mardi 12 juillet 2011

l’apport de Frantz Fanon dans le processus de libération des peuples


lundi 11 juillet 2011

Dans le courant du mois de juin, s’est tenue à Caracas la quatrième rencontre des Afrodescendants et des Transformations Révolutionnaires en Amérique et dans les Caraïbes, l’événement a été dédié à la République d’Haïti. Fanon, qu’il s’agisse de la folie, du racisme ou de l’”universalisme” confisqué par les puissants, ne cesse, au fond, de tenter de poser “un faire monde”, à la manière d’une transformation en actes des situations où dominés et dominants ont, chacun, tout à perdre de la pérennisation des ordres et désordres existants. Fanon, cet insoumis, ce rebelle qui lutte tenacement et sans faille contre la domination exercée par les puissants sur les faibles, nous éclaire aujourd’hui à propos de l’articulation fondamentale entre le droit à la rébellion devant un système social, politique et économique qui plonge le monde dans le désordre et une colonisation d’un nouveau type. Ainsi, à la violence coloniale a succédé une violence indirecte, l’ordre colonial a contaminé le territoire des colonisateurs. Par un paradoxe dont l’histoire a le secret, l’ « indigène » est omniprésent non seulement dans son aire d’origine mais également dans ce que Fanon appelait les « villes interdites » où s’exercent les formes renouvelées de discrimination, il remarque dans Les damnés de la terre que « le monde colonisé est un monde coupé en deux(…) La zone habitée par les colonisés n’est pas complémentaire de la zone habitée par les colons. Ces deux zones s’opposent mais non au service d’une unité supérieure(…) Ce monde compartimenté en deux est habité par des espèces différentes. L’originalité du contexte colonial c’est que les réalités économiques, les inégalités, l’énorme différence des modes de vie, ne parviennent jamais à masquer les réalités humaines ».
A la veille du cinquantième anniversaire de sa mort, le 6 décembre 1961, il nous faut faire le constat que, malgré l’évolution du monde, il est d’une étonnante actualité, même si le colonialisme, sous ses formes anciennes, a disparu et que de nombreux Etats, libérés de l’oppression coloniale, ont vu le jour.
Pour autant la dépossession, l’aliénation et l’injustice ont elles quitté ce monde ?
A biens des égards, un observateur impartial pourrait dire, à la lumière sanglante des guerres impériales en Irak, en Afghanistan et en Libye mais aussi coloniale en Palestine, que la politique de la canonnière, sur laquelle se sont fondés les empires coloniaux, a repris du service actif.
L’action et l’oeuvre de FANON se situent dans le contexte d’après-guerre marqué par la lutte idéologique entre le bloc occidental et le bloc socialiste avec une division claire ; c’est dans ce cadre qu’un troisième monde -qui a affirmé son existence politique lors de la Conférence de Bandung en 1955- émerge au cours des années 1950-1960 et revendique sa place dans les relations internationales ainsi que sa part dans le partage des richesses de la planète, en proclamant son refus de la bipolarisation du monde.
C’est dans ce contexte que Fanon a forgé sa réflexion sur le rôle de la violence dans le processus de libération et sur les risques encourus par les anciens colonisés, une fois l’indépendance acquise.
La production intellectuelle de Fanon a fortement influencé les révolutionnaires à travers le monde, en Afrique mais aussi en Asie et aux Amériques. Ses textes ne peuvent être dissociés des circonstances historiques dans lesquelles ils ont vu le jour, mais leur pertinence est intacte et ils continuent d’inspirer de nouvelles générations de militants et d’intellectuels tant au sud qu’au nord. Les grilles de lecture forgées par Fanon demeurent des outils efficaces pour analyser l’actualité d’un monde où la domination et l’exploitation ont changé d’apparence mais restent régies par des mécanismes, eux, fondamentalement inchangés.
Rendre compte de l’apport de Frantz Fanon dans le processus de libération des peuples revient à présenter les différentes étapes de son existence, de ses prises de position, du développement et de la formulation de sa pensée. Son œuvre se confond avec sa trop courte existence marquée par la révolte devant l’injustice, le principe de réalité et l’éthique de l’engagement.
La Seconde Guerre mondiale fut l’élément déclencheur de l’éveil politique du jeune Fanon. Spontanément antifasciste et traduisant déjà par un engagement concret son refus du nazisme, Fanon quitta le foyer familial et partit clandestinement rejoindre, en tant que volontaire, les Forces Françaises Libres qui se battaient contre l’Allemagne nazie.
Décoré de l’armée coloniale française, il n’a jamais vraiment ressenti le sentiment de faire partie des libérateurs. Dans une lettre écrite à ses parents en 1944, il exprime l’ampleur de ses désillusions, « J’ai fait une erreur. Rien, absolument rien ne justifie la brusque décision que j’ai prise de défendre les intérêts du propriétaire terrien : que je le défende ou non, il s’en fout ».
Fanon devait constater que les forces mobilisées contre le nazisme nourrissaient en leur sein l’idéologie raciste et pratiquaient quasi-officiellement la discrimination raciste et ethnique. L’uniforme, censé traduire l’égalité entre soldats, masquait difficilement d’insupportables inégalités de traitement entre noirs et blancs.
Après sa démobilisation, il revient en Martinique puis retourne en France où il s’inscrivit à la faculté de médecine de Lyon où, outre ses cours, il assiste à ceux du philosophe Maurice Merleau-Ponty, lit la revue de Sartre, Les Temps Modernes, et s’intéresse tout particulièrement à Freud et Hegel.
Dans son premier livre, Peau noire, masques blancs -qui aurait dû être sa thèse de doctorat- publié en 1952, Fanon évoque cette collision inaugurale avec le racisme européen qu’il découvrit précisément dans l’armée antifasciste de De Gaulle. L’appréhension intellectuelle du racisme qui englobe à la fois le corps et le discours reste remarquablement actuelle, surtout au regard de la résurgence « décomplexée » du discours raciste en Europe. Phénomène, aujourd’hui en France, qui atteint les écoles de foot pour jeunes enfants d’un même pays qui, dans un racisme « pure souche », ont fait l’objet d’un débat indigne à propos des quotas sur la base de la couleur de la peau, des origines et de prétendues aptitudes physiques « spécifiques ».
Peau noire, masques blancs est un jalon fondamental dans la lutte antiraciste, du décryptage des mécanismes de la ségrégation et de ses enjeux politiques. Analysant les ressorts du colonialisme et ses impacts sur les dominés, Fanon conteste le concept de négritude forgé par Senghor et Césaire en articulant la lutte contre le racisme dans un mouvement universel de désaliénation des victimes du racisme et des racistes eux-mêmes.
Psychiatre, il revisita les formes thérapeutiques basées sur la contrainte et la violence inhérentes à la psychiatrie hospitalière traditionnelle.
En 1953, âgé de vingt-neuf ans, il arrive à l’Hôpital psychiatrique de Blida et fut scandalisé de constater que l’école psychiatrique de l’Algérie coloniale classait les Arabes algériens comme « primitifs », affirmant que leur développement cérébral était « arriéré ». Ainsi, pour les psychiatres coloniaux, les comportements pathologiques des indigènes dérivaient de causes génétiques et étaient donc incurables. Fanon, proche de ses patients et de leurs familles, découvrit alors l’expression crue de la hiérarchie des races et d’une ségrégation violente, comparable à l’apartheid.
Le déclenchement de la guerre de libération nationale, le 1er novembre 1954, eut naturellement un impact sur l’hôpital qui accueillait des patients traumatisés par l’expérience de la violence, aussi bien des torturés que des tortionnaires (quelques cas sont évoqués dans Les Damnés de la terre).
Par l’intermédiaire de militants de la cause nationale algérienne, des médecins et des activistes, qui prenaient en charge les moudjahidines blessés, il entra en contact direct avec le FLN. En 1956, lorsque le gouvernement opta pour une politique de répression militaire brutale et généralisée, il démissionna, proclamant que comme psychiatre, il ne pouvait renvoyer ses patients dans une société qui, fondamentalement, les aliène et les déshumanise. Expulsé par les autorités coloniales en janvier 1957, il rejoint Tunis, siège extérieur de la Révolution Algérienne.
Il reprend à Tunis ses activités professionnelles tout en s’engageant dans l’action politique du FLN. Il fut journaliste à El Moudjahid et fut nommé, par le gouvernement algérien en exil, ambassadeur itinérant en Afrique. Il se rendit tour à tour au Ghana où il rencontra Kwame Nkrumah et étudia de près les problèmes posés par la constitution d’un État africain indépendant ; au Congo où il rencontra Patrice Lumumba, en Ethiopie, au Libéria, en Guinée et au Mali. Son objectif était de populariser la lutte du peuple algérien par la consolidation d’alliances avec les peuples d’Afrique et la mise en pratique de l’internationalisme qui caractérisait sa vision des luttes émancipatrices.
Ainsi son action auprès des dirigeants maliens a permis l’ouverture en 1960, d’un nouveau front dans le sud algérien à qui la Guinée a fourni des armes.
Il a même joué un rôle non négligeable dans l’envoi d’armes soviétiques, destinées au front Ouest, grâce à la solidarité du Président Sékou Touré. Fanon fait état de ces séjours en Afrique sub-saharienne dans Les Damnés de la terre.
En 1959, l’éditeur français, François Maspero, publie le deuxième livre de Fanon, L’an V de la révolution algérienne, ce n’est pas seulement une mise en accusation de la France pour les crimes de masse contre la population algérienne, -près de cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, la France peine à reconnaitre ses crimes, comme elle peine à reconnaître sa lourde responsabilité dans le pillage systématique de l’Afrique et son impossibilité, malgré une loi pour reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité, à ouvrir complétement le chapitre de cette part sombre de l’histoire française–, il s’agit d’un exercice analytique sur les ressorts de la révolution algérienne et les transformations qu’elle induisait dans une société dominée, humiliée et gravement paupérisée. Cet ouvrage fut interdit en France, paradoxalement cela fit parler de Fanon, en Afrique et dans le Tiers-monde. Il fut invité à des congrès internationaux, où il était attentivement écouté au point qu’il devint une cible pour les autorités françaises.
Au printemps 1961, il s’engagea à fournir un manuscrit à son éditeur, ce sera Les damnés de la terre qui ne porte pas seulement sur l’Algérie, mais sur l’ensemble du tiers-monde en voie de décolonisation. Le 3 décembre, il reçoit le manuscrit à l’hôpital Betesdha de Washington. 3 jours après, il meurt d’une leucémie.
En 1962, Maspero fait paraître dans Présence Africaine un hommage à Fanon ; il s’efforce également de publier ses œuvres complètes en recherchant ses textes publiés, souvent de manière anonyme, dans le journal clandestin du FLN, El Moudjahid. Pour la Révolution africaine deviendra ce livre, publié en 1964 ; il a été traduit par Ernesto Che Guevara.
En 1961, date de la rédaction des Damnés de la terre, Fanon considérait que l’ère coloniale était irrévocablement dépassée ; ce qui est désormais en question est l’évolution des Etats libérés. Pour Fanon, la construction d’une société juste et prospère devait passer par la libération intégrale des hommes et des femmes du legs du colonialisme, ainsi il était fondamental d’identifier les carences et d’éliminer les séquelles d’une présence dévastatrice.
Un des chapitres des Damnés de la terre, « Les malheurs de la conscience nationale » est un appel aux peuples libérés de l’emprise coloniale pour la promotion d’élites productives, dotées d’une conscience politique et animées par le sens de l’intérêt général. Si les pays indépendants n’arrivent pas à former leurs élites, triompherait alors une culture d’affairistes qui ne seraient que la caricature de leurs mentors occidentaux, dans leur comportement et leurs modes de consommation. Les mouvements de libération se transformeraient en parti unique, « la forme moderne de la dictature bourgeoise, sans masque, sans fard, sans scrupule et cynique ». En l’absence de perspectives réellement nationales, la voie des « dictatures tribales » serait ouverte : en jouant sur les divisions ethniques et sur les frontières « héritées » du colonialisme, ces nouveaux pouvoirs, portés par les maitres d’hier, finiraient par provoquer le délitement des nouveaux États. Ces mises en garde étaient prononcées à l’aube des indépendances, fêtées dans l’enthousiasme et la ferveur. L’analyse lucide de Frantz Fanon alertait de manière étonnamment prémonitoire sur les dérives susceptibles d’affecter les États postcoloniaux. Il décrit, avec des années d’avance, la pathologie néocoloniale, cette perpétuation de la domination par la soumission de gouvernements nationaux corrompus et antipopulaires aux intérêts des anciennes métropoles coloniales. Si les structures coloniales n’expliquent pas à elles seules l’échec des indépendances africaines, ce demi-siècle a été la démonstration impitoyable de l’efficacité des bombes à retardement léguées par les puissances coloniales. L’indépendance des pays colonisés était pour Fanon une étape préalable et nécessaire mais ne constituait en aucune façon la fin du processus de libération.
Fanon a été l’un des penseurs de la révolution algérienne qui se situait hors de toute réduction dogmatique ou d’interprétation doctrinale. Progressiste et anti-impérialiste sans référence « théologique » au marxisme proche mais sans obédience aucune au camp socialiste. Comme le disait le sociologue Immanuel Wallerstein, dans une formule lapidaire mais très exacte, : « Fanon lisait Marx avec les yeux de Freud et lisait Freud avec le regard de Marx ».
La libération de l’homme et sa désaliénation était pour Fanon le but ultime de la lutte politique sans pathos, sans rigidité mais sans concession.
Il était un homme indivisible qui ne saurait être réduit à une dimension particulière des luttes ; il a été antiraciste au nom de l’universalité et anticolonialiste au nom de la justice et des libertés. Il n’y a nulle part chez lui la moindre volonté de revanche ni de stigmatisation des blancs comme voudraient le présenter aujourd’hui les théoriciens fumeux de l’essentialisme et du soi-disant choc des civilisations. Ses détracteurs, qui se recrutent parmi les « intellectuels » néoconservateurs, lui ont intenté un procès en sorcellerie au titre d’une soi-disant apologie de la violence traduisant ainsi leur méconnaissance de l’œuvre de Fanon et leur mauvaise foi raciste. La violence défendue par Fanon -en tant que moyen ultime de reconquête de soi par ceux qui sont niés, exploités et réduits à l’esclavage- est celle de la légitime défense des opprimés qui subissent la violence, encore plus grande, de la domination, de la dépossession et du mépris.
Ce souffle lui a survécu au-delà des générations. Son analyse des pathologies sociales et politiques du racisme est d’une étonnante actualité, son analyse politique, psychologique et sociale dépasse le contexte dans lequel elle a été élaborée, conservant une fraîcheur et une pertinence étonnantes.
Sa lucidité et son indépendance loin de l’isoler, malgré la défiance des marxistes « orthodoxes » prisonniers du dogme, lui ont permis de gagner l’estime et le respect des combattants de la liberté et des indépendances. Fanon a été une référence majeure pour des militants illustres, comme le Commandant Guevara, Amilcar Cabral, Agostino Neto, Nelson Mandela, Mehdi Ben Barka et de bien d’autres…
En Afrique, en Europe, Fanon apparaît aujourd’hui comme plus actuel que jamais. Il fait sens pour les militants africains de la liberté et des droits humains, il fait sens aussi pour tous les Africains et les Arabes contre lesquels s’expriment, aussi bien dans les media que dans les propos d’élites de certains Etats, un racisme décomplexé, libérant ainsi violemment un impensé raciste.
Il fait sens car l’émancipation est toujours l’objectif premier des générations qui arrivent à l’âge de la maturité politique. Beaucoup d’Africains ont appris que ce combat pour la liberté, la démocratie et les droits humains est mené contre les potentats locaux mais aussi contre les tenants de l’ordre néocolonial qui les protège, les utilise pour piller les ressources et les éjecte quand ils ont fait leur temps.
La pensée de Fanon continue d’inspirer aujourd’hui ceux qui combattent pour le progrès de l’homme partout sur la planète. Dans un monde où le système de l’oppression, de l’écrasement de l’humain ne cesse de se renouveler et de s’adapter, sa pensée est un antidote contre le renoncement. Elle est l’arme d’une passion lucide pour le combat incessant pour la liberté, la justice et la dignité des femmes et des hommes. La libération des peuples et des individus de l’asservissement et de l’aliénation reste un objectif, l’émancipation est encore à venir.
Si Frantz Fanon était vivant, il n’aurait certainement pas voulu être considéré comme une autorité canonique hors du contexte de sa lutte et de son témoignage écrit.
La résistance continue, 50 ans après sa mort, Fanon nous exhorte toujours à ne pas abandonner la lutte dans cet espace social où les hommes et les femmes ordinaires peuvent encore remettre les choses en question et déployer la puissance et la sagesse d’un vrai projet politique.

Mireille Fanon-Mendès France
Article imprimé sur le site de la Fondation Frantz Fanon : http://frantzfanonfoundation-fondat...

L’ONU à l’épreuve des visées euro-atlantistes et mondialistes suite à l’agression contre la Libye.


Durant toute cette guerre contre surtout la Libye, mais aussi la Syrie, les chaînes/ instruments de l’OTAN ne font que dans la désinformation en manipulant l’image, inventant des faits, créant des évènements et ce, selon des tactiques ordonnées. Ces chaînes sont devenues un élément primordial, pour désinformer, faire diversion, susciter les conflits et les divisions, créer le désordre pour faciliter la pénétration, la domination ou carrément la colonisation. Elles sont de monstrueuses machines de propagande et d’actions psychologiques de l’alliance atlanto-sionistes contre les arabes, les musulmans et les pays impénitents qui refusent la vassalité.
Le pays le plus activiste, dans le cas de la Libye, est la France de cet « idiot », de cet écervelé payeur de rançons aux terroristes, de ce scélérat nommé Sarkozy qui s’appui du soutien de la putréfiée Ligue arabe du sinistre Amr Moussa et des fetwas de certains cheikhs de service ! Quelle déchéance ont atteint la plupart des médias occidentaux et leurs alliés arabes comme surtout Aljazeera de l’Emir du Qatar, Alarabia la Saoudienne - que singent idiotement certains autres médias arabes - lorsqu’ils débitent en continu des infos ridicules qui frisent la débilité ! Après 4 mois d’intenses matraquages médiatiques, elles ont épuisées tous les sujets de mensonges. Ils ne leur restaient que les cocasseries telle cette dernière de France 24 des « stars du football libyen » qui auraient rejoint le « camp des insurgés » et qu’elle conclue ainsi : « dans un pays où le football est très prisé, les défections de ces sportifs constituent un nouveau camouflet pour le colonel Kadhafi, après celles de militaires et de ministres de haut rang ». N’ont-ils pas de journalistes de bon niveau et honnêtes, où sont-ils vraiment privés de cette liberté d’expression que l’Occident prétend défendre ?
Le métier de journaliste est souvent perverti pour servir de couverture aux actions d’espionnage. D’ailleurs, plusieurs de ceux qui se déclarent servir l’information, à Tripoli, (ne parlons pas de Benghazi) sont soupçonnés de faire de l’intelligence au profit de l’Otan. Certains ne font que chercher des infos ‘stratégiques ’ou spéculer sur les endroits ou pourrait ‘se cacher’ Kadhafi. Ils ont été bien sûr repérés, mais bizarrement laissés faire. C’est la raison pour laquelle ces « journalistes » sont souvent des cibles privilégiées dans les endroits ‘chauds’ de la planète. À ce propos qui sont réellement ces 400 ‘journalistes’ et/ou éléments travaillant pour des sociétés de ‘sécurité’ – dont Black Water- débarqués à Benghazi ?
Les articles, images, reportages et témoins « oculaires » de ces chaînes se sont avérés, avec le temps, qu’un tissu de mensonges y compris les accusations de « bombardements de civils par Kadhafi » qui avaient « justifié » l’agression comme l’affirment des journalistes, analystes et observateurs sur les lieux. Ce terrible temps, qui donne du recul, qui permet la réflexion et la bonne mesure. Ce temps qui joue toujours contre l’agresseur en mettant à nu ses visées et ses duperies. Ce temps, enfin, qui annonce souvent l’échec. Echec sur le plan financier qui avait prévu ‘quelques jours’ et nous en sommes à plus 3 autres mois ; sur le plan politique et diplomatique puisque le monde et les libyens savent maintenant les tenants et aboutissants de cette agression – qui sent le pétrole et le gaz, le véritable but de cette guerre- en plus du retrait, de cette aventure, de certains pays de la coalition puisqu’il ne reste que 2, la France et la GB, sur 28 ( Berlusconi s’est même innocenté récemment en déclarant avoir été contraint par le parlement de s’engager) et la France cherche maintenant une issue de sortie à voir la déclaration ‘claire-obscure’ de son ministre de la défense ; sur le plan militaire puisque les frappes ne donnent rien de significatif si ce n’est plus de destructions et de morts civils dont les effets sont plus de haine envers l’agresseur et plus de détermination des libyens autour de leur guide. C’est aussi la débandade du côté des insurgés qui perdent du terrain et du CNT qui s’avère être un ramassis d’apostats et d’envieux qui ne cherchent qu’à accaparer les avoirs du peuple libyen à l’étranger en plus d’être divisé et sans principes . Tous se sont constitués une fortune en détournant les « aides » et/ou en faisant main-basse sur le trésor de Benghazi laissant la population sans revenus et dans le besoin et ce, avec l’assentiment de l’Occident qui ne cherchent pas, dans ce cas, l’origine de cet argent. Des informations font état d’un projet du CNT d’imprimer une ‘monnaie de singe’ pour contenir la colère grandissante des Benghazis qui réclament « leurs droits ». C’est-à-dire les salaires, entre autres, que le gouvernement libyen affirme, avec preuves à l’appui, avoir versé pour les 6 mois premiers mois au trésor de Benghazi. Où est donc passé cet argent qui devait permettre aux benghazis, outragés, de vivre décemment ? Malgré cela, les responsables libyens déclarent s’employer à prendre toutes les mesures pour assurer les salaires du 2ème semestre. L’échec se constate aussi dans cette volonté d’armer les insurgés – en violation des 2 résolutions - par la France en parachutant des armes aux insurgés du djebel Nefoussa (dont une partie est récupérée par les forces loyalistes) et par le Qatar avec la capture, par l’armée libyenne, d’un bateau - portant pavillon tunisien - bourré d’armes estampillées « armée du Qatar » (en anglais). L’échec s’observe enfin dans les informations de ces chaînes, battues en brèche par les chaînes libyennes avec des preuves incontestables, au point où elles sont devenues une référence crédible mais aussi des cibles en empêchant la diffusion des chaînes libyennes sur ‘Arabsat’ (3 chaînes sur les 7 déjà ont des difficultés de diffusion). La vedette médiatique qui met à nu quotidiennement le complot, en direct sur Jamahiria sat, est un certain Youssef Amine Chakir, ex-opposant qui avait côtoyé l’opposition pour avoir vécu avec ses membres durant plus de 20 ans aux États-Unis. Il dit les avoir quitté pour leur hypocrisie et leurs accointances avec la NED/CIA et le MI6 ainsi que leur changement de nationalité (le dernier ‘converti’ est le président du CNT, Abdeldjalil, qui vient d’obtenir la nationalité Turc selon la presse de ce pays). Il ne cesse dans son émission d’expliquer avec détails leurs frasques et leur félonie par l’image et documents à l’appui ! Maîtrisant l’arabe et l’anglais, ses analyses politiques pertinentes et ses commentaires de l’information internationale ont fait de lui le personnage le plus écouté sur la scène intérieure et internationale et le plus redouté par le CNT et l’Otan, en leur donnant du fil à retordre, au point où on ne trouve, pour le contrer, que les qualificatifs de « traître (?) » ou de « charlatan » ; à cause du chapelet qu’il porte et les préceptes de l’Islam qu’il cite fréquemment ou bien des mensonges qu’il dévoile ou des déductions et prévisions qui se réalisent ? Les plus visés et fustigés sont Abdeljalil, Bouchena, Hafter, Younes, Tarhouni, Chemmam, Chelgham , Dogha, Djibril,Koussa, Logelli, Fethi et Hassouna. Ces « révolutionnaires », qui sollicitent des frappes destructrices de ce qu’ils disent être leur pays, apparaissent comme de vulgaires renégats, de méprisants traitres aimant le pouvoir, l’argent et la bonne chair.
Il y a aussi et surtout ces manifestations monstre (du 1er juillet) pour la défense de l’unité de la Libye autour du Guide et anti-Otan, sur la Place verte, rassemblant près de 2 millions de Libyens exhibant un drapeau vert de 4Km 500 suivie de celle du 08 juillet à Sebha du sud, arborant un drapeau de 6 Km qui a rassemblé au moins 500 000 de personnes - et l’on prévoit 3 autres à Laadjilet le jeudi, à Zliten le vendredi et à Azzaouiya le samedi - qui ont mis les agresseurs dans un profond désarroi ; car c’est toute la stratégie construite sur le mensonge et le faux qui s’effondre comme un château de carte. Les réactions de certains, sur ces chaînes, montrent une certaine amertume et d’une certaine façon un sentiment de défaite cuisante. Certains opposants soutiennent, par exemple, toute honte bue, la version débile que la transmission en direct de celle de Tripoli n’était pas « vraie » et les images un « montage » ; certains avancent le chiffre de 5000 à 15000 personnes et bien d’autres inepties alors que pour porter ce drapeau il faut déjà au moins 3000 personnes (à raison d’une personne chaque 3 m, des 2 côtés). Ils savent qu’ils sont incapables de mobiliser 2000 personnes à Benghazi devenue ville morte qui s’est vidée d’une grande partie de sa population ; fuyant le ‘nouveau régime’.
La réalité est que l’Otan avec ses « révolutionnaires » de pacotilles - composés de voyous, de truands, de prisonniers libérés de Benghazi et de Guantanamo, d’islamistes graciés, d’éléments de l’AQMI, de jeunes désœuvrés et de sots, de félons de dissidence récente, de renégats, d’opposants inconnus de dernières minutes- montre des signes d’échec, voire de déroute face à un petit pays (qui n’a jamais agressé quiconque) de 7 millions d’habitants qui vivaient correctement, mieux que beaucoup de pays Européens y compris la France. La réalité est que l’on s’évertue à imputer les méfaits de la coalition, y compris les viols dont sont coupables les insurgés, aux « brigades de Kadhafi » expression fallacieuse visant à discréditer l’armée régulière de la Libye qui reste toujours fidèle. La réalité est que l’Otan s’est retrouvée face à un peuple résistant – qu’encadre moralement de puissantes tribus que ne peut comprendre l’Occident - qu’il bombarde au missile pour le « protéger » lui dit-il , à un vrai Guide farouchement soutenu par son peuple et qui n’est pas du tout celui que l’on veut nous faire croire ; c’est-à-dire ce ‘tyran’, ce ‘despote’, ce ‘fou de Tripoli’, ce ‘dictateur’ qui s’avère plutôt intelligent et bien au fait des manigances impérialo-colonialistes, des tromperies de palais et des corruptions de l’Occident érigées en système et particulièrement fervent défenseur des opprimés, qui a fait de la renaissance de l’Afrique son cheval de bataille . Faire croire que Kadhafi est trahi de tous côtés ou qu’il n’a plus de « légitimité populaire » est de la désinformation de bas niveau. Si cela était vrai, il y a longtemps qu’il aurait été évincé. De plus, il est difficile de faire admettre que toute la population s’était liguée contre lui et du même souffle expliquer pourquoi des centaines de milliers lui manifestent leur soutien, pourquoi il ne craint pas d’armer la population, pourquoi il se permet des tours - en cortège et en voiture découverte - dans les rues et ruelles de la capitale sous les applaudissements de milliers de citoyens dont beaucoup sont armés, pourquoi les habitants de plusieurs agglomérations ont violemment répondu par les armes aux rebelles qui avaient tenté de conquérir leur localité , pourquoi Benghazi et récemment Tobrouk, mais aussi Derna - du tueur « Gambo » que soutien l’Otan - se révoltent. Mais l’équation insoluble est que l’Otan n’osera jamais prendre le risque d’une opération militaire terrestre avec ses soldats car, les insurgés, encore dans la croyance qu’ils combattent pour ce qu’on leur a fait croire « juste et légitime » (selon les déclarations des capturés), s’apercevant qu’ils ont été abusés, se retournerons vite contre leur « employeur » qui, le comble, les aura lui-même armé. Terrible dilemme ! La réalité, enfin, est que la stratégie de l’Otan était construite sur du mensonge et du faux.
Si la Libye était un pays « puissant », le clown Sarkozy - qui fait le plus de zèle dans cette aventure - n’oserait jamais s’y aventurer. On se croit toujours fort devant les faibles dit-on. Cet apprenti guerrier, que guide par le nez ce « philosophe » sioniste, fait montre dans cette « aventure libyenne » d’une pseudo force, en la confondant à la puissance de la France Gaullienne, alors qu’il n’est qu’un myrmidon, un roitelet qui sera vite jeté aux oubliettes sauf pour nous rappeler une autre page sombre de l’Histoire de France. Nous avons bien vu ses mesquineries quand il est devant ses maîtres. Il est regrettable que la crédibilité et l’honneur de la vraie France ait été engagé dans cette péripétie sans issue et sans intérêts que pour ceux qui lui ont fait sous-traiter cette « opération Libye ». On découvre aussi, en lui, le plus mauvais Président de l’histoire récente de France. Franchement, ce pays ne mérite vraiment pas un tel représentant qui a sali son histoire et compromis son avenir.
Ces médias de service, ne parlent de faits réels que s’ils sont impossibles à dissimiler, mais avec une forme absconse parfois absurde et sous conditionnel. C’est ainsi que ces chaînes « informent » des 5400 (au 07/07/2011) frappes de missiles qui ont détruit les maisons, touché des hôpitaux, des écoles, des collèges, l’université, des bâtiments administratifs, les commissariats, les services chargés de la corruption, la cité de l’enfance, les infrastructures de bases, des réseaux de communication, les check-point, les dépôts de carburant à Bréga etc. – tuant et blessant des milliers de personnes civiles parmi eux des femmes des vieillards, des hommes de religions dans leur lieu de culte, des employés, des enfants, des bébés - des tentatives visant l’assassinat des personnalités politiques en particulier Kadhafi et son vieux compagnon Lakhouildi, mais atteignant leurs enfants et petits-enfants etc. Pour toutes ces cibles, l’Otan donne l’’excuse’ d’« erreurs » ou le prétexte de « lieu de commandement ».
Que reste-t-il du droit international, des conventions quand ils sont foulés du pied ou bafoués par les pays puissants qui les ont érigé et dont-on exige leur respect aux pays pauvres ou faibles, mais riches en matières premières ? Qui désormais luttera contre le « terrorisme » quand l’Otan s’en sert ou le suscite à l’ « occasion » pour ses intérêts - dans le cas de la Libye entre autre - ou quand la France le finance en payant des rançons par exemple ? Al Qaïda comme dit un analyste « c’est seulement où et quand ça arrange les États Unis ». Qui va désormais faire confiance à ces institutions/organisations internationales dites des « droits de l’homme », des « libertés », de « justice » et tutti-quanti quand elles sont détournées pour les rendre auxiliaires et faire valoir des lobbyings imposants leur politique, leurs objectifs, leur idéologie par la force souvent, quand ces ‘instances’ sont devenues des attrape-nigauds pour les pays africains surtout.
Réitérons ceci : Quand l’agresseur n’a pas de morale ou de règle, il est certain qu’il est moins tenté d’attaquer ou de menacer s’il sent que la victime potentielle peut lui infliger les mêmes dommages en usant des mêmes méthodes avec moins de moyens. L’agresseur s’encourage toujours des règles qu’il n’applique pas dans l’impunité. Mais s’il est certain qu’à chaque action criminelle la réponse sera du même acabit, le monde serait moins trouble, plus raisonnable. On ne voit aucune différence entre des États qui tuent des civils en les bombardant au missile ou font assassiner des chefs d’ État ou des politiques en usant de gros moyens et des individus ou groupes d’individus qui déposent des bombes dans des endroits public ou assassinent des personnalités politiques en usant de peu de moyens. La nuance est que les 1er bafouent les règles qu’eux-mêmes ont instauré, destinées en fait à les protéger, alors que les seconds ne font que riposter à une injustice, à un outrage en violant, comme eux, les mêmes règles afin de leur infliger, par revanche, les mêmes préjudices.
Il est logique qu’avec ce qui se déploie en Libye et les tueries programmées de l’Otan qui s’y déroulent que des dizaines de groupes de jeunes des villes et des tribus annoncent leur engagement aux combats ou jurent leur vengeance sur les responsables (et leur famille) de la tragédie libyenne. Quand on connait la mentalité bédouine en particulier, l’affront ne s’éteindra jamais s’il n’est pas réparé de façon légale et juste. Les familles touchées dans leur chair riposteront tôt ou tard, sans aucun doute. Même Kadhafi, pour le cas de la Libye, n’y pourra rien faire. Cette pratique n’est pas plus sordide que ne l’est le comportement moyenâgeux et sauvage de ceux qui se prétendent civilisés. Quand la loi de la force se substitue à la force de la loi, quels moyens légaux laisse-t-on pour se protéger, quand les lois et règles internationales sont bafouées, quand les instances internationales, y compris l’ONU, sont détournées pour servir les pays puissants.
Cette aventure en Libye a mis à l’épreuve les règles internationales de l’ONU qui s’avèrent n’être érigées que pour mettre au pas, par la menace ou la force les pays qui n’entrent pas dans le giron occidental – c’est-à-dire dans les fondements euro-atlantistes et mondialistes en les obligeant à adopter leurs principes politico-philosophiques - et non pour plus de justice dans le monde après l’effroi de la 2ème guerre mondiale. La SDN qu’Hitler a piétinée a été remplacée par l’ONU. Voilà que la même attitude se renouvelle avec l’Otan. Mais pour quelle autres organisations et regroupements cette fois ? L’avenir proche nous le dira. Ce qui est sûr c’est que l’ONU, ses instances et ses organisations actuelles répondent plus aux intérêts des États puissants et oligarchies financières en légitimant les agressions, les invasions pour accaparer les richesses des pays faibles en empêchant leur progrès et leur indépendance économique et sociale qu’à un souci d’équité ou de prévention des conflits pour l’équilibre mondial.
Si la raison humaine arrive au point où elle exige à la victime de financer ou de lui rembourser les dépenses de l’agression c’est qu’il y a matière à se poser des questions graves sur le niveau de déchéance des esprits de ceux qui mènent le monde.
Amar DJERRAD
URL de cet article 14189 http://www.legrandsoir.info/l-onu-a-l-epreuve-des-visees-euro-atlantistes-et-mondialistes-suite-a-l-agression-contre-la-libye.html

dimanche 10 juillet 2011

Message de l’ex-président Lula à ses homologues Africains : Cessez de baisser votre pantalon devant les occidentaux.

L’EX PRESIDENT BRESILIEN LULA HUMILIE LES PRESIDENTS AFRICAINS AU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE

Suivant l’exemple de l’amerique Latine , l’Afrique devrait decider de prendre sa vrai independance qui est aux mains des occidentaux , Le continent Africain qui est riche de gisement mineral et de terre fertile , aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance economique planetaire , mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre. ce sont les parole de l’ex -president bresilien LULA DA SILVA ,qui etait la semaine dernière en Guinée equatoriale pour la reunion des chef d’etats Africains .
Lula a invité les chef d’etat à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois , en libye et en cote d’ivoire : l’interference de la France et des etats unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté Africaine et pour les futures générations.
durant l’assemblée generale sur le role des jeunes africains, une session detachées de la reunion avec theme la crise libyenne, Lula a accusé les chefs Africains d’ètre avides , d’assoifés de pouvoir , de trahir leurs propres pays et surtout d’ètre des servants de l’occident ! qui saccagent le continent noir et déciment sa souveraineté. La devise de ces chefs d’etats étant : "chacun pour soi , Dieu pour tous" ne portera loin l’Afrique,Il faut le sens de responsabilité, d’humilité,de dignité et d’Unité pour bien gouverner ! critiquant le fait que les leaders africains qui sont arrivés au pouvoir par un coup d’état ou pour le vouloir des puissances occidentales .Il a ensuite critiqué et denoncé le monopole des 5 pays du monde. ajoutant que : L’UNION AFRICAINE a 1,4 milliard d’habitants, l’AMERIQUE LATINE 400 000 d’habitants et que c’est inconcevable que les USA, LA FRANCE,LA CHINE,LA RUSSIE ET LA GRANDE BRETAGNE dictent la loi au conseil de securité de l’ONU !!!! surtout que la crise ecomìnomique mondiale provient des etats unis .
Et il a deploré le fait que l’UNION AFRICAINE soit financé seulement par 5 pays africains et le reste par des dons occidentaux.Par consequent, Pour cela , L’UA ne peut pas faire les interéts de l’Afrique et avoir un poids au niveau international . C’est cette mème U.A qui legitime les coups d’ètats,les rebellions ou actions illegales pour l’obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections .Beaucoup de chefs d’etats presents avaient la tète basse à qui il a réitéré l’invasion Francaise dans le continent noir ! LA FRANCE nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d’ètre leurs colonies . avec des interferences dans les affaires internes des pays africains ! c’est clair la reference avec le cas de la Cote d’Ivoire, où Paris avec l’utilisation de la force a enlevé le president GBAGBO pour mettre à son poste ouattara.
Si pour la Cote d’Ivoire ,rien a été fait pour arréter le coup d’état ,l’union Africaine peut demander le cessez le feu immediat en LIbye. en soutien s’est ajouté le president Jacob zuma, un des chefs opposants qui tient tète à l’occident disant qu’ils n’ont pas le droit d’assassiner KADAFI.
Un silence d’ombre dans la salle de l’UA où les présidents qui sont les talons de l’occident étaient nombreux en occurence ABDOULAYE WADE du Senegal qui a sejourné à Benghasi pour reconnaitre le gouvernement des rebelles , BLAISE COMPAORE du Burkina Faso qui a soutenu la rebellion de OUATTARA en Coted’Ivoire contre GBAGBO, YOWERI MUSEVENI de l’Uganda qui combat les AL Shabaab en Somalie , PAUL KAGAME du Rwanda qui saccage pour le compte de l’occident et puis SASSOU N’GUESSO du Congo Brazzaville , IDRISS DEBY du TCHAD,PAUL BIYA du Cameroun, FAURE GNASSINGBE du togo,ODINBA ALI BONGO du Gabon et le dernier récruté qui s’est ajouté à la dependance des des puissances de l’oppression est ALLASSANE OUATTARA de la cote d’ivoire !
http://afrohistorama.over-blog.com/article-message-du-presid...
URL de cet article 14176 http://www.legrandsoir.info/message-de-l-ex-president-lula-a-ses-homologues-africains-cessez-de-baisser-votre-pantalon-devant-les-occidentaux.html

3 ans de mobilisation contre la « Free Killing Zone » israélienne

« Free Killing Zone », ou « zone où l’on tue librement », est la formule employée par l’armée des Etas-Unis lors de la guerre contre le Vietnam qui luttait pour son indépendance, pour identifier une zone où l’on pouvait tout tuer,
     tout raser à volonté... [N.d.T]
Marche vers le nord de la bande de Gaza, vers la "buffer zone" où Israël tue à volonté - Photo : E. Bartlett
C’est un autre matin étouffant à Gaza. Malgré la chaleur, un groupe de femmes, d’hommes et d’enfants tenaces se rassemble à Beit Hanoun près du collège agricole bombardé pour une marche hebdomadaire vers la « zone tampon », qui longe sur 300 mètres de profondeur la frontière entre Gaza et Israël que les autorités israéliennes d’occupation ont déclaré interdite aux Palestiniens.
Marche vers le nord de la bande de Gaza, vers la "buffer zone" où Israël tue à volonté - Photo : E. Bartlett
Il y a une dizaine d’années, les fermiers palestiniens pouvaient encore avoir accès à leurs terres jusqu’à 50 mètres de la frontière. L’espace déclaré par les Israéliens « zone interdite » s’élargit au fil des ans à 150 mètres, puis à 300 mètres, isolant les agriculteurs palestiniens de leurs vergers, leurs cultures et leurs pâturages.
Une décennie plus tard, ces vergers ayant été détruits par les bulldozers israéliens, les agriculteurs se battent pour l’accès aux terres dans certaines zones jusqu’à deux kilomètres le long de la zone tampon initialement de 300 mètres, violemment interdite par les soldats israéliens.
Plus de 30% des terres agricoles de Gaza ne sont pas exploitées en raison de la zone tampon. Ce sont les terres les plus fertiles de Gaza, où les oliviers, les arbres fruitiers, d’agrumes et de noix étaient adis florissant, avec des cultures de blé, d’orge, de seigle et autres céréales, satisfaisant l’essentiel des besoins alimentaires de Gaza.
Le nord de Gaza a été particulièrement touché au cours des années. Et dans les trois dernières années, ce sont les gens du nord de Gaza, qui ont mené les manifestations non-violentes contre la zone tampon.
La chanson de la résistance populaire palestinienne, Unadikum (Je vous appelle), retentit dans le téléphone cellulaire de Saber Zaneen et à travers le mégaphone à partir duquel Zaneen quelques minutes, âgée de 45 ans, scandera le message contre la zone tampon. Zaneen et Nassir sont deux des fondateurs de l’Initiative Locale, le groupe communautaire qui conduit ces manifestations.
« Nous sommes la résistance d’un peuple. Nous marchons pour les agriculteurs et les familles qui vivent dans la zone tampon », explique Nassir.
« Beaucoup de familles ont vu leurs maisons détruites, leurs arbres et les cultures détruits au bulldozer, et elles sont dans l’impossibilité d’exploiter leurs terres. Cela inclut également de nombreuses familles vivant plus loin que les 300 mètres de la frontière », dit-il.
« C’est la troisième année que nous manifestons sur une base hebdomadaire dans différents secteurs du nord [de la bande de Gaza] », affirme Nassir.
Le groupe d’environ deux douzaines de personnes avance vers Erez, suivant la route sur à peu près un demi-kilomètre vers l’ouest, empruntée par les quelques privilégiés autorisés à traverser la frontière israélienne fortement contrôlée. Face à nous se trouve l’une des nombreux tours de béton armé qui parsèment la frontière, du nord-ouest au sud-est de Gaza. C’est à partir de cette tour que commencent habituellement les tirs des soldats israéliens.
« Lorsque nous avons commencé, nous nous somme aventurés jusqu’à 300 mètres de la frontière. Mais lentement, nous avons commencé à nous rapprocher, sur la terre palestinienne », souligne Nassir. « Dans certains secteurs, nous avons marché jusqu’à la frontière. »
Le 15 mai, lorsque les manifestations non-violentes et populaires marquant Jour de la Nakba (souvenir de l’expulsion de 1948 qui a contraint plus de 750 000 Palestiniens à quitter leur terre pour faire place à l’Etat juif d’Israël) ont eu lieu au Liban, en Syrie sur le plateau du Golan et à Gaza, ce même petit groupe de manifestants venus de Beit Hanoun a été rejoint par au moins 1 000 manifestants supplémentaires. Plus de 100 manifestants ont été blessés, et un adolescent a été tué par des tirs israéliens et des bombardements à partir de tours militaires et des chars qui visaient les manifestants sans armes dans la bande de Gaza.
Le 7 juin, sur ce même petit tertre un petit groupe de terre avec ses deux drapeaux, nous avons une pause pour des discours et des chants, et Mohammed Kafarna, âgé de 19 ans, a été blessé par des balles israéliennes tirées sur le cou, la cuisse et l’abdomen.
« Ils ont ouvert le feu sans sommation », dit Nassir. « Mohammed a été tout de suite blessé. »
En plus des agriculteurs et des manifestants, certains parmi les plus désespérément pauvres dans Gaza ont été victimes de tirs et des bombardements israéliens, ce que les autorités israéliennes prétendent être des mesures de sécurité.
Les nombreuses maisons en ruines près de la frontière fournissent à la fois des décombres et des métaux, précieux pour la bande de Gaza assiégée, qui reste pratiquement sans aucun des matériaux nécessaires à la construction depuis ces 5 dernières années. C’est dans ces parcelles que les collecteurs de Gaza tamisent les décombres, exposés aux engins non explosés ou aux attaques de soldats israéliens.
Rien que depuis 2010, au moins 11 civils palestiniens ont été tués dans la partie nord de la frontière de Gaza, dont : un agriculteur de 91 ans, frappé par les bombardements israéliens à 600 mètres de la frontière, un agriculteur de 64 ans abattu de plusieurs balles dans le coeur alors qu’il était sur ses terres à 550 mètres de la frontière, et un collecteur de ferraille âgé de 18 ans, à 600 mètres de la frontière.
Plus de 30 civils ont été blessés, la majorité étant des ramasseurs de ferraille, par des balles tirées dans les pieds ou dans les jambes par des soldats israéliens le long de la frontière. Un certain nombre d’entre eux n’avaient que 14 et 15 ans.
Dans la plupart des manifestations, des militants internationaux défilent aux côtés des Palestiniens non armés, documentant les attaques israéliennes. « Nous manifestons chaque semaine, que nous ayons ou non des internationaux ou des journalistes avec nous, » dit Nassir.
« Nous assurons la liaison avec les manifestations populaires en Cisjordanie occupée, comme à Ni’lin et Bil’in », ajoute-t-il.
Le village de Bil’in a, après six ans de manifestations non-violentes, a obtenu la petite victoire de voir le mur de séparation israélien déplacé légèrement en arrière, retournant environ 150 acres de terre au village, qui attend toujours le retour d’autres 330 acres.
Les appels par mégaphone et Saber Zaneen nous pousse à revenir en arrière, loin de la zone tampon. Les soldats israéliens et des jeeps militaires sont apparus et les dirigeants de la manifestation veulent éviter de nouvelles victimes de tirs israéliens.
« Nous sommes conscients qu’il y a un grand danger dans ce secteur », affirme Abou Issa. « Et ils tirent régulièrement sur nous. Nous ne voulons pas de victimes, mais nous allons poursuivre notre marche sur la terre palestinienne, pour les familles et les agriculteurs qui ne peuvent pas accéder à leurs terres. »

* Eva Bartlett est une avocate canadienne spécialisée dans les droits de l’homme. Elle vit actuellement dans la bande de Gaza.
Traduction : al-Mukhtar
Source : Info6Palestine.net

samedi 9 juillet 2011

Le Blocus de Gaza commence ici ! - C’est ici qu’il faut le combattre !

samedi 9 juillet 2011

Dire que le blocus israélien s’est déplacé au cœur de l’Europe n’est pas suffisant, il faut dire que le blocus commence ici ! Non pas parce qu’Israël nous le demande mais parce que les intérêts politiques, économiques et idéologiques de l’Union européenne des capitalistes, des banquiers, du FMI, etc, l’exigent.

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Le 30 juin, apprenant la décision du gouvernement grec de refuser le départ du Pirée aux bateaux et aux passagers de la Flottille de la Liberté 2, Thomas Sommer, membre de la coordination internationale de la flottille2 déclarait : « On savait qu’il y avait un blocus autour de Gaza, aujourd’hui on s’aperçoit que le blocus est en train de traverser la Méditerranée pour arriver jusqu’en Grèce  ». Cette idée a été reprise par la Coordination nationale France du Bateau pour Gaza : « Le blocus de Gaza ne doit pas s’étendre aux portes de l’UE  » et par la plupart des porte-parole des bateaux français. Nous aurions tort de la considérer comme une simple formule percutante destinée aux médias. Il s’agit d’un constat dont il faut mesurer toute la portée et tirer toutes les conséquences.
La Flottille 1 avait reçu l’appui direct de l’État turc et le Mavi Marmara avait reçu tous les soutiens et les aides nécessaires. A la veille du départ de la Flottille 2, la mise sur cale du bateau symbole a porté un coup décisif à la Flottille 2. Au mépris des martyrs, en bloquant le Mavi Marmara, le gouvernement turc annonçait son revirement politique au profit d’Israël. De la même manière le gouvernement grec avait soutenu la flottille en facilitant son départ de Grèce. La décision du gouvernement grec d’interdire, manu militari, le départ des bateaux de la flottille à destination de Gaza a brutalement révélé au monde entier le revirement du gouvernement grec.
Comment expliquer les changements survenus en moins d’un an ? La facilité serait d’y voir seulement le signe d’une progression de l’influence israélienne et de la force des lobbies sionistes de par le monde. Les apparences nous y encouragent : le blocage grec de la Flottille 2, le blocage de plusieurs centaines de passagers à Roissy-Charles-de- Gaulle sur injonctions de l’État israélien semblent attester de l’élargissement du périmètre d’intervention d’Israël au cœur même de l’Europe et de la soumission de nos États aux injonctions de l’État sioniste.
Le premier inconvénient de cette lecture - superficielle - conduirait à sous-estimer l’événement majeur survenu durant l’année écoulée entre les deux Flottilles, à savoir les révolutions survenues dans le monde arabe. Prendre comme cause des revirements politiques cet événement majeur permet de comprendre l’épiphénomène israélo-gréco-français comme le symptôme de la panique provoquée par le séisme dont l’épicentre sont les révolutions du monde arabe et dont les secousses à venir sont perçues comme lourdes de menaces par les États-Unis bien sûr mais aujourd’hui également par l’Union européenne.
Ce qui signifie que les changements sont moins l’effet de la « force » d’Israël que le résultat du basculement du « monde occidental » dans la peur des conséquences des révolutions arabes. Ce n’est pas Israël qui « commande » aux États européens mais ce sont les États européens qui ont rejoint et partagent les positions états-uniennes et israéliennes.
Il n’y a qu’à voir la guerre qui est menée par cette coalition contre l’accord Hamas-Fatah. Parce qu’il ouvre la voie à une possible recomposition de l’unité du peuple palestinien (sous occupation, sous apartheid et des réfugiés) dans le contexte d’une Égypte nouvelle, cet accord est la cible de toutes les attaques.
Dire que le blocus israélien s’est déplacé au cœur de l’Europe n’est pas suffisant, il faut dire que le blocus commence ici ! Non pas parce qu’Israël nous le demande mais parce que les intérêts politiques, économiques et idéologiques de l’Union européenne des capitalistes, des banquiers, du FMI, etc, l’exigent.
La guerre contre Gaza a prouvé à ceux qui en doutaient qu’Israël ne veut pas la paix mais le nettoyage ethnique de la Palestine. Les événements récents de la Flottille 2 et de Roissy-Charles-de-Gaulle devraient convaincre ceux qui en doutent encore que l’Europe soutien l’occupation de la Palestine, la colonisation et le blocus de Gaza. Alsthom, Véolia construisent le tramway de la colonisation, le Conseil régional Languedoc-Roussillon finance dans le port de Sète un terminal fruitier pour la seule entreprise Agrexco, ils participent directement à l’occupation, la colonisation et au blocus de Gaza ! Leur collaboration est directe. C’est ici qu’il faut les combattre ! La campagne BDS nous offre le cadre et les perspectives stratégiques pour mener cette bataille.
JLM. CCIPPP34 - 9/07/2011
Diffusé par l’auteur le 9 juillet 2011
Source : info-palestine.net

Nous retournerons à Gaza jusqu'a ce que la Palestine soit libérée.

Aéroport de Tel-Aviv, Une expérience Israélienne !

8 juillet 2011

30 juin 2011 : Deux citoyennes belges interrogées, fouillées, maltraitées et enfermées en cellule par les gardes israéliens à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv pendant 25 h.

Jeudi 30 juin 2011, Elise et Rachida atterrissent à l'Aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, en Israël à 23h00, heure locale. « Le vol s'est bien passé, Elise a discuté avec sa voisine pour lui demander la traduction de mots en hébreu », nous explique Rachida. « Nous savions que quelques tracasseries à la douane étaient possibles, mais rien ne nous laissait présager les 24 prochaines heures ».

Arrivée à l'aéroport de Tel Aviv
Elise et Rachida planifient leur voyage en Palestine et en Israël depuis des mois. Elle s'y rendent pour visiter le pays, rencontrer des associations palestiniennes, visiter Jérusalem, la Cisjordanie, la Galilée, découvrir la réalité de l'occupation, de la discrimination contre la population palestinienne, mais aussi rencontrer les acteurs de terrains, des ONG, des associations de la société civile. Comme son amie, Elise s'est préparée : « On nous a expliqué qu'il ne fallait pas nous étendre sur les motifs de notre voyage. Si l'on stipule que l'on va rencontrer des Palestiniens, les autorités israéliennes nous refusent l'accès au territoire. »
Elles sortent de l'avion. C'est Elise qui est abordée par une garde : « Where are you going ? » « Tel Aviv » « And then ?  » « On the coast, Jérusalem... ». Les filles avancent ensuite vers les douanes proprement dites. Rachida remet son passeport au douanier : « Il m'a posé quelques questions, sur ma destination surtout. Je lui ai dit que nous nous rendions à Tel Aviv, puis que nous descendrions la côte jusqu'à Eilat, avant de faire une boucle dans le pays. Alors que je lui parlais, une femme est arrivée à côté de moi et m'a demandé de la suivre. Après quelques minutes, Elise m'a rejoint  ».

Début des interrogatoires

Les interrogatoires débutent. Ensemble, puis séparément, les deux belges font face aux officiers israéliens. Elise leur remet une réservation d'hôtel pour Tel Aviv et quelques papiers qui préparaient son voyage en Israël. De nombreuses questions sont posées sur leurs origines, leurs finances, leur lien entre elles, le but du voyage et le voile de Rachida. Ils demandaient également si elles avaient l'intention de se rendre dans les Territoires Palestiniens. «  Ils étaient obsédés par les question de religions, de cultures, de langues » remarque Elise. « Vous avez des mots en hébreu dans votre pile de papier ! » remarque la garde. « J'ai appris un peu d'hébreu, je me suis entrainée.  » « L'hébreu, comme c'est étrange... Pourquoi pas une autre langue ? » « « J'ai aussi appris l'italien, l'anglais et le néerlandais !  ».
Très vite les questions portent sur le voile de Rachida : « Cela ne vous dérange pas que votre amie porte le voile ? Comment nommerais-tu ce vêtement ? » demande une garde. «  Heu un foulard, je ne sais pas le dire en anglais. »« Et toi Rachida, sais-tu tu comment on le dit en anglais ?  ». « Euh... ? oui, on dit a scarf  ». « Non, ce n'est pas comme cela qu'on appelle ce vêtement en anglais. En anglais, on appelle cela un hijab ! » souligne la garde.

Ils n'ont pas apprécié le fait qu'on réclame, qu'on ne soit pas dociles et silencieuses

Fin de la discussion, les filles sont renvoyées dans la salle d'attente. Elles commencent à s'impatienter : « Cela faisait plus de quatre heures que nous attendions dans cette salle d'attente entre des interviews de cinq minutes, nous voyions des touristes arriver et repartir, alors que nous devions attendre en restant coincées là, sans nos passeports... Nous commencions à nous impatienter, nous étions fatiguées et avions faim. »
Elise et Rachida se dirigent vers un bureau pour poser des questions : «  Nous voulions une explication, cela faisait plusieurs heures que nous attendions. A partir de ce moment tout a changé, les gardes sont devenus agressifs. Ils n'ont pas apprécié le fait qu'on réclame, qu'on ne soit pas dociles et silencieuses ».

Après plusieurs heures d'attentes, on fouille leur GSM. Elise est interrogée pour la énième fois et on lui annonce : «  You are denied. It will not be possible for you to enter Israel. You do not have enough money to do this trip.  »
Deux gardes exigent alors de prendre ses empreintes et sa photo. Elle refuse. Ils insistent pendant 15 minutes. « Faites-le ! » « Non, vous n'avez pas à prendre mes empreintes. Je refuse catégoriquement. » « Faites-le ou vous aurez des problèmes. » « Pas question ! ». Les gardes laissent tomber.
De retour dans la salle d'attente, la même demande est faite à Rachida, elle refuse également. Un garde se poste devant la salle d'attente. Tout déplacement des filles est surveillé et accompagné. Rachida se fait aborder par une garde israélienne en arabe. « Je ne réponds pas, elle insiste en arabe, je lui explique en anglais que je ne parle pas l'arabe  ». Les filles sont amenées vers la salle des bagages. Changement d'équipe, elles prennent leurs bagages, une fois de plus, les mêmes questions. Pendant deux heures, on procède à une fouille corporelle ainsi qu'à une fouille minutieuse de leurs bagages, objet par objet.

Le refus d'accéder au territoire est signifié

De retour dans le hall des arrivées, vers 6h30 du matin, il n'y avait plus aucun autre passager. Une dizaine de gardes les attendaient : « Votre accès au territoire israélien est refusé. Suivez-nous !  » Les filles protestent et exigent une explication : « Nous avions compris que nous serions de toute façon déportées. Nous n'allions pas l'accepter avec le sourire. Nous avions décidé de parler seulement en français et d'exiger une explication. Ils sont devenus super agressifs avec nous, nous nous sentions clairement menacées au milieu de ces gardes ». Toute demande pour contacter la Belgique ou l'Ambassade belge à Tel-Aviv leur a été refusée. Elles ont quand même eu le réflexe d'envoyer quelques sms en Belgique.
Cris, menaces, ... Les filles sont sommées de les suivre et sont embarquées manu militari dans une camionnette. Elise raconte : «  Nous avions vraiment peur, je ne savais pas où ils nous emmenaient, l'ambiance était super agressive  ». Rachida demande des explications au garde en charge de leur transfert : « Il me répond que l'Etat d'Israël expulse qui il veut, quand il veut et qu'ils n'ont pas à donner de raison ! La seule explication qu'il nous accorde est que nous nous dirigeons vers le centre de l'immigration ». Nous arrivons au centre : une prison avec des barreaux aux fenêtres.

Le centre de détention

Les filles sont amenées dans le hall, les gardes sont très nerveux. Ils leur crient dessus. Elise doit se lever, on lui donne des draps et on ouvre une cellule, lui ordonnant d'entrer. Pour elle, il n'est « pas question d'entrer. Six gardes m'entourent et on m'attrape par les bras pour me faire entrer de force en cellule. Ils me faisaient très mal ». Rachida profite de la confusion pour appeler l'Ambassade. Deux gardes foncent sur elle, l'agrippent au visage et lui arrachent son téléphone pour l'empêcher de laisser un message. Ensuite on la jette sur le côté et on les force toutes les deux à entrer en cellule. « Enfermées, nous n'avions plus aucun contact avec l'extérieur. Nos contacts en Belgique, alertés par nos sms envoyés plus tôt, se sont chargés de prévenir l'Ambassade belge à Tel-Aviv. Grâce à leur intervention, le secrétaire de l'Ambassade est venu nous rendre visite au centre de détention ».
Suite aux maintes négociations avec les gardes du centre, elles ont pu récupérer quelques affaires de base dans leurs bagages (médicaments, brosse à dent...). Elles ont enfin pu prendre contact avec leurs familles, via le téléphone du secrétaire de l'Ambassade, qui ont décidé de les faire rentrer par le premier vol vers Bruxelles.

Expulsion

Au bout de plusieurs heures d'attente en cellule, la police a finalement donné son autorisation pour que les filles quittent le territoire. Les billets d'avion ont alors été faxés au centre de détention.
Rachida et Elise ont été reconduites à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv après 17h d'enfermement et sont arrivées samedi 2 juillet à 5h du matin à Zaventem.
« Cette expérience de 25h d'interrogatoires, d'enfermement, d'injustice, nous a permis de réaliser ce que pouvaient ressentir quotidiennement un Palestinien. Nous avons vécu le racisme, l'arbitraire, le dénigrement et la frustration face à l'oppresseur. Encore une fois l'Etat d'Israël a abusé de son statut et n'a pas hésité à outrepasser ses droits. Malgré l'intimidation et les menaces proférées à notre égard et cela dans le but de nous dissuader de revenir en Palestine, notre motivation n'a fait que croître ainsi que notre sentiment de solidarité envers le peuple palestinien. »
Investig Action
Joaquim