samedi 26 juillet 2014

Gaza : Ne pas exporter le conflit israélo-palestinien en France. Soit… Mais comment expliquer qu’un réserviste de l’armée israélienne, ancien garde frontière de l’état hébreu, soit nommé conseiller du ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, en 2006, en pleine guerre de destruction israélienne du Liban.



Arno Klarsfeld et Gilad Shalit versus Salah Hammoury.

Ne pas exporter le conflit israélo-palestinien en France. Soit
Mais comment expliquer qu’un réserviste de l’armée israélienne, ancien garde frontière de l’état hébreu, soit nommé conseiller du ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, en 2006, en pleine guerre de destruction israélienne du Liban.
Comment expliquer qu’un soldat israélien en opération de police contre Gaza, Gilad Shalit soit adopté comme otage français au prétexte de la présence d’aïeuls français dans sa lignée, et que cette protection diplomatique française soit refusée à un français de naissance, Salah Hammoury, un universitaire dont le grand tort est d’avoir une mère française, mais un papa palestinien. Une tare indélébile ?
La nomination d’Arno Klarsfeld, juriste français et réserviste de l’armée israélienne, au poste de conseiller du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy sanctionne-t-elle la carence française dans le domaine des compétences ou relevait-elle d’une manœuvre électoraliste ?
Le service militaire dans l’armée israélienne constitue-t-il désormais un passage obligé à des promotions politicologue-administratives en France ? Signe t-il dans l’ordre subliminal la collaboration entre les diverses composantes de l’ « axe du bien », telle qu’elle est préconisée par les néo-conservateurs américains et leurs relais français ? Un axe constitué, selon ses promoteurs, par les États-Unis, Israël, au-delà, la droite française, le judaïsme institutionnel français et sa roue dentée, le parti socialiste français, face à un « axe du mal » regroupant grosso modo le tiers monde arabo-musulman bariolé.
Un citoyen français engagé volontaire dans une armée étrangère en opération de guerre contre un peuple ami, sans mandat explicite du gouvernement français, peut-il se prévaloir de la nationalité française ? Autrement dit, Gilad Shalit, le caporal de l’armée israélienne capturé le 25 juin 2006 par les Palestiniens, peut-il se prévaloir de la nationalité française et réclamer es-qualité l’intervention diplomatique du gouvernement français. Son engagement dans l’armée israélienne, sans mandat gouvernemental français, entraîne-t-il, sinon la déchéance de sa nationalité, à tout le moins la caducité de son droit à invoquer la protection de la nationalité française ?
Sauf à considérer Israël comme le fer de lance du combat occidental contre l’ensemble arabo-musulman et que son service dans l’armée israélienne constitue une forme déguisée de coopération stratégique militaire franco-israélienne, le cas du caporal Shalit se doit d’être soumis pour avis aux autorités juridictionnelles compétentes et faire œuvre de jurisprudence en ce domaine, car au delà de ce problème de droit se pose un problème de morale politique : La double allégeance justifie-t-elle la confusion juridique ? exonère t-elle de toute obligation de réserve ? Autorise-t-elle toute licence au point de constituer un « passe droit » ?
Un problème d’actualité en ce qu’il se pose à nouveau avec les ni-nationaux franco israéliens servant dans l’armée israélienne et qu’il se pose annuellement avec la collecte pour le bien être des soldats israéliens, une armée d’occupation au regard du Droit international.
Meyer Habib
Ancien du mouvement radical Betar, impliqué en 1988 dans l’attaque par l’« Organisation juive de combat » de la fête de commémoration de Jeanne d’Arc le 8 mai 1988, faisant 8 blessés, dont deux fonctionnaires de police, ce représentant du Likoud en France a t-il droit de siéger au sein de la représentation nationale française, au titre de la 8eme circonscription des Français établis hors de France, sous l’étiquette de l’UDI ? Une étiquette centriste pour ce représentant d’un parti ultra droitier ?. Merci Rama Yade.
Nicolas Sarkozy : « Le premier président de sang mêlé de France ».
Le message était limpide quoique dans l’ordre subliminale : Pour un président d’un pays qui se refuse aux statistiques ethniques, présenter son identité politique sous son aspect ethnico identitaire a constitué une grave violation des fondements républicains du pays et accentué le clivage social du pays.
Nicolas Sarkozy le premier, en sa qualité de néo gaulliste a clôt la parenthèse gaulliste de la politique de la France à destination du Monde arabe :
• En sollicitant l’expertise de la répression des manifestations périurbaines de France, en 2005, à Avi Dichter, le responsable de la sécurité israélienne pour les territoires palestiniens occupés. En assimilant ainsi les banlieues françaises à la Cisjordanie et à Gaza. le premier président de « sang mêlé » a transposé en France le conflit israélo-palestinien.
• En empruntant à la terminologie israélienne pour désigner Gaza de Hamastan et en évitant soigneusement de fleurir la tombe de Yasser Arafat lors de son voyage en Cisjordanie. Il avait fait convoquer Mahmoud Abbas à Jéricho pour une rencontre contournant Ramallah, le siège de l’autorité palestinienne.
• En engageant la guerre contre la Libye et la Syrie, sous de prétextes fallacieux, la « démocratie », qu’il a bafouée durant son quinquennat comme en témoignent la succession des scandales politico financiers qui ont émaillé son mandat.
François Hollande : Le tropisme philo-sioniste des socialistes
Si Nicolas Sarkozy a rompu avec la tradition diplomatique gaulliste, François Hollande, lui a renoué avec le tropisme philo sioniste des socialistes, considérant la Syrie et non la Palestine comme « les Sudètes du XXI me siècle ».
De l’expédition de Suez contre Nasser, en 1956, ordonnée par Guy Mollet, aux ratonnades d’Alger par Robert Lactose (1955-1958), au caillassage de Lionel Jospin à Bir Zeit pour avoir traité de « terroriste » le Hezbollah libanais, l’unique formation politico-militaire du monde arabe à avoir infligé un double revers militaire à Israël (2000-2006), à l’esplanade David Ben Gourion dédiée par Khoyya Bertrand Delanoë, le Maire de Paris, au fondateur de l’armée israélienne au lendemain de l’attaque navale israélienne contre un convoi humanitaire turc en direction de Gaza.... Le registre est connu et bien tenu.
La filiation est lointaine et ne se dément pas, remontant au grand manitou du socialisme français, Léon Blum, qui invoquera son « trop d’amour » pour son pays « pour désavouer l’expansion de la pensée et de la civilisation française », admettant « le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ». Cette profession de foi surprenante est parue dans le journal « Le Populaire » en date du 17 juillet 1926, sans que ce vénérable humaniste, premier chef du gouvernement socialiste de la France moderne, artisan des premières conquêtes sociales sous le gouvernement du Front Populaire (1936), ne se doute que, lui-même, à son tour, subira, quinze ans plus tard, les lois de l’infériorité raciale de la part de ses compatriotes non coreligionnaires.
François Hollande relève d’un cas bien plus grave. L’héritier du parti de l’expédition de Suez et des ratonnades d’Alger, n’a pas hésité, lui le socialiste, en marge de sa visite officielle en Israël, en novembre 2013, à prendre un repas familial (un dîner, agrémenté de chants et de danses), et à trinquer avec le chef de gouvernement le plus xénophobe d’Israël, l’ultra droitier Benyamin Netanyahou (1).
Au diapason de son premier ministre, le président bis de la France, Manuel Valls, lié de son propre aveu, « de manière éternelle à la communauté juive et à Israël », dont, de surcroît, le premier déplacement ministériel en province, le 21 Mai 2012, aura été pour un dîner avec le CRIF PACA Marseille, où il a stigmatisé le boycott d’Israël, mais non la phagocytose de la Palestine ou sa rétention des recettes d’exportation des produits de Cisjordanie, se plaçant ainsi sur la même longueur que Richard Prasquier, le président du CRIF, dont la tonitruance inconditionnellement pro-israélienne s’accommode mal du positionnement qui se veut « normal » du nouveau président français.
Sa profession de foi, -lors du lancement du groupe d’amitié avec Israël, le nouveau lobby français pro israélien en pleine campagne présidentielle en avril 2012, « Israël, grande nation parmi les nations »-, a retenti comme une tartarinade démagogique. En résonance avec ses prises de position xénophobes à Evry, la ville dont il est le maire, dont il souhaitait y implanter,-selon le modèle des colonies israéliennes ?- davantage de « white et de blancos » pour y diluer la population bariolée. En résonance avec sa volonté de dissiper les Roms de France. En résonance avec son comportement abusivement dilatoire dans l’affaire Georges Ibrahim Abdallah.
Manuel Valls joue l’amnésique en se déclarant opposer à la transposition du conflit israélo-palestinien en France. Lui, qui y a tant contribué et son compère François Hollande, qui « n’est ni pour les Israéliens, ni pour les Palestiniens, mais pour la paix », a-t-il dit.
La paix de l’occupant fondée sur la répression continuelle de l’occupé et l’annexion rampante de son pays et la phagocytose de son identité. A la manière d’un pharisien qui donnerait un temps égal de parole à Hitler et à ses victimes juives. La lâcheté même.
Ne transposons pas le conflit israélo-palestinien en France quand bien même Itzhack Rabin dispose de deux majestueuses places à Paris, la place Fontenoy, devant l’Unesco et les jardins de Bercy, alors que son alter ego prix Nobel de la Paix, le Palestinien Yasser Arafat, ne dispose de rien, tout au plus d’une miette, paté d’alouette, une minuscule place à la mémoire du poète Mahmoud Darwiche, sur les quais de la Seine, coincée entre des monuments historiques, en guise de solde de tout compte.
Read on my lips : Il ne faut pas transposer le conflit israélo palestinien en France, quand bien même il est transposé par les plus hautes autorités de l’état, surtout parce qu’il est transposé par les plus hautes autorités de l’état... pour des raisons électoralistes.
René Naba

Témoignage d’une habitante de Gaza , écrit sous les bombes israéliennes…certains d’entre vous n’acceptent peut-être pas le mot génocide. Je vous assure que je préfère l’utiliser sciemment parce que l’armée criminelle d’Israël rase des quartiers entiers, partout à Gaza, sans jamais épargner les civils. Plusieurs familles ont été complètement anéanties.



Le crime des habitants de ce quartier est d’habiter tout près de la frontière avec Israël.
L’armée israélienne a tiré toute la nuit. C’était une nuit très dure et triste : on n’a pas pu dormir et on a passé la nuit à côté de la radio, heureusement chargée.
Des familles dont les maisons ont été bombardées demandaient aux ambulances et à la Croix Rouge d’aller sauver la vie de leurs blessés. Ni la Croix Rouge, ni les ambulances, ni la presse ne pouvaient entrer dans ce quartier à cause des obus des chars et des missiles de F16. Je n’ai fait que prier et pleurer. Quel dur réveil ... Les photos et les vidéos de ces massacres m’ont choquée. J’ai crié comme une folle, non, comme une maman qui avait perdu ses enfants : « il faut arrêter, il faut en finir avec ces attaques brutales et barbares.” Mon mari, qui était à l’hôpital Al Shefa, m’a appelée pour avoir de nos nouvelles, il m’a dit qu’on n’y sentait que l’odeur du sang : tellement il y avait des morts et des blessés. Beaucoup de familles de Chujaeya sont arrivées à l’hôpital pour chercher les leurs ou pour les attendre. Je ne peux jamais oublier cette femme qui suppliait de lui ramener les siens, morts ou vifs. Après plusieurs appels de la Croix Rouge à l’armée israélienne, elle a obtenu une trêve de deux heures, le temps d’extraire des décombres les corps des vivants. Durant leurs recherches de survivants, les bombardements continuent. J’ai mis deux jours à écrire ces mots, parce qu’à chaque fois où je me mets devant l’ordinateur pour écrire ce que j’ai vu et ce que je sens, je craque, je chiale. Je pleure à chaque mot qui me rappelle la douleur, la souffrance des gens.
En plus, je ne peux pas m’empêcher de prendre des nouvelles de tous mes connaissances partout à Gaza. J’appelle tous les gens que je connais, quand les communications passent, car le réseau est aux mains des israéliens. Depuis hier, on a peur d’un nouveau choc, d’un nouveau massacre à l’est de Khan-Younes, au sud de la bande de Gaza. Jusqu’à cet après-midi, on n’avait aucune nouvelle de ce quartier. La Croix rouge a réussi à obtenir l’accord d’entrer à Khan Younès mais dès que ses hommes y pénètrent ils essuient des tirs, ils rebroussent chemin sans pouvoir sauver personne. Cet après-midi, l’armée israélienne a arrêté une centaine de blessés et même de paramédicaux.
Les gens dont je vous parle sont des civils, ils avaient des rêves simples et faciles à réaliser : ils rêvaient d’une vie digne sans blocus et sans peur.
Certains d’entre vous n’acceptent peut-être pas le mot génocide. Je vous assure que je préfère l’utiliser sciemment parce que l’armée criminelle d’Israël rase des quartiers entiers, partout à Gaza, sans jamais épargner les civils. Plusieurs familles ont été complètement anéanties.
Des milliers de familles de Gaza vont revivre une autre Nakba, sachant que cette fois ci nous n’avons plus où aller, ni où trouver refuge. Aucun endroit n’est sûr. Les écoles de l’UNRWA ont ouvert leurs portes devant la plupart de ces familles, mais elles sont pleines ainsi que les églises. Aujourd’hui, vers 14h00, il y a eu 17 morts et une centaine de blessés suite à un bombardement d’une école de l’UNRWA qui abrite des familles réfugiées.
D’autres ont trouvé refuge chez leurs parents pensant que c’est plus sûr. En dépit de la situation très grave, je dois vous parler de ces jeunes, qui ont créé dans tous les quartiers de Gaza, des centres d’aide et de solidarité avec les familles qui ont évacué leurs maisons pour aller aux écoles de l’UNRWA. Bombardement acharné et incessant qu’ils subissent. Le propriétaire de l’immeuble résidentiel le plus beau et cher de Gaza, a proposé de mettre gratuitement des appartements à la disposition des réfugiés. Aussitôt l’armée israélienne a fait exploser l’édifice, peut-être pour empêcher les gens d’être à l’abri. Je terminerai en parlant pour la première fois du rôle que l’Egypte joue avec le poste frontière de Rafah. Certains s’imaginent les Egyptiens accueillir à bras ouverts leurs frères victimes des exactions de l’armée israélienne. Pas du tout, ils refoulent les ambulances et les blessés.
La Palestine est en train de perdre tant de ses enfants, de ses femmes, de ses hommes, de ses monuments et donc son histoire...
Salma AHMED ELAMASSIE
Gaza. Le 24 juillet 2014
P.S Je ne savais même pas quel jour on était aujourd’hui, une amie française me l’a dit !

jeudi 24 juillet 2014

Peuple d’Israël, lève-toi !.... le vrai courage n’est pas d’aller en guerre tuer des innocents. Le vrai courage est de faire taire les armes et de signer une paix juste.



Ainsi, les bombes pleuvent à nouveau sur Gaza. Tsahal s’est remise au travail. L’aviation, la marine, l’infanterie de l’un des États militairement les plus puissants au monde, s’allient pour liquider le peuple de Gaza. Comme dans un jeu de massacre, on enferme des êtres humains dans une boîte et on tire au hasard. Oh, bien sûr, tes chefs prétendent viser les combattants, « les terroristes », comme ils les appellent. Et ils finissent par en tuer un ou deux pour quelques dizaines de femmes et d’enfants morts avec eux. C’est ce que tes chefs nomment des dommages collatéraux. Ils tuent des innocents, le regrettent, promettent qu’ils vont enquêter et finissent par nous dire qu’il n’y a pas de guerre propre et que seule la victoire finale compte. Les terroristes sont morts. Ton État est sauf. La vie peut reprendre son cours. Tu retourneras faire tes courses au supermarché du coin de ta rue, faire ton jogging sur la plage, tu iras rejoindre tes amis en discothèque, défiler à la Gay Pride, tu retourneras étudier, bâtir ton avenir. Tu retourneras oublier. Oublier que de l’autre côté du terminal d’Erez, sont parqués des hommes, des femmes et des enfants auxquels ton État a ôté leur avenir et tout espoir en l’humanité.
On t’a appris à les haïr, à ne voir en eux que des sauvages qui veulent te tuer, violer tes femmes et jeter tes enfants à la mer. Depuis que tu es né, on t’a appris qu’ils n’ont rien à faire sur cette terre, la terre de tes ancêtres sur laquelle tu es le seul à avoir un droit légitime et historique. On t’a appris à oublier leur histoire, à glorifier, inventer et mythifier la tienne. On t’a appris qu’un bon Arabe est un Arabe mort. On t’a appris à coloniser, à humilier, à ignorer, à te mentir à toi-même, à combattre, à avoir peur. Comment pourrais-tu les aimer alors qu’on ne t’a appris que la haine ?
Tu trouves de l’amour parmi les tiens, ta communauté, ceux qui ont le même sang que toi, récitent les mêmes prières, ont le même complexe de supériorité et la même faculté à nier l’existence de l’autre. Avec eux, tu vas dans les meilleures écoles, tu fais l’armée, tu voyages, tu travailles, tu vis, tu meurs. C’est ce que ton État a de mieux à t’offrir. Les valeurs universelles héritées des Lumières telles que la fraternité avec son prochain, l’acceptation des différences, la tolérance, attendront des temps meilleurs… Ton avenir est tout tracé. Tu es né sur cette terre, tu mourras sur cette terre. Le reste importe peu. Tu peux être en guerre contre tous tes voisins, tu peux déclencher la haine des justes du monde entier, ce n’est pas grave. L’humanité a tort et toi tu as raison.
Tes dirigeants réclament avec force la reconnaissance de ton État comme État juif, au mépris de la diversité culturelle et religieuse qui le compose. Et cet État juif tient debout. Il est en sécurité derrière ses frontières, son mur de béton. Il continue à prier ses prophètes pour que ça dure toujours. Il continue à éduquer ses enfants comme il l’entend. Il continue à être au-dessus des lois internationales, à faire ce qu’il veut quand il le décide. Il continue à s’imposer au monde lâche, à mépriser les instances internationales, les chefs d'État, les peuples. Ton État juif a oublié la morale. Mais ce n’est pas grave, il survit. Et, après tout, que vient faire la morale dans l’histoire que cet État-là est en train d’écrire ?
Peuple d’Israël, j’aimerais essayer de te convaincre que tu te trompes, passer des heures, des jours, une vie à cela, s’il le faut. J’aimerais te dire que je suis allé à Gaza et que le cœur de ses habitants n’est pas plein de haine. Il est plein de vie et il bat aussi vite et aussi fort que le tien. J’aimerais pouvoir te prouver qu’il n’existe aucune mère palestinienne heureuse de voir son enfant mourir en martyr. Que la vie palestinienne a la même valeur que la tienne. Et c’est cette vie que ton armée assassine en ton nom.
Peuple d’Israël, j’aimerais te dire qu’on te ment. Depuis que tu es né, ton gouvernement te ment en te faisant croire que tu peux vivre en sécurité, entouré d’ennemis. Tes médias te mentent en te faisant croire que tu peux acheter la paix sans contrepartie. Tes manuels scolaires te mentent en te disant que cette terre était vide avant l’arrivée de tes ancêtres, que l’identité palestinienne a été inventée. J’aimerais te dire que tu n’auras jamais la paix en continuant à coloniser, à bombarder, à occuper. J’aimerais te dire que tu n’es plus une victime depuis longtemps, que tu es devenu le bourreau et que le monde commence à te haïr à nouveau pour cela. J’aimerais te dire que tu es en train de creuser ta tombe. J’aimerais te dire que tu te meurs lentement, en perdant tout ton humanisme.
Tu penses que tu as des amis. Tu n’as pas d’amis, tu n’as que des soutiens. De vrais amis auraient osé te dire tes vérités. Et ces soutiens, quand ils n’auront plus besoin de toi, qu’ils cesseront de croire que tu es ce rempart du monde libre contre la barbarie, quand leurs intérêts seront ailleurs, arrêteront de te soutenir et tu seras seul face à tes crimes.
Tu penses que tu réussiras à te débarrasser des Palestiniens en les parquant dans des Bantoustans, mais tu te trompes. Ils te hanteront, hanteront tes enfants et tes petits-enfants tant que justice ne leur sera pas rendue. Une chaîne de solidarité s’est créée à travers le monde, qui a compris depuis longtemps ton besoin légitime de vivre en sécurité, mais qui n’accepte plus que tu commettes des crimes aveuglément pour y parvenir, que pour un enfant juif tué, trois cent Palestiniens soient assassinés par ton armée.
Ton histoire récente te protège mais cela ne durera pas éternellement.
Tu te crois meilleur que tes voisins car tu as édicté les règles d’une pseudo-démocratie, taillée sur mesure ? Dans le cœur des justes, sache-le, tu es déjà au ban des nations.
Beaucoup de civilisations ont disparu car elles n’ont pas su se regarder. Fort heureusement, il existe parmi les tiens des femmes et des hommes justes, pleins de courage pour crier l’injustice et refuser que ces crimes soient commis en leur nom. Entends-les.
Il est temps que tu arrêtes de croire aux histoires qu’on t’invente, temps que tu arrêtes de penser que c’est le diable qui gouverne le cœur des Palestiniens. Temps que tu te poses cette question : si l’on pratiquait sur toi de telles punitions collectives, un tel nettoyage ethnique, tu ferais quoi ? Tu voterais pour qui ? Arrête de chercher des justifications à tes actes, il n’y en a plus.
Alors, peuple d’Israël, lève-toi ! Combats la haine qu’ils ont insufflée dans ton cœur, combats le mensonge, combats la folie qui s’est emparée de tes dirigeants, combats tes peurs, combats le monstre qui est entré en toi. Et n’oublie jamais ; le vrai courage n’est pas d’aller en guerre tuer des innocents. Le vrai courage est de faire taire les armes et de signer une paix juste.
Source : TLAXCALA

mardi 22 juillet 2014

La fin d'Israël….La supériorité militaire israélienne appartient au passé. Il n'y a pas d'avenir pour un État-pour-les-seuls-Juifs en Palestine; ils devraient peut-être essayer ailleurs.



En dépit de l'évidente supériorité technologique et en puissance de feu israélienne, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à déplacer la bataille sur le territoire israélien. En outre, le barrage de roquettes sur Tel Aviv ne semble pas s'arrêter.
Dans son discours au pays, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a reconnu hier (20 juillet) que la guerre contre Gaza est une bataille pour l'existence de l'État juif. Netanyahu a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille; il ne peut même pas définir ce que serait une victoire. Certes, la bataille n'a pas pour enjeu les tunnels ou l'utilisation par les militants (palestiniens) des souterrains, les tunnels ne sont que des armes de la résistance plutôt que la résistance elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël sur un terrain de combat où celui-ci ne pourra jamais gagner et c'est le Hamas qui a fixé les conditions, a choisi le terrain et a posé les conditions nécessaires pour mettre un terme à ce cycle de violence.
Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu'il pouvait pour empêcher une opération terrestre de Tsahal. Il était confronté à une réalité : Israël n'a pas une réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu'une défaite au sol allait éradiquer le peu de pouvoir de dissuasion qui reste à Tsahal.
Il y a cinq jours, Israël, au moins aux yeux de ses partisans, tenait le haut du pavé. Il voyait ses citoyens soumis à un incessant barrage de roquettes, mais il faisait preuve d'une relative retenue, ne tuant des civils palestiniens que de loin, ce qui a servi à véhiculer une image imaginaire de force. Mais cela a changé rapidement depuis qu'Israël a lancé son opération terrestre. Israël est maintenant, une fois de plus, impliqué dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et pire, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d'infanterie d'élite ont été éliminés dans une bataille de rue face-à-face à Gaza. En dépit de l'évidente supériorité technologique et en puissance de feu israélienne, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à déplacer la bataille sur le territoire israélien. En outre, le barrage de roquettes sur Tel Aviv ne semble pas s'arrêter.
La défaite de Tsahal dans la bande de Gaza laisse  l'État juif sans espoir. La morale est simple. Si vous insistez pour vivre sur la terre de quelqu'un d'autre, la puissance militaire est un ingrédient essentiel pour décourager les dépossédés d'agir pour réclamer leurs droits. Le nombre de victimes de Tsahal et le nombre de corps de soldats d'élite israéliens rentrant chez eux dans des cercueils envoient un message clair à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens. La supériorité militaire israélienne appartient au passé. Il n'y a pas d'avenir pour un État-pour-les-seuls-Juifs en Palestine; ils devraient peut-être essayer ailleurs.
Source : TLAXCALA