mardi 30 août 2011

Guerre coloniale contre la Libye

La perversité avec laquelle les agences de presse usaméricaines et européennes et leurs valets de par le monde s'acharnent à qualifier les évènements libyens de « guerre civile » montre bien comment une intervention de type colonial contre un pays que les USA et leurs partenaires souhaitaient s’approprier pour diverses raisons a été transformée en une « rébellion » intérieure qu’il fallait soutenir pour des raisons « humanitaires ».
La vérité, c’est que le peuple libyen subit depuis la mi-mars les bombardements de l’OTAN sur un pays de 6 millions d’habitants, en grande partie désertique. Ces bombardements ont semé la mort et la destruction dans tout le pays pour aplanir la route devant les mercenaires qui ont été d’emblée le moteur de la prétendue « rébellion » du peuple libyen contre Kadhafi.

 
Victoire des rebelles, par Patrick Chappatte - International Herald Tribune

Il n’existe aucun cliché montrant cette « rébellion » populaire ni des prétendus « bombardements de son propre peuple par Kadhafi », « l’excuse » qui a justifié cette brutale intervention en plein XXIe siècle. Depuis, cette même population civile est massacrée par ses « protecteurs », qui détruisent également ses foyers, ses écoles, résidences médicalisées, laboratoires médicaux, universités et hôpitaux, couvrant en outre toute la zone d’uranium appauvri, une catastrophe écologique et humaine à venir.
La résolution 1973 de l’ONU votée le 17 mars de cette année, qui prétendait établir au-dessus de la Libye une zone d’exclusion aérienne n’avait en fait d’autre but que d’empêcher le gouvernement de cette nation souveraine de se défendre. Cette résolution a été adoptée sans audition préalable des observateurs directs.
 
Les agresseurs s’assuraient ainsi que la Libye ne pourrait employer de DCA. Et l’on peut parler de défaite morale si l’on songe que ce pays a résisté 6 mois aux bombardements de l’OTAN, prouvant ainsi que les prétendus « rebelles » n’existeraient pas sans l’OTAN.
 
Pour se faire une idée de l’ampleur des réalités que cachent les médias, il suffit de regarder une photo qui circulait durant ces dernières heures et publiée par certains médias. Elle montre de prétendus « opposants libyens », dont l’allure, les vêtements et les armes sont typiquement ceux des mercenaires que les puissances belligérantes ont fait entrer dans ces régions.
Pour pouvoir lancer et mener à bien leur intervention les USA et leurs alliés ont utilisé les médias du monde entier placés de fait sous leur contrôle militaire et sécuritaire. En l’occurrence ils ont également pu compter sur la collaboration intéressée ou désintéressée, mais parvenant au même but, de quelques journalistes ou intellectuels considérés comme « progressistes », qui ont été ainsi complices de cette intervention et du tissu de mensonges destiné à la justifier.
 
 
"Rebelles" prenant la pose pour une photo souvenir de  Sergey Ponomarev/AP (Associated Press) le mardi 23 août, devant le désormais mondialement célèbre bunker de Kadhafi
Pour pouvoir se justifier ils attendent désormais la victoire de l’OTAN qui permettra aux vainqueurs de répandre le conte des «effrayantes violations des droits humains » commises par le gouvernement libyen afin de cacher les exactions des mercenaires et troupes d’invasion. Comme ils l’ont fait en Afghanistan, en Irak et bien avant.
 
Ont-ils déjà oublié les Contras nicaraguayens qui à partir de leurs bases honduriennes ont attaqué le Nicaragua sandiniste, détruit des villages, massacré, torturé, violé femmes et es jeunes filles ? Ronald Reagan les appelait alors « combattants de la liberté. »
 
Donner le nom de « rebelles » aux troupes mercenaires sous commandement de la CIA et de ses alliés, c’est faire affront à tous les authentiques rebelles qui de par le monde luttent pour leur liberté.
 
Le peuple et le gouvernement libyens avaient non seulement le droit, mais le devoir de se défendre. Tout pays dans le monde victime d’une agression étrangère se doit de le faire.
Stella Calloni
Date de publication sur Tlaxcala : 28/08/2011
 
Commentaire de la rédaction de la rubrique OUMMA  de Tlaxcala:
On trouve parmi ceux qui critiquement durement l'agression de l'OTAN contre la Libye, des défenseurs de théories conspirationnistes. Cet article est écrit dans cette perspective. Les articles de ce genre sont dignes d'attention étant donné que les médias occidentaux informent des événements en Libye à partir de leur propre point de vue. Mais la réalité des faits ne restera pas éternellement occultée. On verra bientôt clairement dans quelle mesure les forces combattant Kadhafi s'appuient sur le peuple libyen et jusqu'à quel point elles sont au service des intérêts de puissances étrangères.

L’OTAN aurait-il oublié l’objet de sa mission en Libye ?

Et si Nafissatou avait été blonde aux yeux bleus?

SlateAfrique a posé la même question à différentes personnes, à Paris, New York et Conakry, qui ont défendu Nafissatou ou été proches du dossier.
Thierno Diallo, cousin de Nafissatou Diallo 

«Si Nafi avait eu les yeux bleus ou verts et si elle avait été Américaine, il y aurait eu une suite, cela ne fait aucun doute! On ne l’aurait pas jetée comme ça à la poubelle! Mais pour les initiés, pas de surprise. Benjamin Brafman (VIDEO), l’avocat de DSK, avait dit dès le 22 mai depuis Jérusalem, qu’il n’y aurait pas de suites à l’affaire. Nafissatou a menti pour les papiers il y a plus de dix ans. Tous les immigrés le font. Cela n’a rien à voir avec le viol. Maintenant, quelqu’un qui ment une fois dans sa vie peut être agressé, c’est lui qui n’est pas crédible! DSK va pouvoir devenir Premier ministre en France sans problème... J’y mettrai ma main au feu. Le voilà qui joue déjà la carte du grand économiste, sollicité partout sur la crise... Je suis dégoûté!»

Blake Diallo, Sénégalais installé à New York, gérant du Café 2115 à Harlem, ami proche de Nafissatou Diallo
«Si elle avait eu les yeux bleus et les cheveux blonds, tout aurait été très différent! C’est l’impression qu’a toute la communauté africaine a ici à New York! Le procureur n’a pas fait ce qu’il fallait faire. Si elle avait été blanche et juive, elle n’aurait pas eu ce genre de traitement. Chacun a le droit à un jugement devant un jury dans un pays de droit. Le procureur ne lui a pas donné cette chance, et ses raisons ne tiennent pas. Mentir sur des dossiers d’immigration n’a rien à voir avec les faits, avec ce qu'il s’est passé dans cette chambre d’hôtel. Cyrus Vance a refusé un procès à une femme, une soeur, une mère. C’est la défaite de toutes les femmes du monde, et c’est ce que crient les organisations féministes de New York. Nafi reste mon amie. Hier soir encore (le 25 août, ndlr), nous avons discuté longuement. Elle n’est pas bien, évidemment. Elle est très étonnée. Comme toujours, je lui dis de ne pas baisser les bras et de croire en elle-même.»
«Elle n’a rien fait de mal. Le procureur a fait ce qu’il voulait faire, je ne sais pas au nom de quoi. Il lui a soutiré ses vérités. C’est de l’abus, ce qu’il a fait, croyez-moi! Il n’a pas voulu que Nafissatou aille au procès, alors qu’il y a des arguments à faire valoir. Ils ne veulent pas que ces arguments prennent forme. C’est la sanction finale, qui a sans doute quelque chose à voir avec la taille, la mesure de l’homme, l’agenda de DSK. On ne va pas le retenir à New York pour des affaires de fesses! Tout le lobby juif est derrière: ils veulent le pousser à prendre la direction de la France. Les intérêts sont beaucoup plus importants que les gens ne le pensent…»
Tierno Monénembo, écrivain guinéen installé en France, prix Renaudot en 2008 pour Le roi de Kahel (Seuil):
«Il n’y a pas que la couleur des yeux ou des cheveux, mais aussi la richesse et le milieu social qui jouent. Nafissatou Diallo n’a pas les armes pour se défendre. Elle n’est pas plus coupable que DSK, un homme coupable de partout, depuis toujours. Soyons honnêtes: voici des gens au despotisme éclairé, qui ont tout pour eux, qui envisagent le pouvoir comme le règne du bling-bling et du bounga-bounga, avec l’idée que toutes les femmes du monde leur appartiennent… Le plus grave, c’est qu’il n’y a personne en France pour réagir. Avant, il y avait au moins les communistes, les gauchistes. Aujourd’hui, il n’y a plus personne en face.»

Les relents racistes et machistes

Rokhaya Diallo, Française d’origine sénégalaise, chroniqueuse pour Canal Plus, fondatrice en 2006 de l’association les Indivisibles, qui décerne chaque année les Y’a bon Awards. Auteure en 2011 de Racisme, mode d’emploi (Editions Larousse) et co-signataire d’un ouvrage collectif, avec la journaliste Audrey Pulvar et d'autres femmes, sur l'affaire DSK, Un troussage de domestique, à paraître le 15 septembre aux Editions Syllepse.

«La mise en doute de la parole des femmes qui portent des accusations de viol a quelque chose de systématique. Elle ne dépend pas de leur couleur. Il est vrai, cependant, qu’on n’aurait pas fouillé de la même manière dans le passé de Nafissatou Diallo si elle n’avait pas été une immigrante. On n’aurait pas non plus créé le mythe de la brave femme qui a traversé l’Atlantique dans l’espoir d’une vie meilleure. Quitte à fabriquer une icône idéale ensuite tombée de son piédestal, parce que la vraie Nafissatou n’y correspondait pas. Elle a ensuite été traitée de prostituée et prise au piège des poncifs sexistes, qui veulent que les victimes de viols soient irréprochables, totalement innocentes. Aux Etats-Unis, elle a bénéficié d’une solidarité ethno-raciale intéressante à observer. En France, je suis étonnée par les réactions des cadres du Parti socialiste (PS), qui se réjouissent du fait que DSK ait été blanchi, alors qu’il ne l’est pas du tout. Je suis étonnée de la légèreté avec laquelle on traite une affaire criminelle. Il y a comme une absence de conscience sur la gravité d’un viol, une atteinte à l'intégrité physique d'une personne.»


Sanaba Coné Camara, Guinéenne installée en France, co-fondatrice du comité de soutien Justice pour Nafissatou Diallo

Colère et amertume
«Nous ne nous posons pas la question en ces termes, pour ne pas rentrer dans le schéma noir-blanc. Beaucoup de femmes blanches, noires et jaunes sont agressées sexuellement et ont les mêmes problèmes que Nafissatou. Dans cette affaire, rappelons qu’elle n’a pas été la seule à mentir. DSK a d’abord nié tout contact avec elle, c’était un mensonge aussi. Il a fallu que ses avocats reviennent là-dessus, pour dire que c’était une relation consentie. Les tabloïds ont fouillé la vie de Nafissatou, mais pas celle de DSK. Pourtant, les deux ne sont pas comparables! Il n’y a pas eu de justice, et je me sens très amère. Je suis amère pour ma soeur, qui n’a pas eu de chance. Elle est d’abord tombée sur des avocats véreux qui l’ont obligée à mentir pour avoir ses papiers. Et puis sur un autre avocat, Kenneth Thompson, qui la prend pour une bête de foire et qui pense à sa carrière plutôt qu’à la défense de sa cliente.»                                                                                                           

Nabbie Soumah, juriste et anthropologue d’origine guinéenne, installée en France, membre du comité de soutien Justice pour Nafissatou Diallo:

«En fait, elle n’a pas la chance d’être une noire Américaine. Ce procès me rappelle l’affaire Orenthal James «0.J.» Simpson (un ancien footballeur professionnel et acteur africain-américain accusé d'avoir assassiné son ex-épouse et le compagnon de celle-ci en 1994, avant d’être acquitté au pénal un an plus tard, puis reconnu coupable au civil en 1997, ndlr). Là aussi, l’affaire n’avait pas été jugée sur le fond, mais sur les positions de policiers accusés d’être racistes – trois ans après les émeutes raciales de Los Angeles. O.J. Simpson avait été «blanchi», si je peux m’exprimer ainsi, avec l’aide de Benjamin Brafman parmi ses avocats, à cause d’un détective blanc de la police de Los Angeles qui tenait des propos racistes et qui a été accusé d’avoir déposé des éléments incriminants pour l’accusé sur la scène du crime. On s’est focalisé sur les dépositions d’un policier et son usage du mot «nigger», pour mettre en doute sa crédibilité. Là aussi, on a mis en doute la crédibilité de Nafissatou Diallo, bien qu’elle ait menti sur des éléments qui n’ont rien à voir avec l’affaire. O.J. Simpson était un bourgeois qui ne s’intéressait pas aux conditions des Noirs, mais il a incarné le Noir qu’on cherche à abattre. Nafissatou, même si elle avait été grande et belle comme une Suédoise, n’aurait pas été plus avancée. Si elle avait été Américaine, le dénouement aurait été tout autre

Mamadou Niang, journaliste sénégalais, ancien producteur du bureau de France 2 à New York, à la tête de la société de production, Next Media, basée à New York:

«C’est plutôt la classe et la nationalité qui posent problème, et non le fait qu’elle soit noire. Au contraire, être une noire américaine aurait beaucoup plus joué en sa faveur dans l’appréciation du procureur. Il est indéniable que ses origines ethniques, sa nationalité guinéenne ont pesé énormément. S’il fallait fouiller dans les dossiers des immigrés, qu’ils soient Africains, Mexicains, Asiatiques, on se rendrait compte que dans 70% des cas, les gens sont obligés de mentir parce que ça paye. Sur un plan plus général, la question fondamentale est celle-ci: quelle confiance, quelle audace auront les femmes à attirer l’attention sur leur sort quand elles seront victimes de violences sexuelles?»
«En fait, la question raciale se pose plus en France qu’ici à New York, parce que le camp DSK s’en est servi, sur le mode: un homme blanc et riche a été lynché parce que cette Amérique bien pensante et moralisante a jugé bon de punir le blanc sur l’accusation de la noire déshéritée et pauvre. J’ai d’ailleurs lu une tribune du grand philosophe Pascal Bruckner dans Le Monde, qui dénonçait le 24 août cette Amérique moralisante, avec sa justice en panne, etc. Alors qu’au début de l’affaire, il a dit tout le contraire: il racontait que chaque fois qu’il rencontrait les femmes du Parti socialiste (PS), il leur faisait savoir que ce type n’appartenait pas à l’Elysée mais plutôt aux psychiatres... C’est tellement français, ce revirement incompréhensible! Ici, l’affaire est finie, terminée. C’est un peu désolant. Le camp de Nafissatou Diallo n’a pas été préparé à ce monumental déballage. Le document du procureur ressemble à du travail bien fait, qui a l’air de clore le débat. Du moins pour l’instant, en attendant d’éventuels rebondissements.»

Sabine Cessou

lundi 29 août 2011

La crise des ânes ou comment raconter la crise à ceux qui ne connaissent rien aux lois du marché

Vers une tragique disparition de la Libye ?

Lundi 29 août 2011
 
Il est choquant, attristant, et révoltant, de voir certains écrits et commentaires, stupides et dangereux foisonner même chez nous, sur ce qui se passe en Libye ; «la libération de Tripoli et de la Libye», ou encore «les révolutionnaires» en parlant des milices rebelles manipulées, armées et aidées matériellement, et logistiquement par l'OTAN.

Or il est établi depuis le mois d'Avril et le début des attaques illégales, contre ce pays souverain, que ces milices sont composées principalement d'agents infiltrés des services secrets de l'Empire et leurs vassaux, d'anciens prostitués d'Al Qaida, de voyous de droit commun Libyens, et de quelques opportunistes du pouvoir Libyen qui se voient déjà diriger les 2 provinces qui découleraient de la partition de leur pays, planifiée par l'Empire.

Quant aux intentions géostratégiques de l'Empire pour chacun des pays du Maghreb comme du Machreq, elles ne sont qu'un secret de Polichinelle.

Pourtant à entendre et à lire, ceux qui nous informent en Algérie, que ce soit sur la Libye ou sur la Syrie, on a tout de même le sentiment que le pouvoir nous a déjà vendu à l'Empire, puisque complice, ils ne cessent de se faire les ténors de la propagande Atlantiste, et de nous faire croire qu'il ne s'agit l'à, que d'une histoire de tyran oppressant son peuple, qu'il faudrait faire partir pour instaurer une démocratie en Libye. Cette posture de soumission à l'Empire que prend l'Algérie vis-à-vis de ce qui se passe en Libye, fait réellement peur à beaucoup d'Algériens soucieux de l'avenir proche de leurs pays. Bien sur que l'Algérie n'est pas la Libye, chaque pays a ses spécificités, et par conséquent les méthodes de soumission ne sont pas identiques, néanmoins, l'objectif est le même pour tous les pays de l'axe géostratégique du «Croissant» allant du Pakistan, jusqu'au Maroc. C'est le plan de remodelage de toute cette zone pétrolifère, dont l'exécution a commencé en Afghanistan en 2001, et qui fait son petit bonhomme de chemin jusqu'à nos portes.

L'annonce d'Hugo Chavez de faire rapatrier les quelques 200 tonnes d'Or vénézuelien détenues par les banques Américaines et Européennes, et qui a fait plonger les marchés financiers, a sans aucun doute précipité le déroulement des événements à Tripoli.

Ces mêmes marchés financiers, par le biais de leurs spécialistes invités sur tous les plateaux de télévision, se voient leurs ordres exécutés, et leurs souhaits exhaussés, après avoir appelé il y à quelques jours à une guerre d'urgence, pour inverser la tendance et reprendre du poil de la bête.

 Le Venezuela bien que figurant sur la liste des pays à conquérir par la force, se trouve en sursis, du fait que les dispositifs des conquêtes immédiates se trouvent en Méditerranée actuellement. En Syrie où même si les opérations de déstabilisation atteignent leur vitesse de croisière, la situation reste délicate pour pouvoir conduire une attaque d'urgence, le dévolu a donc été mis sur la Libye, où l'OTAN a déjà détruit toutes les infrastructures, et scindé le pays en deux provinces belligérantes, il n'était que question de «timing» pour donner le coup de grâce.

Souvenons-nous de 2003 quand Bush avait annoncé la « Libération de l'Irak », beaucoup d'entre nous savaient qu'il ne s'agissait que du début d'une guerre perpétuelle. C'est triste à dire, mais la Libye est perdue à jamais dans la guerre civile et le chaos, tant que cet Empire perdurera. L'OTAN avec l'aide des éléments d'Al Qaida s'est déjà emparée des réserves d'or libyennes. Les insurgés ont réussi finalement à conduire leur pays à sa descente aux enfers, ceux qui ne savent pas ce que cela représente, n'ont qu'à s'informer sur le quotidien des Irakiens et des Afghans.

Ceci devrait pourtant donner à réfléchir sur ce qui pourrait se passer chez nous dans les mois prochains, voire à l'approche de l'échéance fatidique de 2012, désignée par ce pouvoir Mondialiste,satanique, friand de symbolisme, et qui se met subrepticement en place, pour asservir tous les peuples de la planète.

Les pays Arabo-Musulman résistants, devront tous être conquis par la guerre, c'est le plan d'éradication du « Péril Vert », une phase importante du concept du Conflit de Civilisations cher à ceux qui voient en l'Islam le dernier rempart contre la Mondialisation, et la banque route morale spirituelle et religieuse de tous les peuples de la planète. L'histoire nous apprend que la guerre est prélude à toute sortie de crise immédiate, pour relancer les industries de la mort et du contrôle par la force, la reconstruction, et le maintien cyclique d'un système impérial.

Les nations Européens, Anglo-saxonnes et autres pays alliés ou déjà soumis, auront eux « la chance » de vivre dans des états policiers hautement répressifs, où aucun citoyen n'échappera au contrôle total du système.

Ce plan macabre n'est pas une légende, il ne finit pas d'être affiné tous les jours, la succession et l'accélération des événements que nous vivons aujourd'hui, en sont la preuve matérielle. Que nous faut il de plus pour comprendre qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que ça ne soit notre tour?

Notre pays a depuis sa libération du colonialisme, été divisé en clans. Les deux clans qui le dirigent aujourd'hui, et qui sont eux-mêmes divisés en factions, sans parler de certains Berbérophones idiots et dangereux, représentent le talon d'Achille du pays, en l'état actuel des choses, car c'est bien par cette division que la déstabilisation du système sera entamée, ou plutôt exacerbée puisqu'elle a déjà commencé, à petite échelle.

La récente tentative de déstabilisation du début 2011, dans la foulée des événements de Tunisie et d'Égypte, n'a heureusement pas fait grand feu, les Algériens, las de leur quotidien pénible et des 15 ans de violence dont ils sortent à peine, n'ont pas suivis. Il reste à savoir maintenant quelle influence aura la lutte sans merci que se livrent les deux clans qui nous dirigent, à l'approche de 2012 et des législatives tant attendues, pour un éventuel changement ?

Tout va se jouer comme dans les autres pays frères déjà conquis, diviser pour régner, armer les uns contre les autres, manipuler les foules par la désinformation, qui a bel et bien commencé elle aussi, mais qui s'accentuera au fil des éventements.

Avons-nous perdu la raison, de croire que l'effondrement du régime Libyen est une avancée démocratique?

Faire l'autruche sciemment, et à ce point, face à ce qui se passe à nos frontières relève de la folie suicidaire, et ne pas en tirer les enseignements qui s'imposent, nous rend complices de la perte à nouveau de notre pays, cette fois au Néocolonialisme. Il serait important de souligner que tout ceux qui se sont laissés manipuler dans les pays déjà occupés, ainsi que ceux qui le feront bientôt chez nous, devraient se rappeler qu'ils seront à leurs tours trahis par leurs maîtres, et n'auront que leur consciences pour les tourmenter d'avoir trahi leurs semblables au nom du pouvoir et de l'argent. Et ils devraient savoir aussi que le jour viendra où ils devront rendre compte de leurs actions, l'histoire est faite ainsi, elle ne fait que se répéter, dit on.…
par M. Gigelli
le Quotidien d'Oran

dimanche 28 août 2011

La Révolution Arabe : Processus révolutionnaires dans le monde arabe : Les femmes en première ligne


Remarquée et remarquable, la présence des femmes en première ligne des mouvements sociaux, démocratiques et révolutionnaires du monde arabe en a interpellé plus d’un-e. D’une part, leur implication active dans ces processus est un brillant pied-de-nez aux stéréotypes sexistes et racistes profondément ancrés, plus ou moins conscients et plus ou moins assumés. Rien que ça secoue et constitue un formidable bol d’air pour les luttes féministes, antiracistes et anti-impérialistes au-delà des frontières.

D’autre part, incontournables dans les luttes, elles imposent la nécessité d’intégrer pleinement les revendications féministes pour la poursuite des processus révolutionnaires en cours. Ainsi, elles actualisent et concrétisent un adage connu "Pas de révolution sans libération des femmes ; pas de libération des femmes sans révolution".
Oser briser les tabous
Il n’y a en soi rien de surprenant à ce qu’au moins une partie de la moitié féminine du peuple prenne activement part aux processus révolutionnaires. Au contraire, subissant à la fois l’exploitation capitaliste et l’oppression patriarcale, sans oublier le racisme et l’impérialisme pour la plupart, les femmes sont potentiellement parmi les plus enclin-e-s à la révolte.
Asma Mahfouz, jeune internaute égyptienne, incarne très bien cette révolte. Son appel poignant, largement visionné sur internet, a certainement achevé de convaincre certain-e-s de ses compatriotes de rejoindre la place Tahrir aux heures cruciales qui ont mené à la chute de Moubarak.
Mais les femmes sont aussi parmi celles -et ceux- qui doivent surmonter le plus d’obstacles pour franchir le pas, tenir bon et obtenir des droits sociaux et démocratiques effectifs. En Lybie ou au Yémen, elles ont particulièrement dû briser les tabous pour manifester et s’exprimer ouvertement dans les rues. Comme le souligne la militante yéménite Tawakoul Karman "La révolution vise avant tout à renverser le régime. Mais elle a aussi permis de venir à bout de traditions archaïques, selon lesquelles une femme devait rester à la maison et en dehors de la politique".
Evidemment, les révolutions se construisent entre autres avec et par les femmes. Evidemment, il n’a pas fallu la déferlante révolutionnaire de début 2011 pour que les femmes du Maghreb et du Moyen Orient s’engagent dans les luttes féministes, sociales et démocratiques. Par exemple, en Tunisie, les femmes avaient déjà obtenu par leurs luttes le droit à l’avortement en 1961 (trente ans avant la Belgique donc). Mais, malgré leur courage et leur détermination, les femmes révolutionnaires, et d’autant plus celles "du Sud", sont les premières "oubliées" de la mémoire collective.
Pour le peuple et pour les femmes
Ainsi, lorsque certaines remontent au créneau des révolutions sous les feux des projecteurs, elles interpellent. Elles réduisent en miettes la ridicule image d’Epinal de "la femme" docile, soumise et impuissante. Lorsque ce sont les femmes du Maghreb et du Moyen Orient qui le font, avec ou sans foulard ou niqab, elles anéantissent en même temps les théories abjectes du "choc des civilisations" selon lesquelles les peuples musulmans seraient quasi génétiquement voués aux dictatures et les musulmanes irrémédiablement « soumises » et impuissantes face à un machisme exacerbé.
En prenant elles-mêmes en main leur émancipation, elles mettent également en échec les tentatives d’instrumentalisation du féminisme, du genre de celles qui prétextaient une soi-disant libération des femmes pour légitimer la guerre en Afghanistan. Curieusement, on constate que, les mêmes qui instrumentalisent le féminisme pour s’en prendre aux femmes musulmanes en Europe, n’ont pas de mots pour saluer et soutenir la place des femmes arabes dans ces événements.
En plus de transmettre jusqu’au-delà des frontières leur souffle chargé d’inspiration et d’appuis pour les luttes féministes, antiracistes et anti-impérialistes, les femmes jouent bien sûr un rôle essentiel pour l’approfondissement et l’élargissement des processus révolutionnaires en cours dans le monde arabe. Comme elles l’ont démontré le 29 janvier en Tunisie ou le 8 mars sur la place Tahrir en Egypte, elles se battent non seulement pour les droits sociaux et démocratiques de l’ensemble du peuple, mais aussi pour leurs droits spécifiques en tant que femmes.
L’étendue des droits des femmes est bien sûr variable selon les pays de la région. Mais, inspirées et encouragées par l’énergie révolutionnaire de ces derniers mois, toutes revendiquent une amélioration de leur statut, via l’abolition de la tutelle parentale sur les femmes, le libre accès au travail, la fin des violences sexistes et des mutilations sexuelles, ...
Il va de soi que, si les revendications des femmes ne sont pas prises en compte, si leur rôle essentiel dans les mouvements révolutionnaires en cours, ceux-ci n’ont aucune chance de mener à bien un changement radical de société. Il s’agit donc d’un défi majeur à relever, qui ne peut être remis à d’autres lendemains mais bien être saisi à pleines mains à l’heure où la révolution se construit.
mardi 23 août 2011, par Céline Caudron 
Source : Presse-toi à gauche

La Révolution Arabe : Processus révolutionnaire dans le monde arabe et émancipation des femmes

La réussite des processus révolutionnaires dans les pays arabes dépend en partie de la place des femmes dans ces révolutions, victimes au moins autant que les hommes de la répression policière, participant activement aux mobilisations et aux grèves.

Les espoirs soulevés par les processus révolutionnaires en cours dans différents pays arabes sont immenses. Des peuples longtemps soumis à des dictatures policières décident de prendre leur vie en main et mènent aujourd’hui des luttes acharnées pour s’émanciper. Mais ces processus ne pourront pas aboutir, c’est-à-dire que leur visée émancipatrice ne sera pas atteinte, si les femmes, la moitié de la société, demeurent sous l’oppression patriarcale. La place des femmes est donc un indicateur des espoirs que l’on peut avoir dans ces processus.
Depuis les germes des révolutions en cours, soit depuis les différentes vagues de révoltes qui ont soulevé l’Égypte en 2007-2008, les bassins miniers marocain et tunisien en 2008, les femmes ont apporté leur pierre à ces édifices révolutionnaires.
Ainsi, en Égypte, elles ont été les initiatrices des mouvements de grève dans les usines de textile à Mahalla fin 2007 et début 2008, s’inscrivant dans un contexte de mobilisations sociales fortes dans plusieurs secteurs : cimenteries, élevages de volailles, secteur minier, transports publics, santé, et surtout industrie textile. Les grèves étaient bien sûr illégales.
Mais refusant les baisses de salaires et la suppression des primes de fin d’année, les ouvriers commençaient à se rassembler régulièrement sur la place centrale de la ville pour protester. Mais la production s’arrêta totalement quand les 3.000 ouvrières quittèrent leur poste et allèrent rejoindre leurs collègues hommes aux cris de : « Où sont les hommes ? Voici les femmes ! » C’est ainsi qu’elles entraînèrent les hommes dans la grève, les manifestations, les occupations, jusqu’à avoir gain de cause.
De même, en Tunisie en 2008, durant la révolte du bassin minier, les femmes ont organisé des marches, des sit-in et des rassemblements, pour dénoncer la répression policière.
Et depuis le début des processus révolutionnaires, des femmes ont occupé leur lieu de travail, mené des grèves, des manifestations, des sit-in, pour défendre leurs droits en tant que travailleuses. C’était encore le cas à Mahalla et dans d’autres villes d’Égypte, c’était aussi le cas notamment dans les secteurs du textile et de la grande distribution en Tunisie.
À Bahreïn, des femmes ont participé à l’occupation de la place de la Perle, dans la capitale du royaume, pour réclamer le changement. Zainab Al-Khawaja, qui a entamé une grève de la faim après les violences subies par son père, son mari et son beau-frère et leur arrestation, est devenue une des leaders des protestations bahreïnies.
Et lorsque le président yéménite a osé dénoncer la mixité illégale dans les manifestations, des manifestantes ont porté plainte contre lui pour diffamation et n’ont évidemment pas déserté les rues.
Égales... dans la répression
Mais malgré leur détermination, les femmes qui se sont mobilisées depuis plusieurs mois ont aussi payé au prix fort leur aspiration à la liberté et à la dignité. Ainsi, en Égypte, l’armée s’est livrée à des examens de virginité sur les manifestantes arrêtées. De nombreux viols ont été enregistrés, dont celui d’une journaliste sud-africaine. À Tripoli, Iman al-Obeidi a révélé avoir été violée par une quinzaine de militants pro-Kadhafi.
Au Yémen, une femme a été détenue pendant 48 heures pour avoir osé conduire seule la nuit. Et partout dans les pays de la région, manifestation a rimé avec agressions des manifestantes et atteintes à leur dignité. En janvier 2011 en Tunisie, plusieurs femmes ont été violées – notamment à Kasserine – par des policiers et des miliciens du RCD. En mars 2011, les blogueuses tunisiennes dénonçaient le déchaînement de violence contre des manifestantes pacifiques dans les termes suivants : « On voulait la parité pour les élections. Finalement, on ne l’a réellement obtenue que dans la violence policière à notre égard ! »
Les organisations féministes se sont rapidement saisies de toutes ces questions, enquêtant sur les viols et violences de toutes sortes faites aux femmes. Et elles sont seules à assurer ces enquêtes. En Tunisie, aucune enquête officielle n’a été ouverte concernant les viols dénoncés par les populations de plusieurs villes. L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) se retrouve seule à sillonner le pays depuis plusieurs mois pour recueillir les témoignages des femmes victimes de violence et de leurs proches et pour les accompagner dans leurs démarches juridiques.
Mais les organisations féministes doivent aujourd’hui se battre sur d’autres terrains aussi : en Tunisie encore, où le statut des femmes est le plus avancé de tous les pays arabes, il faut lutter pour préserver les droits garantis par le code du statut personnel. Certains partis de gauche affichent leur attachement à ce code et ont réussi, avec les associations féministes et des droits de l’homme, à faire voter par la haute instance un article de la loi électorale imposant la parité dans les listes électorales. Mais les manques criants dans ce même code sont aussi dénoncés.
Car si les femmes tunisiennes ont obtenu depuis 1956 l’interdiction de la polygamie, le droit au divorce, le droit de vote, et en 1961, le droit à l’avortement, bien avant plusieurs pays européens, la séparation entre la religion et la politique n’est toujours pas acquise, l’inégalité dans l’héritage persiste, la transmission de la nationalité est toujours soumise à l’accord du père, et le non-remboursement de la contraception et des actes d’IVG rend ces droits réservés en pratique aux classes privilégiées. Sans parler des discriminations à l’embauche, l’inégalité des salaires, ni du harcèlement croissant qu’elles subissent dans les sphères publique et privée.
Des manifestations et campagnes pour les droits des femmes, pour l’égalité femmes-hommes, contre toute remise en question des droits des femmes tunisiennes sont ainsi régulièrement organisées mais ne mobilisent pas au-delà des milieux militants classiques. Car si l’auto-organisation est faible dans le mouvement ouvrier, elle est quasi inexistante dans le mouvement féministe.
Dans les autres pays arabes, le combat pour l’émancipation part de beaucoup plus loin. Ainsi en Algérie, les femmes sont légalement des mineures à vie, passant de l’autorité du père à celle du mari. Et les violences qu’elles subissent ne trouvent pas de réaction réelle de la part des autorités. Les viols collectifs et actes de torture ont été subis par les femmes de la ville de Hassi Messaoud il y a dix ans, auxquels l’imam de la ville avait appelé, pour l’unique raison que ces femmes étaient indépendantes, vivaient de leur travail salarié et n’avaient pas besoin d’hommes pour les entretenir.
Ces actes ont été ignorés par le gouvernement et les victimes n’ont toujours pas obtenu de réparations. La plupart des coupables sont toujours en liberté et l’imam en question a même eu une promotion. Ce sont les victimes qui vivent encore dans la honte !
En Égypte, c’est la question de l’excision qui semble être la plus urgente, puisque la quasi-totalité des petites filles subit cette mutilation génitale, malgré l’existence d’une loi l’interdisant. Sur le harcèlement sexuel, une enquête menée en 2008 révèle que 83% des Égyptiennes et 98% des femmes étrangères en sont victimes. 63% des hommes reconnaissent en être coupables ! Et dans plusieurs pays, comme le Yémen, les petites filles peuvent être mariées dès l’âge de 9 ans, malgré l’existence d’une loi fixant l’âge minimum de mariage à 17 ans.
Indispensables à la réussite du mouvement
L’atmosphère révolutionnaire favorise habituellement l’irruption des femmes sur le terrain politique, à la fois parce qu’elles ont beaucoup à gagner à une remise en cause des rapports de domination existants, mais également pour une raison très pragmatique : les classes exploitées ressentent le besoin d’unir toutes les forces disponibles pour bouleverser la société.
Malheureusement, cette situation connaît souvent une fin assez brutale dès que les rapports sociaux se stabilisent de nouveau. Alors, les femmes sont souvent parmi les premières à subir les effets de la contre-révolution. L’exemple de la contre-révolution stalinienne en Russie est édifiant à cet égard. Pour l’instant, dans les pays arabes en lutte, les rapports de domination demeurent globalement les mêmes.
En plus, quelles que soient les lois, dans les institutions et les sphères de décision, les femmes sont extrêmement peu présentes voire totalement absentes. Par exemple, seules trois femmes participent au gouvernement provisoire tunisien, avec des ministères qui les maintiennent dans leur rôle traditionnel : ministère de la Famille, de la Santé et un secrétariat d’État. En Égypte, les femmes ont été totalement exclues de la commission de modification de la Constitution, commission présidée par un membre des Frères musulmans. Mais y compris dans la direction du mouvement ouvrier (syndicats, partis politiques, etc.), les femmes sont très peu présentes.
De plus, on ne voit pas encore émerger à la base un mouvement autonome autour de ces questions spécifiques. L’émancipation des femmes n’est pas un mot d’ordre visible parmi les revendications des révolutionnaires. Et partout où les femmes se mobilisent, le discours est le même : « nous avons les mêmes revendications que les hommes ». Ce qui est légitime dans un moment où touTEs luttent contre des dictatures ou leurs restes.
Cela laisse finalement peu de place à l’émergence d’un mouvement autonome de femmes sur des revendications spécifiques. Et les mouvements féministes ne sont pas encore ancrés dans les couches populaires. C’est une élite intellectuelle, souvent petite bourgeoise, qui s’organise et lutte contre l’oppression spécifique des femmes. Si ce clivage de classe n’a rien de spécifique à la région arabe, le défi pour ces organisations est de se joindre aux classes populaires et participer avec elles à la construction de ce mouvement autonome.
L’avenir de chacun des processus révolutionnaires dans les pays arabes dépendra sans doute en partie de la place que prendront ces mouvements de femmes. Dans les pays où celles-ci ne travaillent pas ou peu dans la sphère marchande et restent confinées dans la sphère familiale, la lutte pour l’émancipation sera beaucoup plus compliquée, car les pouvoirs qui émergeront des processus révolutionnaires en cours pourraient rapidement les ramener à leur rôle habituel, celui de femmes au foyer.
En revanche, dans les pays où les femmes, par leur travail salarié, ont une certaine indépendance et ne participent pas seulement aux luttes en tant que mères ou épouses, mais aussi en tant que travailleuses, leur place dans le mouvement ouvrier et donc dans le processus révolutionnaire est plus importante.
Et malgré les tentatives de récupération de la part d’organisations réactionnaires, elles ne se feront pas aussi facilement confisquer leur révolution. C’est donc dans ces pays, à la condition que s’enracine dans les couches populaires un véritable mouvement autonome des femmes posant les problèmes des rapports de domination patriarcale et de revendications propres, que le combat pour l’émancipation pourra avancer dans les prochains mois.
mardi 23 août 2011, par Wafa Guiga
Source : Presse-Toi à gauche