la formule de Staline) ; elle inaugure l’époque des réformes nationales. La théorie de l’intégration du koulak dans le socialisme et la théorie de la « neutralisation » de la bourgeoisie mondiale sont, par conséquent, inséparables de la théorie du socialisme dans un seul pays. Elles tiennent et s’effondrent ensemble.
La théorie du socialisme national dégrade l’Internationale communiste, qu’elle emploie comme une arme auxiliaire utilisable dans la lutte contre une intervention armée. La politique actuelle de l’Internationale communiste, son régime et le choix de ses dirigeants correspondent parfaitement à sa déchéance et à sa transformation en troupe auxiliaire qui n’est pas destinée à résoudre des tâches qu’on lui propose d’une manière autonome.
14. Le programme de l’Internationale communiste, œuvre de Boukharine, est éclectique d’un bout à l’autre. C’est une tentative désespérée pour unir la théorie du socialisme dans un seul pays à l’internationalisme marxiste, qui est cependant inséparable du caractère permanent de la révolution mondiale. La lutte de l’opposition communiste de gauche pour une politique juste et un régime sain dans l’Internationale communiste est indissolublement liée à la lutte pour un programme marxiste. La question du programme est à son tour inséparable de celle des deux théories opposées : la théorie de la révolution permanente et la théorie du socialisme dans un seul pays. Le problème de la révolution permanente a depuis longtemps dépassé le cadre des divergences épisodiques entre Lénine et Trotsky, divergences qui, au surplus, ont été entièrement épuisées par l’histoire. Il s’agit de la lutte entre les idées fondamentales de Marx et de Lénine, d’une part, et l’éclectisme des centristes, d’autre part.
Léon Trotsky
Constantinople, le 30 novembre 1929.

LA REVOLUTION PERMANENTE - JE VOUDRAIS SANS LA NOMMER VOUS PARLER D'ELLE

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle
Comme d’une bien-aimée,
D’une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.
, Georges Moustaki 

C’est elle que l’on matraque,
Que l’on poursuit que l’on traque.
C’est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C’est elle qu’on emprisonne,
Qu’on trahit qu’on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu’au bout, jusqu’au bout.
Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui trame en liberté
Ou bon lui semble.
C’est elle…
Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l’appelle
Révolution Permanente !
C’est elle…
Sans La Nommer

Sans La Nommer -Without Naming Her
Transalted in ENglish by Lydie H Jones

I would like without naming her to speak about her
as of a beloved one, an unfaithful
a very living girl who wakes up
who has tomorrows which sing under the sun

it is her that we truncheon
that we follow, that we hunt down
it is her that rises up,
that suffers and gets on strike
it is her that we imprison
that we betray, that we abandon
that gives us desire to live,
that gives us the desire to follow her until the end

I would like without naming her to pay tribute to her
pretty flower of May or wild fruit
a plant deeply planted on her two feet
and that wanders freely where she feels like going

it is her that we truncheon
that we follow, that we hunt down
it is her that rises up,
that suffers and gets on strike
it is her that we imprison
that we betray, that we abandon
that gives us desire to live,
that gives us the desire to follow her until the end

I would like without naming her to pay tribute to her
beloved or outcast she is faithful
and if you want me to introduce you to her
we call her Permanent Revolution

it is her that we truncheon
that we follow, that we hunt down
it is her that rises up,
that suffers and gets on strike
it is her that we imprison
that we betray, that we abandon
that gives us desire to live,
that gives us the desire to follow her until the end

BHL : L'art de la guerre, avec un verre de vin

PARIS - Elle se trouvait là, dans un coin discret, jamais repérée par les hordes de touristes : ma petite table favorite depuis les années 80 au Café de Flore à Saint-Germain. J'en ai pris possession, j'ai commandé un croque-monsieur et un verre de Chablis, et j'ai repris mes activités, en lisant et en regardant le monde passer devant moi pour la première fois depuis la chute du Roi Sarko.
Première impression : où diable mon bouquiniste peut-il bien se trouver ? La vénérable librairie La Hune, juste au milieu de mon angle de vision, semblait avoir été frappée par le feu de l'enfer. Zeus merci, elle avait déménagé pas loin. Deuxième impression plus prometteuse : BHL ne se trouvait pas au Flore. En fait, le philosophe français Bernard-Henri Lévy, alias BHL, était occupé ailleurs à assurer la promotion de sa prochaine guerre.
BHL n'est pas simplement un philosophe/écrivain/cinéaste, il est avant tout le patron exécutif d'une gigantesque opération de relations publiques montée à la gloire perpétuelle de lui-même. Il dirige pratiquement l'arène culturelle française, de la même manière que Christopher Hitchens pensait faire la pluie et le beau temps aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
Pouvons-nous vivre dans la médiocrité ? Si seulement Sartre était encore vivant pour renvoyer BHL d'un coup de pied dans le derrière vers son jardin d'enfants intellectuel ! BHL s'est rendu dernièrement au Festival du film de Cannes en emportant dans ses bagages quelques rebelles otanesques libyens en guise d'animaux de compagnie - des compagnons de son aventure de « libération », comme Moustafa El-Zagizli, de Bengazi, fièrement présenté comme le « prince des chabab », et le général Ramadan Zarmouth, de Misurata.
Bernard-Henri Lévy et deux combattants syriens
Le colonel Kadhafi avait l'habitude de planter ses tentes à Rome et de faire embrasser ses magnifiques robes par les potentats occidentaux. Les rebelles otanesques libyens, pour leur part, étaient abasourdis et troublés par leur expérience explosive des tapis rouges de Cannes.
Fait décisif, en compagnie de ses Libyens favoris, qui maugréaient contre « l'unité de la révolution », BHL avait également emmené avec lui - qui d'autre ? - ses Syriens favoris, deux Kurdes, des personnages louches en lunettes noires, dont les têtes étaient enveloppées dans des drapeaux syriens. Ils étaient décrits comme « des combattants qui avaient fui la Syrie en cachette, il y a seulement quelques heures, pour découvrir Le Serment de Tobrouk ».
Nous avons donc là le sioniste certifié BHL, emmenant avec lui ses Arabes de service pour visionner la première mondiale de son nouveau film. Oui, toute cette affaire devait faire partie d'un autre exercice de glorification de BHL. Après avoir gagné pratiquement à lui tout seul la guerre de Libye - selon son propre « récit » - BHL a maintenant insisté sur le fait que « ce qui a été fait à Bengazi ne fut pas plus facile que ce qui devrait être fait à Homs ». Garçon ! Apportez-moi un changement de régime avec mon Chablis !
La guerre, c'est moi
Quant au film, diffusé sur les écrans en France et déjà vendu au marché nord-américain, il pourrait aspirer à se qualifier comme pièce surréaliste digne d'Alfred Jarry. Mais en tant que paon hyperactif, BHL n'a pas la moindre faculté d'autocritique, et ce qui reste est un BHL cinéaste se filmant lui-même en tant que réalisateur de l'Histoire en marche. Voilà comment une tradition littéraire et philosophique française vieille de plusieurs siècles se termine : L'Intellectuel est devenu un va-t-en guerre.
En voix off - quelle autre ? - celle de BHL non-stop : un monologue néo-proustien débité qui flirte avec Sun Tzu. BHL parcourt les rues de Bengazi à la recherche d'un héro rebelle postmoderne, et il le trouve en la personne d'Abdul OTAN Jalil.
La scène est à présent installée pour que BHL d'Arabie joue son épopée libératoire, constamment vêtu d'une veste noire, d'une chemise blanche Charvet méticuleusement ouverte pour montrer sa peau blanche, et un téléphone satellitaire collé sur son oreille, depuis les déserts et les montagnes jusqu'aux salons du Palais de l'Elysée et - bien sûr - le Café de Flore qui se révèle à une délégation libyenne éblouie.
Tous, du Roi Sarko à la Reine Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, et il mourut » Clinton et à David Cameron d'Arabie, sont manipulés pour servir d'extras dans une guerre de libération concoctée par BHL. Qui a réellement envie de savoir ce qu'il s'est réellement passé en Libye, comme l'Asia Times Online l'a rapporté pendant des mois ?
BHL rejoue inévitablement le coup de fil tristement célèbre qui aurait converti le Roi Sarko au changement de régime. Sarko lui-même a nourri ce mythe, en déclarant à la télé française en mars 2011 comment cet appel téléphonique l'avait conduit à rencontrer les rebelles de l'OTAN et à démarrer l'offensive franco-britannique. Foutaise ! Le changement de régime avait déjà été décidé à Paris depuis octobre 2010, lorsque le chef du protocole de Kadhafi s'était enfui de Libye pour se réfugier en France.
Maintenant, BHL est très occupé à rappeler au nouveau président français François Hollande « la France fera-t-elle pour Houla et Homs ce qu'elle a fait pour Bengazi et Misurata ? ». Eh bien, la coalition des volontaires est déjà en place : la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Turquie et la Ligue Arabe contrôlée par le Conseil de Coopération du Golfe ! Ils se nomment eux-mêmes « les Amis de la Syrie » et décideront des prochaines étapes du changement de régime, à Paris début juillet.
BHL concède que « sauver l'euro est une obligation impérieuse », mais le drame grec pourrait ne pas empêcher Hollande de passer un coup de fil, exactement comme BHL l'a fait averc son prédécesseur le Roi Sarko, pour convaincre la Russie et la Chine que l'Etat terroriste syrien relève du passé. Evidemment, BHL ne reconnaîtra jamais la nature terroriste de l'Etat israélien envers les Palestiniens, même s'il était sur le point de se faire écraser par un char de Tsahal. De toute façon, si Hollande cale, BHL se tournera vers David Cameron d'Arabie.
BHL insiste pour dire qu'il a réalisé Le Serment de Tobrouk pour la Syrie. En Libye, dit-il, il y avait « une réelle coalition avec les pays arabes, qui impliquait les forces émiraties et qataries ».

Pour l'Emir du Qatar, le Serment de Tobrouk devrait être perçu comme une comédie musicale façon « The Sound of Music ». Après tout, le Qatar a déjà acheté la moitié de la Place Vendôme, une bonne partie des Champs-Élysées et presque tout entre Madeleine et Opéra.

BHL pourrait faire pire que passer lui-même un coup de fil à l'Emir francophile pour lui demander de financer sa prochaine guerre. Mais dites donc, le Qatar arme déjà les rebelles syriens ! Prochaine étape pour BHL? L'Iran. 
Pepe Escobar
Source : TTAXCALA

SYRIE : Le soutien de la CIA à l’opposition syrienne pour les massacres de civils

Le soutien direct de l’Armée Syrienne Libre (ASL) par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la CIA, Le MI6, le Mossad et les armées britanniques et américaines, commence à avoir les résultats désirés, à savoir les assassinats de masse de supporteurs du gouvernement syrien.
Vendredi, l’agence d’informations syrienne SANA a rapporté qu’au moins 25 personnes ont été tuées et leurs corps mutilés par l’ASL ou un groupe terroriste affilié dans le nord de la Syrie. Les victimes ont été kidnappées à Darat Izza dans la province d’Alep. “Les groupes terroristes ont commis un massacre brutal de citoyens à Darat Azzeh, personnes qu’ils avaient kidnappées plus tôt dans la journée”, a dit l’agence SANA.
L’affaire a été virtuellement totalement ignorée par les médias de l’establishment américain.
Mercredi dernier, un diplomate des Nations-Unies, le Major General Robert Mood, a félicité l’ASL pour son “efficacité”. Mood est un général de l’armée norvégienne et est à la tête de la mission “de paix” de l’ONU en Syrie. Il a suspendu les opérations parce que la Syrie insistait sur le fait de vouloir maintenir sa souveraineté.
La ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton a dit à Charlie Rose dans la semaine que les Etats-Unis travaillent avec l’ASL et d’autres groupes d’opposition afin de les transformer en une force capable de renverser le régime Al-Assad. “Nous travaillons d’arrache-pied pour booster et mieux organiser l’opposition. Nous avons passé beaucoup de temps là-dessus. C’est toujours en développement.” A t’elle dit.
La CIA admet maintenant publiquement qu’elle travaille avec l’ASL. Elle lui procure des armes automatiques, des lance-grenades, des munitions et des armes anti-chars, d’après un rapport publié par le New York Times. Le Times a dit que la CIA considère donner à l’ASL des images satellites et autres détails de renseignement sur les endroits où se trouvent les troupes syriennes et ses mouvements. Le ministère des affaires étrangères américain a autorisé une aide de 15 millions de dollars pour une “aide non léthale” à des “groupes d’opposition civile” en Syrie, d’après ce même rapport.
En 1987, l’ancien chef de station de la CIA en poste en Angola en 1976, John Stockwell, a dit que la CIA était responsable de dizaines de milliers d’opérations secrètes et de programmes de déstabilisation depuis qu’elle a été créée par le congrès par le vote de la loi sur la sécurité nationale de 1947. A cette époque (1987), Stockwell estimait qu’environ 6 millions de personnes avaient été tuées dans des opérations secrètes de la CIA.

Article original en anglais :
http://www.infowars.com/cia-supported-syrian-opposition-massacres-civilians/print/

Traduction : Résistance 71

samedi 23 juin 2012

Etats-Unis - Les Etats-Unis étalent leur hypocrisie : Washington dénonce l’armement de la Syrie par la Russie tout en armant le Bahreïn (Forbes)....Et il est temps que les responsables politiques américains cessent leur petit jeu international de « faites ce que je dis et pas ce que je fais »....

...Si Washington veut armer des régimes oppressifs, il ne peut pas à la fois préserver sa crédibilité et protester si Moscou en fait autant. Y compris en Syrie...

Il n’y a pas si longtemps, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton disait que le Président Bashar Assad était une force de réforme. Maintenant elle se dit scandalisée par la Russie accusée de soutenir Assad en lui livrant des armes. Au même moment, les Etats-Unis sont en train d’armer le gouvernement de Bahreïn, qui opprime sa minorité Chiite.
La duplicité et l’hypocrisie sont peut-être inévitables en diplomatie, mais une duplicité et hypocrisie flagrantes ne le sont pas. Dénoncer solennellement Moscou parce qu’il se comporte comme Washington ternit l’image internationale de l’Amérique.
La Syrie est une tragédie, une guerre civile où la majorité de la population tente de renverser une dictature familiale. Mais contrairement à la Libye, une partie importante de la population soutien Assad ou s’oppose à une révolution qui pourrait déboucher sur une vague de violences contre les minorités ethniques et religieuses. L’avenir est sombre et il n’y a pas grand-chose que Washington puisse faire.
Par ailleurs, il n’y a là aucun enjeu pour la sécurité des Etats-Unis, ni même d’enjeu quelconque, qui puisse justifier une intervention militaire de plus dans un pays Musulman et Arabe. L’humanitaire n’est pas non plus une justification acceptable. L’Irak devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui pensent que la guerre peut être un outil sophistiqué pour mener de délicats changements sociaux à l’étranger. Avec au moins 200.000 Irakiens tués au cours de la « splendide petite guerre » de George W. Bush, Barack Obama serait bien inspiré de garder les troupes à la maison.
Et il est temps que les responsables politiques américains cessent leur petit jeu international de « faites ce que je dis et pas ce que je fais ». Ca fait longtemps déjà que l’on assiste à un groupe de diplomatiques de Washington qui parcourent le monde pour promouvoir la démocratie et les droits de l’homme tandis qu’un autre groupe s’attelle à promouvoir la stabilité et la sécurité nationale. C’était particulièrement évident pendant la Guerre Froide. Les Etats-Unis défendaient tout ce qui était juste et bon, sauf dans les cas de la Corée du Sud, du Pakistan, de l’Egypte, du Nicaragua, du Chili, du Zaïre, de l’Iran, de la Somalie, de l’Irak, de l’Arabie Saoudite, et d’autres dictatures dans le tiers-monde.
La disparition de l’Union Soviétique a ôté à l’Amérique son apparent besoin de violer ses principes afin de les sauver. Puis la dénommée guerre globale contre le terrorisme a rapproché Washington du Pakistan, l’Arabie Saoudite et les voyoucraties d’Asie centrale. Plus récemment, l’administration Obama a eu du mal à réagir devant le Printemps Arabe parce qu’elle avait soutenu le dictateur égyptien Hosni Mubarak et se montrait parfaitement accommodant avec le dictateur syrien Bashar Assad.
Entretemps, Washington a retrouvé sa voix contre Assad, jugé de manière très opportune comme le probable perdant. Le Président Barack Obama a récemment déclaré « nous défendons des principes qui englobent les droits universels pour tous les peuples et des réformes politiques et économiques justes ». Au moins en ce qui concerne la Syrie.
Au moment même où l’administration fait campagne contre Assad, elle continue de soutenir l’autocratie du Bahreïn et son principal soutien autocrate, l’Arabie Saoudite. A la manière qui n’appartient qu’à eux, les officiels Américains ont appelé les deux camps à faire preuve de retenue – les Bahreïnis qui manifestent pour la Démocratie et les Bahreïnis qui tirent sur ceux qui manifestent pour la Démocratie.
Il ne fait aucun doute que la situation en Syrie est pire qu’à Bahreïn. Et aucune hypocrisie de Washington ne saurait justifier le comportement de Damas. Néanmoins, le comportement de l’administration Obama ridiculise toutes les proclamations du gouvernement américain en faveur de la démocratie et des droits de l’homme.
Le Bahreïn, comme la plupart des états du Golfe, est essentiellement une dictature monarchique. Une royauté sunnite manipule le système à l’avantage de la population sunnite minoritaire. La population chiite est défavorisée et réprimée. L’année dernière, les chiites se sont soulevés et ont connu la répression brutale des dirigeants de Manama qui ont fait une démonstration de leur pouvoir. Des manifestants pacifiques furent attaqués. Il y a eu de nombreux morts. Beaucoup ont été arrêtés, y compris des médecins qui soignaient des manifestants blessés. Le Bahrain Youth Society a documenté de nombreux morts et brutalités à l’encontre des manifestants au cours de l’année écoulée. Une enquête indépendante sur les droits de l’homme a révélé que la torture était une « pratique systématique ».
Selon le dernier bilan sur les droits de l’homme au Bahreïn du Département d’Etat : « les problèmes les plus flagrants relevés en 2011 sont l’incapacité pour les citoyens de changer de gouvernement par des moyens pacifiques ; le licenciement et l’expulsion des travailleurs et des étudiants engagés dans des activités politiques ; l’arrestation et détention arbitraire de milliers de personnes, y compris des médecins, des militants des droits de l’homme et des personnalités politiques, dont certains seront torturés et/ou tués en prison ; et l’absence d’état de droit. »
Ce n’est pas tout. Le Département d’Etat ajoute : «  Parmi d’autres préoccupations il y a les privations de vie arbitraires (sic – NdT) ; détention de prisonniers d’opinion ; violations de la vie privée et des libertés civiques, dont la liberté d’expression, de presse, de rassemblement, d’association et certaines pratiques religieuses. Dans certains cas, le gouvernement a imposé et renforcé les restrictions sur les déplacements des militants politiques. » En ce qui concerne la religion, explique le Département d’Etat, « la population musulmane sunnite jouit d’un statut privilégié et la population chiite est discriminée. » Et le Département d’Etat poursuit. Les chiites de Bahreïn n’ont pas subi uniquement la répression de Bahreïn. Le régime a naturellement accusé l’Iran d’avoir fomenté les troubles sans présenter de preuve quant à une implication de Téhéran. Cependant, d’autres états du Golfe, menés par l’Arabie Saoudite, ont envoyé des troupes pour venir en aide à la royauté bahreïnie. La Maison de Saoud est à la fois une kleptocratie familiale et une dictature sunnite. Riyad n’a certainement aucun respect pour les droits de l’homme. Le dernier rapport sur les droits de l’homme du Département d’Etat y signale : « parmi les problèmes figurent l’absence de droits ou de moyens légaux pour la population de changer de gouvernement ; des restrictions sur des droits universels tels que la liberté d’expression, y compris l’accès à Internet, et la liberté d’assemblée, d’association, de mouvement et de religion ; l’inégalité des droits pour les femmes et les enfants ainsi que pour les travailleurs. »
Le rapport mentionne aussi «  la torture et autres abus, des conditions de détention déplorables, l’arrestation et détention de prisonniers politiques, l’absence d’état de droit et les arrestations et détentions arbitraires, des violations arbitraires de la vie privée, des habitations et du courrier.  » Sur le plan de la vie privée, notamment les pratiques religieuses, le système est totalitaire. Les Etats-Unis sont allés en guerre contre l’Irak en s’alliant avec l’Arabie Saoudite mais le sort d’une femme chrétienne aurait été beaucoup plus enviable à Bagdad qu’à Riyad.
Les royaux saoudiens savent qu’ils mènent la belle vie et ils sont prêts à verser tout le sang qu’il faudra pour préserver leur système. Ce qui signifie étouffer la révolte chiite dans l’état voisin de Bahreïn. En fait, Riyad a proposé un quasi mariage à ses petits voisins, ce qui naturellement horrifié les chiites bahreïnies. On ne peut pas dire que la brutalité saoudienne empêche les présidents américains de dormir. Ces derniers ont régulièrement loué les dirigeants de la Maison de Saoud. En réalité, le mot « démocratie » a rarement été prononcé par un diplomate américain devant un prince saoudien.
Il faut reconnaître que Washington a été embarrassé par les protestations à Bahreïn. Il a froncé les sourcils devant la répression brutale des manifestations pro-démocratie et a déclaré que la famille royale al-Khalifa devait se montrer plus gentille envers la population qu’elle massacrait. Récemment l’administration Obama s’est déclarée « très déçue » par la décision de Bahreïn de confirmer les condamnations des médecins qui ont soigné les manifestants : «  ces condamnations semblent se baser, du moins en partie, sur les critiques émises par les accusés contre la politique et les actions du gouvernement ». Qui l’eut cru ?
Mas le Roi Hamad de Bahreïn a récemment menacé l’opposition pour avoir « insulté » l’armée, qui est le principal rempart du régime. Il a annoncé que les « services exécutives devaient prendre les mesures légales nécessaires pour mettre fin à ces violations. » Ce qui, selon l’expérience passée, signifie l’arrestation, la torture et la emprisonnement, et même la mort, pour les coupables. Pourtant, Washington persiste à jouer les équilibristes. Au début du mois, la porte-parole du Département d’Etat Victoria Nuland a dit : « Nous appelons toutes les parties à œuvrer ensemble pour mettre fin aux violences et s’abstenir de toute provocation. » Si seulement les chiites cessaient de critiquer leurs oppresseurs, ils ne se feraient peut-être pas tirer dessus.
Le dilemme de l’administration est évident. La 5ème flotte US est basée à Manama. Et les Etats-Unis ne veulent pas que des peccadilles telles que des violations des droits de l’homme par un état viennent entacher une si belle amitié.
Cependant, les Etats-Unis ne cessent d’acquiescer devant la famille royale bahreïnie, ses pillages et ses tortures. Washington est activement en train de renforcer le régime. L’année dernière, sous pression du Congrès, l’administration Obama avait suspendu à contrecœur les ventes d’armes. A présent, Washington est en train de libérer 53 millions de dollars pour « du matériel déjà prévu et nécessaire à la défense de Bahreïn et le soutien aux opérations de la 5ème flotte. » D’autres assistances en matière de sécurité restent suspendues, du moins pour le moment. « Bahreïn est un partenaire et allié important en matière de sécurité dans la région et fait face à d’énormes défis, » explique Nuland. Peu importe comment l’administration tente de justifier sa décision, celle-ci sera perçue comme un soutien à la dictature d’al-Khalafi. Et ce que Manara comprendra, c’est « Vous devriez vraiment être plus gentils avec les gens que vous réprimez et, ah, au fait, voici les armes qui vous attendiez. » Un militant des droits de l’homme bahreïni, Mohammed al-Maskati, a protesté : « C’est un message clair de soutien aux autorités et de non-soutien à la démocratie à Bahreïn, de non-soutien aux manifestants de Bahreïn. »
L’administration reconnaît comment ses actions sont perçues. Un officiel US qui n’a pas été nommé a déclaré au (magazine) Christian Science Monitor : « Nous avons pris cette décision conscients du fait qu’il persiste un certain nombre de violations graves des droits de l’homme à Bahreïn et nous espérons que le gouvernement de Bahreïn se penchera sur la question. » C’est sûr, après avoir rempli son arsenal, le roi se fera un plaisir de se pencher sur la question.
Tom Malinowski, directeur à Washington de Human Rights Watch, tout en prenant acte que Washington affirme soutenir une réforme politique, déclare que «  le premier intérêt de sécurité nationale à Bahreïn à l’heure actuelle n’est pas la fiabilité des F-16 mais de s’assurer que des réformes soient mises en œuvre pour garantir la stabilité à long terme de la relation . »
La révélation sur la vente d’armes américaine a coïncidé avec l’attaque virulente de l’administration contre Moscou, accusé d’avoir fourni des hélicoptères à la Syrie. Une telle chose, a dit la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, « ferait escalader le conflit d’une manière tout à fait dramatique ». Elle a appelé Moscou à « couper totalement ses relations militaires » puisque « l’heure est venue pour toute la communauté internationale, y compris la Russie… de parler d’une seule voix à Assad et d’insister que la violence doit cesser.  »
Les accusations des Etats-Unis, délivrées avec le ton sentencieux habituel, se révélèrent fausses. Les hélicoptères étaient syriens et avaient été envoyés en Russie pour réparation. Apparemment, Moscou n’a pas vendu d’hélicoptères à Damas depuis les années 90. Le Ministre des Affaires Etrangères Sergei Lavrov a dit que son pays était « en train de finaliser des contrats signés et payés il y a longtemps. Ce sont tous sont des contrats qui ne concernent que des systèmes de défense aériens. »
Nuland a tenté de rattraper la bourde de Washington en déclarant que des hélicoptères, neufs ou réparés, pouvaient être employés contre des manifestants. Mais un officiel anonyme du Pentagone a déclaré au New York Times que la secrétaire d’Etat « manipulait l’affaire pour tenter de mettre les Russes en difficulté. » Ce qui aurait peut-être pu fonctionner avant qu’il ne devienne évident que le gouvernement représenté par la Secrétaire Clinton était en train d’armer la famille royale bahreïnie malgré son comportement brutal.
Le Barheïn n’est pas le seul exemple. Washington a joyeusement échangé des armes américaines contre du cash saoudien malgré les violations par Riyad des droits de l’homme. L’Egypte s’éloigne de la démocratie mais continue de recevoir l’aide de l’étranger. Beaucoup de fonds US vont à l’armée pakistanaise, qui est la principale barrière à une véritable démocratie au Pakistan. Israël reste un partenaire privilégié malgré la mise sous coupe de millions de Palestiniens et l’occupation de la Cisjordanie. Les dirigeants américains ne laissent que rarement les droits de l’homme venir troubler le commerce des armes.
Ironiquement, des armes Russes à Damas pourraient contribuer à mettre fin à la guerre. Apparemment, la Russie a fourni à la Syrie quelques armes de défense aériennes et navales. Le chef de la société d’état d’exportation d’armes de la Russie a affirmé qu’elles permettraient à la Syrie de prévenir de toute attaque. Et Damas a bien plus de bonnes raisons que le Bahreïn pour chercher à se défendre. Ces derniers serait très certainement protégés par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis dans l’éventualité peu probable d’une attaque, supposément de l’Iran. Par contraste, des gens influents à Washington et dans les capitales européennes poussent à une attaque contre la Syrie. Des officiels de l’administration Obama ont déclaré à CNN que l’armée US avait complété ses plans pour une intervention en Syrie.
Le monde serait meilleur avec Bashar Assad et ses alliés dans les poubelles de l’histoire. Mais personne ne sait qui le remplacera, ni si le monde s’en porterait mieux. L’expérience de l’Amérique dans d‘autres aventures militaires folles indiquent que Washington devrait ne pas s’en mêler. Les Etats-Unis n’ont pas besoin d’une nouvelle guerre inutile et imprévisible dans le monde musulman. Dans le même temps, les responsables américains devraient cesser de jouer les donneurs de leçons. La moralisation sans fin a depuis longtemps miné la politique étrangère des Etats-Unis. Si Washington veut armer des régimes oppressifs, il ne peut pas à la fois préserver sa crédibilité et protester si Moscou en fait autant. Y compris en Syrie.
Doug Bandow
Source : http://www.forbes.com/sites/dougbandow/2012/06/18/u-s-hypocr...
Traduction « Forbes - la magazine des milliardaires et la voix des opprimés ! » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.
URL de cet article 17030 http://www.legrandsoir.info/les-etats-unis-etalent-leur-hypocrisie-washington-denonce-l-armement-de-la-syrie-par-la-russie-tout-en-armant-le-bahrein-forbes.html