vendredi 3 avril 2015

MAROC : LA VIE DES PRISONNIERS POLITIQUES MAOÏSTES AU MAROC EN GREVE DE LA FAIM EST EN DANGER ! A CES MILITANTS S’AJOUTENT AUSSI LE COMBAT DES ETUDIANTS SAHRAOUIS DE MARRAKECH AUSSI EN GREVE DE FAIM ILLIMITEE.



La situation est aujourd’hui pour eux de plus en plus catastrophique et on peut s’attendre au pire.

Le Maroc connaît depuis plusieurs années de vastes mouvements de lutte populaire, au sein notamment de ses universités contre la privatisation de l’enseignement, pour l’amélioration des conditions des étudiants et pour les libertés politiques et syndicales. Dans ce contexte, nombreux sont les étudiants qui ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines lors de procès montés de toutes pièces. Parmi ces étudiants condamnés, se trouvent 7 étudiants maoïstes : Aziz Elbour, Mohamed Elmounden, Hicham Almskini et Abdelhak Atalhaoui condamnés chacun à 3 ans ferme. Citons aussi les noms d’Aziz Eikhalfaoui et Rédouane El Aadimi, tous deux arrêtés le 04.09.2014 et jetés en prison depuis, sans aucune forme de procès – tout comme pour Alaa Aderbali dernier étudiant arrêté en date et de manière totalement arbitraire.
Depuis le 23.03.2015, ces prisonniers politiques maoïstes du groupe d’Aziz Elbour et de celui d’Aziz Elkhalfaoui, ont entamé et mènent au Maroc une grève de la faim illimitée, d’une part pour dénoncer les exactions et les agressions physiques et morales que ces camarades subissent au quotidien dans les geôles de la réaction et d’autre part pour faire aboutir et imposer leurs revendications justes et légitimes, à savoir principalement l’amélioration de leurs conditions de détention, leurs droits au soin, à être visités et à pouvoir communiquer avec l’extérieur, et enfin leur droit à pouvoir poursuivre leurs études sans entrave.
Ces camarades maoïstes ont été dernièrement rejoints dans leur action par d’autres prisonniers politiques qui ont aussi entamé une grève de la faim illimitée et ce mouvement de résistance s’amplifie jour après jour dans plusieurs prisons du Maroc. Ce mouvement concerne ainsi pour le moment :
  Abdul Wahab Alramadi et Munir Ashibha de la prison de Fès
  Zakaria Raakass de la prison de Kénitra
  Mimoun Aznaï de la prison d’Oujda
A ces militants en lutte s’ajoutent aussi le combat des étudiants sahraouis de Marrakech eux aussi en grève de la faim illimitée.
Enfin, parallèlement, il est aussi important de rappeler l’engagement de 11 autres prisonniers politiques de la prison de Fès qui ont mené une semaine de grève de la faim et 5 autres détenus de la prison de Meknès qui eux ont jeuné durant 48 heures.
Ces militants ont déjà entamé plusieurs grèves de la faim ; ils ont plusieurs fois été hospitalisés à la suite de leurs actions de résistance et du fait de ce long processus de lutte, leur état de santé est aujourd’hui fragilisé.
Ainsi, le 31.03.2015, le camarade Rédouan Alaadimi a perdu connaissance et a dû être évacué en urgence à l’hôpital. Finalement, après plusieurs jours, il a été ramené en cellule, mais toujours dans un état critique. Rappelons aussi que le camarade Alaa Derbali avait lui aussi perdu connaissance le 27.03.2015 et qu’il a déjà été transporté plusieurs fois à l’hôpital dans un état inquiétant. Quant à Aziz Elkhelfaoui, il a perdu connaissance maintes fois et son état de santé se dégrade rapidement de jour en jour. La situation est aujourd’hui pour eux de plus en plus catastrophique et on peut s’attendre au pire.
Malgré cela, le régime réactionnaire persiste à ignorer les revendications des camarades et cherche par-là à les assassiner à petit feu, comme cela a déjà été le cas pour deux militants morts en détention : Mustapha MEZIANI (décédé le 13.08.2014) et Noureddine ABDELWAHAB (décédé le 01.04.2014).
Nous dénonçons cette politique d’acharnement systématique sur nos camarades et nous déclarons que l’Etat marocain porte l’entière responsabilité de tout ce qui peut advenir les concernant.
Nous appelons aussi toutes les forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires à prendre toutes les initiatives nécessaires pour informer de cette situation et à soutenir ou à organiser des actions de solidarité concrète et pratique afin de faire valoir d’une façon active les revendications des détenus politiques maoïstes et de tous les détenus politiques révolutionnaires au Maroc.
SOLIDARITE AVEC NOS CAMARADES EN GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE !
VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MAROCAIN !
VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !
A BAS LA REACTION, L’IMPERIALISME ET TOUS SES LAQUAIS !

mercredi 1 avril 2015

Moyen Orient : Le Moyen-Orient sombre dans la guerre, l'administration Obama soutient fermement une intervention menée par l'Arabie saoudite, les autres monarchies pétrolières sunnites, et le régime égyptien du général Abdel Fattah al-Sisi. Cette coalition de dictatures et de tyrans couronnés fait la guerre au pays le plus pauvre du monde arabe.



 Avec le lancement d'une intervention militaire approuvée par Washington au Yémen, presque tout le Moyen-Orient sombre dans la guerre, une situation sans précédent hormis les deux guerres mondiales du 20e siècle.
Les médias et les groupes de réflexion américains, pour ne pas mentionner les alliés supposés de Washington en Europe, critiquent « l'incohérence stratégique » de la politique américaine.
Dire des contradictions qui minent la politique étrangère américaine au Moyen-Orient qu'elles sont flagrantes relève de l'euphémisme.
Au Yémen, l'administration Obama soutient fermement – avec de l'aide logistique, des armes (y compris des bombes à fragmentation), et des renseignements sur l'objectif – une intervention menée par l'Arabie saoudite, les autres monarchies pétrolières sunnites, et le régime égyptien du général Abdel Fattah al-Sisi.
Cette coalition de dictatures et de tyrans couronnés fait la guerre au pays le plus pauvre du monde arabe. En bombardant des villes et en massacrant des civils, ils veulent contenir l'influence de l'Iran, qui a fourni un soutien aux rebelles Houthi chiites zaydistes qui ont renversé le président Abd Rabbuh Mansour Hadi, une marionnette installée par Washington et Riyad.
En Irak, les avions de guerre américains bombardent Tikrit, la ville natale du président irakien déchu et assassiné, Saddam Hossein, ville maintenant contrôlée par l'Etat islamique (EI). Cette opération apporte un soutien aérien au siège de la ville menée très majoritairement par des milices chiites opérant avec le soutien de l'Iran.
Le Pentagone dit qu'il effectue les frappes aériennes sous condition du retrait de ces milices, dont certaines ont combattu l'occupation américaine de l'Irak, mais il est clair que ce n'est que pour sauver les apparences. Les milices chiites restent la principale force de combat sur le terrain.
Entretemps, de l'autre côté de la frontière en Syrie, Washington poursuit une politique apparemment contradictoire. D'une part, il s'engage à armer et à former des milices pour renverser le président Bachar al-Assad, dont le plus proche allié est l'Iran ; de l'autre, il lance des frappes aériennes contre l'EI et le Front al-Nosra affilié à Al-Qaïda, deux des principaux opposants armés du régime d'Assad.
Parallèlement, le secrétaire d'Etat américain John Kerry est en Suisse pour négocier un accord de la dernière chance avec l'Iran, qui limiterait son programme nucléaire en échange de la levée (partielle) des sanctions économiques imposées par Washington et par ses alliés européens. L'échec d'un tel accord pourrait signaler un virage vers une agression militaire américaine contre l'Iran. Sa réussite pourrait aussi s'avérer être la préparation tactique d'une guerre.
Cela fait maintenant 12 ans depuis que l'administration Bush a lancé sa guerre contre l'Irak. A l'époque, Bush a affirmé qu'il menait sa guerre d'agression pour éliminer des «armes de destruction massive » et la menace posée par les liens entre le gouvernement de Hossein et Al-Qaïda. Les deux affirmations étaient des mensonges. Il n'y avait ni armes ni relations avec Al-Qaïda, en dehors de l'hostilité mutuelle entre le régime laïc à Bagdad et le groupe terroriste islamiste.
En même temps, Bush décrivait l'intervention américaine comme une mission libératrice pour amener la «démocratie» en Irak et au-delà. « L'établissement d'un Irak libre au cœur du Moyen-Orient sera un événement décisif dans la révolution démocratique mondiale », a t-il proclamé au début de l'occupation militaire américaine.
On ne peut nier que l'invasion américaine ait été un «événement décisif » . Les massacres qui ont résulté ont coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens, détruit économie et l'infrastructure sociale du pays, et provoqué des luttes sectaires acharnées entre chiites, sunnites et kurdes, alors que Washington tentait de diviser la population pour mieux régner.
Pour l'Irak, la guerre a été une catastrophe, pour les États-Unis, une débâcle. Coûtant la vie à 4.500 soldats américains, blessant des dizaines de milliers d'autres, et engloutissant de milliers de milliards de dollars, elle a créé des conditions sociales et politiques permettant à l’EI (une émanation d'Al-Qaïda) de conquérir un tiers du pays, alors qu'avant l'invasion de 2003, l'Irak n’avait pas eu de présence islamiste significative.
La guerre en Irak a profondément déstabilisé toute la région. Washington a accéléré ce processus en lançant des guerres par procuration en Libye et en Syrie, soutenant des milices islamistes liés à Al-Qaïda pour faire tomber les régimes laïques de Kadhafi et d'Assad, afin de les remplacer par des marionnettes américaines. Ces guerres se sont transformées de même en débâcles sanglantes, coûtant des centaines de milliers de vies et dévastant les deux pays.
Des prétextes utilisés par l'administration Bush pour justifier la guerre il y a 12 ans, rien ne subsiste. L'administration Obama ne peut pas non plus prétendre de façon crédible que ses guerres agressives au Moyen-Orient - liées à des milices sectaires et terroristes, à des monarques et à des dictateurs militaires - constituent une «guerre contre le terrorisme» ou une croisade pour la démocratie.
La Maison Blanche ne tente même pas d'expliquer ces opérations au peuple américain, et encore moins de gagner leur soutien pour celles-ci. Dans le cas de l'appui de Washington pour la guerre au Yémen, la somme totale de son explication consiste en une « lecture » d'une conversation téléphonique entre Obama et le roi Salman bin Abdulaziz al-Saoud, dans laquelle le président américain a affirmé son « amitié solide » avec la monarchie despotique, son « soutien » à son intervention, et son « attachement à la sécurité de l'Arabie saoudite ».
Derrière cette politique téméraire, ad hoc et apparemment déconnectée de l'impérialisme américain au Moyen-Orient, une constante demeure: la poursuite agressive de l'hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et ses vastes réserves d'énergie.
La stratégie élaborée depuis la dissolution de l'Union soviétique en 1991, que Washington pourrait librement utiliser sa puissance militaire inégalée pour poursuivre ses intérêts mondiaux, n’est devenue que plus enracinée au fur et à mesure que le poids relatif et l'influence économique du capitalisme américain ont continué de baisser.
On entrevoit le résultat de cette politique dans l’implication de presque tous les pays du Moyen-Orient dans l'une ou l'autre guerre, et la menace palpable que ces conflits se transformeront en une conflagration régionale qui pourrait, à son tour, provoquer une troisième guerre mondiale.
Source : WSWS

vendredi 27 mars 2015

YEMEN : Les USA et les Saoud au secours de Daech et Al Qaeda ……les Saoud ont décidé de lancer leurs bombardiers contre la résistance anti-Daech.



Dans le monde arabe et musulman, rien de nouveau. On se bat entre Arabes et musulmans au plus grand bonheur de leurs ennemis américains et israéliens. Les USA et les Saoud sont à l’offensive dans tous les pays qui leur résistent principalement en Syrie, en Irak et au Yémen.
En Syrie, les forces saoudiennes attaquent sur 2 fronts : le Nord et le Sud.
Au Nord, la ville loyaliste et majoritairement sunnite d’Idlib est encerclée par des milices liées à Al Qaeda. Ces milices utilisent des armes américaines notamment des missiles TOW pour venir à bout de la résistance de l’armée syrienne et des forces populaires qui défendent leur ville et leurs terres. L’un des commandants Al Qaeda de l’opération d’Idleb est un cheikh saoudien dénommé Abdallah al Mouhaisni.
Au Sud, c’est la ville antique de Bosra al Cham au cœur de laquelle trône un amphithéâtre romain, qui vient de tomber aux mains d’une coalition de groupes djihadistes pilotés par le Front al Nosra, filière d’Al Qaeda en Syrie.
Alors que le commandement US se gargarise de discours antiterroristes, aucun avion de l’Axe US/UE/CCG (*) n’a été aperçu dans le ciel syrien au-dessus d’Idleb ou de Bosra al Cham.
Comme le révèle la dépêche Reuters du 23 mars dernier signée Tom Perry, les armées occidentales ont même intensifié leurs livraisons d’armes à Al Qaeda sur le Front Sud. C’est par la frontière jordano-syrienne que ces armes, pour la plupart offertes par l’Arabie saoudite, le plus grand importateurs d’armes au monde, parviennent à la coalition anti-Assad du Front Sud. Israël n’est pas en reste puisque des sources officielles reconnaissent désormais fournir de l’aide aux forces anti-Assad dont Al Qaeda dans le Mont Bental sur le plateau du Golan (Yaroslav Trofimov, Wall Street Journal, 12 mars 2015).
Ainsi donc, nos belles âmes occidentales éprises d’art et de raffinement, celles-là même qui se lamentent des destructions des musées et du patrimoine de l’Orient par les djihadistes de Daech ont offert à al Qaeda, Bosra al Cham, une ville antique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En Irak, les USA sentent qu’ils perdent pied dans la résistance contre Daech. Forces kurdes, chiites et sunnites appuyées par le voisin et allié iranien ont réussi à former une alliance antiterroriste qui porte ses fruits.
Plusieurs villes et villages des provinces de Salaheddine et Anbar ont ainsi pu être libérés de la présence terroriste. Craignant cette unité supra-ethnique et supra-confessionnelle, l’aviation US a bombardé cette nuit les positions de Daech dans la ville de Tikrit par crainte de perdre pied dans ce pays devenu allié de l’Iran.
Cette intervention US à Tikrit a été conspuée par les milices chiites qui rejettent toute forme d’alliance avec Washington.
Certains miliciens liés à l’Armée du Mahdi de Moqtada Sadr et aux Brigades du Hezbollah irakien ont même décidé de se retirer des combats.
Sur le front de Tikrit, il y a donc non pas assistance comme le laissent entendre de nombreux analystes mainstream mais concurrence entre l’Iran et les USA, un peu comme celle qui exista entre l’Armée soviétique et les troupes du général Patton face à l’Empire hitlérien.
Par hostilité atavique envers l’Iran, les Saoud ont longtemps encouragé Daech. Aujourd’hui, la dynastie wahhabite cultive l’attentisme avec une crainte grandissante face au prestige accumulé par Téhéran parmi les populations de Syrie et d’Irak vivant sous le joug de Daech.
C’est finalement au Yémen, leur arrière-cour, que les Saoud ont décidé de lancer leurs bombardiers contre la résistance anti-Daech.
Naguère terrain d’affrontement entre marxistes et panarabes d’une part et forces réactionnaires pro-Saoud d’autre part, le Yémen est aujourd’hui le théâtre d’une guerre entre les milices houthistes d’inspiration chiite d’une part.
Ces derniers jours, les milices houthistes d’Ansar Allah ont mené une avancée spectaculaire vers Aden, la grande ville du Sud du Yémen où s’est refugié le président déchu et agent soudien Abd Rabbo Mansour Hadi.
Contrairement à ce qu’affirment les médias occidentaux, les milices houthistes ne mènent pas une politique confessionnaliste mais remplissent une mission patriotique.
Malgré leur identité confessionnelle, ils cultivent une vision panislamique et panarabe, gagnant ainsi de la sympathie d’une large frange de l’armée nationale yéménite, y compris de la Garde républicaine et de nombreuses tribus sunnites, ce qui explique leur incroyable progression.
Alors que Daech a massacré près de 200 chiites dans une quadruple attaque kamikaze visant les mosquées vendredi dernier, alors qu’Al Qaeda dans la Péninsule arabique (AQPA) massacre à tour de bras, cette nuit, le régime wahhabite a lancé une opération militaire aérienne contre les forces rebelles du Yémen.
Ce n’est pas le ministre saoudien de la défense, le prince Mohammed Bin Salman ou le Roi d’Arabie saoudite Salman Ben Abdel Aziz qui a annoncé l’entrée en guerre de son pays contre la souveraineté du Yémen mais l’ambassadeur saoudien à Washington. Le scénario est digne d’un film arabe de série B.
Pour l’heure, les médias arabes, notamment Al Mayadeen, parlent d’une vingtaine de civils yéménites massacrés par les bombardements saoudiens.
Du temps du héros tiers-mondiste égyptien Jamal Abdel Nasser, le régime collabo et décadent des Saoud combattait les forces de gauche arabes (marxistes, nationalistes, panarabes) avec l’appui US.
Après avoir détruit les derniers vestiges du socialisme arabe, les Saoud s’en prennent à présent aux seules forces de résistance panarabes encore debout, du Hezbollah libanais à Ansar Allah yéménite en passant par le Baas syrien.
Dans un article alarmiste paru dans le Washington Post le 23 novembre 2012, la secrétaire d’Etat US de l’ère Bush Condoleezza Rice qualifiait l’Iran de « Karl Marx d’aujourd’hui ».
Si l’Iran équivaut à Marx comme l’affirme la fauconne de l’impérialisme US, le régime des Saoud, lui, incarne depuis sa création en 1744 la contre-révolution et la tyrannie d’Adolphe Tiers, le fossoyeur de la Commune de Paris.
Bahar Kimyongür
Source : INVESTIG’ACTION

France : Le FN est un parti du capital tel que l’UMP ou le PS ! Les partis du capital font alors monter le FN pour que les travailleurs de France votent pour la droite ou la gauche.



Mais qu’est-ce que le Front National ?
L’UMP et le PS sont des partis du capital et ont une politique subordonnée à la celle des multinationales. La France est une dictature du capital et la forme politique de la dictature est un pouvoir par alternance droite/gauche ; c’est-à-dire que les deux grands partis du capital, l’UMP et le PS se partagent le pouvoir. En effet, dans les deux cas, c’est la politique du profit maximum des multinationales et la conservation du mode de production capitaliste qui est leur objectif essentiel.
Les difficultés des travailleurs s’accroissent toujours plus : le logement, la santé, les emplois, l’éducation, la précarité, l’incertitude sur l’avenir de nos enfants, etc. Ces difficultés sont un terreau fertile pour les pensées révolutionnaires. Ces pensées révolutionnaires deviennent dangereuses pour le capitalisme monopoliste, c’est-à-dire l’impérialisme qui se sent alors menacé. Le capital a donc besoin d’une tactique pour conserver son mode de production capitaliste.
Le mode de production capitaliste n’est pas la seule réalité objective possible et qu’est-ce qui se passera quand les masses en prendront conscience ?
C’est alors que les partis du capital (UMP et PS) mettent en avant le FN qui est alors leur outil de conservation de leur pouvoir ; l’objectif est clair...la conservation de la dictature du capital. Avec l’aide de leurs médias corrompu, les partis du capital pointent du doigt la « montée du FN » en disant : « Attention chers compatriotes, ne votez pas pour le FN et votez pour la droite ou la gauche, c’est toujours mieux que le FN ! ». Les partis du capital font alors monter le FN pour que les travailleurs de France votent pour la droite ou la gauche.
On se souvient en 2002, lors des élections présidentielles, quand le FN accéda au second tour. Beaucoup d’électeur ne voulait ni de Chirac, ni de Le Pen à L’Elysée et un « front républicain anti-FN » avait été créé afin de faire voter les gens pour le « moindre mal ».
C’est ainsi que chez les jeunes des slogans s’articulaient comme par exemple : « Votons pour l’escroc et pas pour le facho ! ». C’est exactement ce que les partis du capital (UMP et PS) veulent atteindre, ils veulent un « front républicain » qui ferait alors voter tout le monde, même à contre cœur, pour les deux grand partis du capital. Ils peuvent compter sur une réserve de suffrage qu’est l’abstentionnisme et qui partiront voter pour un front républicain si le FN basculait au second tour de l’élection présidentielle. Même s’ils votaient à contre cœur, l’UMP ou le PS serait alors sous la légitimité du suffrage exprimé.

Le FN accuse : les immigrés et l’UE
Sur les immigrés :
Les multinationales ont réalisé, en 2013, un profit s’élevant à 80 milliards d’euros, dont 42 milliards ont été reversés aux actionnaires. Les 500 familles les plus riches de France ont vu leurs revenus s’élever de 15% en 2014, atteignant ainsi le chiffre effrayant de 390 milliards d’euros !
Le salaire de Bernard Arnault, le patron de LVMH, est égal à plus de 300 années de salaire de smicard ! Et ce n’est pas le seul évidemment.
Est-ce que ce sont les familles immigrés et pauvres qui doivent faire soigner leurs enfants qui coutent le plus cher ? Évidemment non.
L’objectif du FN est pourtant clair : il a besoin d’un bouc émissaire pour déresponsabiliser le capital.
Concernant la question de l’UE : Le FN voudrait alors déresponsabiliser le capitalisme national en créant des illusions sur un alter capitalisme.....plutôt notre capitalisme que le leur !
La question de la sortie de l’UE doit être subordonnée aux conditions qui assureraient à la lutte anticapitaliste sa victoire pour le socialisme. Que cela soit le capitalisme de l’UE ou le capitalisme national, le système serait toujours conditionné par l’exploitation d’une classe sur une autre.
Le FN a compris que les travailleurs sont orphelins d’un véritable parti révolutionnaire communiste ; il veut alors rallier à lui les couches populaires, mais aussi la jeunesse exploitée et populaire afin de la subordonnée au capital et empêcher de ce fait le développement des pensées révolutionnaires. Le FN peut alors compter sur des éléments comme « la réconciliation nationale », le parti d’Alain Soral ; ce mouvement a pour objectif d’appuyer la politique du FN de l’extérieur, afin de rallier les couches populaires aux idées d’extrême droite. Ils sont aidés dans leur processus par des conditions historiques où le PCF a perdu de son influence dans les masses et qu’il n’y a pas de parti véritablement révolutionnaire.

Le FN est un parti du capital tel que l’UMP ou le PS !
La véritable cause de tous les problèmes en France provient de la dictature du capital qui lance son rouleau compresseur sur les travailleurs précaires, les lycéens, les étudiants, les chômeurs, etc., tous ces travailleurs qui sont seuls dans la vie et qui n’ont que pour horizon social un avenir incertain.
Les masses en France doivent comprendre qu’il lui faut se battre contre la dictature du capital. Qu’il lui faut briser les partis du capital que sont le PS, l’UMP et le FN.
En avant dans la lutte de classe armée de notre guide idéologique, le Marxisme-léninisme, selon les classiques Marx et Engels.
A bas le Front National !
Source : Le Grand Soir