samedi 4 juin 2016

France : Une campagne de haine menée dans les médias contre les travailleurs qui luttent pour le retrait de la loi travail.



Une campagne de haine est actuellement menée dans les médias contre les travailleurs qui luttent pour le retrait de la loi travail, c’est à dire contre le dumping social, contre la casse du code du travail. Cette campagne de haine, de haine de classe, visant particulièrement la CGT essaye de faire croire que la CGT est isolée. Le gouvernement Valls MEDEF et ses médias répètent en boucle cet élément de langage « la CGT est isolée et minoritaire ». C’est vouloir faire oublier un peu vite que le mouvement pour le retrait de la Loi Travail est largement majoritaire dans l’opinion. Qu’il mobilise des millions de travailleurs comme la pétition sur change.org l’a démontré. Et qu’il rassemble un très large front syndical. De la CGT à CFE CGC en passant par la FSU, SUD Solidaires, la CNT, FO, l’UNEF, l’UNL ou la FIDL. Et même dans les rangs patronaux, il faut rappeler que contrairement au MEDEF, les artisans et les professions libérales sont opposés à la Loi Travail
De fait c’est bien le gouvernement qui est isolé est minoritaire jusque sur les bancs de l’assemblée nationale.

Une large majorité de français pour le retrait de la Loi Travail

Les derniers sondages parus le prouvent à une écrasante majorité, les français demeurent opposés à la loi travail et soutiennent le mouvement social pour son retrait.
Selon un sondage Elabe réalisé du 24 au 26 mai, 70% des français veulent que le gouvernement retire le projet de loi travail. Seul 14% sont opposés au retrait. 59% jugent que les principaux responsables des tensions sociales sont François Hollande et Manuel Vals. Pour les français c’est bien le gouvernement et le MEDEF qui bloquent le pays. Et 48% des français approuvent les actions de blocages.
Un sondage Ifop réalisé du 27 au 28 mai confirme ces résultats. Seuls 13% des français veulent conserver la Loi Travail. 46% exigent le retrait de la loi travail contre 40% qui veulent y apporter des modifications. 60% des ouvriers et employés veulent le retrait du texte. Le PS, la CFDT et le MEDEF sont donc bien ultra minoritaire dans le pays, alors que c’est bien l’intersyndicale et la CGT qui en demandant le retrait du projet de loi défendent ce que soutien l’opinion. La CGT et l’intersyndicale ont bel et bien un soutien massif des salariés. Le gouvernement, la CFDT et le MEDEF compte leurs plus forts soutien parmi les cadres et les professions libérales, moins concernées par le projet de loi. Les français sont une large majorité à refuser l’inversion de la hiérarchie des normes. 43% veulent ainsi que le temps de travail soit déterminé par le code du travail avec peu de dérogations, contre un tiers de moins qui accepteraient que cela le soit par un accord d’entreprise.
Minoritaire, François Hollande l’est assurément, lui qui ne rassemble plus que 11% d’opinion  favorable et moins de 5% de soutien.
Au delà des sondages, c’est surtout l’extension des grèves, reconductibles, dans de larges secteurs stratégiques de l’économie, décidées démocratiquement en assemblée générale par les travailleurs qui démontrent que les travailleurs rejettent majoritairement cette loi et qu’ils sont toujours prêt à défendre le code du travail et à obtenir le retrait de l’euro directive écrite par le MEDEF qu’est la Loi El Khomri. Dans l’énergie, la chimie, les transports, dans le traitement des déchets, et dans un grand nombre d’entreprises la mobilisation est toujours forte et cela malgré déjà près de 3 mois de conflit. Loin de s’essouffler, elle se renforce. Et la solidarité s’organise avec la création de caisse de grève pour tenir jusqu’à obtenir le retrait de la loi travail.
Au niveau international, des messages de solidarité des travailleurs de toutes l’Europe, et même du monde entier affluent.

Source : initiative-communiste

vendredi 3 juin 2016

France : Une campagne de haine menée dans les médias contre les travailleurs qui luttent pour le retrait de la loi travail.



Une campagne de haine est actuellement menée dans les médias contre les travailleurs qui luttent pour le retrait de la loi travail, c’est à dire contre le dumping social, contre la casse du code du travail. Cette campagne de haine, de haine de classe, visant particulièrement la CGT essaye de faire croire que la CGT est isolée. Le gouvernement Valls MEDEF et ses médias répètent en boucle cet élément de langage « la CGT est isolée et minoritaire ». C’est vouloir faire oublier un peu vite que le mouvement pour le retrait de la Loi Travail est largement majoritaire dans l’opinion. Qu’il mobilise des millions de travailleurs comme la pétition sur change.org l’a démontré. Et qu’il rassemble un très large front syndical. De la CGT à CFE CGC en passant par la FSU, SUD Solidaires, la CNT, FO, l’UNEF, l’UNL ou la FIDL. Et même dans les rangs patronaux, il faut rappeler que contrairement au MEDEF, les artisans et les professions libérales sont opposés à la Loi Travail

De fait c’est bien le gouvernement qui est isolé est minoritaire jusque sur les bancs de l’assemblée nationale.

Une large majorité de français pour le retrait de la Loi Travail

Les derniers sondages parus le prouvent à une écrasante majorité, les français demeurent opposés à la loi travail et soutiennent le mouvement social pour son retrait.
Selon un sondage Elabe réalisé du 24 au 26 mai, 70% des français veulent que le gouvernement retire le projet de loi travail. Seul 14% sont opposés au retrait. 59% jugent que les principaux responsables des tensions sociales sont François Hollande et Manuel Vals. Pour les français c’est bien le gouvernement et le MEDEF qui bloquent le pays. Et 48% des français approuvent les actions de blocages.

Un sondage Ifop réalisé du 27 au 28 mai confirme ces résultats. Seuls 13% des français veulent conserver la Loi Travail. 46% exigent le retrait de la loi travail contre 40% qui veulent y apporter des modifications. 60% des ouvriers et employés veulent le retrait du texte. Le PS, la CFDT et le MEDEF sont donc bien ultra minoritaire dans le pays, alors que c’est bien l’intersyndicale et la CGT qui en demandant le retrait du projet de loi défendent ce que soutien l’opinion. La CGT et l’intersyndicale ont bel et bien un soutien massif des salariés. Le gouvernement, la CFDT et le MEDEF compte leurs plus forts soutien parmi les cadres et les professions libérales, moins concernées par le projet de loi. Les français sont une large majorité à refuser l’inversion de la hiérarchie des normes. 43% veulent ainsi que le temps de travail soit déterminé par le code du travail avec peu de dérogations, contre un tiers de moins qui accepteraient que cela le soit par un accord d’entreprise.
Minoritaire, François Hollande l’est assurément, lui qui ne rassemble plus que 11% d’opinion  favorable et moins de 5% de soutien.
Au delà des sondages, c’est surtout l’extension des grèves, reconductibles, dans de larges secteurs stratégiques de l’économie, décidées démocratiquement en assemblée générale par les travailleurs qui démontrent que les travailleurs rejettent majoritairement cette loi et qu’ils sont toujours prêt à défendre le code du travail et à obtenir le retrait de l’euro directive écrite par le MEDEF qu’est la Loi El Khomri. Dans l’énergie, la chimie, les transports, dans le traitement des déchets, et dans un grand nombre d’entreprises la mobilisation est toujours forte et cela malgré déjà près de 3 mois de conflit. Loin de s’essouffler, elle se renforce. Et la solidarité s’organise avec la création de caisse de grève pour tenir jusqu’à obtenir le retrait de la loi travail.
Au niveau international, des messages de solidarité des travailleurs de toutes l’Europe, et même du monde entier affluent.
Source : initiative-communiste 


Pakistan : Iqbal Masih, l’enfant esclave symbole de cette jeunesse martyrisée.



Iqbal Masih n'était encore qu'un tout petit enfant pakistanais lorsque ses parents l'ont vendu pour éponger la dette familiale, contractée lors du mariage de son frère. A quatre ans, Iqbal rejoint une de ces fabriques de tapis qui exploitent déjà huit millions de gosses honteusement exploités dans son pays pour la finesse de leurs doigts aptes à réaliser les fameux tapis d'Orient. Pendant six ans, il travaille comme un esclave, les chevilles blessées par de lourdes chaînes. A dix ans il a déjà une tête de vieillard et les mains ravagées d'avoir noué douze heures par jour et pendant 6 ans de précieux tapis revendus à prix d'or en Occident. Un jour de 1993, son calvaire prend fin grâce à Eshan Khan, président de la ligue contre le travail des enfants (BLLF). Lors d'une réunion qu'il organise dans le village d'Iqbal, Eshan découvre le jeune enfant blotti dans un coin de la salle, littéralement effrayé. « Il était émacié et ressemblait à un vieil homme » dira Eshan.
A l’âge de 10 ans, son libérateur l'arrache donc de son métier à tisser pour lui redonner le goût de vivre et la rage de se battre. Iqbal devient alors le symbole de cette jeunesse martyrisée. Il rejoint le Front de Libération du travail des enfants et participe à leur campagne devenant bientôt le porte-parole de l'enfance exploitée. Orateur de talent, il parcourt le monde pour alerter l'opinion internationale sur les conditions de travail inhumaines imposées à des millions d'enfants du Pakistan, de l'Inde, du Bangladesh et d'ailleurs. « Nous nous levons à 4 heures du matin et travaillons enchaînés durant 12 heures… n'achetez pas le sang des enfants ! » s'écrie lqbal dont l'appel bouleverse les consciences.
En janvier 1995, il participe à une Convention contre l'esclavage des enfants à Lahore. Il se rend en Suède et aux États Unis, où il reçoit un prix de la firme américaine Reebok et déclare vouloir utiliser cet argent pour suivre des études d’avocat.
Sous la pression internationale, le gouvernement pakistanais ferme plusieurs dizaines de fabriques de tapis et trois mille petits esclaves sortent ainsi de l'oubli. « Je n'ai plus peur de mon patron, déclare Iqbal qui se rend désormais à l'école de son village, maintenant c'est lui qui a peur de moi » … Mais l'enfant n'aura pas le temps de goûter à sa liberté.
Alors qu'il n'a que 12 ans, Il meurt assassiné sur son vélo, le corps criblé de plomb gisant sur la lande de Chapa Kana Mill, près de Lahore (Pakistan). Il avait reçu des menaces de la "mafia de l'industrie du tapis" comme l'affirmait Eshan Kahn. La police pakistanaise écrira dans son rapport : "l'assassinat résulte d'une dispute entre un paysan et Iqbal". Histoire sordide d'un porte-parole qui devenait gênant. Les pistes de ce meurtre sont brouillées alors que la Commission des droits de l'homme du Pakistan a "adopté" la version de la police.
Départ à la fois prématuré et harmonieux d'un petit prince de lumière qui a donné sa vie pour éterniser, dans l'esprit des nations, le souffle de vie, de vérité, de justice et de courage qu'il avait répandu. Grande âme au sourire d'enfant, Iqbal a réussi sa mission d'Amour.
 Iqbal est mort mais son symbole est vivant.

samedi 28 mai 2016

La France, sponsor des terroristes? Des armes françaises aux mains de terroristes. 40% des armes saisies par l’armée du Tchad aux combattants de Boko Haram sont made in France.



Alors que la France a connu le pire attentat jamais perpétré sur son territoire en novembre dernier, ailleurs dans le monde, des groupes terroristes brandissent des armes fabriquées dans l’Hexagone. 40% des armes saisies par l’armée du Tchad aux combattants de Boko Haram sont made in France. Comment ont-elles atterri dans les mains des terroristes? Explications.
« 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication française » a annoncé le 4 mars 2015 le ministre Tchadien de la communication Hassan Sylla Ben Bakari en visite au Cameroun. Le ministre a ajouté : “Mon pays montre ces images et continuera de les montrer afin que ceux qui les fabriquent sachent que ces armes ne se retrouvent pas là où elles doivent l’être“. Paris, entends-tu cet appel ? Toi qui as été récemment frappée par un attentat meurtrier revendiqué par l’État islamique, seras-tu touchée par les morts innocents que causent tes armes au Nigeria et au Cameroun ?
Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE (en 2000 et 2001), révèle que les pétromonarchies du Golfe – grandes amies de la France – financent le groupe terroriste Boko Haram à grand renfort de pétrodollars: « Le Qatar et surtout l’Arabie fondent leur légitimité sur l’Islam et, ces pays doivent se prémunir contre toute forme de critique, de concurrence ou de dépassement, sur la lecture la plus fondamentaliste de cette religion. Soumis à la concurrence et à la volonté de puissance de l’Iran, leur politique constante est de tenter de s’assurer le contrôle de l’Islam à l’échelon mondial par le seul moyen dont ils disposent à suffisance : l’argent. Ils sont extrêmement attentifs dans le monde entier à toute initiative fondamentaliste locale qui pourrait risquer de les dépasser ou de menacer leur légitimité et s’empressent d’essayer de la canaliser et de la contrôler grâce aux revenus de leur rente pétrolière. C’est là l’une des raisons de la montée en puissance de l’islamisme militant dans le monde, tous les acteurs locaux ayant compris que plus ils affirmeraient leur fondamentalisme, plus ils attireraient l’attention et l’argent des pétromonarchies wahhabites».
A propos de l’émergence de Boko Haram au Nigeria, Alain Chouet ajoute dans un autre article : « La crainte des pétromonarchies arabes, et sans doute de leurs clients des majors du pétrole, était qu’un Nigeria soustrait à l’influence islamique régulée depuis Ryadh et soumis au pouvoir de ses dynamiques entrepreneurs sudistes se lance dans des formes d’indépendantisme économique et politique contraires aux intérêts bien compris de la majorité des membres de l’OPEP. Il fallait donc éviter tout risque que le Nigeria, à l’exemple de l’Iran (2ème exportateur mondial) ou du Vénézuela (5ème) se lance dans des aventures « fractionnelles » au pire en nationalisant son pétrole, au mieux en ne respectant pas les quotas de production destinés à maintenir en permanence le prix du baril à son maximum internationalement supportable ou en refusant de garantir l’acceptation du paiement de son pétrole en dollars qui permet aux États-Unis « d’exporter » leur abyssale dette intérieure. […] On évoque avec de plus en plus de précision les allers-retours, entre Ryadh et Kano, de porteurs de valises remplies de beaux dollars. […] On a vu des valises identiques avec des porteurs différents se promener un peu partout (Soudan, Afghanistan, Libye, Syrie, Mali, Tunisie, etc.) dans les endroits où l’Arabie ou le Qatar le jugeaient utile à leurs intérêts. Shekau ne survivra peut-être pas au coup politique décisif qu’il vient de porter au Président Goodluck Jonathan, à l’armée et à l’administration du Nigeria. Cela n’a pas grande importance. Comme tous les djihadistes inspirés du salafisme wahhabite, il est un outil jetable et remplaçable au service des intérêts des pétromonarques. Si nécessaire, on lui trouvera un successeur et destinataire de valises comme il avait lui-même succédé à Mohammed Yusuf. […] Certes l’Arabie et le Qatar ont récemment revu leurs positions officielles à cet égard sous la pression internationale ou suite à de tardives prises de conscience, mais les riches donateurs privés y demeurent encore légion, en particulier ceux qui dépendent de l’industrie du pétrole et pour lesquels le Nigeria pose un problème particulier». Et de conclure que « personne n’en viendra à bout [de Boko Haram] si la communauté internationale ne contribue pas à essayer d’éteindre les contentieux locaux et si les Occidentaux n’exercent pas les pressions suffisantes pour contraindre les monarchies wahhabites à cesser de soutenir idéologiquement et financièrement la subversion salafiste».
            Au Mali aussi, le jeu géopolitique français est plus que trouble, et l’administration française joue sur tous les tableaux pour défendre ses intérêts. Hama Ag Mahmoud était en charge des affaires Extérieures dans le Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (gouvernement autoproclamé du Mouvement National de Libération de l’Azawad). Il démissionna de son poste en décembre 2012 pour protester contre l’alliance entre le MNLA et le groupe jihadiste Ansar Dine. Dans un article daté de janvier 2014, il dénonce l’inefficacité de l’intervention de l’armée française au Nord-Mali, un an après le début de l’Opération Serval : « J’ai surtout vu des assassinats de civils, des pillages, des destructions d’habitats et de points d’eau. La presse n’en parle pas. Qu’a-t-on dit au sujet des 600 morts civils que nous avons répertoriés depuis le début de ces opérations militaires? […]  On a procédé à une épuration ethnique des 3 régions du nord sous le regard impassible de l’armée française et de la communauté internationale. Personne n’en dit mot. Ça me révolte. […] Tout le monde sait aujourd’hui qu’il y a un agenda caché derrière cette intervention. Durant toute l’année 2012 on a mis en garde la communauté internationale contre cette intervention. On ne peut pas lutter contre le terrorisme avec des avions et des blindés. […] Les français n’ont pas accepté les solutions qu’on leur avait présentées à l’époque. A savoir négocier pour parvenir à la paix, comme le préconisait la résolution 2085 du conseil de sécurité. […] Tous ces mouvements [jihadistes] ne sont pas venus de rien. On sait d’où ils viennent, qui les ravitaille, qui les finance. Toutes les positions politiques qu’ils proclament correspondent aux positions politiques défendues par certains pays. Soyons clair, ils faisaient la guerre au MNLA par procuration».
Pourtant, une alliance entre le MNLA et le groupe jihadiste Ansar Dine s’officialise en mai 2012. Pour Hama Ag Mahmoud, « l’annonce officielle de l’alliance est le résultat de manipulations venant de l’étranger et visant à ternir l’image du MNLA. A l’origine, le MNLA n’a jamais été pro-islamiste. Mais le MNLA a été infiltré au plus haut niveau par les pays qui financent le terrorisme. Je veux parler de l’Algérie mais aussi du Qatar. On a tous vu comment s’organisaient les distributions d’argent et de ravitaillement dans le nord du Mali et qui en était à l’origine. Et je n’exclus pas que les français et les américains soient aussi impliqués».
Hama Ag Mahmoud dénonce également le double-jeu de la France, qui « a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne, pendant la guerre de Libye. Ensuite de bloquer le recrutement des libyens dans l’Azawad et dans l’Aïr au Niger. En contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France. Et immédiatement la guerre gagnée par le MNLA, la France a changé complètement de politique. Elle a mis tout son dispositif diplomatique contre le MNLA. Alors conclusion, l’objectif de la France était tout simplement d’affaiblir le gouvernement malien et je peux vous assurer que ce n’était pas pour donner raison au MNLA».
Quelle est alors la raison cachée de l’intervention française au Mali ? Hama Ag Mahmoud apporte la réponse : « Il y a une guerre pour les ressources minières. La France a pris les devants pour obliger le Mali à signer un accord de défense et ensuite s’octroyer des concessions minières et protéger celles qui existent déjà. C’est ça l’essence de cette guerre. Les autres puissances ne sont pas dupes. Et ça pourrait ouvrir la porte à une intervention étrangère avec une implication des américains, des russes et même des chinois. Je vois mal ces pays laisser la France faire une OPA sur les ressources de l’Azawad et de la région. Il y a énormément [de ressources] et rien n’a encore été exploité ni même exploré. Vous avez de l’or, vous avez du phosphate, du gaz, du pétrole et surtout vous avez de l’eau. C’est une ressource qui deviendra plus importante que le pétrole ou l’uranium. Le bassin de Taoudeni est une mer intérieure d’eau douce. Imaginez les enjeux dans cette région où l’eau va se raréfier de plus en plus. La zone est éminemment stratégique. Les grandes puissances cherchent à se positionner dans le nord du Mali depuis très longtemps. Prenez la base de Tessalit, elle a toujours été convoitée par les américains, les européens mais aussi les russes. Tout le monde veut avoir cette base. A partir de là, comme à Tamanrasset, vous avez un point de vue sur toute la région. Donc c’est une zone hautement stratégique et tout le monde a un œil dessus. Mais on ne peut pas exploiter des ressources dans une région en état d’insécurité permanente. Il faut trouver la stabilité avant de pouvoir exploiter. C’est l’un des enjeux de cette guerre».
Alors la France, un pays désintéressé qui vole au secours des faibles et des innocents, ou un pays rapace, qui s’abat sans pitié sur sa proie et l’immobilise le temps de ponctionner ses ressources vitales ?
Source: Investig’Action