dimanche 27 septembre 2015

La bataille de Jérusalem a commencé : Jérusalem brule et Netanyahou jette de l’huile sur le feu.




Il y’a exactement quinze ans, Ehoud Barak, alors premier ministre émanant du Parti travailliste, autorisait [certains affirment poussaient] Ariel Sharon (chef du Likud) à parader sur l’Esplanade des Mosquées, provoquant ainsi une explosion de colère violente des jeunes Palestiniens de Jérusalem qui allait déboucher sur ce qu’on allait appeler la « Seconde Intifada » et la reconquête des territoires palestiniens autonomes par les forces armées israéliennes. Cette invasion avait alors fait des centaines de morts et des destructions colossales de quartiers entiers et de zones agricoles (qui prendront près de dix ans à être reconstruits et réhabilités).
Depuis quelques semaines, tout se passe comme si Benjamin Netanyahou rêve d’un remake de ce chapitre sanglant de la longue guerre coloniale menée contre les Palestiniens. En autorisant certains de ses ministres à organiser des visites musclées et des « prières » provocatrices sur cette même Esplanade, il ne peut pas ne pas savoir qu’il provoquera la colère des résidents palestiniens de Jérusalem. De fait, Jérusalem est devenu un véritable champ de bataille, avec un déploiement sans précédent de forces de police qui mènent la chasse aux jeunes palestiniens, et c’est un miracle si, jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas encore eu de morts.
La bataille de Jérusalem a commencé, c’est une évidence ; est-elle le résultat d’un choix stratégique de la part de Benjamin Netanyahou ? Rien n’est moins sûr. En effet, la politique d’ « israélisation » et de colonisation de la ville arabe se poursuit depuis longtemps sans entraves majeures, si ce n’est quelques confrontations limitées à des quartiers périphériques de la ville, et les rituelles et stériles déclarations de l’Union européenne sur l’illégalité de la mainmise israélienne sur Jérusalem-Est. Alors pourquoi réveiller la population locale et alerter une opinion publique internationale relativement indifférente au sort de Jérusalem ?
En réalité, cette bataille de Jérusalem, dont personne ne peut prédire les effets à moyen terme, n’est pas un choix stratégique, mais plutôt le résultat d’un jeu politicien entre les différents partis d’extrême-droite au pouvoir. C’est à qui sera le plus nationaliste, le plus radical dans ses manifestations de fidélité à « Jérusalem capitale une et indivisible du peuple juif pour l’éternité, halelouya ! ». Entre Naftali Benett, Moshe Yaalon, Benjamin Netayahou, Noemie Reguev et le reste de sa bande de voyous parés du titre de ministre, c’est la concurrence des déclarations et des initiatives provocatrices autour de l’enjeu que représente Jérusalem.
Netanyahou est loin d’être un idiot, et il sait pertinemment que de telles initiatives non seulement ne font pas progresser d’un pouce l’ « israélisation » de Jérusalem, mais, au contraire ont des effets contre-productifs à court et moyen terme, et sont lourdes de dangers à plus long terme. Mais s’il n’est pas idiot, le premier ministre israélien n’a pas l’envergure d’un vrai leader politique. Il reste le petit politicard qu’il a toujours été, plus préoccupé par les sondages et le risque de perdre une partie de son électorat à un autre parti d’extrême-droite, que par les effets sa politique – ou de sa passivité complice – sur plus d’un milliard de musulmans à travers le monde. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : El Aqsa est le troisième lieu saint de l’Islam, et le regard du monde musulman tout entier est tourne vers Jérusalem et reste extrêmement sensible à tout changement du statu quo négocié avec la Jordanie dès les premiers jours de l’occupation du Haram-el Sharif (c’est le périmètre dans la vieille ville qui abrite entre autres la Mosquée) par les forces armées israéliennes en 1967.
Netayahou ferait bien d’écouter les appels du Roi Abdallah II de Jordanie, qui est loin d’être un ennemi de l’État sioniste, quand celui-ci le met en garde contre les effets incalculables sur la région, à commencer par la stabilité de son propre royaume, que pourrait avoir tout changement du statu quo sur l’Esplanade des Mosquées. En particulier dans un contexte de montée spectaculaire de Daesh et de destruction de l’ensemble de l’ordre moyen-oriental mis en place il y a un siècle, par Messieurs Sykes et Picot1.
Il est pourtant douteux que de telles mises en garde aient de l’effet sur le chef du gouvernement israélien, pour qui l’éventualité d’un renforcement de la popularité du chef du parti Israël est notre maison [sic] est une menace beaucoup plus grave que la vague Daesh qui déferle sur l’Orient Arabe. Effarent, non ?

Le monde arabe se ligue contre Israël, pardon contre le Yémen….. Nous vous en supplions, mettez fin au silence du monde sur le génocide des civils yéménites innocents, dont le seul crime est de chercher une vie meilleure.



« Quand donc le monde sera-t-il solidaire du peuple du Yémen ? 
Comment les gens peuvent-ils dormir la conscience tranquille… sachant que des femmes et des enfants sont massacrés dans leur sommeil, enterrés sont les décombres de leurs maisons? C'est à Sanaa… 
Ces victimes sont des enfants… Des enfants comme ceux que vous aimez et sur lesquels vous veillez. Nous vous en supplions, mettez fin au silence du monde sur le génocide des civils yéménites innocents, dont le seul crime est de chercher une vie meilleure. »
«  Nous sommes maudits parce que nous avons du pétrole et du gaz. Chaque pays qui a des ressources naturelles est maudit et devient la cible d'une intervention impérialiste.  »
http://sayed7asan.blogspot.fr/

samedi 26 septembre 2015

Yémen : Pour une gorgée d’or noir……Nous avons laissé notre ami le Roi Salmane fabriquer une guerre sunnite/chiite au Yémen alors que la plupart des musulmans du Yémen prient ensemble dans des mosquées dépourvues d’étiquette confessionnelle.



Avions larguant des bombes sur des civils, population exsangue, assiégée et affamée, enfants déchiquetés, routes, ponts, écoles, hôpitaux, zones résidentielles, cimetières, aéroports détruits, patrimoine archéologique dévasté. Non, cette fois, ce n’est pas de la Syrie qu’il s’agit mais d’une nation oubliée, le Yémen.

Depuis le 25 mars dernier, le Yémen est agressé et envahi par l’Arabie saoudite, ce pays ami qui nous livre du pétrole et qui achète nos armes.
D’après l’ONU, en moins de 200 jours de guerre, le régime wahhabite a tué près de 5.000 fois au Yémen dont près de 500 enfants.
Le nombre de victimes civiles de la guerre du Yémen est proportionnellement supérieur au nombre de civils tués dans la guerre de Syrie.
En effet, la moitié des morts sont civils au Yémen pour moins d’un tiers de victimes civiles en Syrie.
Pourtant, personne parmi les humanistes professionnels conspuant Assad n’élève la voix contre le Roi Salmane.
La Syrie s’est vue imposer une guerre par terroristes interposés, une politique d’isolement et de sanctions économiques. En revanche, l’Arabie saoudite reçoit nos salamalecs et nos satisfecits.
"Notre ami le Roi" Salmane ne fait pas que détruire par ses bombes. Il impose un blocus terrestre, maritime et aérien qui selon Médecins Sans Frontières (MSF) tue autant les civils que la guerre. 20 millions de Yéménites risquent en effet de mourir de faim et de soif à cause de la guerre et de l’embargo saoudiens.
On a rarement vu une politique de deux poids deux mesures aussi contrastée entre une Syrie qui déchaîne les passions et un Yémen qui laisse de marbre.
Cette politique de deux poids de mesures ressemble à un match de boxe entre un poids lourd et un poids mouche où le poids lourd peut frapper le poids mouche sous la ceinture mais pas l’inverse.

Le pot de fer contre le pot de terre

L’agression saoudienne contre le Yémen revêt une dimension mythique.
C’est l’histoire du pays arabe le plus riche du monde en guerre contre le pays arabe le plus pauvre du monde.
Une fois encore, nous nous sommes soumis à la loi du plus fort.
Nous avons laissé notre ami le Roi Salmane fabriquer une guerre sunnite/chiite au Yémen alors que la plupart des musulmans du Yémen prient ensemble dans des mosquées dépourvues d’étiquette confessionnelle.
Nous avons diabolisé et interdit le mouvement rebelle Ansarullah en le qualifiant de "chiite" ou de "houthi" pour faire plaisir à notre ami le Roi Salmane alors qu’Ansarullah est une coalition patriotique qui compte de nombreuses personnalités sunnites comme le mufti Saad Ibn Aqeel ou des formations non religieuses comme le parti Baath arabe socialiste du Yémen.
Nous avons exclu Ansarullah des pourparlers de paix alors que le mouvement rebelle négociait avec ses adversaires politiques y compris avec Abderrabo Mansour al Hadi, agent saoudien qui était alors assigné à résidence.
Nous avons laissé le Yémen redevenir l’arrière-cour du Roi Salmane alors que cette nation rêvait d’indépendance.
Nous avons détourné le regard quand les hommes de main du Roi Salmane (Al Qaeda et Daech) ont brûlé l’église Saint-Joseph à Aden et bombardé la mosquée chiite d’Al Moayyad à Jarraf.
Nous n’avons pas versé une seule larme pour les enfants du Yémen brûlés vifs par les bombardiers de notre ami le Roi Salmane.
Le Yémen est un pays si lointain que ses réfugiés ne nous atteignent pas.
Le Yémen est un pays si méprisé que ses complaintes ne nous atteignent pas.
Si Jean de la Fontaine avait été témoin de la guerre du Roi d’Arabie saoudite contre son misérable voisin, il aurait peut-être repris l’extrait suivant de la fable du pot de fer contre le pot de terre :
"Que par son Compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu’il eût lieu de se plaindre".
Voilà près de 200 jours que le mouvement international pour la paix laisse faire le pot de fer contre un pays fragile comme un pot de terre.
C’est comme si un pot de fer nous était tombé sur la tête.

Le Yémen d’aujourd’hui, c’est le Vietnam d’hier

Durant les années 60 et 70, le Vietnam connut à peu près le même scénario que le Yémen aujourd’hui.
Ngo Dinh Diem était l’homme de paille des USA à l’instar d’Abderrabo Mansour al Hadi.
Le Vietcong (FNL) d’hier, c’est Ansarullah aujourd’hui.
Que le premier ait une coloration communiste et le second soit d’inspiration chiite importe peu. Les mouvements nationalistes vietnamien et yéménite ont tous deux pour objectif l’unification de leur pays et son émancipation du joug étasunien.
A l’époque, le mouvement international pour la paix a défendu la résistance du peuple vietnamien sans pour autant être communiste et malgré le fait que le Vietcong était soutenu par l’URSS et la Chine.
Aujourd’hui, le mouvement international pour la paix refuse non seulement de défendre le droit du peuple yéménite à la résistance entre autres sous prétexte qu’il est soutenu par l’Iran et la Syrie mais en plus, il ne défend même plus ce qui constitue sa raison d’être, à savoir la paix.

Pas de sang pour du pétrole

Il n’y a pas si longtemps, en 1991 et en 2003, les USA ont utilisé le sol saoudien pour mener leur guerre contre l’Irak.
A l’époque, nous étions des millions à crier "Pas de sang pour du pétrole" (No Blood for Oil).
Aujourd’hui, ni l’Empire US, ni l’Arabie saoudite, ni les motifs de la guerre n’ont changé.
Qui plus est, le sang continue de couler pour du pétrole.
Seul le mouvement pour la paix a changé.
Il n’est même plus un mouvement, juste une masse inerte et silencieuse bercée par des illusions comme la "révolution arabe", le "droit d’ingérence" et la "responsabilité de protéger"... à coups de bombes de l’OTAN.
Entre-temps, le peuple du Yémen est victime d’une guerre, une guerre qui ne nous est pas étrangère, une guerre bien saignante à laquelle nos gouvernements ont donné leur feu vert pour une gorgée d’or noir.
Bahar Kimyongür, 23 septembre 2015
Source : Investig’Action

mardi 22 septembre 2015

SYRIE : La Russie accentue la pression pour mettre fin à la guerre. Obama et les pays européens de l’OTAN ont l’opportunité d’échapper à la pagaille qu’ils ont créée en Syrie et aux problèmes engendrés par la vague de migrants qui ne cesse de grossir.



Des sources israéliennes accusent Erdogan de provoquer intentionnellement une vague de migration vers l’Europe du Nord :
Dans un premier temps, la Turquie a tout fait pour bloquer les routes maritimes de l’immigration clandestine vers l’Europe.

Mais ensuite, du fait que l’OTAN a refusé de prendre des mesures pour renverser Assad et que l’Etat islamique n’a pas réussi à écraser le leader alaouite comme l’espérait Erdogan, la Turquie a décidé de rendre les choses difficiles à l’Europe en y transférant une partie de la pression. Au cours des derniers mois, la Turquie a cessé de bloquer le mouvement des réfugiés vers l’ouest. Selon la source israélienne, il est tout à fait possible que les mêmes forces de sécurité turques qui ont soutenu l’EI, aident maintenant les passeurs.
Le 11 septembre, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a suspendu le consul honoraire de son pays à Bodrum après avoir appris qu’elle avait aidé les réfugiés à partir illégalement pour l’Europe. Dans une conversation filmée en caméra cachée pour France 2, la consul qui vend aux réfugiés des canots pneumatiques destinés à être utilisés dans une piscine et non en haute mer, pour rejoindre l’île grecque de Kos, a déclaré : « La municipalité collabore au trafic [des réfugiés par mer]. La capitainerie collabore au trafic. Le gouverneur du district collabore au trafic ».
La source israélienne accuse également Erdogan de financer l’État islamique. Personnellement, je ne le crois pas. Mais l’accusation d’avoir causé la vague de migrants est probablement justifiée. Cependant, Erdogan agit-il seul ou est-ce une action organisée par l’OTAN pour persuader les populations européennes de soutenir une guerre de changement de régime en Syrie ?
Adam Johnson fait une liste (incomplète) de ceux qui utilisent la crise des migrants pour appeler à bombarder la Syrie :
n Nick Kristof, NYT
n Anne Marie Slaughter
n Save the children
n Linda Sarsour
n Guardian
n La puissante ONG "humanitaire" Avaaz
n Le Conseil de l’Atlantique nord
Certaines de ces personnes ou institutions, comme l’officine de propagande de l’OTAN, le Conseil de l’Atlantique nord, font également du lobbying pour les Saoudiens.
Plusieurs hommes politiques européens défendent maintenant l’idée saugrenue que davantage de bombardements en Syrie créeront moins de réfugiés. L’ONU dit que la moitié de la population syrienne a fui en raison du conflit. Cela fait environ 11 millions de personnes. Mais seulement 3 à 4 millions d’entre eux ont fui vers les pays étrangers – essentiellement la Turquie, la Jordanie et le Liban. Environ 7 millions de personnes se sont réfugiées dans les zones, comme Damas, qui sont tenues par le gouvernement. Le bombardement du gouvernement de la Syrie et de ces personnes, et la conquête de Damas par l’Etat islamique ou Al Qaïda ne peuvent que créer une beaucoup plus grande vague de réfugiés.
Pendant ce temps, Obama blâme les autres pour ses décisions stupides concernant la Syrie :
[L]a Maison Blanche dit que ce n’est pas de sa faute. Le responsable n’est pas Barack Obama mais ceux qui l’ont pressé de former les rebelles syriens – à savoir un groupe qui, en plus de Républicains du Congrès, se trouve inclure l’ancien secrétaire d’État, Hillary Rodham Clinton.
C’est absolument consternant :
Si des membres du Congrès et certains membres de l’administration Obama, l’ont « pressé » de faire quelque chose qu’il savait être inutile, il mérite encore plus de reproches car faire quelque chose quand on sait pertinemment que ça ne servira à rien est encore plus grave que de le faire de bonne foi.
Obama est le Commandant en chef des Etats-Unis. Accuser les autres de ses décisions est d’une lâcheté sans nom. Et qui a ordonné à ces 10 000 djihadistes formés, équipés et payés par la CIA d’aller en Syrie, si ce n’est Obama ? Cela est-il aussi de la faute des autres ? Et pourquoi le NYT ne les mentionne-t-il pas du tout ?
Après avoir faussement accusé le gouvernement syrien d’utiliser des armes chimiques à Goutha, les États-Unis et le Royaume-Uni voulaient bombarder la Syrie, mais ils en ont été empêchés par une décision du Parlement, en Angleterre, et la menace d’une procédure de destitution, aux États-Unis. C’est alors que la Fédération de Russie leur a permis de sauver la face avec son plan d’élimination des armes chimiques syriennes.
Maintenant, la Russie s’offre à nouveau à sauver la mise à Obama. Sa combine de formation avec le Pentagone ayant échoué et l’État islamique n’ayant enregistré aucun succès, Obama est à nouveau sous pression pour bombarder la Syrie. Mais la menace d’un déploiement de l’armée de l’air et d’une éventuelle force terrestre d’ampleur russes en Syrie l’en empêche. La Syrie n’est pas assez importante pour déclencher un grave conflit avec une puissance nucléaire. Obama a besoin d’une excuse pour sortir de la situation en sauvant la face. Cesser de mettre de l’huile sur le feu du conflit en Syrie et négocier avec la Russie est la seule porte de sortie.
Aujourd’hui, la Russie a augmenté la pression :
Répondant à la question de savoir si la Russie serait d’accord pour envoyer des troupes participer à des opérations militaires avec l’armée syrienne, [le porte-parole du Kremlin Dmitri] Peskov a déclaré : « Si on nous demande d’engager des contacts bilatéraux, un dialogue bilatéral, nous prendrons la demande en considération et nous en discuterons. Pour l’instant, ce n’est qu’une hypothèse, et, à ce titre, il est difficile d’en parler ».
Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, a déclaré jeudi que la Syrie demanderait à la Russie d’envoyer des troupes combattre aux côtés de l’armée syrienne si le besoin s’en faisait sentir. Selon lui, la Syrie n’hésitera pas à demander de l’aide de la Russie.
Instaurer une « zone de sécurité » de l’OTAN administrée par la Turquie ou une « zone d’exclusion aérienne » en Syrie, alors que l’Armée rouge est sur le terrain soutenue par l’armée de l’air et la marine russes, est tout simplement hors de question.
Obama et les pays européens de l’OTAN ont l’opportunité d’échapper à la pagaille qu’ils ont créée en Syrie et aux problèmes engendrés par la vague de migrants qui ne cesse de grossir. Il leur faut parler à la Russie et pas seulement de « tactique militaire », comme le voudrait Obama, mais de stratégie. Remballer, faire porter la responsabilité à Erdogan et aux Saoudiens et raccourcir leur laisse. Laisser la Syrie et ses alliés faire le nettoyage sans intervenir davantage. Il y aura, bien sûr, des pressions des faucons et des lobbyistes habituels contre une telle ligne d’action, mais, pour une fois, Obama pourrait prendre une décision sensée et s’y tenir.
Traduction : Dominique Muselet