mardi 24 janvier 2017

ETATS-UNIS : La marche des femmes pour la guerre, avec à leur tête Madonna….



Les femmes sont dans la rue. Avec à leur tête Madonna qui proposait des pipes à tous ceux qui allaient voter Clinton...

Le monde s'éveille peu à peu à son Histoire. Grâce à internet qui est pour nous ce qu'était l'Encyclopedia universalis pour les hommes du 18ème siècle. Et encore...Qui lisait l'Encyclopedia réservée à une élite ? Alors qu'Internet et sa prodigieuse richesse est entre toutes les mains.
On nous dit : "il y a de tout sur internet." Je suppose que ceux qui disent cela sont les tenants de la vérité unique.
"Il y a de tout" me plaît.

Autour de nous, deux groupes se forment. 

Ceux qui consultent internet et ceux qui ne le consultent pas. Nous le voyons quand nous parlons avec des amis qui en sont à préférer mordicus l'Amérique à la Russie, quelles que soient les circonstances. Il y a d'un côté ceux qui apprécient Poutine et Trump et ceux qui les haïssent.
Ceux qui les haïssent appartient à une bourgeoisie issue d'enfants sages, d'élèves attentifs, de gamins qui ont tout de suite été à l'aise dans les codes de la société et de la famille. La révolte, l'insolence n'ont jamais été leur domaine. A présent, ils vivent bien. Aller contre les vérités reçues leur est difficile. C'est pour eux un peu vulgaire. C'est sortir du groupe. Et on leur a appris que quand on était un bon élément du groupe, on était récompensé.
Leur connaissance de l'Histoire est donc fragmentaire, liée à ce qu'ils ont appris.
Ils ignorent que ce sont les multinationales US qui ont mis le pied à l'étrier à Hitler. ils ignorent que la construction d'Israël commence bien avant l'histoire de la Shoah. ils ignorent que le projet de L'UE est un plan nazi et anglo-américain. Ils ignorent que Ben Laden était une créature de Bzrezinski et que les US sont un impérialisme noir qui vit grâce au commerce des armes et de la drogue.
Comment pourrait-il comprendre que Trump, qui n'est pas sans défauts et même sans défauts gravissimes, (je pense, par exemple aux gaz de schistes dont il veut poursuivre l'exploitation), est un cadeau de l'Histoire que le peuple américain vient de faire au monde ? Que Trump est, après Poutine, la première résistance qui s'élève au plus haut niveau, contre les seigneurs de la guerre qui tuent notre monde en accordant à la Finance et aux multinationales, en particulier celles qui vendent des armes, les privilèges les plus absolus ?

Que sommes-nous, nous, face à tout cela ?

J'ai toujours eu le sentiment que notre liberté, transitoire certes, ne pouvait venir que d'un affrontement entre puissants au plus haut niveau.
Que c'est la guerre entre géants, que nous observons, comme les dieux autrefois dans l’Iliade, du ciel de nos petits claviers, qui pourrait desserrer l'étreinte de nos malheurs.
Sommes-nous totalement impuissants ?
Non, car c'est notre conscience, notre parole, notre entrée dans l'Histoire par la porte d'internet qui pousse ces puissances à servir nos valeurs.
Et nos valeurs sont celles de l'Humain, de la sauvegarde de notre pauvre petite planète, de l'équilibre, du respect, de l'éducation ; Tout ceci s'élevant sur un champ de ruines, notre monde étant encore livré à des prédateurs malsains que leur ubris détruit et nous avec, hélas.

Mais venons-en à l'actualité.

Je ne peux vous dire combien de fois, les mois précédents, m'éveillant le matin, mon premier geste était de consulter l'actualité, redoutant cet "inside job", cette folie des fous de guerre qui allait lancer le monde dans une troisième guerre mondiale.
Voilà pourquoi l'élection de Trump dont les premiers mots ont été de parler de reconstruction et non de destruction, de respect des autres pays, de non-interventionnisme m'ont fait croire à un conte de fées. Il faut être ignorant pour ne pas voir que tous les djihadistes du Moyen-Orient ne pouvaient faire la guerre que grâce aux vendeurs d'armes de l'Empire du chaos. et voilà que cet empire venait de se prendre un gros pain dans la gueule : un gros pain qui s'appelle Donald Trump, voix de l'Amérique.
Mais le rouquin ne respecte pas les femmes. Et les femmes sont dans la rue. Avec à leur tête Madonna qui proposait des pipes à tous ceux qui allaient voter Clinton...
Ces femmes sans doute, ne connaissent pas le nom de Soros. Elles ne savent pas que derrière leur marche, le pire de l'humanité, l'Empire du chaos se frotte les mains. Elles ne savent pas qu'elles défilent pour le monde de la guerre alors que l'Histoire vient de leur offrir un monde de la paix qui n'est certes pas parfait , qui doit être construit, mais qui du moins ne se pavane plus en danseur mondain dont l'élégance cache des ordres qui ont tué des milliers d'hommes de femmes et d'enfants. Le carnage du Moyen-Orient, voilà ce qu'elles défendent. Et elles jouent à mettre des hijabs !! Les contrastes de la vie ne les frappent pas ! Elles ne savent pas que défile avec elles l'ombre de Madeline Allbright qui trouvait que la mort de 500 000 enfants Irakiens, ce n'était pas cher payé pour une victoire.

Qui n'a pas eu lieu.
Car ce n'est pas la victoire que cherchent ces forces du mal.
Elles cherchent la guerre permanente, le chaos permanent. Car rien ne rapporte autant que la vente d'armes, la destruction d'hommes transformés en migrants que l'on peut employer trois sous dans des usines. N'est-ce pas M. Macron ?
Voilà pourquoi et pour qui vous avez défilé, les filles.
Il faut se reprendre, là, les bonnets roses...

Par Ariane Walter
dimanche 22 janvier 2017

mercredi 11 janvier 2017

Sauvez les Yéménites !



Des Yéménites sont tués chaque jour dans une guerre absurde et immorale qui risque de détruire toute vie, transformant les Yéménites en cibles de mort. Sur terre ils sont attaqués par les forces fidèles à l'ancien président Ali Abdullah Saleh et la milice Houthi, et du ciel par leurs ennemis, l'alliance dirigée par les Saoudiens.
La guerre a déjà tué des dizaines de milliers de personnes et blessé beaucoup plus. Deux millions de personnes ont fui les zones touchées par les affrontements violents, vers des camps de réfugiés dans d'autres régions du pays. La guerre ramène les Yéménites à une situation sans précédent depuis la naissance de la civilisation. Il n'y a pas de sécurité, pas de liberté - que ce soit dans la sphère privée ou publique -, des arrestations illégales ont lieu. Il ne reste presque plus de nourriture, et celle qu'on trouve est chère et rationnée. Les services publics - soins de santé, éducation, électricité et eau  - ont disparu. Les Yéménites sont laissés à eux-mêmes et n'ont que des moyens primitifs comme les braseros et lampes à pétrole pour essayer de maintenir un semblant de vie quotidienne normale.
La guerre s'est étendue à de nombreuses régions, et elle dure depuis longtemps. Les victimes meurent soit comme conséquence directe des combats, soit de la famine qui ravage plusieurs villes du Yémen. Les salaires dans les secteurs privé et public ont pas été payés depuis quatre mois, les gens n'ont plus de quoi acheter de la nourriture et aucune aide publique n'est fournie. En outre, le choléra et la dengue ont frappé des milliers de personnes puisque les médicaments manquent et les autorités ne sont pas en mesure de lutter contre ces épidémies.
Cette guerre n'est pas soudainement tombée du ciel, elle n'a pas été provoquée par des forces inconnues que nous ne pouvons ni voir ni condamner. Elle est plutôt une conséquence directe de la décision des acteurs nationaux d'entrer en guerre, avec le soutien de leurs alliés dans la région. La milice Houthi et les forces de Saleh portent la responsabilité principale d'avoir allumé l'étincelle de la guerre et déclenché une guerre civile.
L'actuel président Abdo Rabbo Mansour Hadi et son gouvernement, ainsi que l'Arabie Saoudite et la coalition guerrière portent la responsabilité de la poursuite de la guerre. Malgré l'échec des parties en conflit à obtenir une victoire militaire ou arriver à une solution politique, elles semblent toutes prêtes à se battre jusqu'au bout, jusqu'à la dernière goutte de sang yéménite.
Les belligérants ne se soucient pas de l'augmentation de la violence, du fait que 20 millions de personnes vivent dans des conditions inhumaines. Ils bénéficient de l'économie de guerre et de la structure sociale et politique de la guerre, par conséquent, ils s'acharnent au combat. En plus de la mise à mort de Yéménites les milices Houthi et les forces de Saleh ont continué à appauvrir la société, ils ont volé de l'argent et des ressources du gouvernement et de la banque centrale, sans prendre en compte les victimes de la guerre et les pauvres qui continuent à alimenter les statistiques de guerre.
Le gouvernement du président Hadi et la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite ne sont pas mieux. Ils ne font rien non plus pour réduire la souffrance des Yéménites, sauf quand ils voient une occasion de les intégrer dans leur machine de guerre. Par conséquent les Yéménites ne font confiance aujourd'hui à aucune des parties ni à aucun de leurs alliés régionaux à leurs intentions pour le pays.
Les Yéménites savent que les parties au conflit n'ont aucun intérêt à mettre fin à la guerre, que la souffrance de la population n'est à l'ordre du jour de personne. Il ne reste désormais aux Yéménites que l'espoir improbable que la conscience du monde extérieur s'éveillera, que le monde interviendra pour mettre un terme à la folie à laquelle les belligérants nous exposent. Personne plus que les Yéménites touchés par la prolongation des combats ne veut arrêter cette guerre, et clore ce chapitre infernal de leur vie.
Le monde extérieur, qui a oublié la guerre au Yémen depuis belle lurette, l'a maintenant sur sa conscience. Prenez une responsabilité morale et humanitaire pour cette tragédie en cours! Prenez position pour les Yéménites, leur bien-être et non pas pour les exigences des belligérants et de leurs alliés dans la région.
Le fait est que la conscience du monde extérieur est le dernier espoir pour le Yémen avant qu'il se transforme en un charnier négligé. J'ai vécu et je continue à vivre ici tout au long de cette guerre et de tous ses événements douloureux comme les millions de Yéménites forcés de le faire sans avoir aucune culpabilité dans ce qui se passe actuellement.
Eux et moi, nous espérons que cette infernale machine à tuer s'arrêtera maintenant. Non seulement elle tue nos proches, mais elle a également tué notre humanité. Et la possibilité de vivre une vie digne.
BOCHRA EL MAKTATI
Source : TLAXCALA

samedi 7 janvier 2017

Déclaration commune du CNI et de l'EZLN pour la libération de la Sœur Mapuche Machi Francisca Lincolao Huircapan



Au peuple mapuche,
Au peuple chilien,
A la Sixième Internationale,
Aux médias,

Les peuples, nations et tribus qui composent le Congrès national indigène adressent un salut fraternel et solidaire à la Machi Francisca Lincolao Huircapan, du peuple Mapuche au Chili, emprisonnée depuis le 30 mars 2016. Nous savons que la grève de la faim de résistance menée par la camarade Machi Francisca visa à réclamer la justice refusée par le malgouvernement chilien, qui la maintient en détention pour son crime : la défense des ressources naturelles, des sites sacrés et des droits culturels de son peuple. Ce gouvernement espère que son état de santé, déjà très précaire, se détériorera au point de mettre en danger sa vie.
Nous dénonçons le fait que, tandis que le gouvernement chilien réprime Francisca Machi, il protège sans vergogne des capitalistes transnationaux et des caciques comme le grand propriétaire foncier Alejandro Taldriz, son exploitation forestière illégale et la corruption d'État qui le couvre.

Le Congrès national indigène et l'EZLN exigent :

1. La libération immédiate de la camarade Machi Francisca Lincolao Huircapan
2. Que cesse la répression contre le digne peuple mapuche et que soit abrogée la loi antiterroriste qui vise à criminaliser  avec une approche raciste et répressive la défense par les peuples originels du Chili de leurs territoires.
3. Le respect absolu du territoire mapuche.

Janvier 2017

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples
Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès national indigène
Armée Zapatiste de Libération Nationale

Source : TLAXCALA

dimanche 27 novembre 2016

Fidel Castro, éternel héros des déshérités



Personnage controversé en Occident où il est fortement critiqué, Fidel Castro est en revanche plébiscité par les peuples d’Amérique latine et du Tiers-monde qui le considèrent comme un symbole de la résistance à l’oppression et un défenseur de l’aspiration des pays du Sud à l’indépendance, à la souveraineté et à l’autodétermination. Rebelle mythique entré de son vivant dans le Panthéon des grands libérateurs du continent américain, l’ancien guérillero de la Sierra Maestra a vu son prestige dépasser les frontières continentales pour devenir l’archétype de l’anti-impérialisme du XXe siècle et le vecteur d’un message universel d’émancipation.
Les médias occidentaux, en raison de certaines crispations idéologiques et d’une condescendance avérée vis-à-vis des peuples du Sud, n’ont pas su saisir l’importance de la figure de Fidel Castro à Cuba, en Amérique latine et dans le Tiers-Monde. Depuis José Martí, le héros national cubain, aucun autre personnage n’a symbolisé avec autant de force les aspirations du peuple cubain à la souveraineté nationale, à l’indépendance économique et à la justice sociale.
Fidel Castro est un symbole de fierté, de dignité, de résistance et de loyauté aux principes et son prestige dépasse les frontières de sa terre natale pour rayonner à travers le monde. Le leader historique de la Révolution cubaine a pris les armes en faveur des opprimés et a revendiqué leurs droits à une vie décente. Issu d’une des familles les plus riches du pays, il a renoncé à tous ses privilèges de classe pour défendre les sans-voix, abandonnés à leur sort et ignorés par les possédants.
Fidel Castro dispose d’une légitimité historique. Armes à la main, il a lutté en effet contre la sanglante dictature de Fulgencio Batista lors de l’attaque de la caserne Moncada en 1953 et lors de l’insurrection dans la Sierra Maestra de décembre 1956 à décembre 1958. Il a triomphé d’un régime militaire brutal doté d’une puissance de feu impressionnante et soutenu par les USA. Dans un contexte d’une hostilité extrême, il a réalisé le rêve de José Martí d’une Cuba indépendante et souveraine et a guidé son peuple sur le chemin de l’émancipation pleine et définitive en opposant une résistance à toute épreuve face aux prétentions hégémoniques de Washington.
Fidel Castro dispose également d’une légitimité constitutionnelle. Quoi qu’on puisse penser du système électoral cubain, Fidel Castro a été élu, tous les cinq ans, de 1976 à 2006. Avant cette date, il n’était que simple Premier Ministre et non pas Président de la République. En effet, contrairement à une idée reçue, Cuba a connu pas moins de quatre Présidents de la République depuis 1959 : Manuel Urrutia de janvier 1959 à juillet 1959, Osvaldo Dorticós de juillet 1959 à 1975, Fidel Castro de 1976 à 2006 et Raúl Castro depuis 2006, dont la présidence s’achèvera en 2018 suite à la réforme constitutionnelle limitant le nombre de mandats à deux.
Aucun dirigeant ne peut rester à la tête d’un pays pendant trente ans, dans un contexte de guerre larvée avec les USA, sans un soutien majoritaire du peuple. Certes, comme dans toute société, il existe des secteurs insatisfaits, critiques et déçus. La Révolution cubaine, étant l’œuvre de femmes et d’hommes, est par définition imparfaite et n’a jamais eu la prétention de s’ériger en exemple. Mais l’immense majorité des Cubains ont un grand respect pour Fidel Castro dont ils n’ont jamais remis en cause les nobles intentions. Les USA  ont toujours été très lucides à ce sujet. Ainsi, le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’Etat assistant pour les Affaires interaméricaines, rappelait dans un mémorandum à Roy R. Rubottom Jr., alors sous-secrétaire d’État pour les Affaires interaméricaines, le prestige du leader cubain : « La majorité des Cubains soutiennent Castro. Il n’y a pas d’opposition politique efficace […]. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne [au gouvernement] est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie ». Washington a suivi ce conseil et a fait preuve d’une hostilité acharnée contre les Cubains en imposant des sanctions économiques extrêmement sévères qui durent jusqu’à aujourd’hui. Mais l’entreprise n’a pas été couronnée de succès. En effet, près d’un demi-siècle plus tard, la popularité de Fidel Castro est toujours aussi vive. C’est ce qu’a pu constater Jonathan D. Farrar, alors chef de la diplomatie étasunienne à La Havane qui n’a pas manqué de souligner « l’admiration personnelle significative pour Fidel » de la part des Cubains, rappelant que « ce serait une erreur de sous-estimer […] le soutien dont dispose le gouvernement particulièrement auprès des communautés populaires et des étudiants ».
Trois facettes caractérisent le personnage de Fidel Castro. Il est tout d’abord l’architecte de la souveraineté nationale qui a réalisé le rêve de l’Apôtre et héros national José Martí d’une Cuba indépendante et a redonné sa dignité au peuple de l’île. Il est ensuite le réformateur social qui a pris fait et cause pour les humbles et les humiliés en créant une des sociétés les moins injustes du Tiers-Monde. Il est enfin l’internationaliste qui a tendu une main généreuse aux peuples nécessiteux et qui a placé la solidarité et l’intégration au centre de la politique étrangère de Cuba.
Salim Lamrani
Fidel Castro, héros des déshérités
Paris, Editions Estrella, 2016